LOSAKO

Le porte-voix de tous ceux qui cherchent vainement dans quel forum de ce monde, ils peuvent se faire entendre.. Oui, je veux donc parler au nom de tous les « laissés pour compte » parce que « je suis homme et rien de ce qui est humain ne m’est étranger ».

14 août 2007

Gatumba, 3 ans après le massacre: Le pompier pyromane Azarias Ruberwa interpelle Kabila et Gizenga !

ruberwaL’Ex-Vice-Président estime qu’il incombe aux autorités congolaises d’activer l’enquête en vue de capturer, traduire en justice et sanctionner les auteurs de ce massacre qui avait coûté la vie à plus de 150 personnes, sans compter des nombreux blessés graves et autres sévices qui zèbrent encore jusqu’aujourd’hui, les corps de quelque 500 rescapés ayant trouvé asile aux USA. Selon Ruberwa, le Gouvernement Burundais et l’ONUB devraient également être apostrophés. Découvrez, ici, deux messages des communautés Banyamulenge et Bembe lus hier en la Paroisse Protestante Internationale, non loin du Siège du RCD, à la Gombe.
« Au Gouvernement d’agir vite et maintenant », a déclaré hier en substance Azarias Ruberwa Manywa lors d’un culte d’actions de grâce organisé en mémoire des victimes du massacre de Gatumba. Prise d’assaut, la Paroisse Protestante Internationale située au numéro 32 de l’avenue Colonel Lukusa, à quelques encablures du siège national du Rassemblement Congolais pour la Démocratie, RCD en sigle, a accueilli du beau monde. Tous les frères et sœurs Banyamulenge et Bembe vivant à Kinshasa ont répondu massivement à l’appel. On y a vu aussi d’autres leaders politiques membres du parti et même, d’autres formations politiques. Ruberwa, revêtu de sa double casquette de politique et de chrétien, n’a pas manqué de mots. Pour lui, en effet, « il appartient normalement au Président de la République, au Premier Ministre ainsi qu’à toutes les autorités congolaises d’assumer leurs responsabilités » en activant la commission d’enquête. L’idée est, dit-il, de mettre hors d’état de nuire les auteurs de ce massacre qui avait coûté la vie à plus de cent cinquante personnes réfugiées en terre étrangère, au Burundi. Et, à lui de rappeler qu’en son temps, alors qu’il avait réussi à convaincre ces réfugiés à regagner le sol congolais, il fut pris de court. Le même jour qu’il avait quitté Bujumbura, vers 22 heures de la journée du 13 août 2004, quelle n’a pas été sa surprise d’apprendre qu’un carnage humain serait arrivé dans le camp qu’il avait visité le matin. « Non », dit Ruberwa. La réconciliation ne doit nullement occulter la responsabilité des gouvernants. « Un tel massacre aurait dû entraîner, par ailleurs, plusieurs jours de deuil national si jamais mon rapport avait été approuvé », regrette-t-il. Aussi, le gouvernement Burundais et la Mission des Nations Unies au Burundi, Onub en sigle, devraient-ils être également apostrophés pour non assistance aux personnes en danger. Non loin de là, juste à quelques mètres, il y a un camp militaire burundais tandis que l’ONUB était censée maîtriser toute la situation sécuritaire à travers le territoire burundais.
Le dialogue pour régler l’équation de l’Est
Aujourd’hui encore, Ruberwa est inquiet. Par rapport à la situation qui prévaut à Minembwe, il conseille la modération et la concertation. Il se dit combattant de la tolérance et demande à toutes les parties intéressées à privilégier la voie du dialogue. « Nous ne prêchons pas de méthodes fortes. Sous d’autres cieux, on a vu Gandhi ou Martin Luther King réussir la lutte alors qu’ils prêchaient la non violence. Le péché, c’est le silence », insiste-t-il, en appelant les chrétiens à ne pas être lâches devant les méchants.
Auparavant, deux importants messages ont été lus. Le premier, c’est celui de la Communauté Banyamulenge. Un message qui met l’accent sur la lutte contre l’impunité et bannit la violence sous toutes ses formes. Le Représentant de cette communauté a appelé à la cessation des hostilités à l’Est de la RD. Congo. Un autre message, le deuxième, c’est celui des Bembe, une autre communauté très souvent collée aux Banyamulenge. Leur Représentant a affirmé que lors du massacre de Gatumba, 14 de ses frères et sœurs, tous âgés de 2 à 44 ans, avaient péri. Pour ce dernier, les plaies de ce massacre restes béantes. Elles seront difficiles à panser tant que justice ne sera pas faite. Les auteurs de ce crime doivent être traqués et condamnés par les cours et tribunaux nationaux et internationaux.
Un appel à l’amour
Georges Liolo, Pasteur de son état, a basé sa prédication sur deux attitudes essentielles. Humainement, un événement comme le massacre appelle à la compassion envers les hommes et femmes victimes d’une mort odieuse. Ensuite, un massacre pousse à l’excitation. Il pousse les gens à se poser la question de savoir que faire pour venger les siens ? Dans tous les deux cas, explique-t-il, ce sont des sentiments normaux. Mais du point de vue de la parole de Dieu, l’orientation est simple. « Il faut remplacer la haine par l’amour. Puisque la haine, la vengeance et la violence ouvrent une spirale. Elles mènent à la réplique, sans fin ». D’où, la Bible préconise dans Matthieu 5, 43-48, l’amour ; rien que l’amour du prochain. Car la « haine, c’est le domaine du diable », conclut-il. Deux textes bibliques puisés de la première Epître de Paul aux Corinthiens 11, 23-25 et de l’Evangile de Luc 22, 19 ont servi de prétexte à l’organisation de ce culte d’actions de grâce. Surtout lorsque Jésus-Christ dit : « Faites ceci en mémoire de moi », après avoir naturellement pris et rompu du pain. Maurice Mondengo, l’officiant du jour a eu des mots justes en lisant ces écritures saintes, sous l’accompagnement d’une musique basse, œuvre de la Chorale des Rachetés du Christ de la communauté Baptiste du Fleuve Congo.

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