29 août 2007
Les Congolais en ébullition à Londres... Pourquoi de telles expulsions intervienent-elles précisément à cette période ?
Les Congolais de Grande Bretagne sont mobilisés et combatifs.
Le premier ministre britanique Gordon Brown a accepté de recevoir en personne une délégation des leaders des mouvements patriotiques et des resistants congolais.
Deux avions charters de près de 300 places
ont été programmés pour le mois d’août par le gouvernement britannique pour expulser vers Kinshasa des Congolais sans-papiers.
Cette décision a déclenché la mobilisation de la communauté congolaise et des associations de défense des droits de l’homme qui dénoncent ce durcissement de la politique de l’immigration du Royaume-Uni. Des manifestations se multiplient pour souligner que « les violations des droits de l’homme et des crimes sont encore monnaie courante et que l’exécution de cette décision provoquerait des drames familiaux ».
C’est au nom du droit, nous dit-on, qu’il faut exclure...
Pour nous, le but du combat n’est pas de nous sentir mieux en vivant à l’etranger loin de nos familles. Ce n’est pas non plus de se complaire dans la jouissance de se sentir mieux... C’est agir concrètement pour que tous les Congolais soient plus forts et mieux armés contre cette injustice car ce peuple vit actuellement une pénible épreuve qui perdure depuis plus de 40 ans.
Losako s’oppose et ne peut que s’élever contre ces expulsions.
* LA PATRIE OU LA MORT !!!
En prévision du match RDC-LIBYE : Analysons l’équipe-type de ce derby de la dernière chance !
Le
week-end dernier a vu la Fécofa publier la liste des joueurs locaux et expatriés retenus pour le derby qui opposera notre team national les Léopards seniors, à la formation correspondante de la Libye au stade des Martyrs dans une dizaine des jours. A titre de rappel, cette liste se compose comme suit :
Locaux : gardiens : Kidiaba (TP Mazembe), Mulumba (As Vclub), Vuanga (Cilu). Défenseurs : Nkulukuta (TP Mazembe ), Kabundi (TP Mazembe), Gladys Bokese (Dcmp), Abengaya Sozais (As Dragons). Milieux : Mihayo (TP Mazembe), Simon Ntonto (Dcmp), Oneske (As Dragons). Attaquants : Kaluyitukadioko (TP Mazembe), Ngoy Bomboko (TP Mazembe), Bessala (TP Mazembe), JJ Yemueni (Dcmp), Ntua (As Dragons).
Joueurs expatriés : Kinkela (Paris Fc France), Tsholola (Lokeren-Belgique), Ilonga (Halta sport club /Arabie Saoudite), Trésor Lualua (Olympiakos/Grèce), Biscotte Mbala (Yverdon /Suisse), Nonda Shabani (As Roma /Italie), Mbayo Kimbemba (Lokeren/Belgique), Lelo Mbele (Cs Sfaxien /Tunisie), Mbokani Bezwa (Standard de Liège), Kalulika Diego (SK VV St Trond-Belgique), Hérita Ilunga (Toulouse /France), Tambwe Diouf (Lokeren/Belgique ), Bageta (Maccabi-Israel ).
Qui veut aller loin ménage sa monture, recommandent les sages. En principe, c’est hier mardi que les joueurs locaux devaient débuter les entraînements et être internés au GHK. Ils seront rejoints dès la semaine prochaine par les «pros » pour la jonction. Cette fois-ci, a assuré le 2ème Vice-président de la Fécofa, Laurent Kwim, les décideurs tant politiques que techniques semblent avoir pris toutes les dispositions pour que la machine ne soit pas perturbée par quelques grains de sable.
Cependant, pour une bonne performance de notre équipe, quelle lecture peut-on faire de la liste arrêtée par le staff technique et transmise à la Fécofa ? Une équipe nationale, nous ne faisons que le souligner, engage toute une nation donc c’est une affaire de tous les congolais. D’autant que dans ce pays de football la joie que procure une victoire de nos Léopards dans une rencontre importante est sans borne. A contrario, c’est toute la République sportive qui est en deuil lorsqu’ils sont défaits. Il va donc de l’intérêt de nos décideurs d’accorder l’attention voulue dans ce domaine de peur de s’y casser les dents. C’est donc une affaire de tous les congolais dont les avis sur leur team chéri sont la bienvenue. Et c’est dans ce contexte que des observateurs avertis pensent que si un bon nombre de joueurs retenus dans cette liste méritent d’y figurer, la présence de quelques uns ne se justifie point. Du moins pour le moment. Et le staff technique pour un meilleur résultat devrait s’abstenir de tout sentimentalisme pour lequel notre team national a eu à souffrir à cause du phénomène 10% de triste mémoire.
Un creuset des joueurs talentueux
Une observation qui vaut aussi bien pour nos locaux qu’aux expatriés. Creuset des athlètes performants, il est tout à fait exclut que notre équipe nationale puisse avoir des joueurs-sénateurs à vie.
Vu ce qui précède, la même opinion pense que l’équipe-type pour cette rencontre de la dernière chance devait être composée des éléments ci-après compte tenu de leur forme du moment.
Gardien Kidiaba : pour avoir fait ses preuves aussi bien au championnat de la Linafoot où son équipe mène la barque qu’aux éliminatoires de cette Can, quoiqu’une certaine opinion pencherait plutôt pour Kinzamba ou Kalemba. Du moins dans le lot du trio des gardiens retenus.
Latéral gauche (3) Kinkela. Avec ses poumons d’aciers, ses chevauchées seront d’une grande utilité pour l’attaque.
Latéral droit (2) Bageta. Son expérience parle de lui-même pour des rencontres de ce niveau.
Arrière central (5) Gladys. Il est une des œuvres utiles du coach français qui a réussit à transformer ce fougueux attaquant en un patron de notre défense en passe de nous faire oublier l’impérial Cyrille Mubiala.
Au numéro 4 Ilunga Hérita. S’il est en possession de ses moyens, le néo-toulousain peut abattre un travail appréciable comme à l’accoutumée. Le staff technique ne perd rien en commençant par le titulariser.
Milieu offensif (8) Mputu Trésor. Son alignement se passe de tout commentaire pour la simple raison que Soda est actuellement le meilleur joueur du pays et le recordman de la 4ème édition de la Coupe de la Caf.
Milieu défensif (6) Matumona Rum. The right man in the right place, comme disent les anglais. Le « belgicain » est actuellement l’homme qu’il faut à ce poste stratégique.
Ailier gauche (11) Biscotte Mbala. Le stade des Martyrs est un terrain de prédilection de cette coqueluche du football congolais. Ayant peu ou prou d’informations sur sa forme actuelle, une fois aligné, saura-t-il retrouver les mêmes réflexes qui provoquèrent l’euphorie du public dans ce même stade lors d’un certain RDC-Afrique du Sud ? That is the question.
Demi- centre (10). Shabani Nonda. Après avoir abandonné l’équipe nationale près de deux ans sera contraint de prouver qu’il mérite de reprendre le brassard de capitaine que Trésor Lualua a si méritoirement porté alors qu’il avait tourné le dos à ses coéquipiers donc à la nation à son propre sort depuis, curieusement, le départ de Claude Leroy.
Avant-centre (9) Trésor Lualua Lomama. Le coût de son transfert, 4 millions d’euros pour le club grec d’Olympiakos est une preuve irréfutable de la forme époustouflante de ce digne fils du pays qui a conduit sa troupe à ce niveau de la compétition. Parions que le bulldozer congolais parachèvera l’œuvre qu’il a commencé, le soir de samedi 8 septembre prochain.
Ailier gauche Kabangu Patou. Un finisseur au mieux de sa forme à qui il faut accorder la chance de s’affirmer dans l’équipe nationale.
Réservistes :Vuenga, Yemueni Ngidi, Kaluyutikadioko, Mbayo, Kabundi, Mbokani, Tsholola, Lelo Mbelo, Kalobo, Ilongo Saddam, Oneseke et Simon Ntoto.
La localité de Rubaya sous contrôle des troupes de Nkunda
Des soldats ralliés au général mutin Laurent Nkunda contrôlent depuis mardi 28 août la localité de Rubaya, a affirmé à l’AFP un proche de l’officier déchu qui a accusé l’armée régulière de "provocations".
"Rubaya est sous contrôle du CNDP (Congrès national pour la défense du peuple, le mouvement politico-militaire de Nkunda). Ce sont les FARDC (Forces armées congolaises) qui ont attaqué nos troupes et le CNDP a prouvé sa force", a déclaré le "général" Bwambale Kakolele, chargé des opérations au CNDP. Il a affirmé que les combats avaient fait quatre morts dans les rangs des FARDC, sans donner de bilan du côté de ses troupes. Plus tôt dans la journée, la Mission de l’ONU en RDC (Monuc) a indiqué qu’une position de la brigade Charlie avait été attaquée tôt mardi matin à Rubaya (à environ 60 km au nord-est de Goma, capitale du Nord-Kivu) par un groupe important d’hommes en armes. Les soldats des FARDC ont "été obligés de se replier vers Masisi (à environ 20 km de Rubaya) pour chercher des renforts", a déclaré à l’AFP Sylvie van den Wildenberg, porte-parole de la Monuc au Nord-Kivu, précisant ne disposer d’aucun bilan de ces combats. L’état-major des FARDC au Nord-Kivu était injoignable mardi. Le "général" Kakolele a reconnu que les troupes occupant Rubaya étaient d’anciens éléments de la brigade Charlie, qui avaient quitté leurs positions pour rejoindre les rangs du CNDP. Il a accusé les FARDC de faire de la "provocation" et d’avoir voulu "désarmer" les soldats fidèles à Nkunda au sein de la brigade "mixée" Charlie. Cinq brigades "mixées" (dont Charlie), constituées pour moitié de soldats loyalistes des FARDC et d’ex-soldats insurgés ralliés à Nkunda, ont été déployées à partir de la fin janvier au Nord-Kivu, à la suite d’un accord entre Kinshasa et Nkunda pour intégrer ses hommes à l’armée régulière. Cet accord avait été passé après de violents combats entre les insurgés et les FARDC fin 2006 et la brève prise par les hommes de Nkunda de la ville de Sake, à une trentaine de kilomètres de Goma. Lundi après-midi, quatre militaires loyalistes de la brigade Charlie ont été tués dans l’attaque de leur véhicule par des hommes en tenue militaire dans la localité de Matanda, distante d’une vingtaine de kilomètres de Rubaya. Le "général Kakolele" a revendiqué cette attaque, perpétrée selon lui en réponse à des "provocations" des soldats loyalistes. Nkunda est visé depuis 2005 par un mandat d’arrêt pour des "crimes de guerre" commis par ses hommes lors de la brève prise de la ville de Bukavu, capitale du Sud-Kivu (est), en juin 2004. La situation est très tendue ces derniers jours au Nord-Kivu, où une partie des éléments issus des rangs de Nkunda au sein des brigades mixées - notamment des Tutsis congolais - ont quitté leurs positions, peu après l’annonce de l’état-major de l’armée de confier la traque des rebelles hutus rwandais basés depuis 13 ans dans la région à des brigades "intégrées" (formées dans le cadre du processus national de réforme de l’armée) et non "mixées".
Championnat du monde d’athlétisme : Gary Kikaya en demi-finale
Le congolais Gary Kikaya s’est qualifié pour les demi-finales du 400 mètres plat. Il a remporté sa série en 45 minutes, 21 devant le jamaïcain Sanjay Ayre et le britannique Timothy Benjamin.
Gary Kikaya tentera de se qualifier ce jeudi à 21h25 (heure locale à Osaka) soit 5h25 à Kinshasa pour la finale. Le congolais, seule chance de médaille pour la RDC, porte sur ses épaules, l’espoir de tout un pays de gagner enfin une médaille en compétition majeure.
Kapia, la seule fille de la délégation congolaise à ces championnats du monde, sera ce jeudi sur la piste du Nagoi stadium d’Osaka à 10h00 (heure local), soit 18 heures à Kinshasa.
Traque des Interahamwe... Les opérations militaires conjointes posent problème
La sécurité dans la région des Grands Lacs demeure préoccupante. La neutralisation des forces négatives est plus que jamais à l’ordre du jour. Le Rwanda croit dur comme fer que des opérations militaires conjointes contre les rebelles hutus, à l’intérieur de la RDC, apporteraient la solution longtemps attendue. La vision de Kigali sur la question soulève des interrogations.
Les chefs d’états-majors généraux des armées rwandaise, ougandaise, burundaise et congolaise se sont retrouvés à Kigali lundi et mardi derniers pour examiner des voies et moyens susceptibles de mettre un terme à l’insécurité qui prévaut le long des frontières communes entre la RDC, l’Ouganda, le Rwanda et le Burundi.
Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que ces officiers supérieurs se rencontrent pour étudier ensemble les questions sécuritaires et militaires. Déjà au mois d’avril, ils étaient à Bujumbura. Mais ils ne sont jamais parvenus à concrétiser leurs souhaits au regard des implications tant militaires que politiques des Etats, compte tenu d’un passé récent, trouble, qui a caractérisé les relations entre ces pays de l’Afrique des Grands Lacs. Et aussi, surtout, du fait que la décision pour de telles actions relève souvent de la hiérarchie politique des Etats.
Avant la rencontre de Kigali, le Rwanda avait sollicité le feu vert de la RDC pour mener des «opérations militaires conjointes» afin de traquer les interahamwe, tel que stipulé d’ailleurs dans l’Accord de Lusaka. En réalité, le Rwanda ne propose rien d’autre que des opérations militaires conjointes, limitées dans le temps, avec un commandement militaire bicéphale. Ce qui évidemment compliquerait les choses du fait des intérêts particuliers des uns et des autres.
Que le Rwanda revienne subtilement avec la proposition de «mixage», sous la forme des opérations militaires conjointes, on sait désormais d’où est venue l’inspiration qui a infiltré les forces armées congolaises avec l’approche du «mixage». Les mêmes causes produisant les mêmes effets, les opérations conjointes militaires entre les FARDC et l’APR aboutiraient au même résultat négatif. La présence des militaires rwandais en RDC serait d’ailleurs mal interprétée par les populations congolaises et considérée comme une nouvelle agression ou occupation étrangère. Ce qui fragiliserait l’autorité de Kinshasa vis-à-vis des populations congolaises.
UNE OPTION DEFINITIVE
Evidemment, la question récurrente est de savoir comment l’armée rwandaise, appuyée par l’ex-armée du RCD, et qui avait occupé pendant plus de trois ans la partie Est de la République, n’était jamais parvenue à neutraliser les Interahamwe. Comment aujourd’hui, avec une certaine obsession, Kigali est-il convaincu qu’avec des opérations conjointes, l’on arrivera à bout des interahamwe ? Après combien de temps Kigali pense-t-il que ces opérations prendraient fin avec succès ?
Ces interrogations doivent amener toutes les parties à trouver rapidement une solution définitive. Pour y parvenir, il faudra cesser de continuer à tourner autour du pot mais aller droit au but. Car, les groupes négatifs, à force de tirer les choses en longueur, ont donné des ailes au groupe armé de Nkunda qui justifie sa présence par l’existence justement des Interahamwe qui menaceraient la sécurité des «banyamulenge».
Puisqu’il faudra faire avancer les choses dans l’intérêt supérieur des peuples de la région, les pays concernés doivent jouer carte sur table. L’Accord de Lusaka, la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs, la Communauté économique des pays des Grands Lacs bénéficient du soutien incontestable de l’Union africaine, de l’Onu et de l’Union européenne.
Par conséquent, il importe de lever ensemble une option définitive pour neutraliser les forces négatives. Celle-ci devra comporter deux volets : militaire et politique ou diplomatique. Faut-il rappeler que c’est une force africaine qui devrait appuyer les FARDC pour neutraliser les interahamwe ? Si cette décision n’a pas connu de suivi, c’est tout simplement parce que l’Union européenne qui avait promis la logistique nécessaire ne s’est jamais exécutée. Le moment est venu de se rattraper.
ASSISTER LE RWANDA
Au plan militaire, il revient à la République démocratique du Congo, que l’on accuse manifestement «d’incapacité» à neutraliser les forces négatives, de présenter une stratégie militaire qui doit être absolument soutenue par l’Onu, l’UE et l’UA. Le Rwanda, le Burundi et l’Ouganda exclus des opérations militaires, l’on devra aider la RDC à chasser de son territoire tous les groupes armés qui entretiennent l’insécurité dans la région.
Mais pour déboucher sur une solution durable de paix et de sécurité, les mêmes partenaires ont l’obligation morale, diplomatique et politique d’assister le Rwanda à trouver une solution politique inter-rwandaise. L’essai a été concluant au Burundi et en RDC. L’Ouganda est sur la voie, il a engagé des pourparlers avec la rébellion LRA. Pourquoi tergiverse-t-on avec les interahamwe ?
S’il est établi que ces derniers sont des génocidaires, ils doivent répondre de leurs crimes devant la justice nationale ou internationale. Chercher à les neutraliser ou à les éliminer en terre congolaise, serait privilégier «la justice expéditive, se faire justice soi-même». Ce serait aussi un crime contre l’humanité qui rendrait la RDC complice.
La comédie a assez duré avec le même refrain. Le courage politique, de la part tant des pays concernés de la région que de la communauté internationale, consiste à quitter les sentiers battus pour des solutions réalistes, conduisant vers une paix durable.
Certes, l’Afrique des Grands Lacs n’a pas encore le pétrole du Darfour pour «émouvoir» la communauté internationale. Mais ce n’est pas une raison pour multiplier des «génocides en Afrique», en laissant, d’une part, les groupes armés écumer la région des Grands Lacs. Et en autorisant, d’autre part, certains gouvernements à refuser de dialoguer avec leurs opposants, si génocidaires fussent-ils.
A-t-on attendu que chairman perde son aura politique et son potentiel militaire pour le contre-attaquer devant la justice
La déclaration fracassante de François Bozizé sur Jean-Pierre Bemba aurait-elle un lien direct avec une probab
le remise en marche imminente de la machine judiciaire de la Cour Pénale Internationale contre celui qui n’est plus que vice-président honoraire de la République et sénateur en « exil » non déclaré ?
A-t-on attendu que l’homme fort du MLC perde son aura politique et son potentiel militaire pour le contre-attaquer devant une justice internationale qui a déjà défait plusieurs chefs rebelles en Afrique ?
Bref, au moment où Bangui et Kinshasa se préparent à file le parfait amour, les affaires risquent d’aller très mal pour le candidat malheureux au second tour de l’élection présidentielle en RDC.
Joseph Kabila intransigeant
Si côté marteau, il y a la CPI ; coté enclume, le Parquet Général de la République Démocratique du Congo maintient, la pression sur Jean-Pierre Bemba, dont le retour au pays est impatiemment attendu afin qu’il puisse répondre des événements du 22 au 23 mars 2007 à Kinshasa, à savoir la « rébellion » de la garde rapprochée contre l’armée régulière, les tueries, les pillages des commerces et unités de production, le sabotage des infrastructures et bâtiments publics comme privés.
Interrogé plus d’une fois sur l’hypothèse d’un règlement politique de ce dossier, le président Joseph Kabila à toujours soutenu que Jean-Pierre Bemba, qui ne jouirait d’aucun statut spécial, devrait être jugé comme le commun des Congolais, conformément à la procédure en la matière. Fidèle à son credo relatif à la « fin de la récréation », il ne manifeste aucun état d’âme face au sort qui attendrait son ancien équipier au sein de l’espace présidentiel en période de transition.
Au lendemain de la fête du 30 juin 2007, l’on a parlé de la mission de bons offices de Louis Michel, Commissaire Européen chargé des Affaires Humanitaires, auprès du président congolais. Mais, manifestement, il doit avoir dans sa tentative d’obtenir le retour sans condition, au pays, de Jean-Pierre Bemba et la cessation des poursuites judiciaires contre sa personne.
Flairant visiblement le danger que représente l’action du Parquet Général de la République, Jean-Pierre Bemba multiplie les prolongations de son séjour médical au Portugal, où il séjourne depuis le mois de mai. Le dernier bail en date court jusqu’au 15 septembre, date annoncée pour l’ouverture de la session ordinaire du Sénat et partant du compteur devant enregistrer les présences et absences des membres de cette institution.
Bien que l’opinion spécule autour de la menace d’invalidation de Jean-Pierre Bemba, un membre du bureau de la chambre haute du Parlement, Lola Kisanga pour ne pas le citer, a fait baisser la tension en signalant que ‘le président du MLC avait la latitude de solliciter et obtenir une nouvelle prolongation de son séjour médical au Portugal. Ce qui, naturellement, retarderait l’échéance de sa mise en accusation par le Parquet Général de la République.
Qu’à cela ne tienne, la demande de levée de son immunité parlementaire, telle que formulée en son temps par le Parquet Général de la République au Bureau du Sénat, est toujours d’actualité, plaçant ainsi le président du Mlc dans une situation délicate. Entre l’enclume de Kinshasa et le marteau de Bangui, il n’y a pas de choix. C’est là tout le drame.
Journaliste tué en RDC: 4 condamnés à mort, dont les amis de la victime
Le tribunal militaire de Bukavu, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), a condamné mardi à la peine de mort deux civils reconnus coupables de l'assassinat du journaliste Serge Maheshe et deux amis de la victime.
Freddy Bisimwa et Masasile Rwezangabo, deux civils qui avaient avoué avoir tué le journaliste, ont été condamnés à la peine capitale pour "assassinat" tandis que les deux témoins du crime Serge Mohima et Alain Shamavu, qui n'ont cessé de clamer leur innocence, ont été condamnés à mort pour "association de malfaiteurs".
Journaliste à la radio Okapi (parrainée par l'ONU), Serge Maheshe (31 ans), a été abattu le 13 juin dans la soirée par deux inconnus à Bukavu, alors qu'il s'apprêtait à monter dans sa voiture de service, marquée du sigle des Nations unies.
Les tueurs s'étaient enfuis sans tenter d'ouvrir le feu sur les deux amis du journaliste, Serge Mohima et Alain Shamavu, qui se trouvaient à ses côtés. Maheshe n'avait pas pu être sauvé malgré son transfert à l'hôpital de Bukavu, où il avait été conduit accompagné de ses amis, de membres de l'ONU et de la police congolaise.
Le tribunal a acquitté la plupart des huit autres accusés, poursuivis pour leur complicité supposée, à des degrés divers, avec les meurtriers ou pour avoir fourni des informations aux principaux accusés après leur arrestation.
Deux militaires, arrêtés avec une quinzaine d'autres personnes au lendemain du crime, ont été lavés de toute accusation d'assassinat, après avoir été présentés au début du procès comme les principaux suspects par l'accusation.
L'un d'eux a néanmoins écopé de six mois de prison pour "destruction d'arme". Un autre accusé civil a été condamné à six mois ferme pour s'être évadé après son interpellation au début de l'enquête sur cette affaire.
Le procès avait débuté le 14 juin, au lendemain même du crime. Ajourné à de multiples reprises, il avait été très critiqué par des organisations de défense des droits de l'Homme, qui dénonçaient "la précipitation" de la justice militaire.
Plusieurs vagues d'interpellation ont conduit à la comparution de nouveaux accusés, en cours de procès, l'instruction s'étant poursuivie en parallèle des premières audiences.
Bisimwa et Rwezangabo, les deux civils condamnés pour assassinat, avaient été arrêtés en cours de procès et avaient avoué le crime. Ils avaient désigné les deux amis du journaliste comme étant "les commanditaires" du crime, sans être en mesure d'en indiquer le mobile.
A la barre, la mère de la victime avait jugé "peu convaincantes" ces allégations, soutenant que son fils n'avait "jamais eu des problèmes particuliers avec ses amis".
Les avocats des amis de la victime ont dénoncé un verdict "absurde" et ont annoncé leur intention d'interjeter appel.
"C'est invraisemblable, je n'ai jamais vu cela", a déclaré à l'AFP Me Wilson Ntabarusha, qui a dénoncé un décision fondée sur des "déclarations contradictoires ou qui invalident les affirmations des assassins, (...), des vérifications incomplètes" et l'absence de preuves matérielles.
La mort de Serge Maheshe, journaliste respecté qui dirigeait la rédaction de la station de Bukavu de Radio Okapi, avait semé la consternation parmi les professionnels des médias, au sein du gouvernement congolais et des chancelleries.
Tous avaient condamné cet assassinat, le quatrième en moins de deux ans parmi les professionnels des médias en RDC, dont le mobile reste pour le moment un mystère.
Le procès devrait se poursuivre dans les jours qui viennent.
Fini la maladie : Revoici Z’Ahidi ce matin à Kinshasa !
Plusieurs fois donné pour mort par l’affolante rumeur, Z’Ahidi Arthur Ngoma rentre en super forme
aujourd’hui à Kinshasa. Le régulier de SAA, un Boeing, précise-t-on, est attendu à 11H50’ à l’aéroport international de N’djili. Après une courte cérémonie d’accueil sur le tarmac et un petit briefing avec la presse au Salon d’honneur, il se rendra directement à la Cathédrale Notre Dame du Congo, à Lingwala, pour glorifier l’Eternel Dieu Tout-Puissant de l’avoir éloigné du spectre de la mort, à Johannesburg, en Afrique du Sud. L’enfant terrible des Forces du Futur et du Camp de la Patrie revient au pays, après un léger repos passé à Cape Town, à 6.000 Km de Kinshasa.
Ce lundi 27 août, Z’Ahidi Arthur Ngoma a rencontré ses médecins traitants à Johannesburg, en terre Sud Africaine. C’était, pour lui, l’occasion de passer son dernier examen de contrôle. Le bulletin de santé établi, à cette fin, les a déterminés à le lâcher. Cette fois-ci, en tout cas, c’est la bonne. Les dernières informations recueillies à La Prospérité sont formelles. C’est à bord d’un régulier de South African Airways dont l’atterrissage à l’aéroport international de N’djili est attendu ce mercredi à 11H50’ qu’il regagne Kinshasa, capitale de la RD. Congo. Aussitôt après une courte cérémonie d’accueil à sa descente d’avion sur le tarmac, Z’Ahidi fera un petit briefing à la presse tant nationale qu’internationale au Salon d’honneur. Puis, son cortège prendra immédiatement la direction de la Cathédrale Notre Dame du Congo, à Lingwala, où une messe d’action de grâce sera dite, en début d’après-midi.
« Aux hommes, tu raconteras les merveilles de ton Dieu », croit Z’Ahidi Arthur Ngoma en fléchissant les genoux devant l’Eternel Dieu Tout-Puissant. Sa miséricorde et sa grâce ont été larges, pour lui, tous ces derniers temps où le règne du croque-mort ravage des vies humaines à Kinshasa. Il ne pouvait en être autrement pour un homme donné plusieurs fois pour mort par l’infini richesse de la trouvaille de la rumeur. La dernière en date, la plus affolante l’a, du reste, déclaré définitivement mort au pays de Nelson Mandela et Thabo Mbeki. Pourtant, ce n’était là qu’une page, celle de la maladie, qui est déjà tournée, assure un de ses proches. « Au diable donc, le spectre du mal ! Le revoici vivant, en super forme et prêt à poursuivre son combat sous les couleurs du Camp de la Patrie et des Forces du Futur, ses deux structures politiques de base », brandit un autre.
Au bureau de liaison, La Prospérité y a surpris les cadres des Forces du Futur en pleine réunion, hier matin. Depuis deux jours, en effet, Ingele Ifoto, Ali Lutimba, Franklin Tshamala, Amisi et tant d’autres, sont au four et au moulin. Les préparatifs de cet accueil de l’ex-Vice-Président de la République en charge de la Commission Sociale et Culturelle sous l’ère du 1+4, étaient très avancés. Aujourd’hui, disaient-ils, la mobilisation devrait être totale. Les cadres et militants des Forces du Futur et du Camp de la Patrie prendront d’assaut les principales artères de la capitale, selon l’itinéraire préalablement arrêté. C’est la seule façon de réconforter leur leader qui, après les soins à Johannesburg, a passé un temps de léger repos à Cape Town, à 6000 Km de Kinshasa.
Evacué d’urgence
Le malaise fut aigu le lundi 13 août dernier. Si bien qu’en dépit de son absence à Kinshasa, le Chef de l’Etat, M. Joseph Kabila Kabange qui participait, ce jour-là, à la fête d’indépendance nationale de la République sœur du Congo-Brazzaville, a été presque obligé de parer au plus pressé. Son jet privé se chargera de l’évacuation d’urgence de M. Z’Ahidi, en Afrique du Sud. Cette opération est intervenue alors que les larmes versées en mémoire de Guillaume Samba Kaputo, le Conseiller Spécial, n’avaient pas encore séché. En même temps, les congolais attendaient des précisions sur la mort de Gaston Nawej, le Conseiller Principal au Collège Juridique et Administratif du Cabinet du Chef de l’Etat. L’annonce alarmante faite d’une information non vérifiée a suscité des inquiétudes dans la famille de Z’Ahidi ainsi que dans les milieux politiques. L’hypothèse d’un poison agissant a même été largement répandue. Le flou était tel qu’il fallait oser dire la vérité. La Prospérité, dans son édition du vendredi 17 août s’y était engagée nonobstant le risque dû à l’intox et à la désinformation. Sans chercher à tirer la couverture de son côté, le Quotidien de l’avenue de la justice démontrait que Z’Ahidi n’était pas mort ; des informations glanées à la source faisant foi. Au jour d’aujourd’hui, les faits lui donnent raison. Pour preuve, Z’Ahidi est là vivant et non mort.
Si la Belgique était le Congo…

Plus de septante jours après les élections de juin, la Belgique n’a toujours pas un gouvernement fédéral. Les débats et les négociations entre acteurs politiques du Sud et du Nord de ce pays ont accouché d’une souris. Un politologue de l’Université libre de Bruxelles explique cet échec : « Mais oui, on a trop peu voire pas du tout préparé les négociations : il n’y a pas eu ou alors très peu de rencontres au préalable et l’on n’a pas non plus créé un espace de discussion où les uns et les autres auraient déjà pu présenter leurs grandes positions. Cela aurait permis de synthétiser les points de vue et faciliter des rapprochements. Mieux ou, sans doute pire, la campagne électorale a semblé se poursuivre après les élections. On a assisté à diverses radicalisations qui ont évidemment fait se cabrer les communautés respectives. » (Delwit : ‘Un échec qui n’étonne pas’. Entretien Christian Laporte, dans La libre Belgique du 24 août 2007). Pour ce politologue, « les négociations pour la formation du gouvernement n’ont jamais commencé. En cause, notamment, leur grande impréparation. »
Face à cet échec, le formateur, Yves Leterme a rendu son tablier en avouant : « J’ai constaté ce jeudi midi qu’il était momentanément impossible d’arriver à mettre au point un programme de gouvernement ambitieux pour lequel l’électeur a donné un signal clair le 10 juin dernier. » (F. VAN de WOESTYNE, Val Duchesse. Les 24 heures d’intrigues, dans La Libre Belgique du 24 août 2007). Et Joëlle Milquet, nommée ‘Madame non’ est désignée par une certaine presse, au Nord comme au Sud du pays, comme étant la responsable de cet échec. Répondant à cette accusation, elle dit : « C’est très caricatural. Il ne devait pas y avoir d’échec, ni hier, ni jeudi dernier. Il y avait des pistes de solutions en termes institutionnels. Mais il fallait les voir, les exploiter, les proposer et ne pas se fixer sur l’obsession des deux tiers. On pouvait vraiment travailler à partir de propositions de compromis. Est-on responsable d’un échec lorsqu’on considère que la frontière est franchie, lorsqu’on respecte les engagements que tous les partis francophones ont pris publiquement ? Dans un gouvernement à majorité simple, on peut difficilement faire une grande réforme de l’Etat parce qu’on n’a pas la majorité de deux tiers. Cela ne s’est jamais fait. Au mieux, on organise une procédure pour après. C’est très facile de critiquer le CDH. Mais que refusons-nous en fait ? Les ultimatums que la N-VA a posés.» (F. VAN de WOESTYNE, Val Duchesse. Joëlle Milquet : ‘Il y avait des solutions’, dans La Libre Belgique du 24 août 2007)
Cet échec dit la gravité de la crise qui secoue la Belgique ces jours-ci. Le Roi en est conscient et a décidé d’y trouver une solution en consultant encore une fois la classe politique et les ministres d’Etat. Forts de l’expérience du passé, du diagnostic interne effectué, les négociateurs belges sont convaincus qu’ils finiront par trouver une issue à cette crise.
QUELQUES CONSTATS
Au Nord comme au Sud du pays, les partis politiques invités aux négociations en vue de former un gouvernement fédéral affirment qu’ils ne voudraient pas trahir les engagements pris avec les électeurs avant le 10 juin. Ils manifestent un grand attachement à leurs communautés respectives. ‘Madame non’ est très cohérente et très responsable dans ses prises de position.
Face à certains ‘ultimatums’, les représentants politiques de deux communautés belges se retrouvent en aparté pour affiner des positions communes. Plusieurs d’entre eux ne veulent pas voir la Belgique volée en éclats.
Pendant le temps que durent toutes ces négociations, le principe de la continuité de l’Etat est respecté. L’administration tourne comme si de rien n’était. Le dialogue et les négociations sont permanents. Aucun pays de l’Union Européenne ne vient s’immiscer dans ces tiers-lieux belgo-belges. Les partenaires extérieurs ne sont pas appelés au secours de la maison belge qui risque de brûler. La Belgique n’est sous le diktat d’aucune force extérieure. Certains de ses fils trop impliqués dans les crises extérieures à leur pays se taisent dans toutes les langues !
Si la Belgique était le Congo, « les chirurgiens » de tout bord auraient déjà pris l’avion pour se précipiter à son chevet….
APPRENDRE ET DESAPPRENDRE DE LA BELGIQUE
Un pays de 10.000.000 habitants dominé par deux communautés (flamande et wallonne), 80 fois plus petit que le Congo et ses centaines de communautés, prend son temps pour avoir un gouvernement répondant aux attentes de ses fils et filles. C’est ce même pays qui, hier, à travers certains de ses fils, a cherché à imposer à son ex-colonie une vitesse de croisière pour régler les questions liées à sa crise anthropologique millénaire ! Quand nous pensons à tous ces va-et-vient des politiques belges au Congo avant et après la mascarade électorale de 2006, quand nous pensons à la façon dont certains d’entre eux nous ont interdit de traiter en profondeur la question de la congolité, quand nous pensons au jeu d’exclusion de certains fils et de certaines filles du Congo (sur le conseil de certains politiques belges) des négociations pouvant mener à une sortie noble de notre crise, il y a lieu de comprendre l’asymétrie du partenariat entre nos deux pays.
Serait-il possible que notre ambassadeur en Belgique et notre Ministre des affaires étrangères convoquent les politiques belges et le Roi autour d’une table pour leur faire des propositions congolaises sur la gestion de la crise belge actuelle ? une question folle, pourrait-on nous rétorquer ! Le Congo apprend encore la démocratie. Il n’a que de leçons à recevoir et non pas à donner…
Oui. Il pourrait apprendre de la gestion de la crise belge que les pays souverains règlent les questions qu’ils rencontrent par le dialogue et la négociation en impliquant tous leurs fils et toutes leurs filles. Ne fût-ce qu’au niveau de leurs représentations. Le Congo pourrait apprendre à désapprendre l’asymétrie du partenariat et opter, dans la gestion de certaines questions géostratégiques, pour la politique « du donner et du recevoir ».
En effet, au vu de la gestion démocratique de la crise belge, il ne serait pas trop osé de se poser la question de savoir pourquoi nous devons demeurer éternellement dans la position de ceux qui doivent recevoir des autres. Oui. Il ne serait pas trop oser de se demander comment faire en vue de briser les verrous de ce partenariat asymétrique pour une souveraineté assumée de manière adulte.
Comment ? Avec des hommes et femmes politiques formés, informés, adultes et responsables, rompus dans l’art de dialoguer et de négocier, sans haine. Et le Congo n’en manque pas…
Joëlle Milquet, Didier Reynders, Yves Leterme, Isabelle Durand et les autres débattent, souvent, dans le respect mutuel, mus par un désaccord fondateur des consensus provisoires salutaires pour la Belgique. Au quotidien, ils sont présents à travers les médias pour expliquer leurs prises de position afin que leurs concitoyens suivent de plus près l’évolution de la situation politique du pays. (Ce matin (28 août 2007) par exemple, Joëlle Milquet a été l’invitée de l’émission Questions publiques sur la RTBF. Elle a fait montre de beaucoup de cohérence et de maîtrise dans la réponse aux questions des auditeurs.)
Ce faisant, ils contribuent tant soit peu à la fabrication de leur opinion publique.
Il y a un échange permanent, non seulement entre les politiques, mais aussi entre les politiques et leurs populations. Ne fût-ce qu’à travers des éminssions telles que Questions publiques, Mise au point (de la RTBF ) et Controverse (RTL-TVI). Les auditeurs et les autres intervenants à ces émissions ne sont pas pourchassés après par une police politique chargée de suivre en catimini la police des échanges (comme au Congo !).
Disons que les institutions démocratiques belges sont les garantes de ce jeu démocratique indispensable à l’avancement du pays. Mais ces institutions démocratiques se renouvelant régulièrement de l’intérieur par le dialogue et la négociation malgré les casses du « turbo-capitalisme ».
Le jour que le Congo se laissera contaminer par « ce virus » du dialogue et de la négociation et de la formation de l’opinion publique en faisant participer les populations aux échanges citoyens, sa face brillera.
Mais « ses partenaires belges » sont-ils disposés à le contaminer ? Ces jours-ci, les fils et les filles du Congo sont-ils attentifs à la façon dont la crise belge est en train d’être gérée afin qu’ils arrêtent de se laisser abuser par « les experts belges » et par d’autres partenaires extérieurs dans la fabrication de la res publica congolaise? Même s’il est plus difficile d’apprendre que de désapprendre ?
Après Wazekwa, Koffi Olomide veut frapper chez Werrason
A l’ex-Zamba Playa, le collectif des fans de Werra déclare que ses missiles sont en alerte. Son camp rendra coup pour coup. De quelle manière ? Nul ne le sait encore.
Le refus de Werrason de jouer sur la même scène parisienne de l’Elysée Montmartre avec Koffi Olomide, il y a quelques semaines, a relancé de plus belle la guerre entre ces deux chanteurs. Egal à lui-même, le leader de Wenge MMM observe le silence, laissant à l’occasion réagir certains de ses collaborateurs. Pour sa part, le patron de Quartier Latin International y va lui-même des piques qu’il affectionne tant. Non sans laisser aussi aboyer ses chiens de garde en direction de l’ex-Zamba Playa, le Qg de Werrason. Virulents à l’égard de Koffi Olomide, le chanteur Héritier Watanabe et le drumer Kakol ont publiquement et violemment pris à partie par les porte-parole du Grand Mopao, notamment par l’inévitable Kissindjora. Qui ne se prive pas d’annoncer l’ « attaque » contre l’ex-Zamba Playa. Ici, on interprète l’attaque annoncée comme un débauchage du chanteur Héritier et du drummer Kakol mais, aussi du guitariste Flamme Kapaya.
On signale à ce propos que Koffi aurait effectivement, il y a plusieurs mois, approché Héritier et Flamme par des émissaires interposés. Par la faute de ces derniers, l’affaire avait capoté.
Mais, décidé à frapper Werrason, le Grand Mopao serait prêt à réveiller le dossier et à sortir le grand jeu. Le coup vaut la chandelle car, il s’agit non pas seulement de corriger le « Roi de la Forêt » en lui démontrant sa force de frappe mais, aussi de créer l’événement pour, doper son prochain concert au Zénith de Paris.
Emoustillé par la rafle opérée chez Félix Wazekwa, Koffi aurait donc pris goût au jeu, question aussi de faire de son groupe un Real Madrid, pour reprendre son propre mot ? Mais, cela serait-il sans conséquence ?
A l’ex-Zamba Playa, le collectif des fans de Werra déclare que ses missiles sont en alerte. Son camp rendra coup pour coup. De quelle manière ? Nul ne le sait encore.
Puisqu’il vaut mieux prévenir que guérir, les autorités tant politiques que culturelles du pays doivent intervenir avant que les choses ne dégénèrent gravement. Avant que les hooligans des camps en conflit n’entrent dans la danse. Evoquer ici du sang qui risque de couler ne relève pas d’une simple vue de l’esprit.



