LOSAKO

Le porte-voix de tous ceux qui cherchent vainement dans quel forum de ce monde, ils peuvent se faire entendre.. Oui, je veux donc parler au nom de tous les « laissés pour compte » parce que « je suis homme et rien de ce qui est humain ne m’est étranger ».

15 mars 2007

Panique à Kinshasa... Kisempia n’a pas déclaré la guerre à Bemba et Ruberwa !

La psychose du 15 mars 2007 a été perceptible hier mercredi au centre ville de la capitale. Ellarton4604e s’est vite répandue dans les bas quartiers. Une rumeur folle a circulé à Kinshasa, selon laquelle les FARDC attaqueraient à tout moment les résidences de l’ancien vice-président de la République Jean-Pierre Bemba créant ainsi la panique à Kinshasa. Réagissant à cette rumeur, la Monuc et le ministre de la Défense ont rassuré l’opinion congolaise en affirmant que l’affrontement tant redouté n’aurait pas lieu et qu’il n’existerait pas non plus un ultimatum à l’endroit de Jean-Pierre Bemba.

Le déploiement hier mercredi dans la matinée des éléments militaires de la garde de l’ ancien vice-président Jean-Pierre Bemba, la tête cernée de bandeaux rouges, a créé une tension hier dans la capitale. L’on a frôlé la panique, tant les coups de téléphone fusaient de partout pour appeler à un retour précipité au toit conjugal ou familial. C’est dire que les Kinois ont vécu dans l’anxiété d’un éventuel affrontement entre la garde rapprochée de Jean-Pierre Bemba et les éléments des FARDC déployés dans différents points de la ville.

Un rapprochement a été vite établi entre ce déploiement et l’ultimatum qu’aurait donné le chef d’Etat-major général des FARDC à l’endroit du président national du MLC et de l’Union pour la nation (UN). La même tension a été observée la semaine dernière, toujours au même endroit, à savoir à la résidence du sénateur Jean-Pierre Bemba située en face du cimetière de la Gombe.

En réalité, cette psychose fait suite à une décision du chef d’Etat-major général des FARDC prise le 6 mars 2007. Elle s’appuyait sur le décret du chef de l’Etat daté du 13 novembre 2006. Aux termes de ce décret, les policiers devront remplacer les éléments armés commis à la garde des anciens vice-présidents de la République.

Le chef d’Etat- major général des FARDC avait chargé les commandants des régions militaires et des brigades de l’application de sa décision relative à la relève de ces éléments commis à la garde des anciens vice-présidents de la République pendant la transition et de lui faire rapport à la date butoir du 15 mars 2007. La motivation étant l’implication de ces militaires dans le processus de brassage de l’armée.

Jean-Pierre Bemba , on le sait, a rejeté cette décision en alléguant qu’elle violait les accords de sécurité contenus dans la déclaration post-électorale signée le 29 octobre 2006 par ses plénipotentiaires et ceux du chef de l’Etat. Grosso modo, ledit document, dont le chef de la Monuc William Swing a connaissance, prévoyait que le candidat malheureux au second tour garderait son dispositif jusqu’à nouvel ordre. Du côté de Me Azariais Ruberwa, l’on a déclaré qu’il ne fallait pas user de la brutalité. « Il me semble que le chef de l’Etat comprend que la question est éminemment politique. Il pense également qu’il faut des modalités de discussions pour approfondir la question. Nous devons faire preuve d’intelligence politique » a dit Kabasubabo, secrétaire général du RCD.

LE MINISTRE DE LA DEFENSE ET LA MONUC JOUENT A L’APAISEMENT

Interrogé sur le sujet au cours du point de presse hebdomadaire de mercredi, le porte-parole intérimaire de la Monuc, Jean-Tobie Okala a « invité les différentes parties de prendre leurs responsabilités et de privilégier l’intérêt supérieur des Congolais et de la nation pour éviter la tension à Kinshasa ».

Cette déclaration faisait allusion à la date buttoir que le chef d’état-major des Fardc aurait accordée aux éléments de gardes rapprochés des anciens vice-présidents Jean-Pierre Bemba et Azarias Ruberwa pour qu’ils soient remplacés par la Police nationale et qu’ils intègrent les unités brassées de l’armée. Commentant la présence des blindés légers devant les résidences de Jean-Pierre Bemba, le porte-parole militaire de la Monuc, le lieutenant-colonel Didier Rancher a affirmé qu’il ne fallait pas « dramatiser cette question d’un éventuel affrontement entre les éléments des Fardc et ceux de l’ancien vice-président Jean-Pierre Bemba, car l’usage de la force n’est pas le moyen pour résoudre des problèmes ».

La tension était telle que le ministre de la Défense nationale et Anciens combattants n’a pas gardé le silence. Joint par Le Potentiel, il a appelé la population kinoise au calme et à vaquer tranquillement à ses occupations. Chikez Diemu a fait savoir qu’il n’était nullement dans le chef du gouvernement l’intention de nuire à qui que ce soit. Il a rassuré qu’aucune opération ne serait programmée pour engager une épreuve de force avec qui que ce soit. « On doit revenir aux bons sentiments », a-t-il lancé en indiquant que le communiqué du chef d’Etat-major général des FARDC ne concernait pas que Kinshasa, encore moins un individu, mais qu’il s’adressait plutôt à toutes les régions militaires. Selon lui, le processus de brassage est en cours, l’occasion est donnée aux différents militaires non intégrés de rejoindre ce processus afin d’achever la formation d’une Armée nationale intégrée et républicaine.

Le ministre de la Défense nationale estime que les éléments commis à la garde des dirigeants de la transition sont en retard d’intégration par rapport au processus du brassage et il se demande s’il faut attendre une session spéciale pour eux.

Comme on le constate, le ministre de la Défense et la Monuc jouent à l’apaisement en dépit des rumeurs folles qui circulent à Kinshasa au sujet de la tension qui ne cesse de monter à l’approche de l’échéance de la date butoir de 15 mars 2007

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