03 octobre 2007
La traque des forces négatives...
Après deux jours de réunion à huis-clos à Lubumbashi, les chefs
d'états-majors du Congo, du Rwanda, de l'Ouganda et du Burundi ont
décidé de réactiver leurs équipes conjointes chargées de surveiller les
incidents qui se produisent à leurs frontières. Divers groupes armés
étrangers ou milices locales opèrent près de ces zones frontalières, en
particulier les FDLR, les rebelles hutus rwandais.
Dans un document de dix pages signé par le chef d'état-major congolais et le commandant militaire de la mission onusienne, figurent les étapes de planification et d'exécution de futures opérations conjointes contre les différents groupes armés FDLR rwandais, ADF nalou et LRA ougandais qui sévissent dans les provinces de l'Est du Congo.
La MONUC qui assure déjà l'entrainement de plusieurs bataillons congolais devra accélérer la formation des unités FARDC chargées de mener ces opérations. Ce plan détaille avec précision les manœuvres simultanées, militaires mais également politiques, pour convaincre les rebelles de désarmer.
Il décrit trois phases d'action. Actions conduites crescendo qui viseront des cibles en fonction de leur importance vitale et stratégique : frappes d'objectifs mineurs suivies de frappes chirurgicales puis de destruction de structures importantes de l'ennemi s'il résiste encore.
Sur le papier tout cela se tient. Reste maintenant à constituer une armée nationale, digne de ce nom. Pour cela il faudra la payer, la nourrir correctement et ensuite la motiver.
Pour neutraliser ces forces négatives dont certaines sont suspectées d'être en connivence avec les FARDC, il faudra non seulement des moyens, mais surtout une volonté politique sincère et déterminée.
Voici l'article publié sur le site digitalcongo: Interview de Kabila à un journaliste américain... Un canular ou une bourde ?
Une
interview attribuée à Joseph Kabila est au centre d’une controverse
politico-médiatique. Il faut dire que l’interviewé y tient un discours
troublant, aux conséquences imprévisibles au plan diplomatique. C’est
le branle-bas de combat à la Présidence de la République.
Interrogé à Washington en marge de l’Assemblée générale de l’ONU a dit Joseph Kabila : « Je n’ai pas de parrains occidentaux »
Kinshasa, 02/10/2007/ Politique
Le
journaliste américain indépendant Jackson Wilson a interviewé le
Président Joseph Kabila en marge de l’Assemblée générale de l’ONU et il
présente son hôte comme un Président nationaliste pour qui seuls
comptent les intérêts de son pays, comme le témoigne le récent
partenariat conclu avec la Chine malgré les pressions internationales.
En marge de l’Assemblée générale de l’Onu, le président Joseph Kabila
s’est ouvert au monde médiatique pour donner sa position sur
l’actualité politique interne de la RD Congo. De la situation
socio-économique, de l’insécurité et la reprise de la guerre à l’Est de
la RDC, de l’immobilisme du gouvernement congolais, de la restriction
des libertés individuelles, des présumés assassinats politiques, du
retour hypothétique à Kinshasa de son rival le sénateur Jean Pierre
Bemba, de l’accord de coopération avec la Chine..., tous ces sujets ont
été survolés, sans restriction ni tabou. Cette interview accordée
depuis Washington Dc à Jackson Wilson (Journaliste Indépendant)
présente Joseph Kabila sous l’étoffe d’un président nationaliste pour
qui seuls passent les intérêts de son pays à l’image du récent
partenariat conclu avec la Chine malgré les pressions internationales.
Récusant
le parrainage occidental teinté d’hypocrisie et enfermant la RD Congo
dans la spirale d’un surendettement chronique, une forme de
néocolonialisme sournois qui ne dit pas son nom, Joseph Kabila a
désormais choisi son camp. « Nous avons compris, dit-il, qu’il fallait
absolument couper ce cordon ombilical maléfique“.
L’évaluation
que Joseph Kabila fait de la coopération bilatérale avec les pays
occidentaux et particulièrement avec la Belgique est loin d’être
satisfaisante, et il en tire les conséquences. Il n’a pas peur de finir
comme son défunt père qui a arpenté les mêmes sentiers du nationalisme
et assume ses dires. Le dessein qu’il nourrit pour son pays est à la
mesure de ses ambitions lesquelles s’inscrivent dans la durée, avec
comme finalité, faire du Congo la première puissance économique,
militaire et nucléaire de l’Afrique noire. Ci-dessous texte intégral.
Jackson Wilson : Monsieur le président, quel bilan faites-vous à plus de 300 jours de votre élection au suffrage universel ?
Joseph
Kabila : Selon la nouvelle constitution de la RDC, le président n’est
à aucun cas responsable de la situation économique, sociale et
sécuritaire du pays. Vous devez poser cette question au premier
ministre Antoine Gizenga.
Jackson Wilson : Voulez-vous dire qu’il y a une véritable séparation du pouvoir en RDC ?
Joseph Kabila : Bien évidement. Toutefois, il existe des domaines de collaboration entre la présidence et le gouvernement.
J.W
: Certains congolais ne sont toujours pas convaincus de votre
filiation avec le défunt président Laurent Désire Kabila. Du reste,
ils continuent à suspecter votre participation dans la planification
de son assassinat. Quelle est votre réaction ?
J.K. : J’ai
été élu à 58% des voix au suffrage universel direct par des électeurs
congolais. Cela suffit pour faire taire toutes ces mauvaises langues!
En outre, je suis marié à une congolaise du Bas-congo. Le débat sur mes
origines n’a plus aucun sens.
J.W: Selon certaines Ongs,
ces élections ont été entachées de plusieurs irrégularités en votre
faveur. Notamment, la surveillance de plusieurs bureaux de vote à
l’Est de la RDC par les éléments rebelles rwandais du FDLR, Interamhwé,
et les hommes du général dissident Laurent Nkundabatware. Tous sont
connus pour les massacres et viols contre la population civile.
J.W
: Tous ces rebelles déclarent à qui veut les entendre qu’ils ont
participé à votre écrasante victoire électorale dans le Kivu; le
secrétaire général de votre parti politique le PPRD, Monsieur Vital
Kamerhe déclara à un journaliste de Jeune Afrique que votre épouse
lui avait confié des valises pleines de dollars afin de corrompre les
électeurs les éléments de votre garde personnelle ont attaqué à
plusieurs reprises la résidence de votre rivale du second tour, avant
et après les élections les chaînes de radio et télévision de
l’opposition ont été brûlées des journalistes assassinés…Franchement,
ces élections ont-elles été libres, démocratiques et transparentes ?
J.K.
: Concernant la présence des éléments rebelles dans les bureaux de
vote, je vous dirai simplement qu’en politique les liens se font et se
défont selon les intérêts. Quant aux déclarations de Vital Kamerhe, ce
dernier a apporté des éclaircissements lors de ses suivantes sorties
médiatiques. Il m’avait demandé pardon et je le lui ai accordé. Les
incidents qui ont survenu pendant la période électorale doivent être
placés dans leur contexte !
J.W : Mais, vos hommes n’avaient
pas hésité à tirer sur la résidence de votre rival le 21 août 2006,
sachant très bien qu’il y avait les membres du Ciat, 15 ambassadeurs en
poste à Kinshasa dont plusieurs occidentaux?
J.K. : C’est très regrettable, mais on ne sait pas faire des omelettes sans casser des oeufs.
J.W : Que signifie cette expression ?
Ces
diplomates se sont retrouvés au mauvais endroit et au mauvais moment.
Ils sont allés dans cette résidence sachant que c’était une zone de
combat. Je me demande s’ils n’ont pas voulu servir de bouclier humain
? Malheureusement pour eux, mes hommes avaient un travail à finir.
D’ailleurs, leurs propres gouvernements n’ont pas exprimé leurs
désapprobations. Les forces de l’Union européenne et ceux de l’ONU
présentes à Kinshasa nous ont facilité la tâche. Le rapport de l’ONU
sur ces incidents est mis au placard! L’affaire est close.
J.W : Voulez-vous dire qu’il y a eu complicité internationale pour éliminer votre adversaire politique?
J.K. : Je vous laisse répondre à votre question.
J.W
: Le sénateur J.P Bemba souhaite retourner en RDC et demande des
garanties politiques et sécuritaires. Quelle est votre position ?
J.K.
: J’ai déjà eu à répondre plusieurs fois à cette question. La justice
de mon pays est libre et indépendante, elle doit faire son travail.
Quant aux garanties sécuritaire, je n’y peux rien. L’insécurité est
généralisée, toute la population vit dans l’insécurité. Je ne peux pas
garantir la sécurité d’un seul individu!
J.W : Selon notre
correspondant en RDC, l’opposition suspecte votre entourage de
vouloir à tout prix obtenir une condamnation par défaut à l’encontre
du sénateur JP Bemba et son inéligibilité à vie ? Ainsi, toutes sortes
de charges et combines sont mises en branle afin que la justice fasse
le reste ?
J.K. : C’est de bonne guerre! Regardez ce qui se
passe en France dans l’affaire Clearstream. Le président Jacques
Chirac et son premier ministre Dominique de Villepin, n’ont pas hésité
à monter un dossier sur le candidat de leur propre camp en la personne
de Nicolas Sarkozy !
J.W : Mais l’affaire a mal tourné pour Jacques Chirac et Dominique de Villepin ?
J.K. : La politique est un métier à risque, cher ami ! (Sourire)
J.W
: En matière des libertés individuelles et des droits de l’homme, la
situation en RDC est devenue pire qu’avant les élections, selon HRW et
Amnesty International ?
J.K. : La situation politique dans mon pays
est de loin meilleure par rapport à celle de la Birmanie, dont le
régime militaire est soutenu à bras le corps par les occidentaux Votre
gouvernement retient des pauvres Musulmans en toute illégalité à
Guantanamo ? La France et la Belgique ont construit des prisons sur les
tarmacs de leurs aéroports internationaux.
Les étrangers
(hommes, femmes enceintes, nouveaux-nés, enfants et vieillards) y sont
enfermés sans jugement ! Vos militaires sèment la mort en Irak ainsi
qu’en Afghanistan. Ces morts ne sont-ils pas des dommages collatéraux ?
J.W
: Les pays occidentaux qui ont financé le processus électoral en RDC
se sentent aujourd’hui floués depuis que votre gouvernement a signé
avec le régime chinois un accord de coopération pour un montant de 8,5
milliards de dollars. La Banque Mondiale et FMI boudent cet accord. Que
pensez-vous des réactions des parrains occidentaux?
J.K. :
Primo, je n’ai pas de parrains occidentaux. Les élections en RDC ont
été libres, démocratiques transparentes. Je suis un nationaliste
africain et un panafricaniste convaincu. Ceux des occidentaux qui ont
cru être les prétendus parrains vont l’appendre à leur dépend ! Je n’ai
des comptes à rendre qu’aux électeurs congolais qui m’ont apporté leur
confiance. Secundo, j’ai décidé de coopérer avec la Chine, malgré les
pressions internationales, car c’est la 4ème puissance mondiale. Je
dirai même que la Chine est en réalité la première puissance mondiale.
Nous
avons compris que la coopération bilatérale avec nos partenaires
occidentaux traditionnels n’a été que duperie. L’exemple le plus
frappant est celui de l’accord de coopération avec la Belgique, signé
juste après mon investiture, pour un montant de moins de 200 millions
d’Euros sur 5 ans! Ce petit montant, argent de poche, loin de nous
aider à sortir du marasme économique, nous enferme dans un système de
surendettement chronique, une forme de néocolonialisme sournois qui ne
dit pas son nom. Nous avons compris qu’il fallait absolument couper ce
cordon ombilical maléfique. Je peux vous assurer que Hugo Chavez et
Fidel Castro sont mes models. Ils ont compris les vrais enjeux
économiques internationaux, déséquilibrés, au détriment des pays du
sud.
J.W : Vous me paraissez très sûr de vous?
J.K.
: Je suis le président d’un pays qui est 80 fois plus grand que la
Belgique et 8 fois plus grand que la France. Ces anciennes puissances
coloniales doivent commencer à nous respecter. Vous avez vu ce que la
coopération militaire belge a fait en RDC ? Au lieu de former nos
hommes, elle nous a vendu du matériel de seconde main (armes,
munitions, transporteurs des troupes...). Ces gens sont venus faire du
commerce. En guise de remerciement, ils ont voulu me donner, sans
raison, le titre de docteur honoris causa de l’Ecole Royale Militaire
ERM de Bruxelles. L’armée congolaise est actuellement une coquille
vide. J’ai, à cet effet, signé un accord de coopération militaire avec
la Chine afin de doter mon pays d’une armée moderne et surtout de
l’armé nucléaire d’ici 2011. Mon pays dispose de la plus grande réserve
d’Uranium du monde. Notre Uranium est naturellement enrichi, j’ai bon
espoir de disposer de la bombe nucléaire d’ici la fin de mon premier
mandat.
J.W : La vente d’Uranium au régime iranien et Nord coréen n’est donc pas une fiction ?
J.K.
: Ecoutez, la RDC est un pays souverain. Personne ne peut venir nous
dire ce qu’il faut vendre ou pas ! L’Uranium est un minerai comme les
autres.
J.W : L’accueil en demi-teinte que les officiels
Belges vous ont réservé lors de votre passage à Bruxelles le week-end
passé est un prélude à...N’avez-vous pas peur de finir exactement
comme votre défunt père ?
J.K. : J’ai pris mes dispositions
J.W : Quel est votre dernier mot
J.K.
: J’entends faire de mon pays la RDC, la première puissance économique,
militaire et nucléaire de l’Afrique noire. La Chine va nous aider dans
ce sens, n’en déplaise à certains.
Jackson Wilson/J.I/Washington DC/Uhuru
Le faiseur de rois ( Nkunda, Kabila, le général Gabriel Amisi...) et Grand agresseur de la RD Congo, James Kabarebe à Kinshasa !
Paradoxe congolais ou juste prix à payer pour le processus de normalisation dans les grands lacs ? Beaucoup de Congolais seront sans aucun doute surpris d’apprendre que celui qui était jusqu’il y a peu présenté comme le grand agresseur de leur pays, se trouve dans nos murs depuis dimanche dernier. James Kabarebe, ci-devant chef d’Etat-major général de l’armée rwandaise, est arrivé dans la capitale congolaise, en transit pour Lubumbashi où il doit participer à la version militaire de la Tripartite Plus comprenant le Burundi, la RDC, le Rwanda et l’Ouganda, sur le même mode que celle qui s’était tenue à Kigali au mois d’août.
Nul
doute qu’attachés à la paix et très connus pour leur légendaire
hospitalité, nos compatriotes auront pour le visiteur les égards qu’il
mérite, quand bien même le cœur leur dicterait des sentiments – tout ce
qu’il y a d’humain – opposés au regard des exploits de ce brillant
militaire sur le territoire de la RDC. D’abord entre 1996 et 1997,
lorsque, se voulant on ne sait trop pourquoi à l’époque Congolais, il
avait conduit magistralement ce qui avait été présenté comme la révolte
des Banyamulenge jusqu’à la chute du régime Mobutu qui n’avait jamais
cessé de dénoncer une agression rwandaise, avant de devenir le chef
d’Etat-major général de l’armée congolaise. Ensuite, au mois d’août
1998, lorsque, dans un raid aéroporté audacieux, il avait traversé
toute la RD Congo pour tenter de prendre la capitale par le Bas Congo.
L’histoire retiendra la belle ironie qui a voulu que l’agresseur de
1996 soit le vainqueur de 1997 avant de redevenir l’agresseur de 1998.
Dans l’histoire mouvementée et très volcanique des Grands Lacs
africains, personne n’a jamais expliqué aux Congolais par quel miracle
s’opéraient ces différentes mues successives sur lesquels nos
compatriotes, au nom des différentes révolutions qui se déroulaient sur
leur sol et sans leur avis, y compris les plus farfelues, n’avaient
aucun avis à donner. Personne n’a jamais expliqué aux Congolais quelle
était la nature de ces rapports qui liaient notre sort à celui du
Rwanda, quelle en était la facture au plan tant humain, matériel et
financier. Tingi Tingi, Kisangani, Kitona ou Makobola, tout cela
n’était finalement que des détails d’une histoire qui ne sera jamais la
nôtre, mais que d’autres continueront d’écrire en notre lieu et place
en nous demandant de nous taire face à tant d’humanisme et de généreuse
philanthropie !
Résultat donc : contraints et forcés, les Congolais
doivent, face à leurs faiblesses et à leurs divisions, accepter
d’avaler, non pas de couleuvres, mais bien de boas, au risque de mourir
d’indigestion, et dérouler pour leur encombrant, arrogant et puissant
visiteur le tapis rouge. Cela s’appelle réalisme politique. Au nom
duquel le porte-parole de l’armée rwandaise a défini, selon lui,
l’agenda de la rencontre de Lubumbashi : passer en revue le plan
opérationnel conjoint Fardc –Monuc contre les forces négatives opérant
dans l’Est de la RDC. On le comprend, le général rwandais n’abandonnera
pas de sitôt cette terre qu’il aime tant, quand bien même il y a été
accusé par plusieurs compatriotes de crimes de guerre et cité par le
Panel de l’ONU dans le pillage des richesses du sol et du sous-sol
congolais. Ce n’est du reste pas une surprise : celui qui doit se
prononcer sur le plan opérationnel des Congolais contre les forces
négatives, sans doute en échange de l’abandon du soutien de Kigali au
dissident Nkunda, est celui-là même qui avait été désigné «
facilitateur » des entretiens de Kigali, en janvier dernier, entre des
officiels congolais et le général du CNDP. Une opération de type
chaises musicales dans laquelle beaucoup de Congolais éprouveront
toujours le désagréable sentiment d’être d’éternels dindons de la farce
des Grands Lacs.
Pour le reste, les quatre chefs d’Etat-majors
généraux sont déjà arrivés en RDC, confirment plusieurs sources, pour
activer la Joint Planning Cell (JPC), créée en août à Kigali pour faire
le monitoring de la lutte contre les forces négatives. Cette cellule
comprend des éléments des services d’intelligence ainsi que des unités
opérationnelles des Etats membres. Elle s’était déjà rencontrée durant
environ une semaine à Kisangani. Le constat fait jusqu’ici est celui de
l’arrêt de l’offensive lancée récemment par l’armée congolaise contre
les forces négatives à cause de plusieurs problèmes d’ordre
humanitaire.
On rappelle qu’il y a peu, le chef d’Etat-major
général congolais avait indiqué que la RDC allait relancer ses
opérations contre les forces négatives. La semaine dernière à la
tribune de la 62 ème Assemblée générale de l’ONU, les Présidents Kabila
et Kagame ont lancé un appel à l’ONU pour contribuer de manière
significative à l’éradication des groupes rebelles étrangers en RDC.
Ceci pourrait à vrai dire expliquer cela.
OLIVE LEMBE a osé... MAMAN AYE, NZALA ESILI ???
Olive Kabila s’aventure dans le fief de l’opposition congolaise
....aventureuse que les hommes politiques congolais, depuis peu devenus froussards et longeant les murs lors de leur passage en Belgique, madame Kabila a osé s’aventurer dans le fief des Bana Congo pour inaugurer la sculpture «Au-delà de l’espoir» de Freddy Tsimba. Première œuvre d’art contemporaine congolaise installée sur l’espace public en Belgique !
Des représentants de la Commune d’Ixelles et d’Africalia l’ont invité ce samedi 29 septembre 07 à 15h00 au dévoilement de la sculpture de Freddy Tsimba à l’angle de la rue Longue-Vie et la chaussée de Wavre en présence de l’artiste.
Fief de l’opposition, le quartier Matongé était en état de siège pendant deux à trois heures. Toutes les rues donnant sur le début de la Chaussée de Wavre étaient bouclées. Le métro devait également se passer de son arrêt “Porte de Namur” pour mieux assurer la sécurité de Madame la présidente qui tiendra un discours en français et en lingala promouvant la culture congolaise dans un Matongé assiégé.
Ce quartier chaud, fréquenté par les « durs » de l’opposition congolaise est resté sous le choc durant le discours de madame Kabila, perturbé par quelques brouhahas…
Une fois son discours terminé et après avoir dévoilé la sculpture de Freddy Tsimba, Madame Kabila s’est permise d’accomplir une dizaine de mètres dans la foule sur la fameuse Chaussée de Wavre avant que le service de sécurité la ramène avec insistance dans sa limousine. Elle quittera le quartier Matongé en compagnie de son imposante service de sécurité belge et congolaise de Bruxelles.
LOSAKO TV: A... tala ye kuna minu pembe... koleka zambala ya pape...Hum !!!
HUM... LA MERVEILLE QUI MAINTIENT LES ÉTOILES AU CIEL...
Sud Kivu : les avions atterrissent sur une route en pleine brousse
Des choses à dormir debout. Qui ne se voient que dans cette partie de la République, ou d’autres coins proches par effet de contagion.
Dans le territoire de Walikale, pour ne pas le citer, localité de
Kilambo, des avions ne se font jamais prier deux fois. Attirés par les
minerais sans maîtres, des pilotes posent leurs engins à même le sol,
et quel sol ! Sur une route régulièrement fréquentée par la population
et les véhicules.
Quand un aéronef est signalé, la circulation est arrêtée d’un
bout à l’autre de la ’’fameuse piste’’. Les manoeuvres d’atterrissage
terminées, on décharge l’oiseau volant et sans perdre le temps, on
embarque les minerais.
Radio Okapi, qui a annoncé la nouvelle, précise que les deux
opérations durent en moyenne trente minutes. Les avions ne commenceront
à décoller que lorsqu’on aura passé en moyenne trente minutes fois
autant il y a d’aéronefs. Ainsi le dernier arrivé doit décoller le
premier, le temps aux premiers arrivés de se ranger et de se mettre en
ordre utile.
Comme un malheur ne vient jamais seul, notre fameuse route est
malheureusement en pente, ce qui a déjà conduit plus d’une fois des
avions en brousse.
Selon les habitants de la contrée, en deux ans, une dizaine
d’accidents ont été enregistrés sur ce terrain spécial, tantôt à
l’atterrissage, tantôt au décollage.
Voilà ce que le gouvernement 1+4 a légué au gouvernement Gizenga.
Des situations humainement difficiles à gérer. Comment contrôler
les mouvements des avions dans une contrée comme celle là, bourrée de
minerais ? Comment empêcher ces aéronefs d’utiliser ces pistes ? Quel
personnel affecter sur tous ces différents sites à problèmes ? Autant
de questions que se pose le commun des mortels, le contribuable
congolais, pour en avoir le cœur net.
La réponse, il ne faut pas aller loin pour la retrouver : à
Kinshasa, la capitale, où les chefs ont à leur disposition tout
l’arsenal possible et imaginable, de nature à leur faciliter la tâche,
ils suent eau et sang pour faire respecter leurs arrêtés.
Par quel miracle peuvent ils réussir à mettre de l’ordre dans une boutique située à mille lieux d’eux ?
Comme pour dire que tous ces trafiquants continueront à puiser à
leur guise tout ce que le pays possède, jusqu’au jour où Kinshasa aura
assez d’avions de chasse pour contrôler son espace aérien.
Et si l’on sait que ce jour là n’est pas pour demain, on peut
aisément conclure que le pays sera bien dépouillé de tout ce qu’il peut
contenir, puisque personne ne surgira de nulle part en vue d’arrêter le
scandale.
On expulse en Angola : Tshikapa accueille de nouveau les infortunés Congolais
Si on ne prend garde, le pire va se produire un de ses quatre matins.
Après l’accalmie de ces derniers mois, les Angolais viennent de renouer
avec leurs méthodes policières.
Selon des sources concordantes, les expulsions auraient repris depuis le mois de septembre dernier.
En effet, le 27 septembre à Kamako, territoire de Tshikapa, la
localité a été envahie par une masse de refoulés qu’on ne savait où
placer. Acculé, l’administrateur de territoire n’avait pas de choix. Il
a fait installer 280 personnes dans un temple de la ville. La plupart
de ces expulsés viennent de la province de Lunda Norte.
Et c’est parti !
Qui arrêtera l’opération cette fois, puisque la dernière fois, la
RD Congo
n’a eu que ses yeux pour pleurer ses ressortissants, malmenés
comme seuls les Angolais sont capables de le faire !
La balle est dans le camp du gouvernement qui, pour réagir, attend
certainement qu’il y ait des morts. Comme si de l’histoire des hommes
quelqu’un a déjà vu un étranger quitter le pays d’accueil sans
dégâts, alors que le rapatriement se fait toujours sous les menaces des
agents de l’ordre.
La prière de tous les Congolais est que pour cette fois, la
réaction du gouvernement protecteur du peuple ne tarde pas à se
manifester. Au début de l’année et l’année passée, les compatriotes
expulsés en avaient vu de toutes les couleurs. Les uns se sont noyés en
traversant des rivières, les autres obligés de se débarrasser des
objets lourds abandonnés entre les mains des poursuivants qui ne
demandaient pas mieux que de se les approprier.
Oui, Monsieur le ministre d’Etat, dites quelque chose au sujet de
ces traques qui ont repris de plus belle et devant lesquelles nous ne
pouvons vraiment rien ! Est-ce vrai ?
La question est posée. Elle mérite une suite ne fut ce que pour calmer les esprits.
Poutine comme Spoutnik... Placé sur une orbite ! Encore une nouvelle strategie que certains présidents africains vont s'inspirer
Un autre prend peu à peu vie, autre part ... Après moi, c’est MOI !
Poutine Premier ministre ?
«Franchement on s’en fiche», «Président ou Premier ministre, c’est un peu la même chose, non ?» La
Russie s’est réveillée hier plus indifférente, et plus cynique aussi,
que jamais après l’annonce faite par Vladimir Poutine qu’il se verrait
bien… chef du gouvernement, pour rester au pouvoir après 2008. Même le
quotidien Izvestia, repassé sous le contrôle étroit du Kremlin, ne cherchait plus à préserver l’illusion de la démocratie :
«Poutine a réglé la question des élections», titrait
Izvestia, précisant encore :
«Le successeur de Poutine sera Poutine».
«Les Russes sont prêts à une telle manœuvre», observe l’analyste Olga Krychtanovskaïa, qui la première en 2003 déjà avait imaginé un tel scénario : empêché par la Constitution russe de briguer un troisième mandat, Poutine pourrait très bien s’installer au poste de Premier ministre à l’issue de la présidentielle de mars 2008, avait-elle prédit.
Lundi, l’intéressé a confirmé qu’il étudie cette variante : «Diriger le gouvernement, c’est une proposition parfaitement réaliste», a-t-il lancé, après avoir annoncé qu’il dirigera la liste du parti Russie unie aux législatives du 2 décembre.
Complaisance. Poutine n’a posé que deux conditions, qui ne font que renforcer la plausibilité de ce scénario : une victoire de son parti et l’élection d’un président «honnête, capable, efficace et moderne avec lequel on pourrait travailler en binôme». «La population est tout à fait d’accord, assurait hier le sociologue Lev Goudkov, directeur de l’Institut de sondages Levada. Le fait que Poutine dirige la liste du parti Russie unie aux législatives devrait lui permettre d’améliorer son score pour atteindre 62 ou 65 % des suffrages. Mais 51 % des Russes disent aussi qu’ils n’ont guère besoin d’élections. Ils voient qu’elles sont l’affaire des autorités, pas des simples gens.»
En extrapolant, on peut maintenant imaginer Poutine faire élire un président de complaisance tel que le nouveau Premier ministre, Viktor Zoubkov, tandis que lui-même garderait la haute main sur les affaires du pays, à la tête du gouvernement. Au terme du mandat présidentiel de quatre ans, ou même avant si le nouveau président démissionne pour «raisons de santé», Poutine pourrait se représenter pour un ou deux mandats présidentiels, et ainsi de suite pendant quelques décennies. Agé de 54 ans, il a pris soin cet été de se faire photographier torse nu pour montrer comme il est toujours vaillant. Nommé en septembre, le nouveau Premier ministre Zoubkov est un vieil apparatchik de 66 ans peu connu, qui n’est crédité que de 4 % des intentions de vote s’il se présentait à la présidentielle.
Cynique. Deux autres candidats potentiels, sans cesse montrés à la télévision comme possibles dauphins de Vladimir Poutine, restent nettement mieux cotés : Sergueï Ivanov est crédité de 34 % des intentions de vote, et Dmitri Medvedev de 30 %. Mais Viktor Zoubkov profite déjà de la machine de propagande du Kremlin, qui le montre pratiquement tous les jours gourmandant ses ministres ou distribuant des chocolats… Et personne ne doute en Russie que si Poutine décidait de faire «binôme» avec lui, il pourrait aussi bien être élu.
«Bien sûr, tout cela est une farce, s’amusait hier le politologue Vladimir Pribylovski. Confucius l’a bien dit : les bonnes gens sont plus importants que les bonnes lois. Mais il est clair depuis longtemps que la Russie vit selon les principes chinois !» Toujours aussi cyniques, les politologues proches du Kremlin, tel Gleb Pavlovski, assuraient hier que ce passage de Poutine au poste de Premier ministre serait «une nouvelle étape de la démocratisation».
El «Che» au Congo
«Les pays socialistes sont dans une certaine mesure les complices de
l’exploitation impérialiste.» Dans un discours musclé prononcé le 24
février 1965 à Alger, Ernesto «Che» Guevara, envoyé spécial du cubain
Fidel Castro en Afrique, officialise sa rupture avec l’Union soviétique
et, par là même, avec le lider maximo dont il est toujours ministre de
l’Industrie. Tombé dans la nasse soviétique en raison notamment de
l’embargo américain décrété sur l’île, Castro ne peut pas se fâcher
avec ses puissants alliés qui reprochent par ailleurs à Guevara de
chercher le soutien de la Chine de Mao.
A l’issue d’une explication aussi longue qu’orageuse avec le dirigeant
cubain dès son retour à La Havane, Guevara, désireux de fomenter des
foyers insurrectionnels en Amérique latine, est envoyé faire la
révolution en… Afrique. Le documentaire de Jihan El-Tahri décrypte avec
minutie la genèse et le déroulé d’une intervention qui, du Congo à
l’Angola, va conduire près de 450 000 volontaires internationalistes
cubains à exporter durant vingt-cinq ans leur savoir-faire
révolutionnaire.
Lorsqu’il débarque au Congo à la tête d’une trentaine de combattants,
le «Che» alias «commandant Ramon» alias «Tatu»(le chiffre 3 en swahili)
a été rendu méconnaissable par les services secrets cubains. Rasé de
près et cravaté, costume strict et lunettes cerclées, Guevara se lance
immédiatement dans l’instruction militaire des «lumumbistes», les
partisans de l’ancien dirigeant de gauche Patrice Lumumba assassiné
quatre ans auparavant sur ordre de Washington. La guerre froide bat son
plein et l’Afrique est un enjeu stratégique important.
La force du film d’El-Tahri repose sur les témoignages des acteurs
retrouvés de l’époque. Les survivants de l’aventure africaine du Che,
les responsables russes, africains ou américains ont tous été passés
sur le gril par la réalisatrice. Et notamment Larry Devlin, chef du
bureau de la CIA au Congo qui raconte sans état d’âme comment il a reçu
la consigne de faire disparaître Lumumba et estime que le Congo,
«c’était un peu l’Irak d’aujourd’hui».
Mais le film est également truffé d’anecdotes sur la vie quotidienne de
ces guérilleros latinos dont on apprend par un leader africain hilare
qu’ils avaient une «peur bleue des crocodiles» du lac Tanganyka et qui
découvrent pour leur part l’abîme culturel qui les sépare de leurs
camarades africains. «C’était incroyable ! s’étonne encore Victor
Dreke, adjoint d’Ernesto Guevara. Les Africains abandonnaient leur
fusil dans le sable pour dormir à côté ! Il y avait des femmes dans les
campements et de la musique ! Et les gars partaient toujours en
permission !»
L’épopée africaine du «Che» sera un échec. Le Congo reste aux mains du
sinistre Mobutu. Guevara retournera faire le coup de feu en Bolivie et
y mourra, trahi et assassiné, le 9 octobre 1967. Mais en Guinée-Bissau,
au Mozambique ou en Angola, les combattants cubains poursuivront sa
lutte jusqu’en 1991.
Par Gérard Thomas
QUOTIDIEN : mercredi 3 octobre 2007
Cuba, une odyssée africaine 20 h 40, Arte.




