LOSAKO

Le porte-voix de tous ceux qui cherchent vainement dans quel forum de ce monde, ils peuvent se faire entendre.. Oui, je veux donc parler au nom de tous les « laissés pour compte » parce que « je suis homme et rien de ce qui est humain ne m’est étranger ».

18 mai 2007

La vérité si je mens...10 ans: Mahele...Traître ou Aveux d’impuissance ?

mahele_general_feuIl est presque 23h30’, lors­que Likulia termine son rapport à Mahele. Ce dernier l’in­forme, à son tour, qu’il y avait une situation trouble à la DSP où les militaires tentent de se révolter : « je vais aller le cal­mer ». Likulia tente de le dis­suader en lui rappelant que, dans l’organisation militaire, on envoie d’abord en pareilles circonstances le commandant de compagnie pour mettre de l’ordre et non pas directement le commandant en chef.

Et de conclure : « Il va être minuit, essayer d’y aller c’est prendre beaucoup de risque ». Très confiant en lui-même, Mahele n’accède pas à ces conseils de prudence. Il est sûr de se faire obéir par les commandos de la DSP : « les soldats me connaissent tous. J’ai commencé comme garde du corps du Président. Toutes les unités qui sont là-­bas me connaissent ». Sur ces entrefaites, Mahele prend congé et part pour le camp Tshatshi avec son chauffeur et son garde du corps à bord d’une jeep de marque Daewoo…

Le Général se rend ainsi, sans précautions, au rendez-vous mortel avec son destin.


En l’absence du général Nzimbi, déjà réfugié à Brazzaville, c’est le commandant adjoint de la DSP, le général Wezago, qui accueille le gé­néral Mahele et l’encadre face aux militaires tendus et déci­dés d’en découdre avec le « traître ». Ayant rassemblé les troupes, il tente de les tranquil­liser : « calmez-vous, nous allons négocier avec la rébellion pour essayer de régler la crise ».

Excédés, les militaires lui rétorquent : « Général, c’est bien bon. Nous avons ici au camp nos familles. Les rebelles se trouvent à Kenge et vous, vous venez de traverser ce matin à Brazzaville avec vos enfants, vos femmes et vos biens. Quel est notre sort ? ». La tension monte, les militaires s’énervent de plus en plus pendant que Mahele leur fait la morale. Il termine son speech, sans avoir rencontré les préoccupations substan­tielles de cette troupe hostile. Mahele se résout de repartir. Plusieurs voix s’élèvent parmi les militaires pour le prendre en otage : « akobima te » (il ne va pas sortir).

En voulant forcer le pas­sage, le général Mahele est bloqué à l’entrée du camp Tshatshi par des gardes qui refusent de lever la barrière. Mahele reprend les réflexes de vieux combattant indomp­table. Il exige carrément la le­vée de la barrière. Il crée une mêlée confuse, durant laquelle un militaire adjudant artilleur muni d’une Uzi ouvre le feu, Mahele est atteint mortelle­ment.

Mais, dans cette nuit noire, il réunit ses dernières forces, rampe sous un véhicule proche. Les militaires qui ne le voient plus le recherchent acharnement : « wapi ye ? Wapi ye ? » (où est-il ?). Rapidement, les militaires vont accréditer la thèse des forces magiques et occultes ayant permis à Mahele de « disparaître ». Là où il est ta­pis, Mahele saigne abondam­ment. C’est le filet de ce sang qui le fera localiser. Repéré, Mahele est traîné hors de sa cachette, il sera presque mas­sacré : une rafale va le déchi­queter. Il est 1h15’.

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Posté par Losako à 11:21 - Commentaires [1] - Permalien [#]

Commentaires sur La vérité si je mens...10 ans: Mahele...Traître ou Aveux d’impuissance ?

    est ce vrai?

    Pouvez vous nous citez les noms de fameux generaux y compris les politiciens traitres qui etaient en intelligence avec L'AFDL pour faire tomber le pays? Vous qui detenez les infos fiables svp, faites les nous savoir pour que les peupel sache la vérité de toute les façons rien ne poura eternellement cahcer sous ce soleil.

    Posté par ngbendungbe, 04 décembre 2008 à 22:58 | | Répondre
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