LOSAKO

Le porte-voix de tous ceux qui cherchent vainement dans quel forum de ce monde, ils peuvent se faire entendre.. Oui, je veux donc parler au nom de tous les « laissés pour compte » parce que « je suis homme et rien de ce qui est humain ne m’est étranger ».

27 août 2007

Plus de peur que de mal... Surmené, Athanase Matenda pique une crise !

matenda_kyelu_ministre_1_*Le Ministre des Finances a passé quelques heures samedi dernier, à la Clinique Ngaliema, où il a été admis d’urgence en observation médicale. Les choses ayant bien évolué, il a regagné sa résidence de la Gombe hier dimanche, dans la matinée. Pour conjurer le surmenage, source de cette crise épisodique, un repos lui est recommandé. Toutes les affaires pendantes qui nécessitaient, du reste, son implication personnelle devront momentanément attendre. Le temps pour « l’argentier national » de reprendre le chemin de l’avenue Lubefu, son lieu de travail. La santé, dit-on, n’a pas de prix.
Tout est parti, semble-t-il, d’une fête organisée ce samedi 25 août 2007 chez Raymond Tshibanda, le Directeur de Cabinet du Chef de l’Etat. Alors que tous les invités étaient en pleine forme, Athanase Matenda, lui, ressentait plutôt un malaise. Pourtant, rien ne présageait une telle situation avant qu’il n’y arrive. Eh bien, les choses sont allées très vite. Une première source indépendante qui a joint La Prospérité au téléphone, le même samedi tard la nuit, a d’abord parlé d’une évacuation vers l’Afrique du Sud. Puis, après vérification, elle s’est rebiffée pour avancer que c’était, par contre, vers la Clinique Ngaliema, à Kinshasa, où le Ministre des Finances a été admis d’urgence en observation médicale.
Il y est resté toute la nuit de samedi avant de regagner, hier dimanche dans la matinée, sa résidence située dans les parages de l’Institut Supérieur de Commerce, à la lisière de la Gombe. Bien d’autres sources éclairées ont renseigné à La Prospérité qu’il s’agissait d’une petite crise de surmenage. Et que la situation de sa santé s’était nettement améliorée, après l’intervention des médecins. Pour l’instant, un repos total lui est recommandé. Ainsi, toutes les affaires restées pendantes et qui nécessitaient, du reste, son implication personnelle devraient-elles momentanément attendre. Le temps, pour « l’Argentier National », de se remettre sur deux pieds mais surtout de reprendre le chemin de l’avenue Lubefu, son lieu de travail. La santé, dit-on, n’a pas prix.
L’effet du croque-mort ?
Lorsque la nouvelle d’évacuation de Matenda Kyelu pour des habituels « soins appropriés » est tombée, elle a fait, certes, l’effet d’une bombe, hier matin. D’aucuns ont cru, sans nul doute, à la marche inexorable du croque-mort, une sorte de gangrène fatale qui aurait pris date avec l’histoire pour endeuiller permanemment le camp présidentiel. La mort brutale de Samba Kaputo, l’ex-Conseiller Spécial du Chef de l’Etat, et celle de Gaston Nawej, son Conseiller Principal au Collège Juridique et Administratif, exacerbe ce genre de psychose somme toute généralisée. L’évacuation d’urgence de Z’Ahidi Arthur Ngoma, un ex-Vice-Président de la République sous le règne du 1+4, vers une clinique de Johanneburg, en Afrique du Sud, tente, elle aussi, de coller à ce croque-mort des vertus indomptables. Si bien qu’une maladie, fût-elle un petit surmenage pour un Ministre, Vice-Ministre ou Haut Cadre à la Présidence de la République ou à la Primature, peut toujours prendre des allures insoupçonnées. Le cas de Matenda Kyelu est pour le moins une preuve que la loi des séries tant allégrement évoquée dans ces circonstances, n’est pas encore devenue une recette magique.
Les finances, un casse-tête chinois
Il y a bien des raisons pour Athanase Matenda Kyelu de se surmener. Tout passe par les Finances, cet habituel casse-tête chinois pour le Premier Gouvernement de la Troisième République. A plus ou moins une semaine du début du mois de septembre, l’échéance fixée aux fonctionnaires pour le paiement du premier palier de Mbudi, approche. C’est aussi celle de la rentrée des classes avec la sempiternelle question de la suppression de la prise en charge des enseignants par les parents. Une fièvre nouvelle règne d’ores et déjà dans les milieux scolaires lorsqu’on considère le regard médusé des écoles conventionnées catholiques sur les conditions de cette rentrée. L’affaire de la rétrocession de 40% aux Provinces bien que rapportée en janvier 2008, demeure au centre de discussions. Kinshasa, le Katanga et le Bas-Congo n’ayant pas encore mordu à l’hameçon. La bourse des étudiants : un mois sur trois, est en cours de paiement dans les Institutions d’enseignement supérieur et universitaire. Des signaux d’un mécontentement latent sont lancés. A l’Université Pédagogique Nationale, UPN en sigle, les revendications ont déjà éclaté ce week-end. Elles reprennent d’ailleurs, le marché ce lundi 27 août 2007. Les étudiants ayant perçu moins que prévu exigent de rentrer dans leurs droits. A Kisangani, c’est aussi la même chanson. Certains étudiants se plaignent de n’avoir eu que 12.000 FC sur les 15.000 FC longtemps promis par le Patriarche Antoine Gizenga lors de son investiture au Parlement. Dans plusieurs cas, à travers les Provinces, d’autres étudiants accusent leurs Chefs d’Etablissements de n’avoir payé que la moitié, soit 15 USD au lieu de 30 USD libérés par le Gouvernement. Toutes ces affaires, y compris les grèves en perspective ou vécues, requièrent une attention soutenue. Le vent qui a soufflé dernièrement dans les régies financières – Direction Générale des Impôts, Office des Douanes et Accises, DGRAD- a montré à suffisance combien le dialogue social n’était pas facile à tenir devant la têtutesse des chiffres. La paralysie dictée par un court temps d’arrêt de travail a eu des répercussions néfastes sur le porte-monnaie national. Sans oublier que le budget de l’Etat, de par la modicité des enveloppes consignées, laisse peu de marges des manœuvres au tenant de la bourse. La gymnastique exige des nerfs solides.

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