LOSAKO

Le porte-voix de tous ceux qui cherchent vainement dans quel forum de ce monde, ils peuvent se faire entendre.. Oui, je veux donc parler au nom de tous les « laissés pour compte » parce que « je suis homme et rien de ce qui est humain ne m’est étranger ».

12 mai 2007

RDC: Rien De Concret...immobilisme au gouvernement, grogne au sein de la population

gouvgizjk1Le gouvernement de la troisième République s’achemine lentement et sûrement vers ses cent jours d’exercice. Cette échéance est traditionnellement celle où l’on dresse un bilan aussi bref que provisoire, mais cependant nécessaire pour juger du futur. *Les choses ne semblent pas évoluer dans le sens de la réussite de la mission que s’est assigné ce gouvernement. Il s’observe une lourdeur administrative due à la mauvaise foi de certains membres de ce gouvernement doublée de l’incompétence des autres ; ces deux tares parviennent à occulter certaines actions d’éclats des autres ministres de ce gouvernement. *C’est pourquoi l’opinion publique exhorte le Conseil des ministres d’aujourd’hui à examiner sans complaisance tous les sujets graves qui sont inscrits dans les cinq chantiers du Chef de l’Etat.*Le palu est dans la ligne de mire des opposants, et le malaise qui couve en son sein risque s’il n’est pas maîtrisé, de faire la joie de ses rivaux qui voient d’un mauvais œil son alliance avec le Pprd, qui a porté son leader au perchoir de l’Etat congolais entant que premier ministre.


Le conseil des Ministres de ce vendredi risque d’être fort animé à cause des dossiers qui attendent leur application. Si la tendance est à la tempérance du côté de la présidence de la République, la grogne encore sourde du côté de la population, tend à s’amplifier au fil des jours de misère qui passent. C’est que la lourdeur administrative du gouvernement commence à sonner le tocsin des revendications que l’on sent venir par rapport aux promesses faites au peuple congolais pendant la campagne électorale de l’année passée.

Il y a une semaine le gouvernement avait au cours de son dernier conseil des Ministres, présenté un projet d’ordonnance au sujet de la composition des cabinets ministériels. Rien n’a encore été rendu public. Et pourtant le règlement rapide de cette problématique administrative aurait donné une énergie nouvelle aux ministres pour évoluer normalement dans leur fonction. C’est ce qui explique l’immobilisme qu’on constate dans beaucoup de ministères, car les titulaires essayent de travailler du mieux qu’ils peuvent, mais n’ont pas de repères. Résultats : pour ne pas donner l’impression de ne savoir quoi faire, plusieurs ministres se ruent dans la brèche comme des taureaux aveuglés, travaillant de manière bâclée, sans conviction, avec dans le ventre, la peur des lendemains qui ne s’annoncent pas en rose. Les observateurs pensent dans leur moment de lucidité, que l’avenir du gouvernement tout au moins dans sa composition actuelle, paraît menacé par un réaménagement technique à moyen terme, malgré l’atmosphère de calme apparent au niveau du corps exécutif, qui n’arrive pourtant pas à cacher le malaise ambiant.

Le malheur des uns…

La situation du gouvernement congolais est suivie attentivement simultanément par plusieurs protagonistes intéressés par l’évolution de la démocratie congolaise et partant, des actes posés par l’Exécutif Gizenga en faveur de la population. Sur le plan interne l’opposition verrait plutôt le grippage de la machine gouvernementale d’un bon œil, après son échec à tous les stades des dernières élections qui se sont déroulées ici au Congo Démocratique. Le premier d’entre ceux qui attendent pour ne pas dire ceux qui s’attendent à un fiasco certain de l’équipe conduite par le patriarche Gizenga, est à coup sûr l’Udps. Depuis que M Gizenga a amorcé son rapprochement avec Joseph Kabila, qui a tenu parole dans les engagements qui les ont liés pendant la campagne électorale, l’Udps ne décolère pas. Le fragile mariage qui avait unit le Palu d’Antoine Gizenga à l’Udps d’Etienne Tshisekedi au temps héroïque de l’Union sacrée de l’opposition contre le dictateur Mobutu n’a pas tardé à voler en éclats à la prise de pouvoir de l’Afdl en 1997. Malgré le timide rapprochement amorcé entre M’Zée Laurent Désiré Kabila et Gizenga, rapprochement torpillé d’ailleurs par l’Udps pour les besoins de la cause, le vrai mariage de raison entre les deux familles lumumbistes de Joseph Kabila et Antoine Gizenga n’a été scellé qu’à la faveur des scrutins organisés l’année dernière.

Depuis l’arrivée au perchoir du Patriarche du Palu, le torchon brûle avec les autres opposants restés dans le noir. Les militants de l’Udps accusent continuellement tout le Palu de trahison, pour s’être lié à Joseph Kabila qui avait contribué à marginaliser l’Udps tout le long du processus de la Transition qui a mené le pays aux élections. Outre le fait que l’Udps aussi avait lier à un moment de son histoire, son destin à celui du régime Mobutu qui n’est pas moins un traître pour les nationalistes lumumbistes, le partenariat entre Joseph Kabila et Gizenga aujourd’hui n’empêchera pas le Palu et l’Udps de s’entendre à nouveau, si des couacs venaient à se produire entre les deux plus grands alliés de l’Amp. Il est tout aussi plausible que si un incident impliquant le Palu et le PPrd venait à se produire actuellement, l’Udps se détournerait définitivement du parti lumumbiste unifié au profit d’une alliance nouvelle avec par exemple l’Un ou le Rcd. En tout cas, la cité bruisse des rumeurs au sujet d’une rupture qui serait au point de se produire entre le Pprd et le Palu justement. Cette vision repose essentiellement sur le lourd climat qui prévaudrait au sein du cabinet du premier Ministre qui n’arriverait pas à donner enfin l’impulsion à l’équipe gouvernementale alignée comme dans un ordre de bataille, mais attendant le coup d’envoi du match.

Dans ces conditions et étant entendu par ailleurs que le peuple qui est assimilé au public d’un stade, attend avec angoisse le début de la rencontre pour en engranger les bénéfices, la patience de ce dernier semble atteindre ses limites. Si le Chef de l’Etat tarde à s’impliquer pour débloquer la situation, il serait boudé par la population ; s’il réagit promptement il serait applaudi par son peuple. Même si par cette réaction il perd un allié dans sa famille politique en la personne du Palu, ce ne serait pas aussi dramatique que cela. Mais ce qui est sûr, ce que tout malheur qui arriverait au Palu dans le contexte actuel serait salué par l’allégresse dans le camp des formations politiques de l’opposition.

Tout faire pour mieux faire

Il n’est jamais trop tard pour mieux faire. Certes, à l’allure où vont les choses, si rien n’est fait pour inverser la course vers les pentes herbeuses de l’échec, le pire ne sera pas évité. Mais il suffirait d’un changement de méthodes de travail et d’une volonté politique gonflée à bloc pour que la confiance revienne. Car il ne faut pas oublier qu’à côté du peuple congolais dont les attentes sont purement économiques, les partenaires extérieurs qui veulent investir en RDC attendent avec parcimonie de voir clair comme on dit, pour franchir vraiment le rubicond. De la cohésion du gouvernement dépend la ruée massive des opérateurs économiques sur le sol congolais. On comprend que la sécurité est encore et toujours l’argument principal et ultime des bailleurs de fonds. Le Conseil des Ministres de ce jour est appelé à traiter tous les sujets relatifs à la bonne marche du pays avec courage et sans aucun tabou rédhibitoire. Ce Conseil qui coïncide avec les élections des membres du Bureau du Sénat, est donc celui non pas de tous les dangers, mais celui de tous les enjeux.

Plutôt que de se perdre dans les débats de procédure, il serait beaucoup plus avantageux de se pencher concrètement sur les questions de redressement économique, en mettant l’accent sur la compétence des hommes qui composent le gouvernement. Avant d’aller plus loin dans le mal, il est bon de dénicher les hommes qui freinent le démarrage effectif des actions inscrites sur le cahier des cinq chantiers, les éloigner purement et simplement sans tenir compte des préjudices causés aux alliances nouées dans l’entre deux tours des élections. Quelqu’un a dit que le magistrat suprême, Joseph Kabila n’a pas été élu pour faire le jeu malsain des politiques fussent-ils des alliés, mais il a d’abord été élu par le peuple congolais pour qu’il se mette au service de ce dernier. Perdre de vue cette vérité fondamentale serait s’égarer dans le labyrinthe de la politique politicienne où toute aventure finit toujours par tourner court, un peu plus tôt ou un peu plus tard.

Related Posts with Thumbnails
Posté par Losako à 11:11 - Commentaires [1] - Permalien [#]

Commentaires sur RDC: Rien De Concret...immobilisme au gouvernement, grogne au sein de la population

  • nasepeli

    merci beaucoup je suit tres satfait des la sex des M J 30 Nzali na cantiment yamingi soki bozali na photo botindela nga na email nanga

    Posté par romario, 04 janvier 2010 à 10:34 | | Répondre
Nouveau commentaire