LOSAKO

Le porte-voix de tous ceux qui cherchent vainement dans quel forum de ce monde, ils peuvent se faire entendre.. Oui, je veux donc parler au nom de tous les « laissés pour compte » parce que « je suis homme et rien de ce qui est humain ne m’est étranger ».

13 mars 2008

Bas-Congo: l'ONU met en garde contre "l'usage excessif de la force"

alan_dossLe chef de la Mission de l'ONU en République démocratique du Congo (Monuc) a mis en garde mercredi contre un "usage excessif de la force" pour rétablir l'autorité de l'Etat au Bas-Congo (ouest), marqué par des violences meurtrières depuis fin février, au cours d'un point de presse.

"Le Conseil de sécurité a toujours insisté sur le maintien de l'autorité de l'Etat et l'intégrité territoriale de la RDC. Néanmoins, nous attirons l'attention des autorités sur la nécessité d'éviter un usage excessif de la force qui risque d'aggraver la situation", a déclaré Alan Doss.

Depuis le 28 février, des affrontements entre policiers et adeptes du mouvement politico-religieux Bundu dia Kongo (BDK) ont fait au moins 27 morts dans plusieurs localités du Bas-Congo, selon des sources officielles. Des sources onusiennes et de la société civile ont de leur côté estimé que le bilan pourrait être d'une centaine de morts.

Le 8 mars, la police a donné l'assaut au quartier général de BDK à Matadi, capitale du Bas-Congo, faisant au moins deux morts, dont un enfant, selon le maire de la ville.

"Nous cherchons à promouvoir des solutions pacifiques mais qui ne mettent pas en cause l'autorité de l'Etat et l'intégrité territoriale", a affirmé M. Doss, rappelant que la Monuc avait "déjà déployé des unités additionnelles sur le terrain" et continuait à "surveiller la situation de près".

Le chef de la Monuc a par ailleurs demandé aux responsables de BDK d'"éviter de diffuser des messages xénophobes et s'abstenir de toute violence".

"La Monuc enquêtera sur les allégations de violations des droits de l'Homme qui ont pu être commises" au Bas-Congo, a-t-il annoncé.

Il a sollicité "la coopération" des autorités congolaises ainsi des responsables de BDK "pour le bon déroulement de l'enquête", ajoutant qu'une mission onusienne évaluait actuellement sur le terrain les besoins humanitaires de la population affectée par les violences.

Bundu dia Kongo ("Royaume du Kongo") est un groupe d'opposition religieux sécessionniste très implanté dans le Bas-Congo. Il prône la restauration de l'ex-royaume Kongo, qui comprenait l'actuel Bas-Congo, une partie de l'Angola, du Congo voisin et du Gabon.

Ses adeptes sont accusés par le pouvoir et des habitants du Bas-Congo de ne pas reconnaître l'autorité de l'Etat, de s'attaquer régulièrement à des agents et d'appeler à chasser les "non-originaires" de la province.

Le chef spirituel du BDK, le député Ne Muanda Nsemi, a accusé début mars la police d'avoir bombardé des civils et réclamé une "table ronde" sur la situation dans sa province. Le BDK dénonce depuis un an des fraudes électorales et un partage non équitable des ressources de la région, la seule productrice de pétrole en RDC.

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Posté par Losako à 00:07 - Commentaires [1] - Permalien [#]

Commentaires sur Bas-Congo: l'ONU met en garde contre "l'usage excessif de la force"

  • si, BDK revandique le gerance de bacongo pour mon opignon c'est lutte juste le bacongo on leur drois de reclame des interé de leur provence

    Posté par kozool, 14 mars 2008 à 11:52 | | Répondre
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