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LOSAKO

le porte-voix de tous ceux qui cherchent vainement dans quel forum de ce monde ils peuvent se faire entendre. Oui, je veux donc parler au nom de tous les « laissés pour compte » parce que « je suis homme et rien de ce qui est humain ne m’est étranger ».

16 août 2007

A l’est du Congo... Diamant et or massif pour Kagame, pétrole pour Museveni !

KAGAMe200arton108129Museveni Yoweri Kaguta menace de renvoyer son armée au Congo. Des troupes ougandaises ont été massées le long de la frontière avec le Congo. Les journaux ougandais parus le mardi 14 août 2007 en ont largement fait écho. Réputé fourbe, le Président ougandais, qui, vraisemblablement a pris sa décision, prétend accorder une chance aux négociations avec Kinshasa où il a dépêché, le week-end dernier, son ministre des Affaires Etrangères pour brouiller les pistes sur ses intentions réelles. Officiellement, c’est pour demander à Joseph Kabila et Antoine Gizenga de faire cesser les attaques contre le régime ougandais à partir du sol congolais. Les journaux ougandais ont plutôt parlé d’un différend frontalier à régler. De très beaux prétextes qui ne tiennent pas logiquement débout. Le premier argument n’a aucun sens parce que l’armée ougandaise est restée au Congo pendant près d’une décennie. Depuis l’aventure militaire d’octobre 1996 qui avait porté un certain Laurent-Désiré Kabila au pouvoir le 17 mai 1997. A se demander pourquoi le corps expéditionnaire de Museveni, hyper entraîné et surarmé, n’est jamais parvenu à mettre hors d’état de nuire les rebelles ougandais retranchés dans les montagnes du Nord-est du Congo distribuant gratuitement la mort aux populations locales. Au lieu de recommencer la même expérience décevante comme le ferrait la poule face à un renard, Museveni ferait mieux de chercher la solution à la crise militaire qui l’inquiète ailleurs. Au fait, pourquoi ne dialoguerait-il pas avec ses opposants ? Pourquoi n’organiserait-il pas des élections libres, démocratiques, transparentes et ouvertes à toutes les sensibilités dans son pays ? Hac habierit, dit-on en latin. Passons au deuxième motif qui justifierait, aux yeux de Kampala, une nouvelle agression du Congo. Le différend frontalier. Y a-t-il de mémoire d’hommes une frontière qu’il faille redéfinir avec l’Ouganda ? Et même s’il en était ainsi, pourquoi Museveni n’attendrait-il pas que toutes les voies légales de règlement de conflits frontaliers soient épuisées avant de s’engager dans une nouvelle aventure militaire aux conséquences incalculables pour la région.
Le pétrole à tout prix
Les tentacules du pouvoir ougandais visent un objectif : le contrôle du pétrole de l’Ituri et celui du lac Albert. Déjà en 2002, lors d’une conférence sur l’ouverture à partir de l’extérieur du Congo à la mondialisation organisée à l’Unikin avec le financement de la fondation allemande Konrad Adenaur, le professeur Banyaku Luape, ancien ministre de Laurent-Désiré Kabila du pétrole, affirmait que l’Ituri contient au moins 12 % de réserves stratégiques du monde. Il démontrait par la suite que le centre d’intérêt du monde se déplaçait de l’Ouest vers l’Est. Et que la grande bagarre pour les puissances dominantes est de contrôler non seulement les sites de production du pétrole, mais aussi les voies d’évacuation. Autrement dit, si le pétrole doit être extrait en Ituri ou dans le lac Albert, il sera évacué vers l’océan Indien. Cela confère une importance stratégique aux pays comme l’Ouganda, le Rwanda, le Kenya et même le Burundi. Si les dirigeants du Congo continuent de véhiculer l’image des parents pauvres, incapables d’exercer l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national, y compris les provinces de l’Est, quoi de plus normal que les défenseurs du grand capital de l’Occident donnent leur quitus à Museveni pour ‘’sécuriser’’ les sites de production ? Des scientifiques ne cessent de répéter que dans vingt ans la grande majorité de puits de pétrole du monde vont tarir. Quelle nation sérieuse voudrait se retrouver sans pétrole ? Etre privé de pétrole équivaut à la préhistoire.
Le dilemme de Kinshasa
Tout semble indiquer que Museveni, dont la politique intérieure et extérieure subit une forte influence des USA, aurait déjà reçu l’autorisation de passer à l’action. Ce n’est pas une question d’humeur, ni d’état d’âme. Beaucoup d’analystes crédibles disent, d’ailleurs, que la survie de l’Occident passe par la recolonisation de l’Afrique. Cela se fera d’une façon ou d’une autre, aussi longtemps que leurs organisations seront supérieures aux nôtres. Au niveau continental, tant que le Rwanda, l’Ouganda et même l’Angola auront des armées mieux organisées que celle du Congo, ils viendront appliquer leurs programmes. On aura beau croire aux instruments juridiques internationaux, sans rien y pouvoir. Au fait, il n’y a que de faibles qui confient leur sécurité à l’ONU.
Le sanguinaire général rwandais James Kabahere se targue d’avoir mené avec succès les deux guerres d’agression ayant fait 4 millions de morts, selon des sources humanitaires. « Au Congo, je n’ai pas rencontré des hommes. J’ai fait face à des obstacles physiques », se bombait-il le torse lors d’une sortie médiatique peu après le retrait officiel du corps expéditionnaire rwandais du sol congolais. Quand l’Ouganda menace de renvoyer son armée au Congo, visiblement, Museveni ne s’attend pas à une résistance. Il s’attend à une promenade de santé comme le couteau dans un ventre. C’est raison pour laquelle, s’il est important pour Kinshasa de privilégier le dialogue, il n’en reste pas moins que des dispositions dissuasives soient prises pour limiter les appétits gourmands des voisins mal intentionnés. C’est ici qu’il faut trouver curieuse la reconduction pour six mois de l’embargo sur les armes qui frappe le Congo depuis 17 ans. Le Conseil de Sécurité a évoqué ses raisons. La crainte, par exemple, de voir le gouvernement congolais retourner ses armes contre les civils. Les événements du 23 mars à Kinshasa, la répression dans le sang des adeptes de BDK, les accusations de massacre des populations civiles sur les hauts plateaux de Minembwe portées contre le gouvernement par plusieurs cadres Tutsi et les différents rapports de la Monuc sur les violations de droits de l’homme indexant les corps habillés ne sont pas étrangers à la prorogation de l’embargo. On se trouve dans une situation difficile. A Kampala, Kigali et même à Lunda, on a des armées qui n’hésitent pas de sortir de leurs frontières. Ironie du sort, Kinshasa, multipliant des maladresses, n’a pas la possibilité d’importer l’équipement militaire dont il a besoin pour défendre l’intégrité des frontières héritées de la colonisation et la population. A l’embargo, il faut ajouter les pressions de tout genre. Comme celles qui ont poussé la haute hiérarchie des FARDC à arrêter les opérations contres les génocidaires rwandais FDLR. Abandonnant ainsi la population du Nord et Sud Kivu à son triste sort.
Nkunda marque le pas
La décision a été, dans l’immédiat, récupérée par le renégat Nkunda qui en a profité pour fustiger le gouvernement, l’accusant de connivence avec les génocidaires rwandais. Nkunda a marqué un pas se présentant comme le défenseur de la population civile contre les horreurs des miliciens rwandais. Reste à savoir quelle impression se fait la population sur la position du gouvernement. Si les populations directement concernées par l’insécurité sans cesse grandissante dans la partie Est du pays se prennent pour des délaissées, on assistera à la montée des organisations d’autodéfense. La fameuse opération de démobilisation des combattants tant vantée se révélera contre productive. La même situation pourrait se reproduire en Ituri et au Grand Nord. Quoiqu’on dise, les menaces de l’Ouganda, qui font la Une des tabloïds à Kampala, doivent être prises au sérieux. La dernière rencontre de Kinshasa entre Mbusa Nyamwisi et son homologue ougandais ressemble à un marché de dupes.

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Rébellion et balkanisation de la RDC

assassinsL’heure est grave. La stabilité de la RDC est à ce point menacée qu’il faut appeler le chat par son nom. Nkunda, les chefs de milices en Ituri et les interahamwe sont un véritable cocktail explosif. Si le gouvernement congolais hésite encore à se prononcer clairement, les mots sont déjà lâchés dans les grandes capitales du monde. Il se prépare une rébellion à l’Est du pays et un complot visant la balkanisation de la République démocratique du Congo.

Le développement des derniers événements pousse à la réflexion. Que se passe-t-il à l’Est, plus particulièrement au Kivu avec le «phénomène» Nkunda ? Pourquoi traîne-t-on les pieds pour neutraliser les groupes négatifs qui écument cette partie de la Rdc, essentiellement les interahamwe rwandais ?

Evidemment, c’est la controverse autour de la dernière décision gouvernementale portant suspension des opérations militaires contre les FDLR qui a relancé le débat. Autant également la réaction de la Monuc, laquelle ignore tout de cette décision, affirmant par ailleurs que son mandat n’a jamais été modifié.

Les contradictions sont flagrantes entre les autorités congolaises et la communauté internationale représentée par la Monuc. Certes, l’état-major général des FARDC, par le biais du général Vainqueur Mayala, vient de démentir cette information.

Mais, en définitive, la «bourde» aurait provoqué des réactions à telle enseigne que des commentaires en sens divers fusent en rapport avec la tournure prise par la situation. Dans les milieux intéressés par la neutralisation des interahamwe, on laisse entendre que l’une des parties surprises par la décision des FARDC serait sur le sentier de guerre.

Enfin, le gouvernement congolais a su peser les raisons profondes pour prendre pareille décision, au moment où il est question de faire la relecture des approches précédentes qui n’ont pas donné les résultats escomptés. Nkunda est toujours là et les interahamwe toujours aussi nuisibles. Dans l’un et l’autre cas, il faut vite lever le pan de voile et passer à des actions concrètes de grande envergure. C’est ici qu’il importe de préciser les intentions.

REBELLION DECLAREE

Dans le cas de Nkunda, il convient que le gouvernement clarifie sa position. En effet, si l’on remonte à la signature des Accords de Sun City, Laurent Nkunda, sociétaire du RCD-Goma, a été promu général dans les FARDC. Il n’a jamais rejoint son poste à Kinshasa. Il se signale au contraire dans la prise de la ville de Bukavu armes à la main. Et depuis, il a investi le Masisi.

Dans ses différentes déclarations à la presse, il ne s’offusque pas de clamer tout haut : «Si j’ai refusé d’aller à Kinshasa, c’est mon droit. Ce n’est pas le RCD qui m’a formé, ni m’a recruté comme militaire. Je n’avais donc aucune dette envers le RCD». Le RCD, on le sait, s’est inscrit dans la logique de la transition et est devenu aujourd’hui un parti politique légal.

Mais Nkunda, vient de créer le CNDP (Congrès national pour la défense du peuple). Afficher une telle attitude, signifierait qu’il bénéficie des appuis extérieurs. A en croire certains analystes, ce parti politique a repris les mêmes éléments contenus dans le cahier des charges du RCD, lesquels tournent toujours autour de la protection des Banyamulenge. Ce qui explique le désaccord qui existerait entre Nkunda et Azarias Ruberwa.

Le président national du RCD reprocherait à Nkunda de ne pas l’avoir suivi à Kinshasa, tandis que le général dissident l’accable de toutes les accusations : «Je n’ai rien à attendre. Il (Ndlr : Ruberwa) n’a pas un soutien à me donner. Il n’a pas su capitaliser le poste que nous lui avons donné. S’il n’a rien fait pendant qu’il était vice-président de la République, je ne le vois pas faire quoi que ce soit aujourd’hui».

Il revient à dire que Nkunda se met en marge des institutions nationales. Il a pris des armes pour lutter contre le pouvoir légal. Il ne s’agit rien d’autre que d’une rébellion déclarée. Et quand bien même il faudrait aboutir, un jour, à une solution politique avec le dissident, si cela est le prix à payer, il faut au préalable se mettre d’accord sur les termes de référence. Le gouvernement devra se décider aujourd’hui. Pas question de continuer à entretenir un flou artistique.

LA BALKANISATION DE LA RDC

Une fois que l’on se sera mis d’accord sur cette «Affaire Nkunda», l’on pourra alors facilement remonter la filière pour constater que les causes qui sont à la base de la guerre d’agression contre la RDC n’ont jamais disparu. Le but poursuivi dans cette guerre visait la balkanisation du pays. Aujourd’hui, la partie du territoire congolais contrôlée par Nkunda échappe au pouvoir de Kinshasa. Ce n’est un secret pour personne.

Or, pour exécuter le complot visant la balkanisation de la République démocratique du Congo, les agresseurs se sont appuyés autrefois sur le prétexte sécuritaire. La Communauté internationale qui était au courant du complot, avait fermé les yeux. N’eut été la détermination du peuple congolais, une page humiliante de l’histoire de la RDC serait tournée. Pour preuve, le Conseil de sécurité avait mis huit mois avant de voter la résolution 1132 condamnant l’agression contre la RDC.

Voilà qu’aujourd’hui, les différents acteurs sont toujours là. Les interahamwe n’ont jamais été neutralisés, ni par les forces d’agression pendant cinq ans d’occupation, ni par la Monuc, moins encore par les FARDC. L’on continue à brandir les mêmes arguments sécuritaires. Ce qui fait que toutes les options levées pour traquer et neutraliser les forces négatives n’ont jamais été appliquées.

En s’imposant une analyse même par l’absurde, on relève que si le RCD a été créé, c’est parce qu’il existait des interahamwe. Aujourd’hui que Nkunda a pris les armes pour les mêmes motifs que le RCD, c’est parce que les interahamwe sont toujours là.

La confusion est donc totale au vu de la dernière décision portant suspension des actions militaires contre les FDLR. La Communauté internationale et les autorités congolaises ne parlent plus le même langage. Il y a risque d’assister à un nouveau scénario qui conduirait certainement à la balkanisation de la République démocratique du Congo.

Devant la gravité des faits et devant l’histoire, il revient au gouvernement congolais de prendre ses responsabilités et de rendre compte de la situation générale du pays à la population. Son mutisme devant la rébellion déclarée et le vaste complot international visant la balkanisation de la République n’est rien d’autre qu’une trahison. Il faut fixer le peule congolais qui a déjà payé un prix lourd au regard de l’inconscience de sa classe politique.

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LOSAKO TV: Si Je savais... AIR FORCE ONE ANDY MPUTU !


BIG DEDI A SON EXCELLENCE OMAR BONGO & MAMAN EDITH, S.E.M SASSOU & NGOULI, S.E.M CHE GUEVARA & LA PREMIERE DAME OLIVE...

R.I.P GRAND NINJA !

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Le film de la mort de Madilu...

Dans un entretien téléphonique avec Dinastar Shango, musicien congolais résidant à Mulhouse en France, Bovick, le chef d’orchestre du groupe Ok Système de Madilu parle des circonstances de la mort de son patron.

madilu_systemeJoints au téléphone, le lundi, 13 août, voici ce que m’a laissé entendre Bovick, le chef d’orchestre du groupe « Ok System » ou  « Madi System », sur la mort de son ancien patron, le Grand Ninja, Madilu System. Tout allait bien, avant le concert que livrait l’orchestre Ok System à Brazzaville, avec Viva la Musica de Papa Wemba et Extra-Musica de la République du Congo, il y a trois semaines. Après le concert de Brazzaville, le patron du groupe assistait bel et bien aux répétitions du groupe. Mais, comme d’habitude, il se plaignait de temps en temps des douleurs de ses pieds, sans trop s’en inquiéter. Toutefois, le vieux prendra, quand même, des précautions pour rentrer en Europe afin de suivre des soins appropriés.

C’est ainsi qu’il me chargea de lui réserver une place pour le vol Kinshasa – Paris, pour le samedi 07 - 08.   Mais, Madilu étant résident en Suisse, son visa Schengen étant aussi expiré, il ne lui était possible que de prendre le vol Kinshasa – Zurich (Suisse), dont la date du départ était prévue le mardi, 14 août 2007.

D’ailleurs au moment où je livre ces informations, le billet d’avion et le passeport du défunt est entre mes mains. 
Le mardi, 7 - 08, le leader du groupe n’étant pas à la répétition, le chef d’orchestre l’appela et s’informa que le Vieux se sentait mal. C’est le jeudi, le 09 août 2007 que Madilu se rendra subir les examens complets chez le Dr Lelo.

Et le vendredi, 10 - 08, supposant que la douleur de ses pieds étant due au rhumatisme, il se rendra à la Clinique des Chinois, 13ème rue à Limete, mais sans soulagement.

Le même jour (vendredi), ne se sentant toujours pas bien, il s’est présenté, enfin, aux Cliniques Universitaires où il rendra l’âme à 5h45’ du matin.

Appel de Dinastar Shango

Le port de grosses lunettes noires, dans les lieux de deuil (ou de matanga)  n’étant pas notre culture, je demande à tous les amis musiciens et autres de s’abstenir de frimer … afin de lui rendre les derniers hommages dans la dignité conformément à nos traditions.

(A lire ce jeudi les différentes réactions recueillies par digitalcongo.net et l’arrivée à Kinshasa de Mme Biya, épouse de Madilu, le souhait des mélomanes de voir organiser les obsèques au Palais du peuple)

Posté par losako à 09:07 - MUSIQUE - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Rétrocession des 40% : Moïse Katumbi dit non à Gizenga !

Moise_gouv_katangaLe gouverneur du Katanga de retour à Lubumbashi, a promis, contrairement à l’option levée par le gouvernement, de retenir les 40% de ses recettes à la source dès le mois de septembre.

48 heures après la reprise des concertations entre les institutions provinciales et le gouvernement central, le gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi, vient de dire tout haut ce que les autres gouverneurs pensent tout bas.

En effet, au cours d’un point de presse tenu hier avec les confrères du Katanga, le gouverneur a pris position en s’opposant à la proposition du gouvernement central.

Revenant de Kinshasa où les gouverneurs de province et les présidents des assemblées provinciales ont débattu la question de la rétention des 40 % des recettes générées en province, Moïse Katumbi a lâché : « On est allé à Kinshasa, mais la réunion a été reportée pour une date ultérieure. J’ai laissé mes ministres travailler à Kinshasa. Ils sont là pour prendre des contacts avec le gouvernement central ». Ce, avant d’ajouter que ce report a été décidé par le Président de la République.

Concernant la retenue des 40% des recettes, il a déclaré : « Moi, je suis allé à Kinshasa, c’était pour réclamer les 40%. Parce que les Katangais ont beaucoup souffert. La Constitution dit qu’on doit retirer à la source les 40%. Peut-être qu’il y a une deuxième Constitution en République démocratique du Congo, là je peux accepter. Et moi, je veux retenir le premier, cela, dès le mois de septembre ». Et de marteler : « les gens doivent respecter leur signature, c’est très important ». Le bras de fer entre le gouvernement de la République et les institutions provinciales est désormais engagé.

Ce qu’a été la réunion avec le ministre du Budget

Le ministre du Budget, Adolphe Muzito, s’est entretenu lundi dernier avec une délégation composée des gouverneurs de province et des présidents des assemblées provinciales. La rencontre consacrée à l’harmonisation des vues pour l’élaboration des prévisions budgétaires 2008, a abordé aussi le point relatif à la rétrocession des 40% des recettes générales au profit des provinces où elles ont été réalisées, par un système de retenue à la source tel que prévu par la Constitution de la IIIème République.

Dans son compte rendu, le porte-parole du collectif des présidents des Assemblées provinciales, François Kimasi, président de l’Assemblée provinciale du Bas-Congo, a déclaré : « On a parlé évidemment des 40%.

Et le point de vue du gouvernement est que les 40% ne sont pas discutables parce que c’est constitutionnel. Donc, le principe est accepté mais vu le chevauchement entre deux lois, l’ancienne et la nouvelle, il s’entend que beaucoup de réflexions doivent avoir lieu avant d’exécuter les 40%. Le ministre nous invite le 20 août pour matérialiser dans une discussion technique l’application de ces 40% ».

Dysfonctionnement dans le prélèvement des taxes

Il est vrai aujourd’hui que seules, trois provinces contribuent à plus de 80% au budget national. Il s’agit du Bas-­Congo en raison de 38% de Kinshasa 33% et du Katanga 19%. Les autres notamment le Bandundu, l’Equateur et le Maniema sont alignées parmi « les provinces pauvres très endettées ».

Cependant, il existe un certain dysfonctionnement dans les recettes réalisées au niveau des provinces. Kinshasa s’accapare des recettes pétrolières du Bas-­Congo et du diamant des deux Kasaï. Le Bas-Congo, à son tour, prélève les taxes sur les marchandises importées des autres provinces. Il faut que le gouvernement s’y penche pour rétablir chaque province dans ses droits.

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