LOSAKO

Le porte-voix de tous ceux qui cherchent vainement dans quel forum de ce monde, ils peuvent se faire entendre.. Oui, je veux donc parler au nom de tous les « laissés pour compte » parce que « je suis homme et rien de ce qui est humain ne m’est étranger ».

28 août 2007

Cité pour remplacer Antoine Gizenga: Jean-Oscar Ngalamulume Pressenti Premier Ministre

oscar_ngalamulumeDans son édition du 8 juillet 2002, L’Avenir le pressentait Premier ministre providentiel, l’homme qui pouvait mettre fin au chaos militaire et lancer le nouvel ordre économique au pays. Opposant reconnu à la dictature de Mobutu, Jean-Oscar Ngalamulume vivait en exil, alors aux Etats-Unis d’Amérique. Sa nomination comme Premier ministre devrait redonner confiance aux partenaires extérieurs dont les USA où il a des entrées. Il connaît, poursuivait l’auteur de l’article, le monde occidental qui le connaît. Avant d’affirmer que Ngalamulume sait par quel bout prendre la crise congolaise. Cinq ans plus tard et à l’approche de l’évaluation de l’action du Gouvernement, l’analyse demeure valable et le nom de Ngalamulume revient très souvent comme probable successeur (du Premier Ministre actuel).

Le mois de septembre 2007 est perçu par le pouvoir comme un repère. Une évaluation de l’action du Gouvernement Gizenga a plusieurs fois été annoncée par le Président de la République qui va fêter, le 6 décembre prochain, l’an I de son investiture. Même s’il lui reste encore quatre ans à passer au sommet de l’Etat congolais, Joseph Kabila est à tout moment tenu à l’obligation des résultats, afin d’envisager la victoire du deuxième mandat.

Dans une interview à Jeune Afrique il y a peu, le Président promettait que les effets des 5 chantiers se feraient sentir à partir du mois de septembre. Les jours qui restent sont à compter avec les doigts d’une main et chaque Congolais sait où en est-on avec ces derniers. Naturellement, une certaine unanimité semble se dégager pour dénoncer l’extrême faiblesse de l’institution exécutive.

Quant à l’alternative! Plusieurs hypothèses, parfois invraisemblables, circulent dans les hautes sphères du pouvoir à Kinshasa. Des scénarii sont montés les uns après les autres. Tous partent d’une question fondamentale sur le maintien ou non du Premier ministre Antoine Gizenga.

Premier scénario, Gizenga reste à la tête du Gouvernement. Dans ce cas, tous les ministres incompétents renouent avec le chômage. Des nouvelles grosses têtes viennent aux affaires pour donner du mordant à l’action de l’exécutif, en créant alors des Commissions patronnées par des ministres d’Etat. Ceux-ci sont censés donner un coup de main efficace à Mbuta dont l’âge avancé est présenté comme une faiblesse par ses détracteurs. Il s’agit, en réalité, d’une idée qui remonte à l’entre-deux tours de l’élection présidentielle, au moment du ralliement de Gizenga à la candidature de Joseph Kabila.

Deuxième scénario, Antoine Gizenga et la soixantaine de ses ministres tombent. On lui choisit un successeur au sein ou en dehors de la famille politique du Chef de l’Etat. Si c’est un membre de l’AMP qui venait à être désigné, probablement quelqu’un du PALU au nom des Accords du Grand Hôtel de Kinshasa entre Kabila et Gizenga sous l’œil vigilant de Nzanga Mobutu de l’UDEMO, la coalition au pouvoir se chargerait seule de composer la nouvelle équipe gouvernementale.
Seule la victoire électorale ne suffit pas pour convaincre les Congolais. C’est ainsi que la majorité de ces derniers, de concert avec les bailleurs de fonds pensent que la reconstruction du Congo est l’affaire de tout Congolais sans distinction, ainsi, ils projètent déjà la formation d’un gouvernement de large ouverture, d’union nationale.

En effet, deux ou trois noms reviennent le plus souvent. Jean-Pierre Bemba de l’Union pour la Nation (opposition dite institutionnelle), Etienne Tshisekedi de l’UDPS et l’économiste (Raymond Barre du Congo) Jean-Oscar Ngalamulume.

De Jean-Pierre Bemba, on dit qu’il est l’ennemi personnel du Président Kabila, les deux hommes s’accusant mutuellement de vouloir tuer l’autre. Impossible, sans un sursaut de nationalisme, de voir les deux personnalités travailler ensemble à la tête du pays.

Rien à attendre d’Etienne Tshisekedi qui n’a jamais reconnu le processus électoral qui a conduit à l’élection du Président Kabila et à la mise en place des nouvelles institutions de la République. On voit d’ailleurs mal qu’un Tshisekedi réputé charismatique fasse volte-face jusqu’à embrasser un système dont il ignore l’existence. Dans la course, il reste un certain Jean-Oscar Ngalamulume, qui d’ailleurs, au deuxième tour de présidentielles avait publiquement, sans gène soutenu la candidature du Président Kabila.

Dans son édition du 8 juillet 2002, L’Avenir le pressentait: Premier ministre providentiel, l’homme qui pouvait mettre fin au chaos militaire et lancer le nouvel ordre économique au pays. Jean Oscar Ngalamulume, opposant reconnu à la dictature de Mobutu, vivait alors aux Etats-Unis d’Amérique. Sa nomination comme Premier ministre devrait redonner confiance aux partenaires extérieurs dont les USA où il a des entrées. Il connaît, poursuivait l’auteur de l’article, le monde occidental qui le connaît. Avant d’affirmer que Ngalamulume sait par quel bout prendre la crise congolaise. Et de conclure, ‘’beaucoup de Congolais pensent qu’au lieu de se faire distraire par les chants de sirènes, le Chef de l’Etat devrait aller de l’avant en nommant un Premier ministre neutre et non conflictuel’’. Cinq ans plus tard, l’analyse du confrère demeure juste, voire réelle.

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