LOSAKO

Le porte-voix de tous ceux qui cherchent vainement dans quel forum de ce monde, ils peuvent se faire entendre.. Oui, je veux donc parler au nom de tous les « laissés pour compte » parce que « je suis homme et rien de ce qui est humain ne m’est étranger ».

27 novembre 2007

GIZENGA II: JOSEPH KABILA... PRESIDENT RIME AVEC DECADENT !

Kabilainvestiture...Torturé par l'ennui, ne sachant plus quoi faire ! On se crée des histoires... BEMBA, NKUNDA, FDLR

À tellement bien mentir, on finit par se croire... On ne peut s'en sortir sans tromper tout le monde...

Manipuler les uns pour  protèger les autres sans jamais dévoiler à qui revient la faute...


Il n’y a pas eu d’ouverture à la Sarkozy pour permettre aux ‘’Réformateurs Radicaux’’ et aux partis de l’opposition extraparlementaire de s’engouffrer au Gouvernement. Beaucoup de ‘’vertébrés’’ annoncés se mordent les doigts. Peu importe. Les Congolais, dans leur immense majorité, veulent voir la nouvelle équipe gouvernementale s’attaquer aux problèmes réels d’accès à l’eau potable, l’électricité, l’éducation, les soins de santé, la bonne alimentation, etc.

Nommés tard dans la nuit de dimanche à lundi 26 novembre, les membres de la nouvelle équipe gouvernementale ont eu une réunion de prise de contact avec le Premier ministre, Antoine Gizenga, à la Primature. Tous, rescapés de Gizenga I comme nouveaux parvenus, avaient là une bonne opportunité de fêter. Pour autant que le remaniement opéré par le Président Joseph Kabila a fait beaucoup de mécontents que l’on recrute dans tous les camps. Parmi les déçus, figurent en bonne place les chantres de l’ouverture à la Sarkozy. Il faut les chercher du côté des ‘’Réformateurs Radicaux » du MLC, un courant mort-né piloté par Delly Sessanga et Yves Kisombe, dont le flirt avec le pouvoir ne faisait l’ombre d’aucun doute. Les interventions de Delly Sessanga ou Yves Kisombe sur le plateau de Digital Congo Tv étaient très éloquentes quant à leurs intentions de peser sur les « grandes questions d’intérêt national ». Ils y croyaient. C’est ce qui fait dire à un observateur que l’appel à l’unité lancé par Jean-Pierre Bemba depuis la ville de Faro, au Portugal où il s’est constitué exilé, n’avait pas suffi à ramener les ‘’Réformateurs’’ à la ligne générale décidée par le MLC, c’est-à-dire, ne pas participer au Gouvernement. Avaient-ils eu des assurances du pouvoir avant de s’engager dans leur aventure suicidaire ? Croyaient-ils à la bonne foi des gagnants des élections de 2006 ? Ou seulement étaient-ils aveuglés par leur avidité ? Difficile d’y répondre. Une chose est pourtant sûre : l’initiative des ‘’Réformateurs Radicaux’’ a capoté suite au refus des caciques de l’AMP de partager le pouvoir avec les perdants. « C’est notre tour, c’est à nous de diriger », ont-ils, a-t-on appris, clairement rappelé au Chef de l’Etat dont on disait inspiré par la démarche du Président français Nicolas Sarkozy. Ce dernier qui avait tout mis en œuvre pour débaucher de grandes figures du Parti Socialiste. Il semble que c’était dans l’intérêt de la France même si ces pratiques ont sensiblement affaibli l’opposition.

Il n’y a pas que les ‘’Réformateurs Radicaux’’ du MLC qui se mordent les doigts. A l’UDPS, plusieurs cadres auraient bien voulu venir aux affaires. Des petits partis dits de l’opposition extraparlementaire ont fait des appels de pied et, dans un mémo adressé au Président de la République, demandé que soient prises en compte leurs revendications relatives aux postes de responsabilité. Vain.

Des ex-ministres d’Etat rétrogradés

Quelles sont les grandes caractéristiques de ce remaniement ?

Le nombre de portefeuilles ministériels est passé de 60 à 45 dont 30 ministres et 12 vice-ministres. Dans la précédente équipe, on il y avait 34 ministres et 20 vice-ministres. Désormais, on a 3 ministres d’Etat, François Joseph Nzanga Mobutu à l’Agriculture et Développement Rural, Denis Kalume à l’Intérieur, Décentralisation et Sécurité, et Nkulu Mitumba Kilombo près le Président de la République. Gizenga I comptait 6 ministres d’Etat. Ainsi, Antipas Mbusa Nyamwisi n’est plus que ministre aux Affaires Etrangères et à la Coopération Internationale. Sylvain Ngabu va à l’Urbanisme et Habitat, Pierre Lumbi aux Infrastructures, Travaux Publics et Reconstruction.

Comment le couple Kabila- Gizenga a-t-il procédé ?

12 ministères ont été fusionnés pour donner naissance à 6. C’est le cas du ministère de l’Environnement avec le Tourisme. Kabila a institué deux Commissions ministérielles qui seront présidées par Denis Kalume (Politique et Socioculturelle) et Nzanga Mobutu (Economie et Infrastructures).
Dix nouvelles figures entrent au Gouvernement. Au nombre desquelles, André Philippe Futa à l’Economie Nationale et Commerce, José Endundo à l’Environnement, Conservation de la nature et Tourisme.

On reprend les mêmes, on recommence

Dans l’opinion, les réactions sont mitigées et partagées. Pour les uns, la réduction des effectifs pourrait avoir une incidence positive sur l’efficacité de l’action du Gouvernement. Quand bien même, lors de son investiture, Gizenga avait affirmé que la taille éléphantesque de sa première équipe ne constituait pas une faiblesse. Il n’est jamais trop tard pour bien agir. Ceux qui applaudissent le choix du Président de la République estiment que le moment est venu de s’attaquer aux problèmes réels de la population. Notamment, l’accès à l’eau potable, l’électricité, l’éducation, les soins de santé, la bonne alimentation, etc.

Pour les autres, il n’y a pas eu de profonds changements. On a reconduit les mêmes, du moins à 80%. Les ‘’vertébrés’’ attendus ne sont pas au rendez-vous. D’où la crainte d’un observateur, pour qui, si c’est une façon de roter les effectifs au sein de l’AMP, il faudra s’attendre à un remaniement tous les six mois.

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