LOSAKO

Le porte-voix de tous ceux qui cherchent vainement dans quel forum de ce monde, ils peuvent se faire entendre.. Oui, je veux donc parler au nom de tous les « laissés pour compte » parce que « je suis homme et rien de ce qui est humain ne m’est étranger ».

04 mai 2007

La RDC est classée 4 ème parmi les dix pays les plus dangereux au monde pour les professionnels des médias.

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Triste record pour la RDC dans la répression des médias : Kabila et Gizenga dans l’obligation de protéger les journalistes !

La RDC est classée 4 ème parmi les dix pays les plus dangereux au monde pour les professionnels des médias. Qu’à cela ne tienne, la Journée mondiale de la liberté de la presse, célébrée chaque 3 mai, a vécu. A Kinshasa, Franck Ngyke et Bapuwa Mwamba, les deux martyrs de la presse, ont été immortalisés. A cette occasion, les journalistes ont réclamé plus de liberté d’expression, la cessation des actes de violence commis par les pouvoirs publics, et enfin, des poursuites à l’encontre des auteurs de crimes.
C’est sous le thème « Liberté de la presse, sécurité des journalistes et impunité » que les professionnels des médias congolais ont célébré la journée mondiale de la presse hier, jeudi 3 mai 2007. En nombre, ils se sont mobilisés à Kinshasa pour exprimer, haut et fort, leur ras-le-bol face aux nombreuses violations de la liberté de la presse en République Démocratique du Congo. C’est la raison de la descente que les professionnels des médias ont effectué au Cimetière de la Gombe où ils se sont inclinés sur la tombe de Franck Ngyke et celle de Bapuwa Mwamba, tous deux lâchement assassinés par des hommes en uniforme qui courent toujours.
Les organisations des professionnels des médias à la tête desquelles Polydor Muboyayi, pour le compte de l’Omec, Chantal Kanyimbo pour l’Unpc et Tshivis Tshivuadi de Journalistes en Danger (JED), et toute la famille communicationnelle ont visité les installations des chaînes de télévision, CKTV, CCTV et de la station de Ralik, pillées et saccagées lors des affrontements armés survenus dans la capitale, du 22 au 23 mars 2007. Objectif affiché, apporter soutien à tous ces professionnels de medias que l’on voudrait réduire au silence.
Dans leur message, les professionnels des médias demandent trois choses au Gouvernement Gizenga. Outre la liberté de la presse réclamée à cor et à cri, il y a la sécurité des journalistes, très souvent à la merci des pouvoirs publics ; l’arrêt de la culture de l’impunité généralisée qui forme le décor des actes de violence perpétrés contre ces derniers et enfin, que des poursuites pénales soient engagées contre les auteurs de crimes dont sont victimes les professionnels des médias.
Dans la salle Brel du Centre Wallonie-Bruxelles où les hommes des médias se sont retrouvés, Toussaint Tshilombo, ministre de la Presse, Information et Communication nationale, a fait un état des lieux de la situation de la liberté de la presse en RDC depuis que les nouvelles institutions sont en place. Pour lui, la RDC est en avance par rapport à d’autres pays membres de l’Unesco en cette matière. Cependant, il a reconnu que la démocratie ne peut s’imposer et se réaliser sans la liberté de la presse. Toussaint Tshilombo a aussi soutenu que depuis son avènement à la tête de son ministère, le tableau de la liberté de la presse est élogieux. Ce qui l’a conduit a exhorté les journalistes à plus de responsabilité et de professionnalisme dans la collecte, le traitement et la diffusion de l’information.
Il devient dangereux d’exercer la profession de journaliste en RDC
Si le ministre Toussaint Tshilombo n’a pas épinglé un seul cas de violation de la liberté de la presse depuis qu’il tient les commandes de son ministère, Journalistes en Danger (JED) n’en fait pas la même lecture. Tshivis Tshivuadi, Secrétaire Général de cette organisation de défense de droits des journalistes, n’y est pas allé par le dos de la cuillère : « Il y a 27 cas d’attaques contre les médias et les journalistes depuis janvier. Ce qui fait une moyenne de 6 cas par mois », a-t-il fait remarquer. Eu égard à ce tableau, il est arrivé au constat suivant : « Il devient dangereux d’exercer la profession de journaliste en RDC ».
Victoire contre l’impunité
Dans son allocution à l’occasion de la journée mondiale de la liberté de la presse, le Directeur Général de l’UNESCO, M. Koïchiro Matsuura, a dit que son organisation se félicite de la récente résolution des Nations Unies qui condamne les attaques perpétrées contre les journalistes. Pour lui, cette résolution représente une victoire dans la campagne contre l’impunité et pour ceux qui s’emploient à protéger l’indépendance et les droits des travailleurs des médias. « Nous devons profiter de cet élan pour instaurer une culture de la sécurité dans le secteur des médias », a-t-il conclu

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