31 octobre 2007
KIN LA BELLE... KIN MAZIERE... KIN MISERE !
KIN MAZIERE où les puissants renvoient les faibles... Mais dans ce pays maudit, pour combien de temps peut-on rester puissant ?
Le Président Kabila et son gouvernement Gizenga, réunis par un
misérable destin, n’auront certainement pas à se féliciter l’un l’autre
des mois passés au perchoir d’une République bananière héritée des
prédateurs qui les ont précédés. Les opposants, les journalistes, les ONG etc... Qu’ont-ils fait pour mériter les trous noirs de KIN MAZIERE ?
Beaucoup d’autres « Honorables » Députés ou Sénateurs du Congo
méritent de passer de la gloire à la boue pour que le pays soit propre.
Le peuple attend impatiemment ce temps de la délivrance. Mais cela ne
doit en aucun cas passer par la torture d’êtres humains, fussent-ils
des opposants de premier plan.
Tout est pardonné a ceux qui veulent jouir du malheur des Congolais
Des allégations difficiles à rejeter font état de tortures subies par les opposants politiques, les journalistes, les ONG etc... Les auteurs de ces tortures sont des agents de l’Etat. A celui-ci incombe donc la responsabilité primaire de ces crimes. C’est simple et limpide comme la vérité. Qui dit le contraire ?
il faut aller au Congo pour le voir ! On comprend pourquoi le Procureur de la République et les parquets peuvent concentrer leurs énergies ailleurs que dans la justice.
Tu ne tortureras pas ton semblable.
La torture est toujours la marque de l’extrême faiblesse d’un pouvoir qui a peur ou qui est incapable d’affronter ses responsabilités. Les Congolaises et les Congolais, à l’heure actuelle, ne sauraient tolérer que le mensonge et l’arbitraire soient érigés en phares à leur horizon politique.
Un être humain, dans un pays en voie de démocratie, ça ne se jette jamais en prison sur simples soupçons. Ça ne se torture jamais. Sous aucun prétexte. Et la Convention contre la torture, c’est fait pour les rats ? Le nouveau Code de procédure pénale congolais, ils l’ont fabriqué pour qui, ces juristes des temps troublés ? Et ces juges rescapés complices du chaos de la dictature de Mobutu, quelle justice rendent-ils ? Et ces clameurs du peuple longtemps meurtri par ses criminels, qui les écoute ?
Si les portails de KIN MAZIERE s’ouvraient encore plus
largement, la face du Congo en serait changée. Des locataires encore
plus illustres pourraient y entrer au rythme de fanfares et de
cornemuses. Où est passé le génocidaire Nkunda ?
N’est-il pas en passe de devenir une icône vénérée sur toute la région de grands lacs ? Et pourtant, génocidaire, sanguinaire, criminel, à son actif les camps de « déplacés » et de
« regroupés » Congolais sont aussi ses inventions pour « protéger » le peuple Tutsi Rwandais.
Mobutistes et Kabilistes...tout un monde que tout divise mais qui se
réunit soudainement pour piller la République et torturer le peuple.
Quel autre signe de réconciliation faut-il
chercher ? Voilà la bonne nouvelle à proclamer urbi et orbi. A vous la
mission, pasteurs intrépides d’un évangile obscur ! A vous l’honneur,
courtisans des palais ! Que vos voix résonnent au-delà des pleurs de
femmes, enfants du Kivu ! Que la justice de vos pères, celle de la
pierre contre la
calebasse , guide vos pas !
Le temps est venu où le loup et l’agneau dormiront dans la même tanière
par une nuit douce sous la voûte étoilée du ciel. L’heure du renouveau a sonné, il est temps de se lever au pays de Lumumba.
Non, je ne chante pas, je pleure sur mon peuple, j’interpelle ses dirigeants... A ceux qui diront la vérité, gloire et bénédictions. Aux apôtres du mensonge, que soit lancé l’anathème.
Les comploteurs seront confondus et sévèrement punis. Les instances habilitées sont à pied d’œuvre pour
extirper de la Cité le mal tapi dans le cœur des hommes. De ces
instances jaillira la vérité, limpide et unique. Au Congo, les voies de la démocratie, comme
celles du Seigneur, sont souvent impénétrables. Elles sont tortueuses.
Et si de « tortueuses » elles mutaient en « tortures » ?
Que Dieu nous en garde !
Losako
Le régime Kabiliste frappe encore... 11 journalistes qui voulaient couvrir une manifestation de l’opposition à Kinshasa
11 journalistes brièvement interpellés et battus par la police pour avoir tenté de couvrir une manifestation de l’opposition...
Onze
journalistes travaillant pour divers médias à Kinshasa ont été
brièvement interpellés et battus, mardi 30 octobre 2007 vers 11H00 à
Kinshasa/Kasa-Vubu, par la police nationale alors qu’ils tentaient de
couvrir une manifestation « non autorisée » de l’opposition.
Selon des informations obtenues par journaliste en danger (JED),
cette manifestation organisée par deux membres de l’Union pour la
Nation (UN, Plate forme électorale dirigée par M. Jean-Pierre Bemba), à
savoir Gaston Dindo et Moïse Moni Dela qui se réclament aujourd’hui de
l’opposition dite extra-parlementaire, était destinée à déposer un
mémorandum à L’Assemblée Nationale au Palais du Peuple à
Kinshasa/Lingwala.
Des éléments de la Police Nationale, qui ont fait irruption à bord
de deux camions, ont alors dispersé sans management les personnes
trouvées sur le lieu du rassemblement à la place dite « Un, Deux, Trois
» à Kinshasa/Kasa-Vubu à quelques 500 m du Palais du Peuple. Les
organisateurs de la marche ainsi que les journalistes qui couvraient la
manifestation ont été ont brutalement interpellés, battus et jetés dans
les camions de la Police qui les ont acheminés au Commissariat de
Kalamu dans le quartier Matonge. Un des journalistes interpellés a dit
à JED qu’ils ont été tous libérés au bout d’environ une heure mais que
des objets personnels leur ont été confisqués.
JED s’inquiète de la recrudescence des actes de violence contre des
journalistes en pleine exercice de leur métier par des représentants de
la puissance publique. JED rappelle que les journalistes ont le droit
de couvrir toute manifestation publique, autorisée ou non, qui présente
un intérêt pour les médias.
J. Kabila, président en exercice de la CEEAC
La République démocratique du Congo se réveille, l’Afrique se
réveillera. C’est la lecture qu’il faut se faire de cette marque de
confiance que viennent de témoigner les chefs d’Etat des pays de
l’Afrique centrale, mem
bres de la CEEAC en confiant la présidence en
exercice de cette organisation à Joseph Kabila Kabange, président de la
République démocratique du Congo.
Lourde charge qui intervient 10 mois après la même marque de confiance et de sympathie à lui témoigner par ses pairs de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs pour la tenue du IIIème sommet de conférence à Kinshasa. Ce sont là des signes qui ne témoignent d’un regain de confiance diplomatique certain. Et qui appellent à plus de responsabilité politique pour l’image de marque de la RDC.
La 13ème session de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale, CEEAC, a clos ses travaux hier mardi 30 octobre, au palais du Parlement. Cette rencontre qui regroupait les chefs d’Etat et du gouvernement de l’Afrique centrale a été rehaussée de la présence de cinq chefs d’Etat de la Région. A savoir Omar Bongo du Gabon, François Bozizé de la République Centrafricaine, Fradique de Menenzes de Sao Tomé Principe, Joseph Kabila Kabange de la République démocratique du Congo, et Denis Sassou Nguesso de la République du Congo. Bien sûr que les pays comme l’Angola, le Cameroun, la Guinée Equatoriale ont été représentés par des personnalités de haut rang. Au terme de ces travaux qui ont duré une journée, la présidence en exercice a été confiée à Joseph Kabila Kabange, président de la République démocratique du Congo. Une belle opportunité pour la RDC de bien la gérer pour voir plus loin dans cette vision partagée au niveau de la sous-région afin de jouer pleinement son rôle moteur en Afrique centrale. Aussi, à l’occasion de cette rencontre de Brazzaville, la RDC a apuré ses arriérés en versant un montant de 1million de dollars à titre de cotisation.
Prenant la parole en cette circonstance, le chef de l’Etat a parlé « de la renaissance de la CEEAC, alors moribonde ». Une renaissance caractérisée par ce regain d’intérêt de la part des institutions financières africaines et internationales, notamment la Bad, l’Union européenne et les Nations unies. Il a souligné qu’il s’agit d’un honneur fait à son peuple et à son pays et que désormais il faut marquer la rupture d’un passé et se tourner vers l’avenir, un avenir plein d’espoir pour la CEEAC.
Une haute responsabilité qui honore la RDC, mais témoigne de cette marque de confiance à l‘endroit de notre pays. Marque de confiance qui constitue un véritable encouragement quand on sait que la RDC sort d’un long chemin de croix après tant d’années marquées par des guerres aussi sanglantes que destructrices. Il s’agit là d’un signe avant-coureur qu’il y a lieu d’espérer et de s’animer d’une volonté inébranlable d’aller résolument de l’avant pour rencontrer les préoccupations de l’Union africaine visant à accélérer l’intégration régionale et le bien-être des peuples du continent africain.
UN NOUVEAU DEPART
Il est vrai qu’à Malabo, capitale de la Guinée Equatoriale, les chefs d’Etat de la CEEAC avaient levé l’option d’imprimer une nouvelle dynamique à l’organisation, comme l’a bien souligné le président Denis Sassou Nguesso, dans son discours d’ouverture. Mais, il a reconnu que jusque-là, l’Afrique centrale passe pour un maillon faible de l’Afrique, mais « ne peut rester en marge de l’allure que l’Union africaine tient à imprimer à l’ensemble du continent ».
Il s’agit d’un engagement pour marquer un nouveau départ en Afrique centrale. Car, les travaux de Brazzaville ont porté sur la promotion et le renforcement d’un développement équilibré dans tous les domaines, notamment l’élimination des droits de douane à l’importation et à l’exportation, l’allègement des entraves au commerce, l’obstacle à la libre circulation des biens et des personnes.
Mais puisqu’il ne peut y avoir de développement sans paix et sécurité, les chefs d’Etat et de gouvernement ont évoqué des voies et moyens pour renforcer le mécanisme d’exécution pour assurer la paix et la sécurité en vue d’assainir l’espace socioéconomique. Un engagement a été pris pour la paix, la prospérité, la solidarité politique dans la région. Une option a été levée pour parvenir à une seule communauté au niveau de l’Afrique centrale et qu’à l’unanimité, la candidature de Jean Ping, vice-premier ministre gabonais, a été soutenue pour succéder à Alpha Oumar Konaré à la présidence de la Commission africaine de l’Union africaine. Comme l’a reconnu M. Sylvain Ngoma, secrétaire exécutif de la CEEAC -lequel a été reconduit à ce poste- des efforts ont été accomplis malgré un temps mort consécutif à tous les conflits armés qui ont secoué l’Afrique centrale. Raison pour laquelle il a été institué le Conseil de paix et sécurité pour gérer les conflits. Mais, il appartient maintenant de doubler des efforts pour une nouvelle impulsion à la CEEAC qui, on le sait, a été créée en 1983.
Le potentiel
UDPS : Mubake à couteaux tirés avec le couple Tshisekedi !
Convoqué
par le Collège des Fondateurs de l’UDPS pour rendre compte de
l’évolution du parti, Valentin Mubake aurait brillé par l’absence. Il a
boycotté les travaux préparatoires du Ier Congrès de l’UDPS. Dans
l’entourage d’Etienne Tshisekedi, on ne se rappelle plus quand est-ce
que les deux hommes se sont vus pour la dernière fois. Des sources
laissent entendre que Madame Marthe, épouse de Tshisekedi, aurait eu
recours à ses muscles pour s’en prendre à Mubake. Apparemment, c’est le
je t’aime moi non plus.
Il n’y a point d’UDPS en dehors d’Etienne Tshisekedi. Celui-ci est
pour son parti ce que vaut Antoine Gizenga pour le PALU. C’est dire que
si l’on devait demander aux « parlementaires debout » de faire un choix
entre Tshisekedi et Valentin Mubake, ce serait comme le jour et la
nuit. Etienne Tshisekedi ou rien, entend-on souvent clamer les
‘’combattants de l’UDPS’’. C’est un peu à cela qu’on a assisté tout au
long du week-end à la paroisse Saint Dominique de Limete où se
clôturaient les travaux préparatoires du Ier Congrès de l’Union pour la
Démocratie et le Progrès Social (UDPS). Les lignes ont bougé dans la
direction du parti. Les activités du Comité National de l’UDPS –ndlr
l’équivalant du Parlement- que dirige d’une main rigide Valentin Mubake
ont été suspendues, le samedi 27 octobre 2007, pour une durée
indéterminée par le Collège des Fondateurs, autorité morale et organe
suprême de ce parti. Le même Collège a reconduit Etienne Tshisekedi à
ses fonctions de président national de l’UDPS. Il faut voir par ces
décisions des signes prémonitoires de grands bouleversements attendus
lors du Congrès proprement dit. En aparté, plusieurs cadres de l’UDPS
se sont dits solidaires des mesures prises par le Collège des
Fondateurs. Mais comme on pouvait s’y attendre, Mubake n’est pas de
tempérament à pouvoir encaisser la décision suspendant le Comité
National. La preuve, c’est que Valentin Mubake n’était pas, le dimanche
28 octobre, à la cérémonie de clôture des travaux préparatifs.
Pourrait-il y être, lui qui, pendant un mois n’a pas pris part aux
travaux du Centre Béthanie ? Une absence aux travaux que d’aucuns
expliquent par la bataille rangée qui avait opposé le 22 septembre
dernier au temple de l’UDPS les partisans de Mubake à la garde
rapprochée de l’opposant historique. Les hommes de Mubake, si l’on peut
se permettre de les appeler ainsi, s’étaient enfuis avec des blessures.
Mais là n’est pas la cause principale. Car, des batailles comme celle
du 22 septembre, on en a vu à la 10ème rue/Limete. Entre les deux tours
de la présidentielle de 2006, Mubake s’était fait lunché. A l’époque,
Joseph Mukendi, un des hauts cadres de l’UDPS, avait minimisé
l’incident, préférant parler d’échauffourées liées à toute vie en
groupe. C’était tout de même compréhensible du moment que les cadres de
l’UDPS étaient écartelés entre l’idée d’apporter un soutien à l’un des
candidats du second tour de la présidentielle et la ligne
abstentionniste boycottiste du processus électoral.
Le fonds du problème serait la lutte sans merci pour le contrôle
de la présidence de l’UDPS. Mubake a été accusé de vouloir dédoubler la
commission préparatoire du Ier Congrès, de ne choisir comme délégués
des provinces que leurs proches, avec pour objectif d’obtenir du
Congrès le remplacement de Tshisekedi dont le poids de l’âge
constituerait un handicap pour assumer correctement les missions lui
confiées et conduire le parti à la prise du pouvoir politique. Faut-il
conclure que si Mbubake semble avoir perdu, avec ce qui s’est passé à
Saint Dominique, la bataille de la direction de l’UDPS, qu’il est
absolument exclu, mieux, ‘’auto exclu’’ du parti ? Le principe
d’exclusion ou d’auto exclusion, c’est selon, ne serait plus à la mode
chez Tshisekedi. La tendance, à voir l’ambiance qui a régné pendant les
travaux préparatoires, est au repêchage des partants. On peut, toutes
proportions gardées, dire que Mubake ne sera pas exclu de l’UDPS. Sauf
s’il prenait la suspension du Comité National pour un affront. Au PS
français, Laurent Fabius et tous ceux qui l’avaient suivi pour dire non
à la Constitution européenne, en contradiction du mot d’ordre de la
hiérarchie du parti, furent dégradés. Ils demeurent, néanmoins, très
influents. C’est ça la discipline du parti ou l’esprit du groupe. La
logique aurait exigé que les intérêts du parti passent avant les
ambitions et intérêts individuels ; et que l’individu se soumette au
groupe.
Origine de la propagation du HIV remise en question
Selon une étude parue le 29 octobre 2007 dans les annales de l’Académie nationale américaine des sciences, le virus du sida pourrait avoir été introduit aux Etats-Unis par un immigré haïtien célibataire. On en saurait donc un peu plus sur la manière dont le virus s’est propagé à partir du continent africain.
La maladie a été reconnue pour la première fois en 1981, aux Etats-Unis, par le Centre pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) : les premiers cas de sida sont rapportés dans la communauté homosexuelle. Au début de l’épidémie, on est parti à la recherche du patient zéro, celui qui aurait propagé la maladie. Un temps, on pensait l’avoir trouvé en la personne de Gaétan Dugas, un steward canadien homosexuel. Cette théorie n’a plus cours.
L’étude, dirigée par Michael Worobey, spécialiste en biologie de l'évolution à l'université de l'Arizona, confirme ce que soupçonnaient plusieurs scientifiques : le virus du sida serait probablement arrivé sur les côtes américaines autour de 1969, soit plus d’une décennie avant l’explosion de l’infection, et il pourrait avoir été introduit par un ou plusieurs immigrés haïtiens. « C'est assez glaçant de savoir que le virus circulait probablement depuis si longtemps », a souligné Michael Worobey .
On peut donc retracer la manière dont le virus se serait propagé : apparu chez des chimpanzés en Afrique centrale, le virus aurait été transmis à l’homme, probablement après consommation de leur viande, dans les années 30, avant de toucher les Etats-Unis via Haïti, puis le Canada, l’Europe, et le reste du monde. Le cheminement du virus suscite toujours de nombreux débats chez les scientifiques. Et cette étude pourrait devenir en quelque sorte le chaînon manquant qui pourrait permettre de reconstituer chronologiquement l'apparition du virus aux Etats-Unis. A ce jour, la maladie a tué plus de 25 millions de personnes et 40 millions de séropositifs sont recensés à travers le monde.
Arche de Zoé: 16 Européens inculpés et sous mandat de dépôt au Tchad
Seize Européens et deux
Tchadiens, inculpés lundi soir dans l'est du Tchad pour avoir voulu
emmener en France 103 enfants de la région, ont été placés mardi sous
mandat de dépôt en attendant un éventuel transfèrement vers N'Djamena.
"Le juge (d'instruction) a été saisi et l'inculpation a été prononcée", a confirmé mardi le ministre tchadien de la Justice Albert Pahimi Padacké, précisant que les personnes poursuivies avaient été placées "sous mandat de dépôt".
Neuf Français - des membres de l'association française Arche de Zoé et trois journalistes - ont été inculpés à Abéché, principale ville de l'est du Tchad, d'"enlèvement de mineurs" et d'"escroquerie".
Les sept Espagnols de l'équipage de l'avion qui devait emmener les enfants en France, ainsi qu'un sous-préfet et un chef de quartier tchadiens, sont poursuivis pour "complicité".
Madrid a fait part de son "désaccord", estimant qu'il n'y "avait pas de preuves concluantes contre les Espagnols".
Par ailleurs, un pilote belge, qui a acheminé une partie des enfants à Abéché depuis la frontière tchado-soudanaise, est toujours en garde à vue depuis dimanche à N'Djamena.
Les 16 Européens inculpés étaient mardi après-midi au commissariat d'Abéché et une procédure en vue de leur transfèrement, probablement à N'Djamena, 700 km plus à l'ouest, est "en cours" mais pourrait prendre encore un ou deux jours, selon le procureur de la ville Ahmat Daoud.
Les personnes poursuivies, dont sept femmes (quatre hôtesses de l'air espagnoles, deux membres de l'association et une journaliste françaises) "encourent des peines de cinq à vingt ans de travaux forcés", a précisé le procureur.
La France a indiqué avoir saisi le président tchadien Idriss Deby Itno du cas des journalistes arrêtés, afin qu'il soit tenu compte de leur profession "dans les décisions qui seraient prises".
Les autorités françaises ont continué mardi de critiquer l'opération de l'Arche de Zoé, qui affirme avoir voulu "sauver" des "orphelins" du Darfour, région de l'ouest du Soudan frontalière du Tchad, en proie à une guerre civile.
Le ministère français des Affaires étrangères a annoncé qu'il avait mis en garde les autorités tchadiennes contre des "projets très généraux" de l'association, 48 heures avant les arrestations, tout en indiquant que le transfèrement des enfants vers l'aérodrome d'Abéché avait été découvert parce que leur convoi avait enfreint le couvre-feu en vigueur dans la région.
La France n'avait aucun moyen d'arrêter l'opération ni préventivement sur son territoire ni au Tchad, a assuré mardi de son côté la secrétaire d'Etat française aux Affaires étrangères, Rama Yade.
Les agences humanitaires continuent d'enquêter sur l'origine et le statut familial des enfants. Mais Eric Chevalier, conseiller spécial du chef de la diplomatie française Bernard Kouchner, a affirmé que la majorité étaient "Tchadiens avec des parents tchadiens" et l'Unicef disait mardi ignorer s'ils "sont ou non orphelins et d'où ils viennent".
M. Kouchner de son côté a estimé que l'action humanitaire ne pouvait "agir sans règle", mais s'est montré réticent à s'exprimer sur l'affaire.
La France a annoncé que ses ressortissants impliqués répondraient "de leurs actes au Tchad", suscitant les protestations de l'opposition socialiste qui a réclamé qu'ils soient jugés sur le sol français.
Depuis jeudi, N'Djamena a accusé les responsables de l'opération d'"enlèvement" et "trafic" d'enfants, le président Deby se demandant même si ces derniers étaient destinés à des réseaux pédophiles ou à des trafics d'organes.
Mais de premières voix se sont élevées contre toute tentative de récupération politique de cette affaire par N'Djamena, alors que le déploiement d'une force européenne est attendu prochainement dans l'est du Tchad.
La justice française soupçonne l'Arche de Zoé d'avoir tenté de servir d'intermédiaire illégal dans le domaine de l'adoption et a ouvert la semaine dernière une information judiciaire.
Le Brésil organisera le Mondial 2014 de football
Le Brésil a toutefois promis un Mondial à la fois social et écologique. Sur le plan footballistique, on retrouvera évidemment, 64 ans après la finale perdue contre l'Uruguay, le mythique Maracana sera rénové.
L'organisation de la Coupe du monde 2014 a été confiée par le comité exécutif de la Fédération internationale au Brésil, seul candidat en lice, qui a promis de donner une dimension sociale et écologique à cet évènement.
"Je veux dire la joie de voir le nom du Brésil sur ce petit papier", a affirmé à Zurich le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, reflétant l'explosion de joie qui a suivi l'annonce dans son pays.
"C'est le pays qui a donné le plus au football", souriait Michel Platini, président de l'UEFA et membre du comité exécutif. C'est le plus grand pays de football au monde, qui a gagné le plus de Coupes du monde, qui a sorti le plus grand nombre de grands joueurs. Une Coupe du monde au Brésil c'est comme d'aller en pèlerinage à La Mecque, à Saint-Jacques de Compostelle ou à Jérusalem."
La jeep qui fait tourner la tête...Shuanghuan Sceo 4x4, nouvelle tentative chinoise..rien de moins que la new BMW X5.
SCEO 4X4: 20000 EUROS
BMW X5: 55000 EUROS
CLIN D' OEIL A BOB...YO NDE !
30 octobre 2007
RD Congo: au Nord-Kivu, une crise humanitaire comparable à celle du Darfour
Avec 350.000 déplacés de guerre
depuis le début de l'année, le Nord-Kivu s'est installé dans une crise
humanitaire permanente, désormais comparable à celle du Darfour et qui
favorise les tensions ethniques dans cette province de l'est de la
République démocratique du Congo (RDC).
"La crise humanitaire au Nord-Kivu a atteint un niveau comparable à celle du Darfour", région de l'ouest du Soudan en proie à la guerre depuis 2003, estime le représentant spécial de l'Union européenne (UE) pour la région des Grands Lacs africains, Roeland Van de Geer.
Après un séjour au Nord-Kivu, il estime qu'"il y a urgence à régler cette crise et à s'attaquer à ses causes profondes", liées à la persistance des violences dans cette région frontalière du Rwanda, qui compte désormais près de 800.000 déplacés internes, soit 70% du nombre total de déplacés de guerre en RDC.
Foyer de rébellions qui ont par deux fois plongé le pays dans la guerre (1996-97, 1998-2003), le Nord-Kivu est depuis la fin août le théâtre d'affrontements entre les Forces armées congolaises (FARDC) et des soldats insurgés ralliés à l'ex-général tutsi congolais Laurent Nkunda.
Des accrochages opposent aussi régulièrement les soldats insurgés à des milices locales Maï Maï et des rebelles hutus rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).
"Dans trois (des six) camps de déplacés de Mungunga (près de la capitale provinciale Goma), les responsables des camps se sont plaints des viols des femmes (...). Les déplacés mettent en cause les FARDC", explique M. Van de Geer.
Selon les agences humanitaires, la zone de Mugunga compte à elle seule plus de 60.000 déplacés, hébergés dans des camps ou des familles d'accueil, dans une promiscuité terrible, favorisant le développement de maladies et alimentant les tensions entre déplacés.
Au moins 38 cas de viols et 180 cas de choléra ont été recensés dans les différents camps de cette zone, selon différentes agences de l'ONU.
Des milliers d'autres déplacés restent inaccessibles dans le Masisi et le Rutshuru, deux territoires où le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha) estime qu'un habitant sur trois est actuellement déplacé.
Dans la zone de Mweso (Masisi), où des accrochages fréquents empêchent toute assistance, "plus de 80 enfants sont morts de la rougeole en deux mois", indique Patrick Lavand'Homme, chef d'Ocha au Nord-Kivu, qui explique que toutes les agences ont renforcé leurs capacités pour répondre à cette "crise sans précédent" depuis la dernière guerre.
"Le PAM (Programme alimentaire mondial) a prévu des stocks de 3.500 tonnes de vivres (pour environ 200.000 personnes) par mois, l'Unicef (Programme des Nations unies pour l'enfance) a prévu 11.000 kits de non-vivres (bâches, savon, couvertures)", détaille M. Lavand'Homme.
"Mais si la crise se prolonge, avec de nouveaux combats et des opérations militaires, on sera complètement dépassés", prévient-il.
Or, en dépit de la reddition d'un chef milicien Maï Maï et de près d'un millier d'insurgés nkundistes depuis septembre, la tension ne diminue pas et l'armée pourrait lancer une offensive d'ici à la fin de l'année contre Nkunda.
Ce Tutsi congolais refuse de rendre les armes et se pose en défenseur de sa communauté contre les FDLR, dont certains ont participé au génocide rwandais de 1994, essentiellement dirigé contre la minorité tutsie.
Cette crise a "exacerbé les tensions ethniques", alimentées par une "instrumentalisation de populations", selon Sylvie van den Wildenberg, porte-parole de la Mission de l'ONU en RDC (Monuc) au Nord-Kivu.
"Tous les belligérants prétendent agir au nom de la protection des civils", qui deviennent la caution et l'otage des conflits, explique-t-elle, rappelant que depuis deux mois, les déplacés tutsis vont chercher refuge dans des zones différentes des autres communautés (hutu, hunde, nande...)
Laurent Gbagbo : "Je dors mieux depuis que Chirac n'est plus là"
Dans un entretien accordé à RFI, le président ivoirien, Laurent Gbagbo,
s'explique sur sa décision de supprimer la carte de séjour pour les
étrangers. Il revient aussi sur les audiences foraines et la faible
fréquention qu'elles suscitent. Laurent Gbagbo fait également le point
sur ses relations avec la France, depuis l'arrivée à l'Elysée de
Nicolas Sarkozy.
RFI : Vous avez déclaré la suppression de la carte de séjour. Est-ce que ce n’est pas une annonce électoraliste ?
Laurent Gbagbo : Depuis 1990, je suis contre la carte de séjour. Maintenant que j’ai une occasion de pouvoir la supprimer, je la supprimerai. Maintenant, il reste techniquement à mettre cela en pratique, mais cela ira vite. En tout cas, d’ici deux semaines, ce sera fait.
RFI : Si la carte de séjour n’existe plus, qu’est-ce que vous allez faire pour que les étrangers ne soient pas inquiétés sur leurs carte d’identité ?
Laurent Gbagbo : Mais c’est la carte de séjour même qui est le tourment. C’est parce qu’on recherche la carte de séjour, qu’on les tracasse. Je voudrais vous dire ce qu’un compagnon d’Houphouët, Laurent Dona Fologo, m’a dit après mon meeting, puisque que c’est de lui qu’il s’agit, il m’a dit, vous savez, en août 1993, Houphouët Boigny a dit : « Je vais supprimer la carte de séjour, parce que l’on me dit que ça sert à torturer les étrangers, à les pourchasser partout, même dans les mosquées pour leur demander de l’argent, donc ce n’est pas une bonne chose ». Si c’est pour l’identification des étrangers, on peut les identifier autrement, à partir de leur propres papiers d'identité.
RFI : Cette annonce intervient dans le contexte de paix et de réconciliation surtout entre la Côte d’Ivoire et le Burkina. On a envie de savoir entre Blaise Compaoré ou vous, est-ce que c’est vraiment réel, ou bien est-ce que c’est quelque chose de passager comme d’habitude ?
Laurent Gbagbo : Mais pourquoi vous dites "comme d’habitude" ? Est-ce qu’il y a déjà eu un premier bruit que la réconciliation était mal faite ?
RFI : C’est une réconciliation définitive alors ?
Laurent Gbagbo : Ecoutez, Blaise Compaoré et moi, nous nous connaissons, nous sommes camarades, nous sommes amis depuis longtemps. Je ne veux même pas parler de l’aspect affectif qu’il y a entre nous, parce que ça, ça ne regarde que nous. Mais je veux dire, du point de vue des intérêts, nous sommes chefs d’Etat de deux Etats voisins. Et deux Etats voisins, leur intérêt, c’est de vivre en paix, pour que l’économie marche, pour que les gens circulent.
RFI : Les audiences foraines ont commencé mais comment expliquez-vous qu’il y a un faible taux de participation ?
Laurent Gbagbo : C’est parce que vous êtes à l’étranger, que vous croyiez que les gens allaient être très, très nombreux.
RFI : Mais certaines sources parlaient de trois millions de personnes concernées...
Laurent Gbagbo : Ces personnes ont tort, je ne sais pas où elles ont pris leurs chiffres. Je vous signale quand même que 70 % de la population ivoirienne a moins de 30 ans. Or, les jeunes de 30 ans et moins, ils ont tous été déclarés, pratiquement tous. Donc, ce n’est pas étonnant qu’il n’y ait pas une affluence. C’est pour ceux qui n’ont jamais été déclarés à l’état-civil.
RFI : Vous pensez qu’ils ne sont pas nombreux ?
Laurent Gbagbo : Je pense qu’ils sont beaucoup, beaucoup, beaucoup moins nombreux qu’on ne le dit et je pense que l’affluence telle qu’elle se manifeste aujourd’hui, correspond à l’idée que je me faisais de ceux qui n’ont pas été déclarés.
RFI : Alors sur le processus, l’avancée du processus notamment, les Nations unies se sont inquiétées de la lente évolution de ce processus. Comment réagissez-vous ? Jusque-là, il n’y a eu que des actions symboliques ?
Laurent Gbagbo : Mais les Nations unies ont tort de dire cela. Il n’y a pas eu que des actions symboliques. Le fait que le président de la République aille à Bouaké, qui est une ville de Côte d’Ivoire, ce n’est pas un acte symbolique.
RFI : Les forces nouvelles retiennent toujours leur territoire...
Laurent Gbagbo : Attendez, attendez, attendez ; le fait qu’on prenne des fusils, entre 2 000 et 3 000 fusils et qu’on les brûle, ce n’est pas un acte symbolique. Le fait qu’aujourd’hui, les gens circulent de la frontière du Burkina à Abidjan et vice versa, de l’est à l’ouest et vice versa, ce n’est pas symbolique. Le fait que les gens qui sont de Solofo, de Kolongo, de Ferké, de Ouangolo, aillent dans leurs village aujourd’hui et reviennent à Abidjan, ce n’est pas symbolique. Donc, moi, je crois que l’on ne s’entend pas sur les mots ; c’est dommage, mais c’est nous qui sommes dans le vrai. Moi aussi, je pense que c’est assez lent, parce que je suis pressé d’aller aux élections, mais on ne peut pas baptiser ces actes-là d’ « actes symboliques ». Je regrette de leur dire cela, mais ce n’est pas vrai.
RFI : Vous dites à tout moment que vous êtes pressé d’aller aux élections ; vos adversaires disent qu’ils ne croient pas à votre sincérité, que quelque part, c’est vous qui bloquez un peu le processus ?
Laurent Gbagbo : Oui, mais ceux-là, ceux qui ont amené la guerre, que voulez-vous qu’ils disent d’autre ? Je les attends aux élections, puisque de toute façon, on ira aux élections, mais je ne veux pas en dire plus pour le moment.
RFI : Il y a quelques mois déjà, Chirac est parti et Sarkozy est arrivé à la présidence française. Qu’est-ce que cela a changé pour vous, pour la Côte d’Ivoire et la France ?
Laurent Gbagbo : Cela a changé beaucoup de choses. Chaque matin, la France ne répète plus que le problème de la Côte d’Ivoire, c’est Gbagbo Laurent. Et cela déjà, ce n’est pas symbolique, là non plus, c’est un acte très palpable. Je respire mieux et je dors mieux, depuis que Chirac n’est plus là et qu’il est remplacé par un autre.
RFI : Il vous empêchait tant de dormir ?
Laurent Gbagbo : Oh oui ! Parce qu’il avait une curieuse façon de voir : il pensait que c’était le président élu par les Ivoiriens qui avait un problème pour la Côte d’Ivoire, parce qu’il ne voulait pas voir que ses amis eux-mêmes sont des problèmes pour la Côte d’Ivoire. Alors quelqu’un qui raisonne comme cela, ma foi, qu’est-ce qu’il veut ? Il ne veut pas la démocratie ? Moi, s’il y a la démocratie aujourd’hui en Côte d’Ivoire, on ne peut pas dire que je ne suis pour rien dans l’avènement de la démocratie en Côte d’Ivoire. Je me suis battu, j’ai connu la prison, j’ai connu l’exil. Alors, quand un chef d’Etat français, malgré cela, répète qu’il faut éjecter celui qui a été élu, je pense qu’il y a un problème quelque part.
RFI : Mais comment expliquez-vous que vos amis de l’Internationale socialiste vous éjectent aussi ou éjecte votre parti ?
Laurent Gbagbo : Notre parti n’est pas éjecté. Affi N’Guessan qui est le président du FPI (Front populaire ivoirien) est vice-président de l’International socialiste. Ce sont des Français, des socialistes français qui, en tant que Français et non pas en tant que socialistes, ont crié. Mais ça… je ne leur réponds même pas pour le moment. J’attends le moment où nous parlerons.
Entretien réalisé par Alpha Barry de RFI







