LOSAKO

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17 mars 2008

Les affrontements politico-religieux se multiplient dans l'ouest de la RDC

97515 De nouveaux affrontements entre les forces de l'ordre et les membres d'un mouvement politico-religieux dans l'ouest de la République démocratique du Congo (RDC) ont fait au moins sept morts et une douzaine de blessés au cours du week-end du 15 et 16 mars, selon la mission des Nations unies en RDC (Monuc), qui dispose de plusieurs centaines de casques bleus dans la zone.

Selon un rapport de l'ONU cité par la BBC, depuis le début du mois, ce sont près de 70 personnes qui auraient été tuées au cours d'affrontements dans cette même région du Bas-Congo. Le nombre de disparus serait proche de 300. Il y a un an, une centaine de membres du mouvement avaient été tués. Ces violences trouvent leur origine dans les revendications d'un groupe politico-religieux, Bundu Dia Kongo (le peuple du Congo, en langue locale), actif dans l'ouest du pays, et qui entend ressusciter le royaume qui, au XVIe siècle, englobait une partie de l'actuelle RDC, le Gabon, le Congo-Brazzaville ainsi que l'Angola.

Le mouvement, dont le nombre des fidèles n'a pas fait l'objet d'une évaluation précise, a pris pour cible l'Etat et ses symboles mais pas uniquement. Les représentants des religions "importées" - le catholicisme, les Eglises évangéliques, en plein développement - sont aussi visés par les membres de Bundu Dia Kongo. Des prêtres et des pasteurs ont été maltraités par les militants du mouvement munis d'un armement rudimentaire (machettes, barres de fer, bâtons). Avec l'Etat et ses représentants, le divorce est flagrant. Il y a un mois, les membres de Bundu Dia Kongo s'en sont pris à une équipe médicale venue vacciner des enfants contre la poliomyélite. "Ils étaient convaincus qu'on allait leur injecter du poison", raconte un élu local, Simon Mboso, appelé à la rescousse.

MANIPULATIONS

Le guide spirituel du mouvement est un député de l'opposition, Nsemi Ne Mwanda, qui avait échoué, il y a quelques mois, à se faire élire gouverneur de la province du Bas-Congo alors que l'arithmétique électorale lui était pourtant favorable. "Il a alors décidé de rendre la région ingouvernable", accuse M. Mboso, aussi ministre de l'industrie et des PME dans le gouvernement central. "Le chef du mouvement manipule les gens simples et ignorants, les envoûte, ajoute-t-il. Il a des arrière-pensées politiques."

Mais le ministre admet que le mouvement politico-religieux "pose de bonnes questions" et que les griefs de la population à l'encontre de l'Etat sont fondés. "Ils se plaignent des injustices et des tracasseries de l'administration, des juges qui débarquent ici sans connaître la langue locale", dit M. Mboso.

L'Etat a choisi la manière forte pour réprimer la contestation plutôt que la négociation. "La violence ne va pas nous permettre de résoudre les problèmes. Elle risque de les aggraver", a commenté, samedi, le représentant du secrétaire général de l'ONU, Alan Doss. Le Monde

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