LOSAKO

Le porte-voix de tous ceux qui cherchent vainement dans quel forum de ce monde, ils peuvent se faire entendre.. Oui, je veux donc parler au nom de tous les « laissés pour compte » parce que « je suis homme et rien de ce qui est humain ne m’est étranger ».

27 août 2007

Gouvernement, c’est la guerre des nerfs !

Les yeux sont rivés sur un éventuel changement. Les horizons nouveaux feront certainement que les malheurs conseil_ministresdes uns, soient les bonheurs des autres. Le glas aura-t-il finalement sonné pour les soixante membres de l’équipe Gizenga ? Apparemment, les dés sont jetés au regard du débat ouvert, le samedi dernier au Centre d’Accueil Protestant, à la Gombe. Un Bandundois présidant à la destinée des Pende vivant à Kinshasa est monté sur ses quatre chevaux. Pinces sans rires, Kage, c’est son nom, est allé droit au but. Rejetant, contournant, expliquant et démontrant, arguments à l’appui, combien Gizenga, 83 ans, gardait encore sa tête froide face au spectre du remaniement tant annoncé. Les accords signés avec Joseph Kabila, à la veille du second tour de la présidentielle du 30 octobre, les fortifieraient dans le sens de la continuité dans la conduite des affaires de la Res Publica. Mieux quiconque, Antoine Gizenga est prêt à tout faire, même à se casser en mille morceaux pour la réussite des chantiers du Président Kabila. Plus de six mois après, avec un budget chétif, la foi du Premier Ministre butte, pourtant, à des écueils sur terrain. La convalescence due à la santé d’un pays blafard devait, en principe, écorner cette détermination. Normalement, la guerre des nerfs qui trouve son fondement dans l’incapacité du Gouvernement à tenir ses promesses, a commencé. En septembre 2007, plusieurs dossiers sont sur sa table. Mbudi dont les fonctionnaires exigent le paiement d’un premier palier. Bourse, les étudiants sont désormais sortis de leurs sanctuaires du savoir. Sur la colline haute, à l’Université Pédagogique Nationale, les camarades « D » ont repris de l’autorité sur l’agora. Les revendications qui ont fait jadis la fierté des étudiants à l’époque de l’UGEC, sont revenues à la faveur d’une promesse gouvernementale. Là où les imperfections ont été les plus éclatantes, les étudiants se sont signalés. Avec hargne, ils promettent de faire parler d’eux ce lundi matin à l’UPN. La Police Nationale n’y pourra rien tant qu’ils seront des milliers à vouloir rentrer dans leurs droits légitimes. La rentrée des classes, c’est la question coupe-gorge. Va-t-on supprimer la prise en charge des enseignants par les parents d’élèves ? Telle est la question à laquelle Yandi ve est appelé à donner une suite, avant le 3 septembre. L’autre face de l’iceberg, c’est la question de la rétrocession. Trois des onze provinces résiste à l’action de charme. Kinshasa, le Katanga et le Bas-Congo refusent, en effet, d’hypothéquer l’avenir de leurs concitoyens dans une formule consistant à repousser à plus tard, le début de la rétrocession de 40% des recettes des provinces. En dépit de l’absence de la loi sur la décentralisation, argument fort utilisé par le gouvernement central, pour échapper à la règle, ces trois greniers de la République tiennent le pavé d’un réel bras de fer qui ne dit pas encore son vrai nom. Le moment venu, la très fragile accalmie cèdera le pas à une crise profonde. Autant s’y mettre dès maintenant que d’ouvrir des brèches difficiles à refermer. Prêcher par les actes serait mieux que s’adonner à des débats sans fin.

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