08 novembre 2007
LOSAKO TV: CHOC..17 tonnes de minerais radioactifs déversés dans une rivière du Katanga...ECOUTEZ THIERRY MICHEL ET DIDACE PEMBE
QUI DIRIGE LE CONGO ?
INCROYABLE MAIS VRAI...
KABILA ET SON GOUVERNEMENT SONT - ILS INCONSCIENTS ???
MAGMA LUBUMBASHI, FIRME CHINOISE POINTÉ DU DOIGT...
CONDITION POUR UN PRÊT CHINOIS... EXTRAIRE L'URANIUM ET DÉVERSER LES MINERAIS RADIOACTIFS DANS LES RIVIÈRES CONGOLAISES ???
*VOILA A QUOI SERVENT LES MILLIARDS DE DOLLARS DE LA CHINE.
RDC : 17 tonnes de minerais radioactifs déversés dans une rivière du Katanga
RDC : 17 tonnes de minerais radioactifs déversés dans une rivière du Katanga
INCROYABLE MAIS VRAI... AU PAYS DE KABILA
La population de Likasi est en émoi après l’annonce que 17 tonnes de minerais hautement radioactifs ont été déversées dans une rivière près de cette ville minière de la province du Katanga. Selon les autorités locales, plusieurs camions chargés de minerais 50 fois plus radioactifs que la teneur acceptée ont été interceptés, la semaine dernière. Le chargement de ces camions devait être détruit dans une mine du Katanga, mais apparemment les minerais se sont retrouvés dans les eaux de la rivière Mura, dans des conditions qui restent à élucider.
Le cinéaste belge Thierry Michel, qui tourne un film sur le Katanga, a enquêté sur cette affaire. Selon lui, quatre camions venant de Kolwezi transportaient les minerais en question. Ils ont été interceptés par les contrôleurs de Likazi, qui ont nôté la radioactivité élevée de leur cargaison. Ordre a été donné par le procureur de Likazi de détruire le contenu de trois camions; ce qui a été fait par déversement des minerais dans la rivière Mura, à dix km de Likasi, a indiqué M. Michel.
Le ministre de l’environnement de la RDC, Didace Pembé, a fait savoir, de son côté, qu’il se ira sur le terrain jeudi pour se rendre compte de la situation, avertissant que de sévères sanctions seront prises à l’encontre des responsables de cette pollution. M. Pembé a reconnu l’existence de « quelques défaillances » dans les dispositions prises par le gouvernement pour surveiller les activités minières, mais il a assuré que tout est mis en œuvre pour protéger la santé des Congolais.
Remaniement, la dernière ligne droite
Le réaménagement technique de l’équipe gouvernementale était attendu à la fin du mois de septembre. Rien n’est encore fait à ce jour. Certainement que le président de la République peaufine son travail en examinant les différents cas de figure après avoir mieux pénétré les leçons tirées des premiers six mois de l’action du gouvernement. Mais depuis son retour de son voyage de Washington, précédé par un repli-réflexion à Lubumbashi après avoir séjourné à Goma, le remaniement de l’équipe gouvernementale n’est plus qu’une question de jours. Si pas d’heures. L’on vient, semble-t-il, d’entamer la dernière ligne droite.
Le moment attendu est l’imminent discours du Président de la République devant le Congrès, Assemblée nationale et Sénat réunis. Le fera-t-il sans un gouvernement remanié ?
L’attente parait, certes, longue. Mais le réaménagement technique de l’équipe gouvernementale devient une nécessité. D’abord parce qu’il faudra combler les vides laissés par des ministres révoqués et appelés à d’autres fonctions. Ensuite, au niveau du cabinet du Chef de l’ Etat, la mise en place n’étant pas encore terminée, il est opportun de parfaire ce travail, surtout après le décès du professeur Samba Kaputo, illustre Conseiller spécial du chef de l’Etat en matière de sécurité.
Cependant, ce réaménagement technique s’impose pour des raisons d’efficacité après avoir laissé fonctionner le gouvernement pendant plus de six mois. Temps largement suffisant pour apprécier le travail accompli jusqu’ici par chaque responsable ministériel dans le but de donner une nouvelle impulsion à l’action du gouvernement.
Réaménagement qui s’impose également au regard des critiques et observations tant intéressantes que pertinentes émises au niveau interne, ensuite par des partenaires extérieurs ainsi que les observateurs de la politique congolaise. Raison pour laquelle le président de la République avait déclaré qu’il fallait tirer les leçons utiles des six premiers mois du gouvernement. Le temps est très proche pour que le pan de voile sur ce remaniement ministériel soit levé.
Il est temps, dirait-on aussi, pour autant que cette restructuration ministérielle aura un impact également sur les Entreprises publiques. Depuis que les mandataires en place assument les affaires courantes, aucune initiative ne peut être prise jusqu’à la nomination des nouveaux mandataires qui ont été retenus après la sélection et le test supervisés par le ministère du Portefeuille.
Mieux que cela, les obligations constitutionnelles l’exigent. Et ce en conformité avec les articles 77 et 160 de la Constitution. Dans le premier cas, et en son alinéa 3, cet article stipule que le président de la République « prononce, une fois l’an, devant l’Assemblée nationale et le Sénat réunis en Congrès, un discours sur l’état de la Nation ». Or, le Congrès est une réalité depuis le 5 novembre 2007 avec l’adoption de son Règlement intérieur. Aussi, au regard de l’article 160 de la Constitution, la Cour constitutionnelle, aujourd’hui la Cour suprême de justice, dispose de 30 jours pour se prononcer sur la constitutionnalité du règlement intérieur du Congrès. C’est-à-dire le 5 décembre, et le président de la République pourrait faire son discours sur l’Etat de la Nation au plus tard le 7 décembre 2007. Ce délai peut être ramené, s’il y a urgence, selon le 4è alinéa de ce même article 160, à huit jours. C’est dire que le chef de l’Etat ferait son discours devant le Congrès avant la fin de ce mois. Le remaniement serait sûrement un des points majeurs de ce discours sur l’état de la Nation.
DES MINISTRES VERTEBRES
Face aux nombreux défis à relever, il est de plus en plus évident de faire appel à des « ministres vertébrés ». Certes, en son temps, l’on avait déjà soulevé cette question de « ressources humaines » pour mieux débuter la IIIè République. Un problème qui se pose avec beaucoup d’acuité au sein des formations politiques qui ont eu le privilège de faire partie de ce gouvernement. Un gouvernement de coalition des partis politiques et des indépendants alignés à des plates-formes, particulièrement celle de la majorité présidentielle. Aujourd’hui que l’on a goûté au dur exercice de la gestion de la chose publique, les questions orales des parlementaires aidant pour se faire une idée de la capacité politique et intellectuelle des ministres quant à la maîtrise en un temps records des dossiers, la présence des ministres vertébrés devient une nécessité pour une nouvelle impulsion. Surtout que l’époque de l’amateurisme est révolue face à un environnement national, régional et international en pleine mutation.
Autre élément à prendre en compte demeure justement la taille du gouvernement. Force est de rappeler que parmi les critiques pertinentes émises figure la taille éléphantesque du gouvernement, le manque de cohésion qui influe négativement sur la machine gouvernementale, la rendant lourde.
Certes, sans nuire aux alliances politiques, mais pour des raisons d’efficacité et d’austérité, il nous revient que la taille du gouvernement serait sensiblement réduite. De nombreux ministères fusionneraient. Ainsi, le nombre pourrait être ramené à moins de quarante contre 61.
Par ailleurs, pour une bonne coordination de l’ action de l’ Exécutif dans le but de permettre au Premier ministre d’être plus mobile, présent sur tous les fronts, le Premier ministre, disions-nous, sera secondé de deux vice-premiers ministres. L’un sera chargé des questions de Défense, sécurité, ordre public et décentralisation ; tandis que l’autre s’occupera de la section politique, économique, financière administrative et socio-culturelle. Cette section bénéficiera de l’appui important de la future « Commission économique et sociale ». Etant donné qu’il faudra donner une accélération à la diplomatie et à la coopération internationale, ce ministère qui demeure un domaine de collaboration avec le chef de l’Etat, disposera toujours à sa tête d’un ministre d’Etat.
GOUVERNEMENT D’OUVERTURE
Le style Sarkozy pourrait également inspirer la Rdc. Dans cet élan de la recherche des ministres vertébrés, des compétences, il n’est pas exclu que l’imminent cabinet soit un gouvernement d’ouverture. Que donc l’on assistera sûrement à l’entrée au gouvernement de certaines personnalités politiques faisant partie de l’Opposition, des technocrates. Ils auront été contactés non pas en fonction de leur couleur politique mais à cause de leur expertise, de leur compétence à mettre au service de la Nation. Ils auront été approchés à titre individuel.
Bien sûr que cela ne manquera pas de susciter certains remous et des interprétations sélectives. Les ministres français socialistes n’ont pas échappé à ces critiques. Mais dans l’intérêt supérieur de la Nation, les discussions n’ont pas soulevé des montagnes. En sera-t-il le cas en République démocratique du Congo ?
Une fois de plus, force nous est de souligner que les défis sont grands et importants. Dans cet élan de la refondation de la Rdc, du redressement des fronts des Congolais longtemps courbés, il n’est pas un crime de tenter l’expérience si elle pourrait s’avérer payante.
Guerre au Nord-Kivu - Le ballet diplomatique se poursuit : Bernard Kouchner ce vendredi à Kinshasa
De sources proches du ministère des Affaires étrangères, l’on apprend l’arrivée, ce vendredi 9 novembre, du ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner.
Il s’agit d’une visite officielle, la première du genre depuis la mise en place du cabinet Sarkozy. Visite de deux jours en République démocratique du Congo. Sur la situation sécuritaire préoccupante à l’Est de la Rdc, la France ne veut pas obtenir en seconde main les informations sur ce qui prévaut exactement dans cette partie du territoire national. Aussi, a-t-elle décidé l’envoi d’une forte délégation avec à sa tête son ministre des Affaires étrangères.
M. Bernard Kouchner, ministre français des Affaires étrangères et européennes, arrive à Kinshasa ce vendredi 9 novembre à la tête d’une forte délégation, apprend-t-on au Ministère congolais des Affaires étrangères. Le programme de Kouchner et sa délégation prévoit un déplacement dans la partie Est de la République démocratique du Congo pour se rendre compte de la situation qui y prévaut sur le plan humanitaire.
Il est aussi prévu des entretiens avec les officiels congolais sur des questions de coopération bilatérale. Il en sera de même de la Francophonie, la Rdc étant l’organisatrice du sommet de 2010, et des autres questions liées à la politique intérieure du pays de Lumumba.
Faut-il rappeler que la situation préoccupante à l’Est a été provoquée par l’incivisme de Laurent Nkundabatware? Sous le fallacieux prétexte de protéger sa communauté ethnique contre la menace que représenterait la présence sur le sol congolais de la minorité Tutsi au Rwanda en 1994, ce dernier affronte depuis des mois les forces loyalistes. Nkunda qui bénéficierait du soutient des autorités rwandaises son anéantissement par les Fardc risque de replonger la Région des Grands Lacs dans une spirale de guerre qui ne dit pas son nom. D’où, la prudence de la Communauté internationale qui s’est mobilisée pour une issue heureuse de cette crise.
Les Etats-Unis d’Amérique, qui se sont signalés les premiers après la visite du Chef de l’Etat congolais, Joseph Kabila à la Maison Blanche, a dépêché une mission spéciale au Nord-Kivu. L’émissaire de Bush a rencontré récemment le général déchu dans son fief au Nord-Kvu. Washington qui a décidé de la mise en place d’une représentation permanente sur place à Goma, s’est rangé derrière les institutions légitimes dans sa lutte pour le rétablissement de l’ordre et la stabilité dans la partie Est de la Rdc.
Bien qu’ayant un cahier de charges clair sur la résolution de la crise actuelle, notamment en cherchant à convaincre Nkunda de cesser ses aventures guerrières et s’exiler provisoirement en Afrique du Sud, les efforts des Usa ont été immédiatement relayés par l’Onu qui a dépêché un envoyé spécial M. Haile Menkerios, le sous-secrétaire de l’Onu chargé des Affaires Politiqués. Voilà que la France se signale à son tour. Certaines analyses trouvent dans cette visite française, la volonté de préserver ses intérêts géostratégiques face à la massive presque de la première puissance mondiale dans la région des Grands Lacs. Mais, si cette présence est profitable au Congo, pour quoi ne pas s’en réjouir ?
Retour en force des antivaleurs à Kinshasa : André Kimbuta et le Général John Numbi interpellés
La capitale congolaise devient comparable à Sodome et Gomore. Tous les ingrédients sont réunis. Les antivaleurs sans cesse décriées sont revenues en force et, si l’on n’y prend garde, un déluge est à craindre comme du temps de Noé. Il y a peu, quand André Kimbuta est arrivé à la tête de la ville- province de Kinshasa, et le Général John Numbi aux commandes de la Police Nationale, la population a salué le changement. On a vite senti qu’il y avait des hommes animés de la volonté d’agir et de faire bouger les choses. Plusieurs mesures efficaces ont été prises avec des résultats satisfaisants. La ville de Kinshasa, jadis réputée très hostile à vie, était redevenue vivable. On pouvait à nouveau respirer. Sur les routes, il régnait de l’ordre. Les embouteillages à ne point sortir ont quelque peu disparu. La Police de roulage, qui ternissait l’image de la Police congolaise, avait abandonné les vieilles habitudes consistant à truander les chauffeurs de taxis. Tout le monde se disait : ‘’pourvu que ça dure’’. Seulement voilà, la lune de miel n’aura été que de courte durée. Les antivaleurs sont revenues en force. Les parkings et arrêts de bus ne sont plus respectés. Les taxis qui quittent le Rond-point Victoire en direction du Grand Hôtel ou à destination de la Banque centrale ne se donnent plus la peine d’embarquer les passagers sur l’avenue Ethiopie. Partout dans la vaste banlieue c’est pareil. Les anciens arrêts de bus sont redevenus opérationnels. Les chauffeurs stationnent n’importe où, vive la jungle. Les vendeurs continuent à étaler leurs marchandises le long des artères jusqu’à encombrer la chaussée. A la Victoire, par exemple, les deux artères servent d’arrêt. Les véhicules qui viennent de la ville et de Bandal, tout comme ceux qui vont en ville et à Bandal font leur stationnement le long des artères gauche et droite. Et pourtant, l’autorité urbaine avait pris de mesures sévères en éloignant ces arrêts du Rond Point Victoire. Toujours à ces arrêts, la Police de roulage n’a pas cessé avec la concussion. Les roulages rançonnent les chauffeurs en inventant parfois des infractions. Les chauffeurs n’hésitent plus à entasser 5 personnes par banc. Le nombre de bancs a même augmenté. A bord de la voiture, 4 personnes derrière la voiture dont les chaises sont en état de délabrement le plus avancé avec risque de déchirer les habits. Alors que l’autorité urbaine avait pris des mesures sévères y relatives que les hommes avertis avaient saluées. C’est dire qu’il n’y a pas de suivi. Les services habilités à rendre ces mesures exécutoires sont complaisants. Jusque à quand va régner la folie de grandeur ? Quand va-t-on vraiment bâtir un Etat de droit proprement dit.
Outre le désordre qui reprend droit de cité sur la voie routière, on assiste à une montée en puissance du gangstérisme urbain. En effet, le phénomène ‘’Pomba’’ a repris de plus bel. Il faut voir les ‘’pomba’’, les ‘’batu ya makasi’’, les ‘’maîtres’’ régner en rois absolus dans les rues de Kinshasa. C’est la loi de la jungle. Ceux qui pratiquent les arts martiaux font tout ce qui leur passe par la tête sans être inquiétés. Habités par l’esprit de violence et de rudesse, ils briment la population, extorquent de l’argent aux paisibles passants, truandent les chauffeurs et les receveurs, détruisent, cassent impunément les biens appartenant à autrui. Il suffit de résister pour recevoir des coups et blessure pouvant entraîner des conséquences dramatiques. Pas plus tard que ce lundi 5 novembre, il venait à peine d’arrêter de pleuvoir, les bandits ont posé de graves actes de vandalisme au niveau de la station Cobil située près du Rond-point Yolo Ezo. Plus brutaux que la brutalité elle-même, ces gangsters sans conscience ni état d’âme ont explosé en banditisme. Les chauffeurs et receveurs qui y passaient en ont eu pour leur compte. Les ‘’pomba’’ les obligeaient à stationner pour leur donner de l’argent. Ceux des chauffeurs qui ont osé résister ont été victimes de jet de pierres et de sable effroyable. Certains se sont blessés, d’autres ont vu du sable pénétrer dans leurs yeux. Le service de gardiennage commis à la surveillance de cette station s’est vu confondu et déstabilisé. Et pourtant, le Général de la Police Nationale Congolaise, John Numbi, avait mis la main sur ces éléments nocifs en les mettant hors d’état de nuire. Ces mesures draconiennes étaient chaleureusement applaudies et accueillies par la population qui a toujours souffert des affres de ces malabars. Mais d’où vient qu’on les revoie en pleine liberté en se promenant tout bonnement dans les rues de Kinshasa comme s’ils étaient de bonnes mœurs ? Sans doute, les ‘’pomba’’ constituent un danger de plus pour la population qui est déjà confrontée à d’interminables difficultés. Tantôt c’est un avion Antonov 26 qui tue les gens à Kingasani, tantôt c’est le déraillement d’un train vétuste, si ce n’est des érosions ou des inondations. Quoi qu’il en soit, l’Etat, par l’entremise de ses services, est appelé à mettre définitivement les pomba hors d’état de nuire, car nul n’est plus fort que lui. Et, cette foi-ci, l’on doit absolument en finir.
Enfin, il faut évoquer le problème de l’insalubrité. Le Gouvernement Central et provincial ont initié les travaux d’assainissement. Mais rien n’a changé. Au contraire, la poisse évolue de mieux en mieux. Les immondices et la boue sorties de caniveaux sont éparpillées. Il n’y a aucun véhicule disponible pour évacuer la saleté. Ce qui entraîne une prolifération de maladies consécutives à l’absence d’hygiène. En tout état de cause, les pouvoirs publics sont obligés de prendre leurs responsabilités pour que la population vive une vie pleinement humaine.
La Prospérité
LOSAKO TV: RDC : les fonctionnaires en grève
Les syndicats de la fonction publique ont déclenché une grève générale d’une semaine pour demander l’application d’un barème salarial négocié il y a plusieurs années. Ils exigent d’être tous payés « sur la même base salariale, de sorte que l’enseignant qui est en province ne soit pas tenté de venir absolument à Kinshasa et que celui qui est à Kinshasa soit encouragé à aller travailler en province », a déclaré Kibiswa Nopez, modérateur de l’Intersyndicale nationale du secteur public en RDC. Une grande disparité s’observe dans les salaires payés aux fonctionnaires en poste à Kinshasa et ceux des provinces qui, dans certains cas, gagnent deux fois moins que leurs homologues de la capitale, a dit M. Nopez. Faisant remarquer que les budgets des provinces sont passés de 900 millions à 20 milliards de francs congolais, le modérateur de l’Intersyndicale nationale du secteur public de la RDC a expliqué qu’avec quelques efforts, le gouvernement peut mobiliser les ressources nécessaires pour harmoniser la situation salariale de l’ensemble des fonctionnaires du pays.
07 novembre 2007
Tel Père, Tel Fils: La Belgique comme le Congo (malgré les élections)...en suspens
Le vote est intervenu peu après 14h30 - seule la parlementaire Groen!, Tinne
Van Der Straten, s'est abstenue - juste après que les députés francophones
eurent quitté les lieux en signe de protestation, selon les images retransmises
en direct sur plusieurs chaînes de télévision, francophones et flamandes.
L'abstention verte
La parlementaire Tinne Van Der Staten se dit maintenant inquiète. Selon elle,
"la Belgique va être en proie à un immobilisme institutionnel alors qu'elle n'en
avait pas besoin". Pour la parlementaire Groen!, les questions socio-économiques
doivent avoir la priorité sur l'institutionnel.
Le texte adopté par la commission de l'Intérieur, où les Flamands sont
majoritaires puisqu'ils représentent 60% de la population, prévoit la scission
de l'arrondissement électoral de Bruxelles Hal Vilvorde. Cet arrondissement
réunit Bruxelles, ville majoritairement francophone, et 35 communes flamandes de
sa périphérie. S'il est effectivement scindé, ce que les francophones ont
toujours refusé, les quelque 120.000 francophones vivant en périphérie flamande
perdraient la possibilité de voter pour des candidats francophones aux élections
législatives.
"On ne peut évidemment pas accepter qu'une communauté belge agresse de
manière aussi brutale une autre communauté. Aujourd'hui, les Flamands rompent
cet équilibre de manière brutale. Nous sommes dans quelques chose qui
s'apparente à une crise de régime", a déclaré immédiatement Yvan Mayeur,
député francophone socialiste, membre de cette commission de l'Intérieur,
interrogé par la télévision publique RTBF. Bien que les francophones disposent
de plusieurs mécanismes légaux pour bloquer pendant plusieurs mois la scission
effective de BHV, certains de leurs responsables politiques ont prévenu qu'un
tel vote constituerait un "acte de guerre" qui pourrait torpiller définitivement
les négociations pour essayer de former un gouvernement fédéral.
Le leader libéral francophone, Didier Reynders, avait prévenu qu'un tel vote
provoquerait immédiatement une réunion de tous les partis francophones impliqués
depuis les législatives de juin dans des négociations pour tenter de former un
gouvernement de coalition réunissant libéraux et chrétiens-démocrate flamands et
francophones.
"Je souhaite en tout cas qu'il y ait un gouvernement", a-t-il déclaré
immédiatement après le vote au micro de la RTBF, en souhaitant apparemment
éviter de dramatiser la situation. "Maintenant avec qui autour de la table
(...), c'est au roi de voir".
Yves Leterme: stop ou encore?
Les négociations, menées par le CD&V Yves Leterme sorti vainqueur des
élections de juin, butent depuis le début sur les dissensions entre francophones
et Flamands. Ces derniers réclament non seulement la scission de BHV mais aussi
une réforme de l'Etat belge augmentant l'autonomie des régions, dont la Flandre
est la plus importante. Tony Van Parys, au micro de la RTBF confirmait que les Flamands n'entreraient
pas dans un gouvernement sans Yves Leterme comme premier minsitre, une
déclaration très claire qui semble en porte à faux par rapport aux déclarations
francophones. Un changement de formateur pourrait donc donné lieu à de nouveaux
rapports de force.
Pieter De Crem, président de cette commission, au micro de RTL-Tvi répète
"qu'une solution négociée était privilégiée mais qu'au bout du compte le
problème devait être résolu car nous étions dans une situation d'illégalité.
Nous avons donc fait un travail parlementaire dans une commission, c'était très
prévisble, nous verrons maintenant s'il y a la sonnette d'alarme. Notre signal
c'est de montrer qu'on veut résoudre les problèmes, pas de toucher aux droits
des citoyens.
HISTORIQUE Dès l'entame de la commission de
l'Intérieur, les francophones ont quitté la séance. Celle-ci n'a cependant pas
été suspendue, les votes ont continué avec les 11 commissaires flamands. Les
votes se sont poursuivis et les députés flamands ont voté contre les amendements
déposés par les francophones. C'est un évènement historique car c'est la
première fois qu'une communauté utilise son poids numérique pour faire passer
une proposition.
Suite à un tel évènement, la confiance en Yves Leterme
semble ébranlée. Du côté francophone et du MR en particulier, le nom de Didier
Reynders est souvent cité pour reprendre le flambeau. Du côté flamand, l'orange
bleue reste d'actualité avec Yves Leterme à la tête des négociations... L'homme
est donc toujours soutenu par son parti.
Des députés flamands ont voté mercredi en commission un projet de loi supprimant
certains droits des francophones en périphérie flamande de Bruxelles, provoquant
le départ des élus francophones et menaçant d'aggraver la crise politique dans
le pays.
BEMBA: Un géant... fourmis aux pieds !
"La légende dit que ce géant terrorisait les Rwandais, les empêchant de s'accaparer des terres congolaises."
La légende se prolonge, on dit que sa garde rapprochée (surnommée LES FOURMIS) est composée de seigneurs aux domaines individuels, barbares et puissants, des guerriers à la force non-humaine et à l'agressivité sans pareille. Pour l'autre, l'atout est le nombre : une armée vaste comme le Congo n'en avait jamais vu. Une vague déferlante et sans peur, dans laquelle le sacrifice est de rigueur...
D’après la légende, pendant les mois de Juillet-Aout, les ennemis du peuple Congolais attaquèrent la résidence du géant, les fourmis sortaient du sein de la terre, dans les sous-bassements de cimetière de la Gombé... La plus grande bataille que Kinshasa ait connu face aux ennemis du peuple. Ravageuse, destructrice, monstrueuse, violente et meurtrière. La bataille fit rage autour de la résidence du géant, les fourmis ont détruit totalement 95% des adversaires présents. Les ennemis du peuple sont réduits à néant, alors qu’ils étaient plus nombreux et mieux armés. L'ennemi, partout en déroute, fut partout poursuivi, et, pendant toute la nuit...
Retour gagnant sous pression et la fin d'une ère...
Après la légendaire épopée du géant et ses fourmis, le géant apparut dans son jardin, promenait, le nez au vent, le pas décontracté. Le peuple qui entourait en foule sa résidence, le salue en entonnant des Chants de triomphe, la victoire était (quasi-) certaine... N'était-ce pas la garantie la plus certaine d'un succès assuré ?
Quant a l'ennemi, il n'a jamais cessé de porter un violent effort de son côté, alors que la victoire du peuple Congolais était certaine, le géant sous la pression soudaine de ses ennemis, il finit par souscrire au plan diabolique. Au grand dam du peuple congolais, il céda et accepta à la condition d'obtenir le poste de numéro 1 de l'opposition et renouveler leur (les ennemis du peuple) mission de s'accaparer tout le pouvoir au Congo pour cinq ans. Il a trahit la confiance de son peuple en lui faisant prendre des risques inutiles. Il s'arrêta avec ses troupes, en attendant le retour de l'ascenseur...élevant l'orgueil de ses pensées au-dessus des grandeurs humaines.
L’arrogance précède la ruine, et l'orgueil précède la chute...
Et pourtant, malgré l'accord, ceux qui ont conclu un pacte avec le géant se fichent pas mal ... C’était bien un piège, l’accident redouté arriva, ils voulaient tout simplement sa peau. Les ennemis du peuple Congolais lancèrent une dernière attaque décisive contre sa résidence à Kinshasa. Le géant affaibli mais une fois encore c'était sans compter sur sa garde rapprochée (les fourmis), blessée dans son orgueil de ses gloires passées. Ils formèrent autour de leur chef une muraille, bien organisées et prêtes pour la bataille. La lutte fut sanglante; il n'en reste pas moins que le champ de bataille resta aux mains des fourmis, cette poignée de braves combattit pendant 24 heures contre tout un corps d'armée; défendant pied à pied tous les points stratégiques de la ville.
Et pendant que ses fourmis repoussaient avec une surhumaine énergie les attaques des ennemis du peuple, le géant tranquillement prit la fuite et laisse a l'abandon ses fourmis. Les ennemis du peuple forcèrent les fourmis à une retraite désastreuse...
Le géant est parti se cacher dans la gueule du loup, il se repent d'avoir fait si peur à ses ennemis et leur demande désormais pardon...
Les ennemis du peuple justement étaient tout surpris et étonnés de voir le géant revenir auprès d’eux . Le "qu'est-ce que c'est qu'ce truc ?" faisait déjà son petit tour de la ville... A-t-il fui comme un lâche ? A-t-il été enlevé par les ennemis du peuple ?
Le lendemain des échanges de tirs sporadiques étaient encore entendus, c'étaient les ennemis du peuple qui avaient pour mission de nettoyer la ville. Une très grande tristesse s'est emparée des Congolais, des pleurs et déceptions apparaissaient sur les visages... Il fallait entendre la foule hurler << le géant ne vaut rien parce qu'il est pas grand, il mérite de le clouer sur une croix, c’est un un pauvre lâche et un traître. >>
<< On comprend pourquoi le géant avait des ailes, c’était pour cacher ses pieds de nain...qui vous guide au néant.>>
En dépit des apparences, le géant n’est pas un vaillant. << Il était, se souvient Thabo, le plus mou, le plus lourd, le plus fragile...que certains qualifiaient de naïf. >> On sentait bien que les ennemis du peuple ne savaient pas quoi faire de lui sans ordre d'en haut....Que deviendra cette statue géante et gênante, je traduis par "restera-t-elle ici longtemps ?"
Le géant est destiné à être déplacé sur d'autres cieux...ne pouvant plus bouger, parler ni même respirer sans assistance.
L’avenir, c’est la trahison des promesses
Plusieurs mois après sa trahison, le géant est tourmenté par la situation qu’il a créé, le vide total ! Le géant revenant sur les pointes des pieds voir ses amis, Il s’agenouilla tout près d’eux... La mine tendue et tout timide, il présenta les excuses qui s’imposaient "C’était un accident, qui ne se reproduira pas." Les fourmis, terriblement en colère, par son comportement de lâche, distrait, distant et révoltant sans réelle envie, lui pardonnèrent, mais au fond n’ont pas oublié leur misère et surtout la grande déception du peuple Congolais.
Alors, sa garde rapprochée prit la parole: " Mais c’est en vous adressant à nous et non au peuple qu’on vous donne notre pardon sans plus aucun doute. Nous sommes des fourmis, on est bien d’accord, mais le peuple est souverain et libre de choisir, chacun a son propre esprit et son propre corps... c’est à eux qu’il faut demander pardon "
Le géant alors, sait ce qu'il lui reste à faire, s’approcher de tous et demander à chacun pardon comme pour la première fois. Mais la population Congolaise étant si nombreuse au total qu'il lui faudrait toute sa vie, et ceci lui sera certainement fatal.
MORALITÉ
Certaines erreurs ne finissent jamais d’être payée.
On a beau demander pardon, on n’est jamais excusé.
Dans le but d’oublier nos propres maladresses, on espère des autres qu’ils pardonnent nos faiblesses.
Losako
Controverse autour de la révision constitutionnelle / Les dérives d’une Constitution négociée
Une pétition a été déposée le 5 novembre 2007 à l’Assemblée nationale.
Elle porte sur la proposition de
révision des articles 110, 152 et 197
de la Constitution. Réaction opposée immédiate qui voit en cette
démarche une façon de violer la Loi constitutionnelle. Un débat houleux
est instauré, suscitant de la controverse autour de la révision
constitutionnelle.
Le député Tshibangu Kalala a introduit auprès du bureau de l’Assemblée
nationale une proposition de Loi constitutionnelle portant révision des
articles 110, 152 et 197 de la Constitution du 18 février 2006. La
pétition, qui a appuyé cette proposition, a recueillie 310 signatures
des députés de l’AMP. Dans son exposé des motifs, il relève que «
l’article 110 de la Constitution du 18 février 2006 énumère les
événements ou les causes qui peuvent entraîner la fin ou la perte du
mandat de député national ou de sénateur. Parmi ces événements ou ces
causes, le constituant cite, à l’article 110 alinéa 1, point 8 de la
Constitution, l’acceptation d’une fonction incompatible avec le mandat
de député national ou de sénateur. Dans ce cas précis, le député
national ou le sénateur concerné cesse d’exercer son mandat et est
remplacé par son premier suppléant ».
Après s’être attardé sur le sort du député national ou du sénateur,
après la cessation de la fonction incompatible, en relevant que la
Constitution est demeurée silencieuse là-dessus, souligné qu’au regard
de notre système électoral, c’est le député national ou le sénateur qui
est élu, à titre personnel, il affirme que «l’acceptation d’une
fonction incompatible prévue à l’alinéa 1 point 8 de la Constitution
doit être considérée comme un empêchement temporaire et non définitif
qui entraîne une cessation temporaire de l’exercice du mandat
parlementaire. Cette pratique existe dans d’autres pays démocratiques.
Il est donc nécessaire de combler cette lacune qui apparaît à l’article
110 de la Constitution en révisant cette disposition pour des raisons
de cohérence et pour permettre le renforcement et la consolidation de
la démocratie et de l’Etat de droit, la stabilisation du personnel
politique ainsi que l’apaisement de la vie politique dans notre pays ».
Il suggère que soit inséré un nouvel alinéa à l’article 110, qui sera
l’alinéa 6, ainsi libellé : « Un député national ou un sénateur nommé à
toute fonction incompatible avec l’existence du mandat parlementaire
cesse de siéger et reprend celui-ci de plein droit après la cessation
de cette fonction ».
La révision de l’article 152 de la Constitution porte sur la
composition du Conseil supérieur de la magistrature, (CSM). L’auteur de
la pétition affirme que « l’absence du Président de la République et du
ministre de la Justice du Conseil supérieur de la magistrature est une
erreur très grave qui ne peut que créer, à terme, non seulement le
dysfonctionnement sérieux de nos institutions, mais aussi consacre une
incohérence inadmissible au sein de l’ordre constitutionnel ».
Après avoir développé son argumentaire, il propose que l’article 152
alinéa 2 actuel de la Constitution siot abrogé et remplacé par les
alinéas suivants :
« Le CSM est composé du président de la République, du Ministre de la
Justice, des Magistrats et des personnalités indépendantes issues de la
Société civile ».
« Le président de la République préside le CSM. Il peut être remplacé
par le ministre de la Justice qui en est le vice-président » « Une loi
organique détermine la composition, l’organisation et le fonctionnement
».
Enfin, l’article 197 de la Constitution a trait aux immunités en faveur
des parlementaires nationaux. L’auteur de la révision suggère que cette
immunité s’étende également aux députés provinciaux en tant qu’élus du
peuple et créateurs des sénateurs des sénateurs, des immunités pendant
la durée de leur mandat. « C’est donc une erreur et une injustice
inadmissible qu’il convient de corriger », souligne l’auteur de la
proposition portant révision des articles de la Constitution.
REACTION DU SYNDICAT DES MAGISTRATS
Les premiers à réagir sont, bien sûr, les magistrats. Par le biais de
leur syndicat, le Synamac proteste dans cette déclaration de son
président, Nsambayi Mutenda : « les présidents de ces deux institutions
(Ndlr, Assemblée nationale et Sénat) comprennent qu’en leur sein, il y
a des pétitionnaires qui cherchent à induire les autres en erreur,
parce que toute l’Assemblée nationale et tout le Sénat ne sont pas
constitués que par des juristes. De près ou de loin, le président de la
République est toujours impliqué dans le Conseil supérieur de la
magistrature. Faut-il nécessairement sa présence là-dedans ? Ce serait
violer la Constitution de la République qui prévoit des dispositions
précises pour assurer l’indépendance du pouvoir judiciaire ».
Cautionner cette révision, souligne le Synamac, serait institué une «
dictature parlementaire ou une dictature du pouvoir Exécutif ». Car,
relève-t-il que le président de la République « dispose déjà du pouvoir
constitutionnel ; nomme et révoque les magistrats sur proposition du
Conseil supérieur de la magistrature. Il peut remettre, modifier ou
réduire les peines prononcées par le juge. Il a aussi le privilège de
nommer à son initiative trois membres sur neuf de la Cour
constitutionnelle ». Le Synamac qui proteste, a également saisi le
bureau de l’Assemblée nationale dans un mémorandum déposé à ce sujet.
CEUX QUI S’OPPOSENT A LA REVISION
Les défenseurs de la non révision de la Constitution expriment des
craintes quant à l’indépendance de la magistrature et partant, du
pouvoir judiciaire. Ils rappellent le principe de la séparation des
pouvoirs (exécutif, législatif et judiciaire) consacré par la
Constitution.
Leur argumentaire est organisé autour des points principaux.
Ils appellent les révisionnistes à relire attentivement l’article 220
de la Constitution. A la lumière de cet article, soutiennent-ils, les
révisionnistes devraient se ressaisir et comprendre qu’ils mènent la
Nation vers un gouffre en annihilant tous les sacrifices consentis pour
mettre en route la démocratie dans notre pays.
Demander l’intégration du président dans le Conseil supérieur de la
magistrature est une démarche qui suscite de nombreuses interrogations.
La Constitution en son article 152 définit le Conseil supérieur de la
magistrature, sa composition et ses missions. Nulle part, il n’est fait
mention du chef de l’Etat. Aussi, demandent-ils aux révisionnistes de
relire les attributions de président de la République. L’indépendance
de la magistrature est garantie par l’article 149 de la Constitution :
« Le pouvoir judiciaire est indépendant du pouvoir législatif et du
pouvoir exécutif ».
Ceux qui s’opposent à cette révision soutiennent que la Constitution
fait du chef de l’Etat le magistrat suprême et le garant de la nation.
Ils font observer qu’au vu de l’article 82, le chef de l’Etat « nomme,
relève de leurs fonctions et le cas échéant, révoque, par ordonnance,
les magistrats du siège et du parquet sur proposition du Conseil
supérieur de la magistrature ».
Dans la même lancée, ils objectent que les tenants de la révision
constitutionnelle ne comprennent pas qu’ils remettent en cause la
crédibilité des institutions issues des élections en tenant à réviser
la Constitution en moins d’une année. « Nous devrions tous laisser
cette Constitution adoptée par référendum s’appliquer avant de nous
précipiter à la revoir », ont –ils suggéré. Ils ont même estimé que la
démarche de révision de la Constitution serait dangereuse et qu’il
n’est pas sûr que la population l’approuve.
LA CONTROVERSE
Cette révision constitutionnelle soulève de la controverse. Déjà, au
niveau de l’Assemblée nationale, un autre député avait suggéré que soit
mise en place une commission. Celle-ci aurait pour tâche d’inventorier
tous les articles qui pourraient être susceptibles de révision et de
les soumettre à la plénière de l’Assemblée nationale.
D’autres, par contre, craignent qu’ à cette allure, alors que cette
Constitution ne totalise par encore deux ans d’existence, qu’ elle soit
dépouillée de toute sa substance acquise le 18 décembre par voie
référendaire et devienne une Constitution sur mesure.
La démarche est qualifiée de prématurée dans certains milieux
politiques pour autant qu’elle n’a pas pris en compte le délai de trois
ans soulevé lors des débats pour initier une révision constitutionnelle
afin d’ éviter de déstabiliser les institutions à peine mises en
place..
Cependant, il est important de retenir ce qui est contenu dans cette
Constitution pour éviter des interprétations sélectives sur fond de
clientélisme pour autant que la Constitution ou la loi devra rester «
impersonnelle ».
En effet, pour ce qui est d’article 110, des observateurs relèvent que
les actuels parlementaires se préoccuperaient de leur sort et tiennent
à introduire la notion de « cumul ». En ce qui concerne l’article 152,
l’exposé des motifs, parlant de l’organisation et l’exercice du
pouvoir, point 3, alinéa 10, stipule : « La présente Constitution
réaffirme l’indépendance du pouvoir judiciaire dont les membres sont
gérés par le Conseil supérieur de la Magistrature désormais composé des
seuls magistrats ». Et l’article 220 de la Constitution, Titre VII
traitant de la révision constitutionnelle consacre les faits. Il est
ainsi libellé : « la forme républicaine de l’Etat, le principe du
suffrage universel, la forme représentative du Gouvernement, le nombre
et la durée des mandats du président de la République, l’indépendance
du pouvoir judiciaire, le pluralisme politique et syndical, ne peuvent
faire l’objet d’aucune révision constitutionnelle.
Est formellement interdite toute révision constitutionnelle ayant pour
objet ou pour effet de réduire les droits et liberté de la personne ou
de réduire les prérogatives des provinces et des entités décentralisées
».
Ce sont là des matières que l’on ne peut toucher. Si par obsession
politique, cela se faisait, ce serait violer de la Constitution.
Par Le Potentiel
Tentative de révision des articles 110, 152 et 197 : Les dérives d’une Constitution négociée
Loi fondamentale d’une nation, la Constitution ne se négocie pas à la
criée comme un article divers. Sa révision non plus ne se fait pas
d’une façon intempestive, au gré des humeurs des « faiseurs de lois ».
Aussi, par respect au peuple congolais tout entier, les parlementaires
devront éviter de succomber à la tentation du « démon de révision »,
prélude à une instabilité constitutionnelle. Et, les organisations de
la Société civile doivent, comme sous d’autres cieux, s’éveiller pour
réfléchir sur l’opportunité de réviser les articles 110, 152 et 197 de
la Constitution à moins de deux ans de sa promulgation.
A moins de deux années de son existence, la Constitution de la
République, promulguée le 18 février 2006 par le chef de l’Etat Joseph
Kabila, est en voie de subir sa première opération chirurgicale : la
révision constitutionnelle. Du coup, certaines organisations de la
Société civile et syndicales sont montées au créneau pour dénoncer la
supercherie. Pourquoi cet empressement de réviser la Loi fondamentale
alors que le processus électoral n’est même pas encore achevé ? A qui
profitera la révision constitutionnelle et quelle est l’urgence à ce
jour ?
Par cette première tentative de révision constitutionnelle –
précisément des articles 110, 152 et 197 – qui se profile à l’horizon,
la volonté du constituant qui a consacré l’indépendance du pouvoir
judiciaire risque aujourd’hui de se voir vidée de tout son sens. Cette
initiative du 4 juillet 2007 est l’œuvre du député national Tshibangu
Kalala, président du groupe parlementaire PDP, membre de l’Alliance de
la majorité présidentielle (AMP).
L’article 110 traite de la fin du mandat de député national ou de
sénateur ; l’article 152 concerne le Conseil supérieur de la
magistrature, tandis que l’article 197 parle des députés provinciaux.
Pourquoi veut-on réviser ces trois articles ?
MOBILE CACHE DE LA REVISION
Pour le premier (art. 110), le pétitionnaire voudrait obtenir que
lorsque prend fin une fonction incompatible avec le mandat de député
national ou de sénateur (ministre, PDG…), que ce dernier puisse
regagner son siège au Parlement, renvoyant ainsi son suppléant hors de
l’hémicycle.
Quant au second (art. 152), l’auteur de la pétition estime que
l’article doit être révisé pour deux options. La première consiste « à
faire du président de la République membre du Conseil supérieur de la
magistrature, au motif qu’il faudrait éviter l’aspect corporatiste de
cet organe et donner au chef de l’Etat, garant du bon fonctionnement
des institutions, l’occasion de donner une orientation politique ; ce
qui d’après la pétition, réduirait les abus et serait appuyé par
certains magistrats ». La seconde option propose la « réduction de la
liste des membres du Conseil supérieur de la magistrature en raison de
sa pléthore tendant à faire de cet organe un autre Parlement national
en lieu et place d’un organe restreint de conception, d’orientation et
de décision ».
Or, l’exposé des motifs de la Constitution est clair : « La présente
Constitution réaffirme l’indépendance du pouvoir judiciaire dont les
membres sont gérés par le Conseil supérieur de la magistrature
désormais composé de seuls magistrats ».
Pourquoi veut-on à tout prix insérer la présence physique du président
de la République au sein de ce Conseil alors qu’il est déjà présent en
tant que celui qui nomme les magistrats ?
Déjà, dans sa déclaration du 29 août dernier, le Syndicat autonome des
magistrats du Congo (Synamac) avait relevé que l’option invoquée par
Tshibangu Kalala « constitue ni plus ni moins une tentative de violer
les dispositions de la Constitution ».
DANGER D’UNE REVISION PREMATUREE
Toujours dans le souci de prévenir le danger d’une révision prématurée,
intentionnée et intempestive, l’article 218 stipule que « pour
préserver les principes démocratiques contenus dans la présente
Constitution contre les aléas de la vie politique et les révisions
intempestives, les dispositions relatives à la forme républicaine de
l’Etat, au principe du suffrage universel, à la forme représentative du
gouvernement, au nombre et à la durée des mandats du président de la
République, à l’indépendance du pouvoir judiciaire, au pluralisme
politique et syndical ne peuvent faire l’objet d’aucune révision
constitutionnelle ».
Le danger que comporte la révision de l’article 152 est double : non
seulement « l’indépendance du pouvoir judiciaire » figure parmi les
matières ne pouvant faire l’objet d’aucune révision constitutionnelle,
mais aussi cette opération ouvrira les vannes à toute une série
d’articles qui attendent d’être révisés pour des intérêts partisans.
06 novembre 2007
Le FC Brussels et Matumona se réconcilient. Matumona Rhum accepte les excuses du président moolenbeekois.
Le FC Brussels et le joueur de football Zola
Matumona ont trouvé un accord mardi, confirmée devant la presse par les
deux parties durant l'après-midi, dans les bureaux du président Johan
Vermeersch, à Ternat . Le joueur congolais Zola Matumona, qui avait
rompu jeudi dernier son contrat avec le club bruxellois de D1 belge
suite aux propos racistes tenus par Johan Vermeersch deux jours plus
tôt, a déclaré accepter les excuses du président moolenbeekois. Il se
dit prêt à rejouer pour son club dès ce week-end, reprenant avec effet
immédiat les entraînements avec ses coéquipiers. En outre, toutes les
menaces de poursuites judiciaires, qui avaient été évoquées par son
conseil Me Laurent Denis, sont levées et le contrat de Matumona reprend
donc son cours normal, ce dernier courant encore jusqu'à la fin de la
saison 2008-2009.
Kia ne reprendra pas le sponsoring du FC Brussels
Kia, interrogé par Belga, a déclaré ne pas vouloir
reprendre le sponsoring du FC Brussels en dépit de la réconciliation
intervenue mardi entre le joueur Zola Matumona et le président Johan
Vermeersch. Le Centre pour l'égalité des chances et la lutte contre le
racisme n'entamera, pour sa part, aucune procédure judiciaire en
l'absence d'une demande en ce sens de la part du joueur. "Nous restons
sur notre décision", déclare Marc Coopmans, responsable communication
de Kia Motors, à la suite de l'annonce de réconciliation entre le
joueur et le président du FC Brussels. La décision de mettre fin au
sponsoring du club de football résulterait d'une accumulation de propos
et de comportements de Johan Vermeersch que la société ne tolère plus.
"Les propos racistes qu'il a tenu ont été la goutte de trop et non pas
la cause unique de notre retrait", explique Marc Coopmans. Bien que Kia
se félicite de la réconciliation entre les deux parties, sa décision
est irrévocable "en raison du dommage qu'a subi son image de marque".







