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LOSAKO

le porte-voix de tous ceux qui cherchent vainement dans quel forum de ce monde ils peuvent se faire entendre. Oui, je veux donc parler au nom de tous les « laissés pour compte » parce que « je suis homme et rien de ce qui est humain ne m’est étranger ».

29 février 2008

LOSAKO TV : McCAIN, YES WE CAN... Barack Obama répond sur un ton virulent à McCain

Vidéo envoyée par losako

AFFRONTEMENTS McCAIN - OBAMA SUR L'IRAK...

BARACK OBAMA : McCAIN, YES WE CAN !

Les deux candidats en tête pour l'instant dans les primaires américaines, le républicain John McCain et le démocrate Barack Obama, durcissent leur affrontement sur la guerre en Irak. "Nous avons entendu M. Obama dire qu'après avoir retiré les forces américaines il se "réserverait le droit" d'agir "si Al-Qaida formait une base en Irak".

M. Obama ignore-t-il qu'Al-Qaida est toujours présente en Irak, que nos militaires la combattent avec succès tous les jours, et que sa politique de retrait enhardirait Al-Qaida ?", a lancé, mercredi 27 février, le sénateur de l'Arizona John McCain.

Barack Obama lui a répondu sur un ton virulent : "J'ai des nouvelles pour (M. McCain) : il n'y avait pas d'Al-Qaida en Irak avant que George Bush et John McCain nous embarquent dans une guerre qui n'aurait jamais dû être autorisée ni livrée."

"John McCain aime à dire qu'il veut poursuivre Oussama Ben Laden jusqu'aux portes de l'enfer, a poursuivi le sénateur de l'Illinois et candidat démocrate, mais jusqu'à présent tout ce qu'il a fait c'est suivre George Bush dans une guerre en Irak (...) à laquelle j'entends mettre fin pour que nous puissions réellement poursuivre Al-Qaida en Afghanistan et dans les montagnes du Pakistan."

O.M...YES I CAN

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KINSHASA... AMBIANCE APOCALYPSE NOW !!!

Kin

KINSHASA SOUS HAUTE TENSION

ON CRAINT LE PIRE POUR NOS FAMILLES, ENFANTS, AMIS...  TOUT LE MONDE SE DEMANDE CE QUI SE PASSE, LE PRÉSIDENT KABILA NE CONTRÔLE PLUS RIEN..? JE SUIS TRÈS ANGOISSÉ AU TRAVAIL... ON EST INCAPABLE DE CIRCULER DE PEUR QU'IL Y'AIT DES TROUBLES DANS LA VILLE... DES TIRS ONT ÉTÉ ENTENDUS CETTE NUIT, JE DOIS ALLER CHERCHER MA MARCHANDISE, MAIS LE PROBLÈME EST QUE NOS COLIS SONT BLOQUÉS A L'AÉROPORT...TOUT DEVIENT COMPLIQUÉ...ON SOUPÇONNE TOUT LE MONDE, BREF, TOUT CELA NE FAIT QU'AUGMENTER MA FRUSTRATION... DIT UN COMMERÇANT CONGOLAIS

Le président du Sénat, Léon Kengo, qui a décidé de passer une partie de ses vacances parlementaires en Belgique, s’est subitement rappelé à la mémoire des Kinois comme la seconde personnalité de la République. Pourtant, une disposition constitutionnelle libellée dans ce sens, est connue de tous depuis la promulgation par le Président de la République, en février 2006, de la nouvelle loi fondamentale régissant le pays.

La capitale grouille de rumeurs les plus folles, comme si un quelconque processus de succession était déjà en cours. Les médias audiovisuels ont beau diffuser les images des conseils des ministres qui se déroulent sous la direction personnelle de Joseph Kabila, le montrer aux côtés des hommes d’Etat, des diplomates, d’opérateurs économiques nationaux ou expatriés, les rangs des Saint Thomas ne désemplissent point.

A Kinshasa, l’on n’est plus surpris de voir des gens refuser de sortir de chez eux tôt le matin, des commerces du centre-ville fermer précipitamment, des rues se vider, des automobilistes retirer brusquement leurs engins de la circulation, des parents ou des amis lancer par téléphone portable des messages de détresse en direction de leurs proches. Le tout tourne autour d’une situation inattendue qui se produirait ou qui aurait déjà secoué le sommet du pouvoir d’Etat.

Notre consoeur belge Colette Braeckman, auteur d’une récente analyse politique articulée autour du « flottement » de l’autorité de l’Etat en RDC, a renforcé les convictions de beaucoup dans l’imminence d’un coup de force. Auquel cas, les occidentaux auraient planifié un schéma de succession ayant pour pièce maîtresse Léon Kengo wa Dondo, constitutionnellement revêtu du droit de succession au Chef de l’Etat.

Le démenti de Boshab

Il y a une dizaine de jours, le Secrétaire général du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), Evariste Boshab, était sorti de sa réserve pour démentir la rumeur de l’assassinat ou du décès du Chef de l’Etat. Il a mis en garde les ennemis de la paix et de la stabilité des institutions politiques pourtant issues des élections contre leurs intentions funestes d’installer la psychose dans l’opinion en vue der réduire en poussière tous les sacrifices du peuple congolais pour se réconcilier, réunifier la patrie, recréer l’Etat de droit, impulser la démocratie, et s’investir dans les tâches de développement.

Le message de vigilance qu’il a lancé non seulement aux militants du PPRD mais à l’ensemble du peuple congolais a calmé les esprits avant que d’autres rumeurs, plus insistantes, ne viennent prendre possession de la ville et la rendre tout simplement folle.

En vérité, il y a lieu de dire que sans l’intervention du SG du PPRD, la situation serait devenue ingérable au niveau de l’opinion. Il faut maintenant poursuivre ce travail en espérant surtout que d’autres responsables sortiront de leur torpeur pour accompagner Boshab dans son combat contre la manipulation de l’opinion publique. Il s’agit d’une bataille capitale pour le pouvoir en place d’autant que les rumeurs qui secouent aujourd’hui la capitale ont un côté extrêmement pervers, dans ce sens qu’elles sont de nature à installer la suspicion au niveau des institutions de la République et empêcher ainsi toute collaboration franche devant favoriser une gestion saine de la cité.

Manifestement, le plus dur est à venir.

O.M/LE PHARE

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LOSAKO TV : NATHALIE MAKOMA..."DANS VAN DE MANTEL"... COMME AÏDA, NATHALIE MAKOMA ACCEPTE DE DÉFENDRE SON PEUPLE !

Vidéo envoyée par losako

NATHALIE MAKOMA FINALISTE DE LA NOUVELLE STAR "IDOLS"...

Dans van de mantel/dance of the robe... COMÉDIE MUSICALE où Aïda accepte de défendre son peuple.

Cette finale se jouera sur RTL4 DEMAIN samedi 01 mars de 19.55h à 23 .00h. Elle l’opposera à une hollandaise, Nikki. Il faudrait, pour la faire gagner, téléphoner au 09091301, ou envoyer des sms au 5656, avec comme message, Nathalie.

La chanteuse Nathalie Makoma, 26 ans d'origine congolaise est arrivée en finale du concours organisé par l’émission musicale “Idols” (l'équivalent de la nouvelle star) de la télévision hollandaise RTL4.

Cette émission musicale est consacrée aux jeunes talents. Cette année, elle a enregistré plus de 80 artistes dont Nathalie Makoma, qui devaient exprimer leur savoir-faire sur l’art d’Orphée sur les plateaux de cette chaîne qui est la plus regardée aux Pays-Bas.

DIASPORA CONGOLAISE... PARIS, BRUXELLES, LONDRÈS, MUNICH, AMSTERDAM, NEW YORK, TOKYO, MONTRÉAL, GUANGZU...

TÉLÉPHONER AU 09091301 OU SMS AU 5656 COMME MESSAGE, NATHALIE.

BANA MBOKA... PARIS, BRUXELLES, LONDRÈS, MUNICH, AMSTERDAM, NEW YORK, TOKYO, MONTRÉAL, TI NA GUANGZU...

BO BENGA NA 09091301 OU SMS NA 5656 BOKOMA, NATHALIE.

COMME AÏDA... NATHALIE ACCEPTE DE DÉFENDRE SON PEUPLE !

BRAVO NATHALIE MAKOMA... PONA LOKUMU YA MBOKA !

O.M... SOUTIENT NATHALIE MAKOMA

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RDC : Nkunda, Kyungu, Bundu dia Kongo ...: le pays n'est pas gouverné

Photo_12Des adeptes de la secte BUNDU Dia Kongo répandent la terreur et le désordre dans le Bas Fleuve, des partisans de Kyungu Wa Kumwanza prennent en otage pendant de nombreuses heures un ministre du gouvernement central, et tous ces actes sont commis au nez et à la barbe des autorités politiques et militaires du pays. Et le plus curieux, sans qu’elles ne lèvent le petit doigt, à part quelques jérémiades lancées sur les ondes des radios et télévisions locales. La question que bon nombre d’observateurs se posent est celle de savoir si le pays est toujours gouverné.

Au départ, c’étaient des bruits que l’on semblait mettre sur le compte de la rumeur, mais depuis le week end dernier, des témoins en provenance du Bas Congo, du Katanga et du Nord Kivu relayés par la Monuc et des autorités provinciales sont venus confirmer ces faits qui sont d’une telle gravité que certains voyageurs et hommes d’affaires ont remis à plus tard leurs mouvements dans cette partie du territoire national par crainte d’être violentés en cours de route.

Selon ces témoins qui ont vécu ces actes de barbarie, des adeptes de Bundu Dia Kongo s’en prennent violement surtout aux non originaires affectés comme fonctionnaires de l’Etat ou des entreprises du Portefeuille dans cette province. Les responsables des confessions religieuses, notamment catholique, protestante et musulmane n’ont pas été épargnés et l’on dénombre quelques blessés dont l’état de santé nécessite des soins urgents dans des centres spécialisés. Le témoignage le plus émouvant provient du Mgr Takasala, représentant légal de l’Eglise du Christ au Congo pour le Bas Congo : « Nous sommes inquiets. La situation ne fait qu’empirer. Le silence de l’Etat nous dérange pendant que Bundu Dia Congo continue à répandre la terreur partout ».

Ce prélat affirme avoir adressé à ce sujet des protestations au chef spirituel de cette secte, le député Ne Mwanda Nsemi, mais sans succès, a-t-il déploré. Un autre religieux en la personne de M. L’abbé Curé André MINGIEDI de la paroisse Kimwaka a été sérieusement malmené. Il prétend avoir reçu 72 coups de fouet lui administrés par des adeptes de cette secte mystico religieuse. Pire encore, il est interdit de chanter l’hymne national, rapportent des voyageurs en provenance de cette province.

Comme si cela ne suffisait pas, c’est le moment que choisissent les partisans du président de l’assemblée provinciale du Katanga pour prendre en otage un membre du gouvernement Gizenga et cela pendant plus de huit heures en plein centre des affaires de Lubumbashi. Le plus étonnant, c’est que les agents de la police locale se sont montrée complaisants face à ces actes de violence perpétrés par des partisans d’une dissidence d’un parti politique membre de l’A.M.P.

A l’Est du pays. On assiste à une guerre des ondes entre la Monuc et les groupes armés irréguliers dont le plus significatif s’appelle le CNDP de l’ex-général L. Nkunda. Des accusations de massacres des populations civiles non armées ont été entendues et attribuées à ces éléments qui entretiennent la terreur dans cette partie du territoire national.

Les FARDC n’ont pas été épargnées, une note de protestation leur a été lancée pour dénoncer leur mauvais comportement vis-à-vis des populations civiles. Ce sombre tableau démontre que le pays n’est pas gouverné, car tous ces actes de violence gratuite sont commis par des éléments incontrôlés mais identifiés sans que ceux qui se targuent de bénéficier d’un mandat électif ne lèvent le petit doigt. Leur incapacité est si criante que l’on se demande s’ils en sont conscients.

Cette situation rappelle, à n’en point douter, ce que le Congo a vécu en 1963-64, jusqu’à introduire dans le vocabulaire politique le terme peu flatteur de « congolisation ». A cette période-là, le gouvernement central dirigé par feu Cyrille ADOULA ne contrôlait pas des pans entiers du pays, notamment toutes les provinces de l’Est occupées par la rébellion muleliste, une grande partie de la province de l’Equateur, une partie du Katanga et une grande partie du Bandundu.

Faut-il un autre Moïse Tchombé ?

C’est alors que reconnaissant son incapacité d’exercer son contrôle sur l’ensemble du territoire national, le pouvoir de Léopoldville entama des négociations secrètes avec l’ancien président de l’Etat sécessionniste du Katanga qui fut alors nommé premier ministre avec comme mission principale la pacification du Congo. Cet homme qui, hier, était voué aux gémonies fit une rentrée triomphale à Léopoldville avant de former un gouvernement dit de Salut Public comprenant en tout et pour tout 11 ministres dont lui-même qui s’offrit le poste de ministre des Affaires Etrangères.

Cet homme providentiel déclencha une politique du bâton et de la carotte : d’un côté, il entame des négociations officielles avec les représentants de la rébellion muleslite, d’autre part, il recrute des mercenaires sud africains et belges en bénéficiant d’un appui logistique et diplomatique des puissances occidentales pour le démantèlement des poches rebelles à travers tout le territoire national.

C’est l’épopée du colonel Jean SCHRAMME et Bob Denard aujourd’hui décédés, de la colonne motorisée du major belge Vandewalle qui partit de la base militaire de Kamina vers la province Orientale ainsi que du parachutage des para commandos de l’armée royale belge sur la ville de Stanleyville alors déclarée capitale de la République Démocratique et Populaire du Congo dirigée par le tandem Christophe Ngbenye et Antoine Gizenga. Alignant victoires sur victoires, Moïse Tchombé parvint à pacifier le pays, il organisa et tint des élections générales qui donnèrent au pays un parlement dominé par sa coalition face à celle du groupe dit de Binza. Malheureusement, Tchombé n’eut pas l’occasion d’organiser l’élection présidentielle, un coup d’Etat mit fin à cette expérience démocratique issue des urnes.

Pour autant, le Congo retrouva la paix et la sécurité. Le Phare

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Marchands d’illusions !

120520Il va faire exactement deux mois depuis que les travaux de la Conférence sur la Paix, la Sécurité et le Développement des provinces du Nord et Sud-Kivu ont été clôturés. Seulement, sur le terrain, les compatriotes de cette partie de la République Démocratique du Congo sont loin de trouver leur quiétude des années Mobutu. Il n’y a ni paix, ni sécurité et encore moins un début d’action pour le développement. Parce qu’après un calme relatif observé en janvier suite à l’instauration d’un cessez-le-feu, du reste, arraché à la fin de la conférence, les bruits de Kalachnikov ont repris à l’Est du Congo-Kinshasa.

La Monuc, éternel observateur inactif, ne cesse de faire son habituel décompte macabre des victimes civiles innocentes.
En effet, depuis la semaine dernière, en tout cas, les affrontements ont repris. Quand bien même on atténue pour parler d’accrochages entre groupes armés.

A en croire M. Jean-Paul Dietrich, porte-parole militaire de la Monuc, au Nord et Sud-Kivu, des affrontements sporadiques entre différents groupes armés se sont poursuivis la semaine dernière. Ils ont opposé, soutient-il, des combattants Maï-Maï des Patriotes résistants congolais (PARECO) aux éléments irréductibles de Nkundabatware Laurent dans plusieurs localités du territoire de Masisi, à environ 50 Km au Nord-Ouest de Goma.

Pas plus tard que les lundi et mardi de cette semaine, d’autres tirs ont été signalés entre les éléments du CNDP de Nkunda et ceux de PARECO à Moheto, Kanzenze et Kahanga, au Nord de Masisi. Puis, entre CNDP et ‘‘Cobra’’ à Ngingwa, Busheke et Kiluku, à environ 40 Km au Sud-Ouest de Goma. A ce jour, on a déjà recensé plus d’une centaine d’accrochages dans le Nord-Kivu, impliquant le plus souvent les Maï-Maï et le CNDP.

Au regard de cet état des lieux, il n’y a pas mille manières de dire que l’acte d’engagement de Goma a volé en éclats. Fini donc les illusions d’un désengagement progressif des troupes sur le terrain. Même si la Monuc a mis sur pied un ‘‘dispositif’’ opérationnel pour surveiller le cessez-le-feu sur terrain, rien n’augure des lendemains meilleurs.

La conférence de Goma n’aura pas servi à grand-chose. La paix ou mieux, le cessez-le-feu a été imposé par les puissances extérieures comme c’était le cas pendant le dialogue ‘‘intercongolais’’.

La dynamique interne faisant toujours défaut, la paix imposée ne fera jamais long feu.

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QUESTION A LA UNE : cette émission sera rediffusée demain à 13h00 sur LOSAKO TV... Le Congo est-il devenu une démocratie ?

bloghautEn juillet 2006, les premières élections démocratiques en République démocratique du Congo suscitent un immense espoir. Le pays allait enfin sortir de 34 ans de dictature et de 10 ans de guerre. Une difficile transition rassemblant les ennemis d’hier sous l’autorité du Président Joseph Kabila devait ramener progressivement la RDC dans l’orbite des pays démocratiques.

Plus d’un an après, il faut bien déchanter.

Dans l’est du pays, malgré les efforts de réconciliation, la guerre fait toujours rage avec son cortège de violences. Les cinq chantiers annoncés par le Président : infrastructures, emploi, éducation, santé, eau et électricité, font toujours défaut dans certaines régions du pays.

Les infrastructures sont à l’abandon.

Dans des domaines aussi importants que la justice ou l’éducation, la débrouille reste de mise. Le gouvernement semble paralysé. La porte reste ouverte au cancer de la société congolaise: la corruption.

Les Congolais meurent-ils pour nos téléphones portables ?

Tous les jours, des enfants meurent dans les mines d’Afrique afin que d’autres, en Occident, puissent communiquer partout avec leurs téléphones portables.

Au coeur de ce scandale, un minerai très rare, le coltan, composant désormais indispensable dans la fabrication des appareils électroniques, tels que les consoles de jeu ou les téléphones portables.

RTBF

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Gizenga : un immobilisme coupable

gizenga009Le Premier ministre a accompli un an de pouvoir. Jour pour jour. Un anniversaire. Une opportunité pour faire un bilan, selon les us et coutumes des hommes au pouvoir. Mais silence radio du côté de la Primature. Motus et bouche cousue. Pourquoi ? Rien à dire sur douze mois de règne à la tête du gouvernement pour cerner les préoccupations de la population tant sur la situation économique, sociale, sécuritaire, voire politique ? Antoine Gizenga, Premier ministre, ne pipe mot, loupant là une occasion propice. Son silence n’a d’égal que cet immobilisme coupable relevé par l’opinion publique.

Le 22 février 2007, le Premier ministre Antoine Gizenga s’est présenté avec son équipe devant l’Assemblée nationale pour solliciter l’investiture de son gouvernement. Il l’obtiendra 48 heures plus tard, soit le 24 février 2007. C’était sur la base d’un programme ambitieux, étalé sur cinq ans, et évalué à plus de 14 milliards Usd, que l’Assemblée nationale a donné son feu vert. Voilà donc une année que le Premier ministre est aux commandes du premier gouvernement de la 3ème République. En acceptant cette charge, il s’est engagé devant le peuple à tout mettre en œuvre pour bâtir un « pays plus beau qu’avant ».

Une année après cet événement, l’on est en droit de s’interroger sur ce qu’a été l’action des gouvernements Gizenga pendant ces 365 jours. Le Premier ministre a-t-il tenu ses promesses ? Continue-t-il à naviguer à vue alors que l’espoir de tout un peuple reposait sur ce premier gouvernement ? Y a-t-il eu des réussites ? Y a-t-il des échecs ? Quelles sont les perspectives d’avenir ?

En ce jour anniversaire, le Premier ministre devrait répondre à ces interrogations pertinentes. Faire un état de lieux semblable au discours de « l’état de la Nation » comme l’avait fait le président de la République, le 6 décembre 2007, jour pour jour après son investiture le 6 décembre 2006. Pourquoi le Premier ministre ne s’est-il pas imposé cet exercice devenu classique dans la gestion moderne des Etats ?

SILENCE ANORMAL

Cet anniversaire constitue une opportunité pour s’adresser au souverain primaire et lui rendre compte de la manière dont la chose publique a été gérée pendant un an. Cela dans tous les secteurs de la vie nationale, notamment économique, financier, social et sécuritaire. Or, cette journée est passée comme une journée ordinaire. Sans éclat. Sans aucune manifestation ni à la primature, ni au gouvernement. Comme si de rien n’était. Un silence anormal. En une année d’exercice du pouvoir, le Premier ministre devrait faire une déclaration. Ne serait-ce que faire valoir son « bilan d’étape ». Car, il doit des explications sur plusieurs préoccupations de l’opinion publique.

Qu’en est-il du dernier raté du programme de son gouvernement avec les institutions de Bretton Woods ? Ce qui amenuise les espoirs concernant l’atteinte du point de l’avènement dans le cadre du programme PPTE. Les dépassements budgétaires ont été à leur comble au dernier trimestre. Le franc congolais pique toujours du nez. Dans ce domaine précis, le gouverneur de la Banque nationale a eu le courage de reconnaître les insuffisances du gouvernement et de l’institution monétaire. Mais silence du côté de la Primature.

L’insécurité demeure persistante aux frontières et partout dans le pays. Les mouvements rebelles naissent au jour le jour, bravant l’autorité de l’Etat.

Pendant ce temps, le front social gronde, les grèves se succèdent, les prix s’emballent sur le marché. Les observateurs ne perçoivent pas de visibilité effective du démarrage des cinq chantiers du gouvernement.

Le constat est que, une année après son investiture, le gouvernement – même dans sa forme remaniée – bat de l’aile. Bien plus, il tâtonne et semble ne pas être en mesure d’affronter les grands défis de la 3ème République. Pas de signaux forts incarnant l’autorité de l’Etat, sa volonté d’opérer réellement un vrai changement. L’immobilisme est manifeste. Comme le célèbre Titanic, l’équipe de Gizenga semble se contenter de ce silence anormal, de cet immobilisme démobilisateur, poussant ainsi le navire à la dérive pendant que « son orchestre » continue à jouer la valse, sans s’interroger sur le sort des passagers, c’est-à-dire le peuple congolais.

MEMES CAUSES, MEMES EFFETS

En février 2007, le Premier ministre reconnaissait, dans le contrat de gouvernance publié pour la période mars-décembre 2007, que « la mauvaise gouvernance est à l’origine de la crise actuelle en RDC ». Sans doute, le chef du gouvernement s’inspirait des pratiques hasardeuses au niveau des finances publiques qui ont fait chavirer en mars 2006 le programme économique du gouvernement, mettant en péril les rapports entre le Fonds monétaire international et la RDC.

Sur ce même document, le Premier ministre faisait remarquer que « la mauvaise gouvernance n’a en effet pas permis aux richesses du pays d’améliorer les conditions de vie du plus grand nombre ; elle a entraîné ainsi la déconfiture de l’Etat, précipitant le pays dans la guerre ».

Dans la série des actions à engager à très court terme, le Premier ministre promettait de « renforcer la gouvernance démocratique, la participation des citoyens et l’accès à la justice, de promouvoir les droits de l’homme, de renforcer la transparence, l’obligation de rendre des comptes et l’efficacité des institutions publiques et d’améliorer la capacité de la Société civile à participer aux processus d’élaboration des politiques et aux débats ».

Pour y parvenir, le gouvernement subdivisait les priorités dans le domaine de la gouvernance en sept catégories d’actions relatives respectivement à la réforme du secteur de la sécurité ; la transparence ; la gestion des finances publiques ; la gestion des ressources naturelles ; la réforme de l’administration publique ; la gouvernance locale ; le climat d’investissement et la réforme des entreprises publiques.

Dans son entendement, la réussite d’une telle épreuve était conditionnée à la reprise immédiate de la coopération autour d’un accord formel avec le Fonds monétaire international, seule institution à garantir, auprès d’autres bailleurs de fonds, de la capacité de la RDC à demeurer sur la voie des réformes. De la conclusion d’un second programme triennal avec le FMI, il en était question en 2007. Celle-ci a été finalement reportée en 2008, en attendant que le gouvernement mette de l’ordre dans ses finances. Il apparaît de plus en plus que les mêmes causes produisent les mêmes effets. Le premier programme économique du gouvernement (31 mars 2006) a achoppé sur le désordre dans la gestion du compte du Trésor. Cela a refait surface, de manière tout à fait éhontée et presque institutionnalisée. Toutes les procédures prévues dans la chaîne de la dépense publique sont mises au placard. La bonne gouvernance demeure un slogan creux, sinon une notion virtuelle. Au point qu’avant Gizenga est bien égal à l’exercice qu’il vient d’accomplir. Sans tenir les promesses faites, notamment celle de restaurer l’autorité à l’Etat. Toutes ces contre-performances méritent bien une explication pour souligner la responsabilité politique du gouvernement. Hélas.

Le silence de Gizenga en ce premier anniversaire de son équipe inquiète. Pour nombre d’observateurs, le silence du Premier ministre est le signe d’un aveu d’impuissance à changer le Congo, à transformer les mentalités. Preuve patente d’un gouvernement qui navigue à vue, ayant perdu tous ses repères et ne sachant plus s’arrimer aux axes tracés dans son programme du gouvernement. Inquiétant devant cet immobilisme coupable. Le Potentiel

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Kenya : Kibaki et Odinga signent un accord de gouvernement pour régler la crise

kenyaaLe président kényan Mwai Kibaki et le chef de l'opposition Raila Odinga ont signé jeudi à Nairobi un accord de gouvernement devant régler la sanglante crise post-électorale, presque deux mois jour pour jour après le début des violences politico-ethniques qui ont ébranlé le Kenya.

Les deux rivaux, assis côte à côte à un bureau devant les services de la présidence kényane, ont paraphé le document lors d'une cérémonie publique, en présence du médiateur de l'Union africaine (UA) Kofi Annan et du président de l'UA, Jakaya Kikwete.

L'accord de gouvernement de coalition prévoit notamment la création d'un poste de Premier ministre et de deux vice-Premiers ministres.

Ce Premier ministre - poste jusqu'à présent inexistant au Kenya et qui devrait revenir à l'opposition - devra être "un membre élu du Parlement", selon l'accord, qui précise que la composition du gouvernement doit exprimer le rapport de force au Parlement des partenaires de la coalition. M. Kibaki a convoqué le Parlement le 6 mars pour entériner l'accord.

Les Etats-Unis, qui avaient plusieurs fois haussé le ton face aux leaders kényans, ont été les premiers à réagir, qualifiant l'accord "d'avancée importante et positive", tout en prévenant qu'ils "surveilleront de près" sa mise en oeuvre.

Le Premier ministre britannique Gordon Brown a lui qualifié l'accord de "triomphe pour la paix et la diplomatie" et a proposé d'accueillir à Londres une conférence des donateurs pour le Kenya.

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon a de son côté accueilli "chaleureusement" cet accord, qui "donne au peuple kényan l'espoir d'un retour à la stabilité démocratique".

"La France, en totale coordination avec l'Union européenne, continuera d'accompagner la mise en oeuvre de cet accord", a déclaré le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner.

Après la signature de l'accord, M. Odinga a affirmé qu'"un nouveau chapitre de l'histoire (du Kenya) a été ouvert".

"Je suis heureux aujourd'hui que nous ayons signé un accord qui marque le succès des pourparlers", a déclaré de son côté M. Kibaki.

Des centaines de personnes ont manifesté leur joie après l'annonce de l'accord à Mombasa (sud-est) et Kisumu (ouest), fief de l'opposition, selon des témoins.

Les tractations entre les deux camps sur la fonction de Premier ministre s'étaient enlisées ces derniers jours, amenant le médiateur à suspendre mardi les pourparlers avec les équipes de négociateurs pour en appeler à la "responsabilité directe" de MM. Kibaki et Odinga.

Le Kenya est plongé dans l'une de ses pires crises depuis l'indépendance en 1963, née de la contestation par M. Odinga de la réélection de M. Kibaki lors de la présidentielle du 27 décembre, entachée de graves irrégularités selon les observateurs.

Plus de 1.500 personnes sont mortes dans les violences politico-ethniques qui ont suivi le scrutin, selon la police. Environ 300.000 ont été déplacées, selon la Croix-Rouge kényane.

Signe des tensions persistantes, des violences interethniques ont repris dans la nuit de mercredi à jeudi dans l'ouest après une dizaine de jours de relative accalmie.

Selon la police, trois personnes ont été tuées dans le district de Molo (ouest), lorsque des jeunes ont incendié une trentaine de maisons appartenant à des habitants de retour depuis quelques jours à leur domicile, qu'ils avaient dû fuir au plus fort des affrontements.

En visite à Nakuru, capitale de la Vallée du Rift, l'un des hauts responsables du Mouvement démocratique orange (ODM, parti d'Odinga), William Ruto, a lui, devant la pesse, accusé la police de "tentative systématique de persécuter et d'intimider des partisans de l'ODM dans la Vallée du Rift" et "d'arrestations arbitraires de citoyens innocents".

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200 ingénieurs chinois arrivent à Kinshasa !

chine3Selon un diplomate chinois, les ingénieurs dépêchés par Pékin sont en route pour Kinshasa avec pour premier objectif la construction et ou la réhabilitation des routes. 100 millions Usd sont d’ores et déjà investis dans l’achat des équipements.

Très attendus, les grands travaux vont pouvoir débuter en RDC. Dans les milieux chinois de Kinshasa, on annonce pour très bientôt l’arrivée de 200 ingénieurs chinois. Un diplomate a confié à La Prospérité que c’est une affaire de jours à compter par les doigts d’une main. Comme pour apporter plus de précisions, la source a ajouté que les équipements d’une valeur de 100 millions de dollars américains sont embarqués en direction de Kin-Malebo. Information confirmée par les officiels congolais très au parfum du dossier chinois.

Voici qui devrait faire la joie des Congolais, Kinois en particulier, qui voient chaque jour les routes se défoncer davantage. La nouvelle, qui n’est pas à assimiler à un effet d’annonce, arrive à point nommé pour couper court à toutes les rumeurs parfois folles sur une éventuelle opposition des Occidentaux à la réalisation de l’accord passé entre la RDC et la Chine.

Rumeurs savamment entretenues dans le seul but de décourager à la fois les Chinois et le Gouvernement congolais. La confirmation de l’arrivée des ingénieurs chinois conforte d’autant plus qu’elle intervient un ou deux jours seulement après le séjour prolongé d’une délégation du Fonds Monétaire International- FMI- à Kinshasa.

On sait que cette mission n’a débouché sur la signature d’aucun accord entre le FMI et la RDC. Il faudra peut-être attendre le mois de juin 2008 pour y parvenir. Le report d’un accord avec le FMI, faut-il le souligner, n’a rien à voir avec les milliards chinois. C’est plutôt l’inflation macroéconomique qui pourrait en être l’une des causes. Ajouter à cela de multiples conditions à n’en point sortir posées par les Institutions de Bretton Woods. D’ailleurs, la Banque Centrale du Congo (BCC) fonde beaucoup d’espoir sur les 8 milliards chinois. Jean-Claude Masangu, dans une récente sortie médiatique, a déclaré que ces milliards auront un impact très important sur la stabilité monétaire et des prix sur le marché.

En ce sens que ce sera un coup de pouce à l’économie nationale. Le travail de la BCC sera de réguler l’excédent de liquidité en Franc Congolais généré par l’apport de l’argent extérieur. Autrement dit, un raffermissement de la monnaie locale par rapport à la devise étrangère.

Le début des travaux d’infrastructures pourrait donner un peu de souffle à l’exécutif national qui doit faire face à une hausse spectaculaire des prix de biens sur le marché. Hier jeudi 28 février enfin d’après midi, on apprenait que le litre d’essence est passé de 610 à 675 FC. Le gasoil prend de l’envol. Le litre qui se négociait à 605 FC à la pompe se vend à 671 FC. Le pétrole est fixé à 655 FC.

C’est une raison de plus pour que chaque partie à l’accord du 12 octobre au Grand Hôtel Kinshasa accomplisse ses engagements. Car, la réalisation des projets à impact visuel immédiat contribuera à apaiser la paix sociale en RDC.

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28 février 2008

Grève des camionneurs : Kinshasa au bord de l’asphyxie !

post_file_5363* Au septième jour de la grève, la rareté des produits d’importation, notamment les vivres frais et les médicaments, se fait sentir dans la capitale. Si l’on n’y prend garde, les choses pourraient se gâter rapidement... * Selon certaines sources crédibles, la ville n’en a plus que pour une dizaine de jours de réserve de farine de froment. La crise alimentaire pourrait s’accentuer avec la raréfaction du pain… * Dans les milieux des opérateurs économiques, on se préoccupe du choix de la période. *La grève survient au moment où les ports de Matadi et Goma sont pleinement engorgés et nécessitent une sorte d’opération coup de poing pour le désengorgement et au moment aussi où la Banque centrale s’apprête à lancer des nouveaux billets dont la coupure de Fc. 1.000 ! *Le danger est donc réel. Car dans un environnement politique marqué par des rumeurs, et cela à l’approche du lancement effectif des travaux relatifs aux 5 Chantiers, tout début d’incendie nécessite une intervention rapide du sapeur-pompier qu’est le gouvernement.


Voici huit jours que les camionneurs observent une grève sur la Nationale n°1 dans son tronçon Kinshasa-Matadi. Une centaine de camions environ empêche toute circulation aux niveaux de Lukala, Kwilu-Ngongo, Mbanza-Ngungu et Kisantu.

Les premières conséquences se font sentir avec la décomposition des vivres et la pollution de l’environnement. Mais, le plus dur est en train de venir principalement pour Kinshasa. En effet, la rareté des produits d’importation – notamment les vivres et les médicaments – se fait sentir au travers de la hausse croissante des prix sur le marché. Si l’on n’y prend garde, les choses pourraient se gâter rapidement.

Il ressort des informations recueillies des sources crédibles que même l’Onatra n’est pas en mesure d’offrir une issue de secours. Une grosse industrie de la place a tenté en début de semaine de faire déplacer ses produits par rail, mais l’office n’a pas de locomotive appropriée ! On apprend, en plus, que la ville n’en a plus que pour une dizaine de jours de réserve en farine de froment. La crise alimentaire pourrait s’accentuer avec la raréfaction du pain.

Légitimité, oui ; légalité, non !

Démarrées la semaine passée, les négociations entre les employeurs et l’Intersyndicale des camionneurs ont vu ces derniers réclamer du patronat près de Usd 1 million qui serait détourné, à en croire son président, André Tshikoji ! Ce dernier ne donne cependant aucune précision sur les auteurs et sur le modus operandi, se contentant de déclarer : « …qu’on verse d’abord tout l’argent dû à la profession détourné par les employeurs. Nous avons déjà répertorié plus de 1000 000 USD. On doit revoir la rémunération à 1.500 USD pour les chauffeurs, car nous voyons l’argent qui entre, c’est rien, et nous voyons le rythme du travail ».

Un directeur d’une entreprise de transport a brandi le communiqué conjoint signé respectivement par le patronat, le ministère des Transports et Voies de communication ainsi que l’Intersyndicale dans demande est faite aux camionneurs de dégager la Nationale n°1 et à la Fec d’ouvrir des négociations ayant malheureusement échoué. Du moins jusque-là. La Fec , pour sa part, reconnaît certes la légitimité de l’action menée. Toutefois, elle invite les intéressés à rester dans la légalité tout en sollicitant l’intervention du gouvernement.

Inflation en marche

Dans les milieux des opérateurs économiques, on se préoccupe du choix de la période. En effet, la grève survient au moment où les ports de Matadi et Goma sont pleinement engorgés et nécessitent une sorte d’opération coup de poing pour le désengorgement. Les conteneurs n’ont pas que de vivres ou de médicaments. Il y a aussi des équipements et des pièces de rechange dont certains, a-t-on appris, sont directement concernés par les 5 Chantiers. Le blocage du programme convenu par le gouvernement, l’autorité portuaire et les armateurs, c’est finalement l’économie nationale qui s’en trouve elle-même étranglée en même temps que sont perturbées les prévisions budgétaires pour l’exercice 2008. Ceci d’un.

De deux, la grève survient au moment où l’on enregistre une dévaluation du Franc congolais et où la Banque centrale envisage la mise en circulation des nouvelles coupures dont celle de Fc 1.000. La délégation du Fmi, venue à Kinshasa pour suivre le processus du Point d’achèvement de l’Initiative Ppte, s’en inquiète. Briam Ames, le chef de cette délégation, situe l’inflation à 16 % pour janvier et 15 % pour février.

Gouverneur de la Banque centrale, Jean-Claude Masangu a engagé la responsabilité et du gouvernement et de son institution dans ce dérapage. « Sur le plan budgétaire, il y a eu des dépenses imprévues, des dépenses sécuritaires qui n’étaient pas dans le budget, auxquelles le gouvernement a été obligé de faire face. Il y a également eu pas mal de catastrophes auxquelles le gouvernement a du faire face pour assister la population. Et du côté de la Banque Centrale, elle a du injecter de l’argent dans l’économie. Et elle en a injecté trop », a-t-il déclaré. Aussi, a-t-il estimé que dans un tel contexte actuel, il ne peut mettre en circulation ces billets. « La banque centrale ne lancera pas de nouvelles coupures dans un contexte d’instabilité. Pour que ces coupures soient acceptées et pour qu’elles aient un succès, pour qu’elles soient accueillies par la population, il faut d’abord stabiliser les prix, stabiliser la monnaie, annoncer des coupures à valeur faciale élevée », a-t-il dit. Evidemment, a il a trouvé lui aussi dans le blocage des conteneurs à Matadi et à Kasumbalesa l’une des causes de la hausse des prix observée sur le marché.

« Gouverner, c’est prévoir »

Le danger est donc réel. Or, dans un environnement politique marqué par des rumeurs, et cela à l’approche du lancement effectif des travaux relatifs aux 5 Chantiers, tout début d’incendie nécessite une intervention rapide du sapeur-pompier qu’est le gouvernement.

Au septième jour d’une grève juste aux apparences mais pouvant faire l’objet d’une récupération politicienne, l’appel du patronat en direction des Pouvoirs publics mérite d’être entendu et compris. Gouverner, c’est prévoir, dit-on. A Gizenga II de se le tenir pour dit.

O. N. L

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