LOSAKO

Le porte-voix de tous ceux qui cherchent vainement dans quel forum de ce monde, ils peuvent se faire entendre.. Oui, je veux donc parler au nom de tous les « laissés pour compte » parce que « je suis homme et rien de ce qui est humain ne m’est étranger ».

05 octobre 2007

La suprematie de la "race" noire dans le sport...une revanche à prendre et une volonté de reussir.

Et pourquoi nous avons peur d'en parler..?image_34622694

Aux États-Unis, le sujet est tabou. L'aborder, c'est risquer son job. Et pourtant, à l'approche du sacre mondial de Lewis Hamilton, ( un jeune prodige de 22 ans et premier pilote de F1 noir ) Losako a essayé de comprendre...

On connaît déjà les finalistes des 100 mètres et 200 mètres des épreuves d'athlétisme aux jeux Olympiques qui se dérouleront à Pékin du 8 au 24 Août 2008, en Chine. On sait qu'ils seront noirs, descendants d'Africains et que pour chaque épreuve, trois d'entre eux seront probablement des Africains-Américains. Il en sera de même pour les épreuves féminines et le 400 mètres plat. Dans les courses d'endurance, les médailles iront à des Africains de l'Est, Kényans et Éthiopiens.

Les Américains ont peur d'en parler parce qu'aux États-Unis, depuis le tournant capital des années soixante, il n'est pas politiquement correct de dire publiquement que des différences de comportement ou des degrés de réussite peuvent être dus à des origines raciales. On ne dit plus Black, mais African American. On s'interdit même d'employer le mot « race ». Il faut dire « groupe ethnique ». Un écart de langage, et on perd son job.

Cette hypersensibilité américaine à la question raciale s'explique évidement par le lourd passé de l'esclavagisme, de la ségrégation et de ce qu'on appelle là-bas la Civil War, en français la guerre de Sécession.

Le Noir a été introduit dans ce pays pour ses qualités physiques, pour travailler la terre. On lui a imposé un travail physique. Puis le propriétaire blanc lui a fait faire du sport. Un propriétaire d'esclaves disait à un autre : "Mon Nègre court plus vite que le tien" ou "Mon Nègre est plus fort que le tien". L'accent a été mis ainsi sur la valeur physique... La compétition était une manière de se faire remarquer. Et c'est comme ça que tout a commencé.

Du temps du commerce des esclaves, le propriétaire nourrissait copieusement les femmes noires pour qu'elles donnent naissance à un solide rejeton.

L'opinion courante était que les Noirs étaient congénitalement inférieurs aux Blancs, physiquement et intellectuellement. Qu'il pût y avoir, dans le domaine du sport, des champions noirs étaient inexplicable et scandaleux. Il y en eut, pourtant, qui ont fait tomber les barrières et permis l'explosion de ces dernières années.

À armes égales, les noirs dominent tout...

Sinon comment expliquez-vous qu'aux USA. y'a que les noirs qui dominent le sport à moyens égaux ?

« Que serait le football et sprint français sans les Africains, Antillais ? »

Aujourd'hui on voit les Blacks partout...même dans l'équipe nationale allemande !

De Jesse Owens à Mohamed Ali, de Panama Al Brown à Arthur Ashe...

« L'athlète noir le plus important de l'Histoire », est le boxeur Jack Johnson, qui défia l'opinion au début du siècle. Sa victoire sur le Blanc Jim Jeffries déchaîna des émeutes qui firent treize morts noirs.

Autre pionnier qui, lui, défia Hitler : le sprinter Jesse (James Cleveland) Owens, né à Oakville, dans l'Alabama, en 1914. Il remporta quatre médailles d'or aux jeux Olympiques de Berlin en 1936 : 100 m, 200 m, saut en longueur et 4x100 m. Trois autres Noirs étaient revenus victorieux des Jeux précédents, à Los Angeles, en 1932, dont Thomas « Eddie » Tolan (100 m et 200 m). Les victoires de Jesse Owens, né pauvre, mais admis à l'Ohio State University, firent bImg214045574eaucoup pour donner aux adolescents noirs le goût de la compétition et l'espoir d'une ascension sociale. Lui-même, pour survivre, dut se prêter à des courses exhibitions contre des chevaux ou des motos.

Un autre évènement sportif devait soulever dans la presse noire américaine un enthousiasme comparable aux reportages sur les Jeux de Berlin : le match de boxe entre Joe Louis et l'Allemand Max Schmeling en 1938.

Sautons une guerre pour passer aux années 60, qui marquèrent, dans les Etats-Unis de Martin Luther King où sévissait encore la ségrégation, l'apogée du combat pour l'égalité des droits. Combat incarné avec force par Mohamed Ali, boxeur de légende qui refusa de combattre au Vietnam. "Pour reprendre ses mots", écrit Mathieu Méranville, "il ne voyait pas pourquoi lui, le Noir, irait tuer des Jaunes pour faire plaisir à des Blancs". Un refus qu'il paya au prix fort , "déchu de son titre de champion du monde et privé de son gagne-pain car les comités fédéraux de boxe refusèrent de lui délivrer une licence." Les Etats-Unis attendirent 1996 pour reconnaître pleinement ce fils rebelle, qui fut le dernier porteur de la flamme olympique à Atlanta.

Une reconnaissance qui ne fut jamais accordée, à ce degré, à Tommie Smith et John Carlos,  ArthurAshemédaille d'or et médaille de bronze du 200 mètres au Jeux Olympiques de Mexico en 1968, et auteurs du geste le plus spectaculaire de l'olympisme moderne. Lorsque retentit l'hymne américain à la remise des médailles, ils baissèrent la tête et levèrent un poing ganté de noir : à l'heure du "Black Power", l'image est relayée dans le monde entier. La lutte afro-américaine contre les discriminations a désormais bénéficié d'un éclairage planétaire.

Le combat continua avec Arthur Ashe. Le premier joueur noir à remporter un tournoi du grand chelem combattit l'apartheid et l'injustice avec la même élégance que celle qu'il déploya sur les courts.

Briser les barrières ethniques

Le Noir, est un meilleur athlète parce qu'il a été fait pour ça... les Noirs « sautent plus haut et courent plus vite » parce qu'ils ont « de grosses cuisses et sont plus grands etc... Faux !!!

Briser la « barrière de couleur » dans le sport, l'homme le plus grand du monde est chinois, le record du monde féminin du saut en hauteur est détenu par la bulgare Kostadinova...

Ces avantages restent insignifiants s'ils ne sont pas pleinement développés par un entraînement intensif et par une insertion dans un environnement porteur et compétitif qui ouvre la voie du succès sportif.

Il ne suffit pas d'avoir des ancêtres Africains pour être « CHAMPIONS ». Sinon tous les Africains seraient de champions du monde. En Afrique les conditions n'existent simplement pas. Pour atteindre le niveau de performance d'un Maurice Greene ou se forger le palmarès d'un Michael Jordan, il faut être bien formé et, mieux encore, en Europe ou aux États-Unis, et pas n'importe où. Nos meilleurs Africains ne s'entraînent pas en Afrique. Aucun des Africains qui ont participé (et brillé) aux championnats mondiaux s'entraînent chez eux, mis a part la question relief pour les Kenyans, Ethiopiens pour les collines etc...

*De même, quelles que soient ses qualités physiques, Hicham el-Gerrouj ne serait pas ce qu'il est s'il n'y avait pas l'Institut national d'athlétisme de Rabat.

Eux, ( les meilleurs ) ils gagnent parce qu'ils s'entraînent et s'entraînent...  1119194401

Pour réussir il faut avoir une mentalité et une volonté, c'est-à-dire :

- s'inscrire dans une tradition qui donne l'espoir et la détermination de « s'en sortir », socialement et financièrement ;

- être un gagneur forcené, prêt à lancer et à relever tous les défis.

Ce dernier point est capital. L'esprit de compétition d'un Hamilton ou d'un Alonso est tel qu'avant les courses, ils se lançent publiquement des provocations... pour se donner tellement et être le meilleur pour « marquer l'Histoire »

La "lutte" que nos ancêtres ont entrepris pour nous et nos enfants, profitons-en pour donner l'espoir d'un avenir meilleur pour nos générations futures et garantir un avenir meilleur a nos enfants. Ne ratons pas une telle occasion pour nous et nos enfants. Nous avons la chance de vivre en Europe, aux USA, en paix; c'est un bien inestimable que beaucoup nous envie...ENCADRONS ET ÉDUQUONS NOS ENFANTS !!!

Rappelons-nous à nos enfants les merveilles et les souffrances de nos ancêtres, certains pratiquaient l'automutilation ; certaines mères sont allées jusqu'à tuer leur enfant nouveau-né pour ne pas qu'il subisse l'esclavage etc...

Nous avons le devoir de donner aux enfants le meilleur départ... qu'il soit blanc, jaune, noir.

C'est une volonté de victoire que le père inculque à son enfant, là-bas, dès son plus jeune âge. Voir, en tennis, les soeurs Williams. Ou le golfeur prodige Tiger Woods, qui a du sang africain-américain, américain-indien et chinois par son père, et du sang thaï, chinois et blanc par sa mère. À un an, il « puttait » mieux que Bob Hope ; à 3 ans, il « scorait » 48 sur 9 trous. Le père de ronaldinho le tapait pour être le meilleur, être le meilleur au football était aussi un moyen de s'en sortir. Hamilton père et fils ( le phénomenal Lewis ) ensemble depuis l'age de 3 ans... etc

BLACK POWER

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