28 novembre 2007
Gizenga II : Pierre Lumbi et le MSR sur le point de claquer la porte !
Depuis hier mardi 27 novembre, les cadres du MSR sont en conclave de
trois jours pour comprendre pourquoi leur quota au Gouvernement a été
sensiblement réduit. Plus de ministre d’Etat, 1 seul ministre au lieu
de 3 dans la précédente équipe, 1 vice-ministre. A l’issue du conclave,
une décision sera prise pour dire si oui ou non le MSR devait suspendre
sa participation au Gouvernement.
Le malaise est perceptible et les frustrations lisibles sur les
visages. Au Mouvement Social pour le Renouveau (MSR), on n’apprécie pas
la composition du Gouvernement remanié. A l’Assemblée nationale où
Gizenga présentait le Budget d’Etat 2008, les journalistes ont cherché
en vain le ministre des Infrastructures, Travaux Publics et Aménagement
du Territoire, Pierre Lumbi Okongo. Pas non plus de Simon Laurent
Ikenge permuté de l’Urbanisme et Habitat à la Fonction Publique. Le
seul membre du MSR présent à la cérémonie était le nouveau
vice-ministre des Finances, César Lubamba Ngimbi. C’est seulement en
début de soirée que les fins limiers ont appris que les cadres du MSR
sont en conclave pour trois jours. Un conclave pour décider de la ligne
à adopter quant à la participation ou non du MSR dans l’équipe Gizenga
II. Le MSR comptait dans la précédente équipe 1 ministre d’Etat, 3
ministres (Fonction Publique, Urbanisme et Habitat et les Affaires
Sociales). Un quota fortement réduit dans l’actuelle équipe. Le
ministre d’Etat a été rétrogradé, 1 ministre permuté et 1 nouveau
vice-ministre aux Finances. Maigre moisson. Pourtant, tous les grands
partis de la coalition ont conservé leurs acquis. Il en a ainsi été
pour le PPRD, le PALU et les Forces du Renouveau. C’est oublier que le
MSR est arrivé 4ème aux législatives du 30 juillet 2006 avec 27 Députés
élus. Après certainement le PPRD, le MLC et le PALU. Bien sûr qu’au
sein de la coalition AMP, le MSR est à égalité avec les Forces du
Renouveau, lequel, d’ailleurs est un regroupement politique à double
tête. Des voix s’élèvent au sein du MSR pour dénoncer la
marginalisation.
Gizenga II sur fond de mécontentement
Si, à l’issue du conclave, le MSR prenait la grave décision de
quitter le Gouvernement, ce sera un bien mauvais signal qui aura mis au
grand le malaise résultant du partage des postes qui couve au sein de
la coalition majoritaire. Déjà au lendemain de la publication du
Gouvernement, les commentaires dans la presse ont été secs. On a parlé
d’un remaniement au goût d’inachevé. Certains ont critiqué le fait que
l’on puisse reprendre les mêmes têtes pour recommencer éternellement.
Jusque-là on pensait que les déçus figuraient seulement du côté de
l’opposition. On vient de se rendre compte que les violons sont loin de
s’accorder à l’AMP. Dans les milieux du pouvoir, plusieurs formations
politiques sont en froid. Il n’est pas exclu que les frustrations
soient, dans les prochains jours, mises sur la place publique.
Plusieurs responsables des partis politiques ou personnalités
indépendantes affirment n’avoir pas été consultés. Personne ne veut
être prise pour une quantité négligeable.
Wait end see.
27 novembre 2007
LOSAKO TV: MOPAO EN SENS INTERDIT...
TOUT LE MONDE DOIT SE GARER DANS LE BON SENS ET MÊME MOPAO... POUR POUVOIR REPARTIR SANS ROULER EN SENS INTERDIT !!!
LOSAKO TV: FALLY... ATTENTION DANGER
TOUT LE MONDE... ATTENTION DANGER !!! TROP D’ ASSURANCE PEUT-IL ÊTRE NÉFASTE ?
LOSAKO TV: FERRE DANS LE DROIT CHEMIN
TOUT LE MONDE DANS LE DROIT CHEMIN... TOUT LE MONDE SANS EXCEPTION !
GIZENGA II: JOSEPH KABILA... PRESIDENT RIME AVEC DECADENT !
...Torturé par l'ennui, ne sachant plus quoi faire ! On se crée des histoires... BEMBA, NKUNDA, FDLR
À tellement bien mentir, on finit par se croire...
On ne peut s'en sortir sans tromper tout le monde...
Manipuler les uns pour protèger les autres sans jamais dévoiler à qui revient la faute...
Il n’y a pas eu d’ouverture à la Sarkozy pour permettre aux ‘’Réformateurs
Radicaux’’ et aux partis de l’opposition extraparlementaire de s’engouffrer au
Gouvernement. Beaucoup de ‘’vertébrés’’ annoncés se mordent les doigts. Peu
importe. Les Congolais, dans leur immense majorité, veulent voir la nouvelle
équipe gouvernementale s’attaquer aux problèmes réels d’accès à l’eau potable,
l’électricité, l’éducation, les soins de santé, la bonne alimentation, etc.
Nommés tard dans la nuit de dimanche à lundi 26 novembre, les membres de la
nouvelle équipe gouvernementale ont eu une réunion de prise de contact avec le
Premier ministre, Antoine Gizenga, à la Primature. Tous, rescapés de Gizenga I
comme nouveaux parvenus, avaient là une bonne opportunité de fêter. Pour autant
que le remaniement opéré par le Président Joseph Kabila a fait beaucoup de
mécontents que l’on recrute dans tous les camps. Parmi les déçus, figurent en
bonne place les chantres de l’ouverture à la Sarkozy. Il faut les chercher du
côté des ‘’Réformateurs Radicaux » du MLC, un courant mort-né piloté par Delly
Sessanga et Yves Kisombe, dont le flirt avec le pouvoir ne faisait l’ombre
d’aucun doute. Les interventions de Delly Sessanga ou Yves Kisombe sur le
plateau de Digital Congo Tv étaient très éloquentes quant à leurs intentions de
peser sur les « grandes questions d’intérêt national ». Ils y croyaient. C’est
ce qui fait dire à un observateur que l’appel à l’unité lancé par Jean-Pierre
Bemba depuis la ville de Faro, au Portugal où il s’est constitué exilé, n’avait
pas suffi à ramener les ‘’Réformateurs’’ à la ligne générale décidée par le MLC,
c’est-à-dire, ne pas participer au Gouvernement. Avaient-ils eu des assurances
du pouvoir avant de s’engager dans leur aventure suicidaire ? Croyaient-ils à la
bonne foi des gagnants des élections de 2006 ? Ou seulement étaient-ils aveuglés
par leur avidité ? Difficile d’y répondre. Une chose est pourtant sûre :
l’initiative des ‘’Réformateurs Radicaux’’ a capoté suite au refus des caciques
de l’AMP de partager le pouvoir avec les perdants. « C’est notre tour, c’est à
nous de diriger », ont-ils, a-t-on appris, clairement rappelé au Chef de l’Etat
dont on disait inspiré par la démarche du Président français Nicolas Sarkozy. Ce
dernier qui avait tout mis en œuvre pour débaucher de grandes figures du Parti
Socialiste. Il semble que c’était dans l’intérêt de la France même si ces
pratiques ont sensiblement affaibli l’opposition.
Il n’y a pas que les
‘’Réformateurs Radicaux’’ du MLC qui se mordent les doigts. A l’UDPS, plusieurs
cadres auraient bien voulu venir aux affaires. Des petits partis dits de
l’opposition extraparlementaire ont fait des appels de pied et, dans un mémo
adressé au Président de la République, demandé que soient prises en compte leurs
revendications relatives aux postes de responsabilité. Vain.
Des
ex-ministres d’Etat rétrogradés
Quelles sont les grandes caractéristiques de
ce remaniement ?
Le nombre de portefeuilles ministériels est passé de 60 à
45 dont 30 ministres et 12 vice-ministres. Dans la précédente équipe, on il y
avait 34 ministres et 20 vice-ministres. Désormais, on a 3 ministres d’Etat,
François Joseph Nzanga Mobutu à l’Agriculture et Développement Rural, Denis
Kalume à l’Intérieur, Décentralisation et Sécurité, et Nkulu Mitumba Kilombo
près le Président de la République. Gizenga I comptait 6 ministres d’Etat.
Ainsi, Antipas Mbusa Nyamwisi n’est plus que ministre aux Affaires Etrangères et
à la Coopération Internationale. Sylvain Ngabu va à l’Urbanisme et Habitat,
Pierre Lumbi aux Infrastructures, Travaux Publics et Reconstruction.
Comment
le couple Kabila- Gizenga a-t-il procédé ?
12 ministères ont été fusionnés
pour donner naissance à 6. C’est le cas du ministère de l’Environnement avec le
Tourisme. Kabila a institué deux Commissions ministérielles qui seront présidées
par Denis Kalume (Politique et Socioculturelle) et Nzanga Mobutu (Economie et
Infrastructures).
Dix nouvelles figures entrent au Gouvernement. Au nombre
desquelles, André Philippe Futa à l’Economie Nationale et Commerce, José Endundo
à l’Environnement, Conservation de la nature et Tourisme.
On reprend les
mêmes, on recommence
Dans l’opinion, les réactions sont mitigées et
partagées. Pour les uns, la réduction des effectifs pourrait avoir une incidence
positive sur l’efficacité de l’action du Gouvernement. Quand bien même, lors de
son investiture, Gizenga avait affirmé que la taille éléphantesque de sa
première équipe ne constituait pas une faiblesse. Il n’est jamais trop tard pour
bien agir. Ceux qui applaudissent le choix du Président de la République
estiment que le moment est venu de s’attaquer aux problèmes réels de la
population. Notamment, l’accès à l’eau potable, l’électricité, l’éducation, les
soins de santé, la bonne alimentation, etc.
Pour les autres, il n’y a pas eu
de profonds changements. On a reconduit les mêmes, du moins à 80%. Les
‘’vertébrés’’ attendus ne sont pas au rendez-vous. D’où la crainte d’un
observateur, pour qui, si c’est une façon de roter les effectifs au sein de
l’AMP, il faudra s’attendre à un remaniement tous les six mois.
Wait and see
Gizenga II est là, la liste complète de Ministres d’Etat, Ministres et Vice-Ministres nommés !
AMP: LE TABOU D’ UN ÉVENTUEL ÉCLATEMENT... PLUS DE 3 MOIS APRÈS... ON PREND LE MÊME ET ON RECOMMENCE 
Dans cette nouvelle dynamique, il y a lieu de rappeler que Kabila a
tenté d’administrer une cure petite d’amaigrissement à l’équipe
gouvernementale. De soixante à quarante-huit membres plus le Premier
Ministre, c’est quand même en dessous de cinquante. Une innovation
cependant, c’est la création d’un ministère chargé des Relations avec
le Parlement lequel a été confié au Professeur Lumanu Bwana Nsefu, du
Pprd. Cinq femmes dont quatre ministres et une vice-Ministre (Colette
Tshomba Ntundu). Du côté de la géopolitique, chaque province compte au
moins deux membres au Gouvernement. Certains ministères ont été
carrément regroupés. C’est le cas de l’Economie et Commerce Extérieur
placé sous les ordres de Futa. Les affaires Sociales sont couplées aux
questions humanitaires entre les mains de Jean-Claude Muyambo Kyassa.
Des permutations opérées sont multiples. Charles Mwando Nsimba va aux
Transports et Communications. Tandis que Sylvain Ngabu prend les rênes
du pouvoir à l’Urbanisme et Habitat. La presse le voulait pourtant
partant. Simon Ikenge remplace Zephyrin Mutu Diambu à la Fonction
Publique. Mabunda Jeannine, Mende, Olivier Kamitatu, Matenda, Tshikez
Diemu, Lukiana, Omatuku, Kabwelulu, Banamuhere… se maintiennent à leurs
postes.
Ci-dessous, la liste complète de Ministres d’Etat, Ministres et Vice-Ministres nouvellement nommés.
Premier Ministre : Antoine Gizenga Funji
Ministres d’Etat
Agriculture : François Joseph Nzanga Mobutu
Intérieur, Décentralisation, et Sécurité : Denis Kalume Numbi
Près le Président de la République : Me Nkulu Kilombo
Ministres
Ministre près le Premier Ministre : Godefroid Mayobo
Affaires Etrangères et Coopération Internationale : Antipas Mbusa Nyamwisi
Défense Nationale et Anciens Combattants : Tshikez Diemu
Justice et Garde des Sceaux : Me Mutombo Bakafwa Nsenda
Relations avec le Parlement : Adolphe Lumanu
Plan : Olivier Kamitatu
Finances : Athanase Matenda
Budget : Adolphe Muzito
Portefeuille : Mme Jeannine Mabunda
Economie et Commerce Extérieur : André-Philippe Futa
Communication et Médias : Emile Bongeli
Infrastructures, Travaux Publics et Aménagement du Territoire : Pierre Lumbi Okongo
Industrie : Simon Mboso Kiamputu
Transports : Charles Mwando Nsimba
Genre, Femme et Enfant : Philomène Omatuku
Enseignement Supérieur, Universitaire et Recherche Scientifique : Léonard Masuga
Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnel : Maker Mwangu
Mines : Martin Kabwelulu
Energie : Salomon Banamuhere
Hydrocarbures : Lambert Mende Omalanga
Postes, Téléphones et Télécommunications : Mme Louise Munga
Environnement, Conservation de la Nature et Tourisme : José Endundo Bononge
Santé Publique : Victor Makwenge
Urbanisme et Habitat : Sylvain Ngabu
Affaires Foncières : Edouard Kabukabwa Bitangilayi
Travail et Prévoyance Sociale : Mme Marie-Ange Lukiana
Fonction Publique : Simon Ikenge Lisambola
Affaires Sociales et Humanitaires : Jean-Claude Muyambo
Culture et Arts : Esdras Kambale
Sports : Willy Bakonga
Vice-Ministres
Intérieur : Joseph Dovel Mpango
Affaires Etrangères et Coopération Internationale : Ignace Gata
Congolais de l’Etranger : Collette Tshomba Tundu
Défense nationale et Anciens Combattants : Luc Amuri
Droits Humains : Claude Basibuye
Budget : Célestin Mbuyu
Travaux Publics : Gervais Nturaminyerwa
Mines : Kasongo Shomari
Développement Rural : Xavier Bonane ya Ngazi
Recherche Scientifique : Zachée Rugabisha
Enseignement professionnel : Arthur Sedea
Afrique du Sud: Zuma prend l'avantage dans la course à la tête de l'ANC... Bye bye Mbeki !
L'ancien vice-président d'Afrique
du Sud, Jacob Zuma, a pris ce week-end un avantage décisif sur le chef
de l'Etat Thabo Mbeki dans la course à la direction du Congrès national
africain (ANC), à moins de trois semaines de la conférence élective du
parti au pouvoir.
"Zuma aux commandes", "Zuma roule en tête", "La porte de sortie est indiquée à Mbeki", titraient lundi les quotidiens sud-africains en Une, après que la majorité des fédérations provinciales du parti eurent désigné Zuma comme leur candidat.
En dépit des soupçons de corruption qui ternissent sa réputation, Zuma, 65 ans, a reçu l'investiture de cinq provinces contre quatre à Mbeki. Mais surtout, en terme de voix par délégués, il a engrangé une avance considérable, avec 2.200 voix sur un total de 3.600.
"Maintenant, nous savons que Zuma bénéficie d'un soutien important, peut-être même assez pour qu'il soit élu", lors de la conférence élective de Polokwane (Limpopo, nord) du 16 au 21 décembre, a commenté l'analyste politique Steven Friedman.
"L'ANC rejette Thabo Mbeki", a pour sa part noté le commentateur politique Xolela Mangcu, basé à Pretoria.
Selon lui, la situation n'est pas définitive, puisque les délégués voteront à bulletin secret lors de la conférence. "Mais si les choses changent, ce sera dans le mauvais sens pour Mbeki. Les gens peuvent voir dans quel sens le vent souffle."
"Je ne vois pas comment ce ne serait pas la fin de la candidature Mbeki", a renchéri Susan Booysen, de l'université Wits à Johannesburg. Le résultat est "tellement tranché", a-t-elle souligné. "On ne peut plus parler de deux candidatures égales. La marge est trop importante."
Un candidat de compromis peut encore émerger pendant la conférence, mais selon les analystes cela ne pourra avoir lieu qu'aux dépens de Mbeki.
Pour Adam Habib, du Conseil de recherches en sciences humaines, il sera très difficile de convaincre Zuma de se retirer, maintenant qu'il se sait favori. "Nous avons deux chevaux en course, l'un est Zuma, l'autre n'est pas Thabo Mbeki", a-t-il déclaré.
Les noms des hommes d'affaires millionnaires Tokyo Sexwale et Cyril Ramaphosa ont régulièrement été évoqués pour jouer ce rôle de "3e homme", mais ils n'ont reçu que peu de soutien dans les désignations de ce week-end.
"L'option d'un troisième candidat a été enterrée, sauf pour servir de remplaçant à Mbeki", a tranché Susan Booysen.
Mbeki, 65 ans, candidat des milieux d'affaires, souffre d'une certaine usure du pouvoir -- il préside le pays depuis 1999 -- et d'une image froide et autoritaire. Sa position est également délicate parce que la Constitution lui interdit de briguer un 3e mandat à la tête du pays lors des élections de 2009, alors que la présidence de l'ANC a toujours servi de tremplin pour celle de la République.
A l'inverse, le populiste Zuma est plutôt charismatique et jouit du soutien des classes populaires. Cependant ses problèmes judiciaires pourraient lui jouer des tours.
En 2005, il avait été limogé de la vice-présidence du pays, après la condamnation de son conseiller financier pour corruption, dans une affaire de vente d'armes. Zuma avait comparu en justice, mais la procédure avait été suspendue pour des questions techniques.
Début novembre, la justice a rouvert la porte à des poursuites en déclarant légales des perquisitions opérées dans le cadre de l'enquête. Zuma pourrait donc être inculpé prochainement pour corruption.
Pour ses adversaires "c'est un atout, mais cela pourrait avoir des répercussions massives. A ce niveau de la course, cela créerait un désordre indescriptible", a relevé Susan Booysen.
LES BANLIEUES FRANCAISES EN ÉTAT DE GUERRE CONTRE LA POLICE...
De nouveaux affrontements ont éclaté lundi soir à Villiers-le-Bel entre jeunes
et policiers, dont une trentaine ont été blessés, ainsi que dans cinq autres
communes du Val d'Oise, au lendemain d'une collision entre un véhicule de police
et une
qui a coûté la vie à deux adolescents.
Au total, 36 véhicules et
cinq bâtiments ont été incendiés dans six villes du Val-d'Oise (Villiers-le-Bel,
Sarcelles, Garges-lès-Gonesse, Cergy, Ermont et Goussainville), dont la
bibliothèque Bellevue à Villiers-le-Bel, selon la préfecture, qui a également
recensé 15 feux de poubelle.
Selon un gradé de la police sur place sous le
couvert de l'anonymat, 30 policiers ont été blessés dans la soirée à
Villiers-le-Bel et étaient traités dans un hôpital de campagne installé à
proximité.
Une autre source policière a fait état de 26 blessés, sans
précision sur la gravité ou la nature des blessures.
Une autre source policière a précisé que huit policiers avaient été blessés par
des tirs de grenaille, dont trois ont été admis à l'hôpital. L'un d'eux aurait
été blessé au visage, selon la même source qui a ajouté que leurs jours
n'étaient pas en danger, selon les premières constatations.
Les affrontements
ont éclaté peu après 19H30, entre une centaine de jeunes et les policiers, à
Villiers-le-Bel, à environ 200 m du lieu de la collision entre la voiture de
police et la mini-moto.
Les jeunes, encagoulés, jouaient au chat et à la
souris avec les forces de l'ordre, les bombardant de projectiles et essuyant en
retour des tirs de flashball et de gaz lacrymogènes. Quelques-uns manipulaient
des cocktails Molotov. Deux personnes ont été interpellées, selon la police,
confirmant des informations de journalistes de l'AFP sur place.
Un cameraman de télévision a reçu des coups au visage et s'est fait dérober sa
caméra. Dans l'après-midi, une équipe de France 3 Ile-de-France s'était déjà
fait voler sa caméra et l'un des journalistes avait été frappé.
Plusieurs
véhicules étaient en feu, dont une voiture de police et une benne à ordures,
ainsi que des poubelles. Des débris de projectiles, notamment du verre,
jonchaient la chaussée. Un véhicule de police a été saccagé.
Les jeunes
s'abritaient derrière des couvercles de poubelles leur servant de boucliers,
obligeant les CRS - 160 selon la préfecture - situés juste en face d'eux à
reculer.
Dans l'Essonne, un autobus de la RATP, qui ne transportait aucun
passager, et un camion ont été incendiés respectivement à Longjumeau et
Grigny.
Des incidents sans gravité, selon la préfecture, se sont également
produits aux Mureaux (Yvelines). En Seine-Saint-Denis, foyer des violences
urbaines de novembre 2005, la situation était "calme", selon la police. Afin de
conjurer l'embrasement, les avocats des familles des deux adolescents décédés
ont annoncé qu'ils allaient demander mardi l'ouverture d'une information
judiciaire.
"Afin que soit établies dans la clarté la plus complète et dans
un climat de confiance les circonstances du décès des jeunes Mouhsin et Lakhami,
les conseils des familles demanderont demain (mardi) à Mme la procureure de
Pontoise l'ouverture d'une information judiciaire", a déclaré Me Jean-Pierre
Mignard.
"La conduite de l'enquête sous la direction d'un juge d'instruction
permettra l'accès des parents des deux adolescents à la procédure. C'est un
geste qui contribuera à ramener la paix dans les esprits", a ajouté Me Mignard,
avocat des deux familles concernées et de celles de deux adolescents de
Clichy-sous-Bois décédés en octobre 2005 dans un transformateur électrique après
avoir été poursuivis par des policiers.
26 novembre 2007
Remaniement du gouvernement / Veillée d’armes dans les partis politiques
Le remaniement est incontournable. Il est même imminent. Question de jours, voire d’heures. Bien entendu qu’en pareilles circonstances, les commentaires vont bon train et dans tous le sens. Ce qui est vrai, c’est que l’objectif visé consiste à rendre l’action du gouvernement plus efficace en prenant en compte toutes les observations émises jusqu’à ce jour. C’est-à-dire, la capacité des membres du gouvernement, la taille de l’équipe gouvernementale et autres opportunités - allusion faite à un gouvernement d’ouverture - pour consolider les acquis de la réconciliation nationale et de l’excellence. De quoi imposer une veillée d‘armes au sein des partis politiques pour autant que ce réajustement ne sera certainement pas pour faire plaisir à tout le monde.
Le temps de la réflexion est passé. Tout est fin prêt, dit-on. Bien sûr qu’il faudra mettre la dernière main sur le travail fait après les dernières cogitations politiques avant de rendre publique l’imminente nouvelle équipe gouvernementale. Une évidence politique après plus de six mois d’entrée en fonction de l’équipe Gizenga. Aussi, dans les milieux politiques influents le remaniement de l’équipe gouvernementale n’est plus qu’une question de jours. Voire d’heures.
En fait, c’est même une nécessité quand on tient compte des observations pertinentes émises tant par les personnalités congolaises que par des partenaires extérieurs. Il s’agit maintenant, vite et bien, de réajuster cette équipe gouvernementale dans le but de donner une nouvelle impulsion à l’action du gouvernement.
L’on se rappellera qu’à la mise en place de cette équipe gouvernementale, l’on s’était plié à des traditions pour respecter les consignes de la période de grâce. L’on sortait d’une période difficile et que l’héritage était empoisonné. Cependant, c’est en temps difficiles que l’on reconnaît des valeurs. Aussi, attendait-on de cette équipe gouvernementale des « signaux forts » en vue de restaurer l’autorité de l’Etat, assainir l’environnement politique et économique pour mobiliser les énergies nécessaires. Des préalables à même de dégager la « vision » des dirigeants de la RDC à gérer les grandes questions nationales, régionales et internationales. Sur ce point de vue, les avis sont largement partagés quant à l’existence d’un « leadership fort » pour canaliser toutes ces ambitions légitimes.
Opportunité du remaniement
Selon des recoupements, le remaniement n’est plus qu’une question de jours. D’autres affirment, la main sur le coeur, que ce n’est qu’une affaire d’heures. Soit.
Ce remaniement est attendu depuis fin septembre, dès lors que l’on devrait, à la fin de ce mois, faire l’état des lieux au moment où le gouvernement devrait annoncer les conclusions des négociations avec les institutions de Bretton Woods. Et qu’en même temps, présenter le « Collectif budgétaire ». Ce qui n’a pas été fait, faute de négociations avec les partenaires extérieurs.
Entre-temps, la vie politique a continué à évoluer avec la mise en place du Congrès, entendez- l’Assemblée nationale et le Sénat réunis. En conformité avec les dispositions constitutionnelles, le président de la République est par conséquent invité à faire un discours sur « l’Etat de Nation ». Ce qui devrait intervenir au plus tard le 6 décembre 2007, date anniversaire de sa prestation de serment en qualité de premier président de la IIIème République. Un anniversaire qui intervient exactement dans 10 jours. Il s’agit là d’une deuxième opportunité qui impose le remaniement tant attendu.
Bien sûr que l’on pourrait se poser la question de savoir si ce sera bien joué de remanier au moment où le Premier ministre s’apprête à défendre son budget à l’Assemblée nationale, et que du 28 au 30 novembre s’ouvre à Paris la réunion du Club Consultatif des bailleurs de fonds sur la RDC.
Interrogation pertinente dans la mesure où qu’il est de bon usage que le ministre qui a élaboré les prévisions budgétaires de son cabinent les défende. Et qu’en plus, si le remaniement intervenait au moment où se tiendrait la réunion de Paris, que le remaniement touchait un des ministres en mission, il n’aura plus qualité de siéger. Des impondérables qui seraient mal appréciées, mais ne remettraient nullement en cause la nécessité de remanier.
Frustrations en perspective
Dans cet exercice incontournable, le problème réel qui se pose est celui de la gestion des humeurs au sein des partis politiques. Si la taille du gouvernement serait réduite, forcément, l’on assistera à la fusion des plusieurs ministères. Selon de rumeurs persistantes, l’on n’aurait plus que 25 ministres et toute l’équipe gouvernementale ne compterait pas plus de 40 personnes. Faut-il croire que certains « chefs » de partis politiques accepteraient-ils le poste de vice-ministre ? Et qu’adviendrait-il s’ils ne seraient pas retenus.
Autre éventualité serait l’enter au sein du gouvernement de certaines personnalités politiques de l’Opposition, de la Société civile ou des indépendants qui présenteraient le profil requis pour assumer des fonctions d’Etat. L’on est là devant le cas de figure d’un « gouvernement d’ouverture ».
Certes, d’aucuns parleraient d’un non sens. Mais, le Burundi est en train de payer ce prix. Le train est de nouveau reparti dans ce pays pour autant que le Frodebu ainsi que l’Uprona ont privilégié les intérêts supérieurs de la nation. Y aura-t-il du mal à tenter l’expérience, même si la RDC n’est pas le Burundi ?
En attendant la réponse à cette interrogation, autant d’évidences susceptibles de créer des frustrations au sein des partis politiques. Même si elles seraient acceptées…
A en croire des informations en notre possession, certains partis politiques pourraient voler en éclats. Ce qui aura des effets d’entraînement sur les plates-formes politiques et susciter une redistribution des cartes au sein de l’Assemblée nationale et du Sénat. Un problème politique à mûrir dès ces instants caractérisés par la veillée d’armes au sein des entités politiques.
La RDC et la Monuc « réfléchissent » sur un plan d’action global de pacification de l’Est
La République démocratique du Congo et la Monuc vont poursuivre et approfondir aujourd’hui les « échanges » et les « réflexions » qu’ils ont entamés le week-end sur un plan d’action global de pacification du Nord et du Sud-Kivu, en application de l’Accord de Nairobi (Kenya) signé le 9 novembre 2007 par les gouvernements congolais et rwandais.
« Il s’agit de baliser le chemin parce qu’il faut respecter le communiqué conjoint de Nairobi », a indiqué à la presse le représentant spécial du secrétaire général de l’Onu en RDC, William Lacy Swing.
« Ce qui s’est passé à Nairobi est une avancée dans la recherche de la paix et de la stabilité dans la région des Grands Lacs du fait que la République démocratique du Congo a pris des engagements, de même que le Rwanda sous la facilitation des Nations Unies. Toute la question, maintenant, est de comment passer à l’application de cet accord et ainsi passer à la vitesse supérieure », a déclaré le ministre de la Défense et des Anciens combattants, Chikez Diemu.
La « vitesse supérieure » a été évoquée en d’autres termes à Goma par le commandant des Forces de la Monuc, le 21 novembre 2007. « Maintenant que toutes les voies pacifiques ont été explorées sans résultat autre que quelques centaines de gens qui se sont rendus volontairement, eh bien, nous allons rentrer dans une autre phase, où il n’y a pas d’autres solutions que de contraindre les gens à aller au brassage, sans délai et sans condition. Nous rentrons dans une phase de contrainte », a dit le général Babacar Gaye.
Aussi, les parties congolaise et onusienne examinent-elles « plusieurs sous-plans » partant de deux volets opérationnels (politique et militaire), chacun ayant plusieurs phases d’exécution. Tout, selon le ministre de la Défense, « devra être rapidement agencé et articulé ».
NE RIEN LAISSER AU HASARD
« Le temps presse et il faut parer au plus urgent au regard de la dégradation continue de la situation d’insécurité à l’Est », a insisté le ministre de la Défense. C’est en fonction du facteur temps que les commandants des Forces de la Monuc et des FARDC s’étaient déjà mis au travail dès la fin des travaux de Nairobi.
Ensuite, le chef d’Etat-major général des FARDC, le général Dieudonné Kayembe, s’est rendu à Goma pour, de son propre aveu, « précisément établir les plans pour la contrainte, pour l’usage de la force ».
« Un plan ne se fait pas en un tour de main. Le plan doit prévoir non seulement les forces engagées, le plan doit aussi fournir les appuis et les soutiens à la manœuvre. Donc, c’est le travail que nous sommes en train d’exécuter. Nous exécutons le travail de conception et de planification avec la Monuc (…). Dans une armée sérieuse, on ne peut pas entreprendre une action quelle qu’elle soit, sans plan », a-t-il révélé mercredi à la presse.
Si les « techniciens militaires » peuvent être « avancés » dans le travail de conception et de planification, les « réflexions » de la RDC et de la MONUC portent aussi sur les « préalables à remplir avant de lancer effectivement l’opération de grande envergure ».
Dans l’optique du gouvernement congolais et de la Monuc, rien ne doit être laissé au hasard. D’où, la mise en place envisagée de plusieurs sous-commissions traitant respectivement des médias (sensibilisation), du DDR (désarmement, démobilisation, réinsertion), des questions politiques et diplomatiques ainsi que des questions humanitaires.
Cependant, « le temps presse » effectivement pour que soit mis fin définitivement aux souffrances de près d’un million de déplacés internes et de réfugiés congolais, victimes innocentes des aventures guerrières des insurgés du général déchu Laurent Nkunda et des rebelles rwandais basés au Nord et au Sud-Kivu.




