12 mars 2007
LOSAKO TV: Allocution de Jacques Chirac... pas de nouveau mandat...bye bye papy !
Jacques Chirac s'est adressé aux Français dimanche soir 11/03. Résumé en 3 minutes de LOSAKO TV.
Sénégal: Wade critique le bilan de Chirac en Afrique et se dit "choqué "par Sarkozy
La politique africaine du président Jacques Chirac n'a pas eu de "résultat concret", a estimé lundi le président sénégalais Abdoulaye Wade, qui s'est aussi dit "choqué" par l'idée de Nicolas Sarkozy de créer un ministère de "l'Immigration et de l'Identité nationale".
"Chirac a quand même essayé de faire beaucoup pour l'Afrique. Je dis bien: essayé", a déclaré M. Wade à la radio privée RTL, au lendemain de l'annonce du président qu'il ne briguerait pas un troisième mandat.
"Les Français doivent être fiers de ce que Chirac a fait mais je ne vais pas vous dire que Chirac a réussi, de quelque manière que ce soit, à pousser le progrès économique de l'Afrique", a-t-il ajouté.
Il "faisait beaucoup de projet mais pratiquement il y a pas eu de résultat très concret de toutes ces réunions France-Afrique", a dit M. Wade.
Quant aux deux candidats à la présidentielle, Nicolas Sarkozy à droite et Ségolène Royal, à gauche, "aucun", estime-t-il, "ne s'inscrit vraiment dans des relations particulières avec l'Afrique".
La candidate "sera peut être plus sensible aux sort des immigrés, mais sur les relations politiques, je ne crois pas qu'elle va inventer quoi que ce soit", a jugé M. Wade.
M. Sarkozy "avec son ministère de l'Identité, rejette en quelque sorte l'intégration", a dit M. Wade. "Je suis très ami" avec M. Sarkozy mais "nous avons eu des problèmes sur l'immigration choisie" prônée par le ministre de l'Intérieur, a-t-il ajouté.
"Humainement je suis choqué parce que les problèmes d'identité sont souvent revendiqués par des nationalistes, par exemple (le chef de l'extrême droite) Le Pen", a dit M. Wade.
RDC : Situation financière catastrophique
L’état des lieux sur la situation générale du pays a été fait Deux constats majeurs se dégagent: situation financière catastrophique et spoliation du patrimoine national. Un véritable scandale. Tel est l’héritage du gouvernement de transition au gouvernement Gizenga. Que va-t-il se passer ?
La première réunion du gouvernement s’est déroulée samedi 10 mars sous la présidence du chef de l’Etat. Outre les directives générales du chef de l’Etat aux membres du gouvernement sur les nouvelles règles de la gestion du pays, le respect de la déontologie et de l’éthique des membres du gouvernement appelés à faire la déclaration sur leur patrimoine familial, deux constats sautent aux yeux. Selon le ministre de la Presse et Communication nationale, porte-parole du gouvernement, « la situation financière héritée est catastrophique pour l’ensemble des ministères ». En plus, il a qualifié « de non fiables les inventaires des immeubles et infrastructures abritant les services de l’Etat » faits par leurs prédécesseurs. Il s’agit « des bâtiments en état de délabrement avancé, cessions indues des véhicules d’Etat au profit des membres des cabinets sortants ». En des termes appropriés, il est question tout simplement de la spoliation du patrimoine national.
Aussi le gouvernement a-t-il décidé « de diligenter l’audit patrimonial en vue d’établir la véritable situation au moment de la prise des fonctions des ministres. L’audit en question concernera l’ensemble du patrimoine de l’Etat et la certification des titres de propriété », a dit le porte - parole du Gouvernement.
Il s’agit donc d’un véritable scandale. La presse, on le sait, en ce qui concerne la situation financière, avait fait état d’un déficit de 61 milliards de Francs congolais, soit plus de 140 millions USD, en l’espace de deux mois, janvier - février. Pire, il n’ y a plus de liquidité à la Banque centrale. Un déficit dû au fait que les membres du gouvernement sortant se seraient faits payés des indemnités d’entrée et de sortie; ils ont favorisé le paiement de certaines factures des tiers pour des raisons faciles à deviner, déversant ainsi sur le marché de change une quantité importante de la masse monétaire. Ce qui a entraîné la dépréciation de la monnaie nationale. Bien plus, les experts du FMI ont été sidérés de voir comment sont gérées les recettes de l’Etat par les Régies financières. Un véritable scandale. Quant à la spoliation du patrimoine national, il n’ y a qu’à observer l’accélération du banditisme urbanistique qui a pris de l’ampleur jusqu’ à la vente des espaces libres. Tel est le cas du jardin botanique et zoologique. Une gestion insouciante et révoltante qui souligne, si besoin en est encore, que le mal est profond.
AGIR
Le mal est fait. Le constat établi. Il revient maintenant au gouvernement Gizenga d’agir, au sens plein du terme, pour sortir le pays du gouffre où il se trouve. Le premier mérite du gouvernement Gizenga est d’avoir fait ce constat scandaleux, mis en doute les opérations de remise et reprise. Maintenant, il lui revient d’agir en proposant des solutions et des alternatives, et ne plus s’adonner à des jérémiades. Ce sera le second mérite pour ne pas être taxé d’un gouvernement des « incapables ».
Au fait, il aurait été surprenant de voir le Premier ministre hériter d’une situation financière saine. Dans l’opposition, il ne cessait de critiquer cette gestion scabreuse. S’il s’est résolu à assumer les fonctions actuelles, c’est justement pour remédier à la situation, mettre fin à la corruption et imposer la bonne gouvernance. C’est à ce niveau qu’il rejoint la vision politique du chef de l’Etat.
Aussi, s’il faut commencer à ouvrir les portes des prisons, qu’il n’hésite point à le faire. Mais dans les prescrits d’un Etat de droit. C’est à dire, en confiant à la justice tous les dossiers litigieux pour que la part des responsabilités soit établie et que les coupables subissent la rigueur de la loi. Car, ce serait encore plus scandaleux de ne pouvoir pas le faire tant les partenaires extérieurs suivent de très près le comportement du Gouvernement Gizenga.
Outre sa capacité de remettre la population au travail, il sera jugé aussi par sa détermination dans la lutte contre l’impunité et la corruption. Bonne gouvernance et restauration de la démocratie, ce sont les conditions posées par la Banque Mondiale, l’Union européenne pour accéder aux facilités élargies.
LE SORT DU PAYS
L’ampleur de la tâche qui attend le gouvernement Gizenga n’est plus à démontrer. Ce qu’il faut retenir, c’est que le sort du pays est entre les mains du Premier ministre.
S’il maintient sa logique jusqu’ au bout, il est conscient qu’il vient de toucher aux intérêts d’une « minorité irascible, arrogante et égoïste », ayant fait de l’enrichissement sans mesure sa second nature. Aussi, doit-il s’attendre à des actions de résistance, et pourquoi pas de sape de son équipe aux fins de la déstabiliser et aussi soulever la population. Le Premier ministre doit s’attendre à ces actes d’intimidation doublés de chantage. C’est à lui à démontrer réellement qu’il a les reins solides dans la mesure où le redressement de la situation économique et financière passe par le réexamen de tous les contrats léonins, principalement dans le secteur minier. Mais également l’amorce, dès maintenant, des réformes dans les secteurs où la restructuration s’impose comme une panacée.
Parallèlement à cette action d’ordre économique, sociale et judiciaire, l’autre mérite du Gouvernement consistera à mener une action politique de grande envergure pour que toutes les tendances politiques s’impliquent dans l’exercice de la refondation de l’Etat. N’a-t-il pas dit, lors de l’investiture du gouvernement devant l’Assemblée nationale, de s’appuyer sur l’opposition pour rencontrer les préoccupations des populations congolaises et des partenaires extérieurs ?
Décidemment, le Premier ministre a effectivement des grands défis à relever. Car, en fait, le sort du pays est entre ses mains. Il doit agir, sans état d’âme.
Affaire Kahemba : l’Assemblée Nationale doit interpeller le gouvernement
Le temps des spéculations est fini concernant la situation politique et militaire du territoire de Kahemba, dans le district du Kwango, province de Bandundu. L'occupation politique symbolisée par le flottement du drapeau angolais et militaire de cette partie du pays par la police ou l'armée angolaise - c'est selon- concrétisée par la présence des troupes armées et du matériel de guerre, est confirmée par des députés nationaux originaires de cette province. Afin qu'aucun Congolais n'ignore plus ce qui se passe à Kahemba, ils ont donné des éléments d’information sur l'occupation armée angolaise à travers des détails à nous faire pleurer de désespoir.
Tout patriote jaloux de la souveraineté nationale et de l'intégrité territoriale de la République Démocratique du Congo est scandalisé par le silence des officiels congolais. La dernière source de déception a été le compte- rendu du premier conseil des ministres du gouvernement Gizenga, présidé par le Chef de l'Etat en personne. Alors que des députés du Kwango en appellent à la prise en charge urgente du dossier de Kahemba en vue du rétablissement de l'autorité de l'Etat congolais et de la récupération des terres congolaises arrachées aux fils et filles du pays, le conseil des ministres semblait avoir d'autres centres d'intérêt.
Les ministres de la Défense et de l'Intérieur, dans leurs rapports sur la situation sécuritaire du pays, ont donné l'impression que tout était calme, hormis quelques poches d'insécurité en Ituri et dans le Nord-Kivu. C'est anormal au moment où la mère patrie est partiellement occupée par un pays voisin.
L'Assemblée Nationale doit réagir
De nombreux Congolais pensent qu'au regard de l'agression en douceur de la RDC par l'armée angolaise et du mutisme de ceux qui devaient réagir avec vigueur diplomatiquement d'abord et si possible militairement ensuite, l'Assemblée Nationale devrait interpeller le gouvernement Gizenga, toutes affaires cessantes. L'on souhaite qu'à cet effet, le président de la Chambre basse du Parlement, Vital Kamerhe, convoque à la première occasion une plénière dont l'ordre du jour ne devrait comporter qu'un point : l'état des lieux à Kahemba. D'aucuns pensent qu'au regard du rapport de mission déjà déposé par des députés de Bandundu auprès justement du Bureau de l'Assemblée Nationale, les honorables élus du Peuple devraient presser de question les ministres de l'Intérieur et de la Défense pour en savoir un peu sur cette sorte de peur du gouvernement congolais d'aborder la question de Kahemba. L'on a du mal à s'expliquer en effet que plus d'un mois après que des populations civiles ainsi que des autorités administratives locales aient été chassés de plus de onze villages, Kinshasa continue d'adopter une attitude de passivité, comme si la situation s'était déjà normalisée. Or, le silence du pouvoir central tend malheureusement à pousser les militaires angolais à modifier les limites territoriales héritées de la colonisation, en s'appuyant sur des bornes minières datant de 1972.
Une interpellation en bonne et due forme des ministres de l'Intérieur et de la Défense permettrait à chaque Congolais et à chaque Congolaise de savoir comment leurs gouvernants gèrent les problèmes de leur sécurité et de leur défense nationale, particulièrement quand celles-ci sont menacées par une force étrangère.
Appel de détresse à l'ONU
La RDC s'est trouvé agressée par l'Ouganda, le Rwanda et le Burundi à partir du mois d'août 1998, le président Laurent Désiré Kabila ne s'était pas gêné pour lancer un appel de détresse à la communauté internationale, à travers le Conseil de Sécurité de l'ONU. La même démarche avait été amorcée en direction de certains Etats africains, dont l'Angola, la Namibie et le Zimbabwe. S'il est démontré que les Forces Armées de la RDC ne sont pas encore suffisamment outillées pour faire face à une agression extérieure, le gouvernement Gizenga devrait saisir l'institution onusienne afin qu'une force internationale vienne s'occuper du cas angolais à Kahemba ou que la Monuc reçoive un mandat spécial pour y faire le ménage.
Les Congolais ont pris coutume de voir leurs gouvernants alerter le Conseil de Sécurité de l'ONU à la moindre velléité d'occupation de l'Est du pays par l'armée rwandaise ou ougandaise. Cette précaution est positivement saluée par nos concitoyens qui aimeraient voir le gouvernement congolais cesser de faire de la complaisance face aux Angolais. Qu'elle soit rwandaise, ougandaise, soudanaise, angolaise ou zambienne, une agression contre la mère-patrie reste un acte délictueux qui exige une riposte soit par nos soins propres, soit avec le concours de la communauté internationale. S'il y a une facture de guerre à payer au gouvernement de Luanda, les autorités de Kinshasa devraient le dire clairement à tous leurs compatriotes.
Des diamants dérobés à Anvers pour 21 millions €
Une récompense de 2 millions d'euros est prévue pour toute information susceptible de permettre à l'enquête d'aboutir, selon le parquet.
Des diamants d'une valeur totale d'un peu plus de 21 millions d'euros ont été dérobés la semaine dernière dans les locaux d'une banque du quartier des diamantaires à Anvers, a indiqué lundi le parquet de la ville.
Les enquêteurs soupçonnent un "client habituel", parlant anglais et âgé d'une soixantaine d'années, d'être l'auteur du vol, qui s'est déroulé dans une succursale du groupe néerlandais ABN Amro.
Le parquet estime que l'homme, dont le portrait-robot a été diffusé, a "minutieusement préparé son méfait pendant un an, avant de le mettre à exécution avec soin".
La méthode utilisée n'a pas été dévoilée par les enquêteurs, qui examinent si l'auteur a pu bénéficier de complicités à l'intérieur de la banque.
Les diamants dérobés étaient essentiellement des gages servant de garantie pour des crédits accordés par cette banque.
Une récompense de 2 millions d'euros est prévue pour toute information susceptible de permettre à l'enquête d'aboutir, selon le parquet.
Anvers est l'un des principaux centres diamantaires mondiaux.
JP Bemba et A. Ruberwa discréditent-ils la Police nationale ? Qui dirige la RDC ?
La réponse logique qui sied à cette interrogation est affirmative. Les anciens vice-présidents de la République Jean-Pierre Bemba Gombo et Azarias Ruberwa Manywa jettent un discrédit sur la police nationale congolaise. Ces dignitaires qui n’ont pas apparemment confiance dans cette force de sécurité s’opposent à avoir ces éléments comme garde personnelle.
A leur place, ces dignitaires préfèrent le statu quo en s’accrochant aux militaires à leur service depuis qu’ils étaient chefs rebelles. Quoique ayant intégré les institutions républicaines à la faveur de l’Accord global et inclusif de San City qui a fait d’eux des vice-présidents de la République en 2003, Azarias Ruberwa et Jean-Pierre Bemba ont conservé des éléments issus de leurs mouvements rebelles respectifs pour cette tâche.
La garde de Jean-Pierre Bemba est restée composée des anciens soldats du Mlc tandis que chez Azarias Ruberwa ce sont ceux du Rcd/Goma. C’était de bonne guerre et admis quand on considère la méfiance que devaient se vouer logiquement les uns les autres. Ce qui ne l’est pas est par contre cette attitude réfractaire à l’évolution de la situation vers la paix dans ce pays qui est le leur. Le comportement qu’affichent actuellement ces deux anciens vice-présidents est un acte incivique.
Tous deux ne veulent pas céder leurs gardes respectives à l’armée qui doit céder ces postes à la police nationale. Cette prérogative légale brandie la semaine dernière par le Chef d’Etat-major des Forces armées de la République démocratique du Congo (Fardc), le lieutenant général Kisempia Sungilanga reste contesté par ces anciens vice-présidents. Dans son communiqué, Kisempia Sungilanga avait rappelé, sans exception, tous les éléments des unités combattantes affectés à la garde des dignitaires.
Comme s’ils ont quelque reproche à l’endroit de cette police qu’ils ont formée ensemble avec les autres belligérants de l’époque, Azarias Ruberwa et Jean-Pierre Bemba, manifestent une aversion face à ce corps. Ce dernier est animé à divers échelons par des membres de toutes les composantes qui se sont combattues entre 1998 et 2003. De l’inspection générale aux inspections provinciales en passant par des directions, la configuration de la police nationale congolaise comprend les « composantes et entités » de la transition.
La résistance de Ruberwa et Bemba à cette opération prouverait qu’ils ne se sentent jamais concernés des mutations en cours dans ce pays. Dans les corps de sécurité, ils continueraient à caresser leurs postes de présidents à la tête des rebellions. Raison pour laquelle cette garde qu’ils ne veulent pas lâcher au profit de l’Etat n’a jamais porté l’uniforme en vigueur ou l’a porté en des rares occasions. Chez Ruberwa et chez Bemba le Congolais moins averti se croirait sur Mars de par les couleurs arborées par des soldats sur le lieu. Le combat du sénateur et vice-président honoraire JP Bemba ainsi que l’autre vice-président Ruberwa est sans lendemain. La loi aura raison d’eux.
Forcé de libérer un appartement de Cohydro...Likulia accuse Mende chez Kabila et Gizenga !
La tentative d
e déguerpissement, samedi 10 mars, du général Likulia d'un appartement de l'immeuble Cohydro a pratiquement tourné au drame. Un petit neveu du général a succombé hier à la suite de ses blessures et Likulia lui-même affirme avoir échappé à la mort quand une balle l'a effleuré à la tête. Il a promis de quitter l'appartement quand l'Etat congolais lui aura payé sa créance de près de 2 millions Usd. Le ministre des Hydrocarbures, Lambert Mende, estime que Likulia n'a aucun titre, ni qualité pour continuer à occuper cet appartement. Aujourd'hui, la justice va l'obliger à le libérer, a-t-il déclaré hier à La Prospérité.
Le général Likulia Bolongo, dernier Premier ministre de Mobutu, a passé un bien mauvais quart d'heure le samedi 10 mars dernier. Par deux fois, les corps habillés ont tenté de le déloger du 9ème niveau de l'Immeuble Cohydro qu'il occupe depuis que le défunt Mzee Kabila l'avait rappelé de son exil français. La première tentative de déguerpissement a eu lieu vers 9 heures du matin. Une meute d'hommes en armes a débarqué sur les lieux avec l'ordre de jeter Likulia dehors. Après une longue série de coups de fil passés à des différentes autorités, la situation était momentanément décantée. Pas pour longtemps, car 2 heures après, les hommes chargés du déguerpissement vont revenir en nombre avec l'ordre de ne quitter l'Immeuble qu'une fois Likulia et sa suite délogés. Les altercations avec la garde du Général vont durer jusqu'à 14 heures.
Selon des témoins contactés par La Prospérité, des échanges des tirs se sont produits et une perte en vie humaine est à déplorer. Le général Likulia pleure son petit neveu, du nom de Monama, décédé hier dimanche 11 mars dans un hôpital de la ville à la suite de ses blessures. Pendant l'altercation de samedi, une balle lui avait été logée dans la cuisse. Le général affirme avoir échappé à la mort quand une balle a effleuré
sa tête alors qu'il voulait faire baisser la tension.
Likulia accuse…
Le général Likulia avait saisi depuis le 27 février dernier le Président Joseph Kabila. Dans sa correspondance, Likulia rappelle qu'il avait été invité par l'ancien Président défunt Laurent- Désiré Kabila. Et qu'il plût à l'autorité de Mzee de le loger à l'immeuble Cohydro du fait de l'occupation de sa résidence par des éléments des forces armées congolaises et ce, jusqu'à la réhabilitation de ladite résidence. Toujours dans sa lettre, Likulia parle d'un conflit qu'il oppose à Lambert Mende, lequel remonte à la nomination de ce dernier comme ministre des Hydrocarbures. Lambert Mende, dit le général, ne cesse de multiplier des démarches judiciaires jusqu'à brandir un " faux contrat de bail raturé, non daté ni paraphé ".
" Je ne quitterai que quand j'aurai recouvré ma créance "
Le général Likulia est convaincu qu'un ministre ne peut contredire la décision d'un Président. Il brandit des chiffres colossaux que lui doit l'Etat congolais. Près de 2 millions Usd. 1.974.503, 58 $Usd, pour être précis. Et de poursuivre : " Je suis parfaitement disposé à quitter l'appartement dès paiement de ma créance ". Le Premier ministre Antoine Gizenga a aussi été saisi dans les mêmes termes.
Le bras de fer engagé, Mende promet de déguerpir Likulia ce matin
Dans la soirée d'hier dimanche, La Prospérité est entrée en contact avec le ministre des Hydrocarbures, question d'obtenir sa version des faits. Selon Mende, le général Likulia doit être sorti de l'appartement qu'il occupe. Parce que le cabinet du ministre doit se trouver au 9ème niveau de l'immeuble Cohydro. Le 2ème niveau sera réservé à son directeur de cabinet et à d'autres services du ministère. " C'est ça l'Etat. La recréation a assez duré. La justice a décidé et Likulia ne doit que s'exécuter. Il n'a aucun titre, ni qualité. ", dit Mende. Ce dernier ne s'explique pas que ses collègues ministres travaillent dans des bureaux et que lui continue à prester à la maison. La journée s'annonce chaude.
André Kimbuta bat Adam Bombole ! Enfin !
Peine perdue pour Adam Bombole. La CSJ a estimé recevable mais non fondé son recours en annulation des élections du 27 janvier dernier. C’est donc André Kimbuta Yango, le petit prof. des Maths, qui est confirmé Gouverneur de la Ville de Kinshasa. Les yeux sont désormais rivés vers Joseph Kabila pour la signature de l’ordonnance d’investiture. Question de battre le fer quand il est encore chaud.
Plus d’espoir pour Adam Bombole Intole. Son recours en annulation de l’élection de André Kimbuta à la tête de l’Hôtel de Ville de Kinshasa n’a pas ébranlé la conviction des hauts magistrats de la CSJ en dépit de toute la gymnastique intellectuelle et l’art oratoire développés par ses avocats. Hier vendredi 9 mars 2007, en effet, rendant son verdict, la Cour Suprême de Justice a estimé recevable mais non fondé le recours introduit par le candidat MLC Adam Bombole sollicitant l’annulation de l’élection du 27 janvier 2007 qui avait donné gagnant le candidat PPRD, André Kimbuta. En conséquence, la Cour Suprême de Justice, siégeant en matière de contentieux électoral, a confirmé l’arrêt rendu par la Cour d’Appel de Kinshasa/Gombe.
Avec ce verdict, l’opinion retient qu’il n’y a plus de place pour des contestations sur cette question qui a tenu en haleine, pendant longtemps, les Kinois. Présentement, tous les regards sont rivés vers le Chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange. Ce dernier est appelé à signer le plus rapidement possible l’ordonnance d’investiture pour que André Kimbuta, Gouverneur élu, se lance dans les vastes chantiers de la reconstruction de la ville-province de Kinshasa, siège des institutions de la République.
Les attentes des Kinois
Fini l’euphorie pour le petit prof des maths. Maintenant, ce sont des défis majeurs à relever pour rendre belle la capitale comme à l’époque de Léopoldville. Devant lui, le transport en commun. Un hercule qui, s’il est maîtrisé, permettra aux kinois de vaquer librement et sans trop d’accrocs à leurs occupations quotidiennes. En second, il y a les routes. Presque toutes les routes de Kinshasa sont dans un état de délabrement avancé et n’attendent que d’être réparées si pas construites. Ici, les moyens ne manquent pas. Si les 40 % de rétrocession prévus par des textes légaux sont gérés avec efficience, Kimbuta ne manquera pas de sortir la tête haute durant les cinq années de son mandat.
Le grand sportif doit aussi savoir que Kin est une ville où la criminalité bat son plein. Car, il ne se passe aucun jour sans que l’on dénonce un cas d’assassinat, de meurtre, de vol à mains armées etc. Cela appelle du Gouverneur élu des mesures réfléchies susceptibles de barrer la route à tous les malfrats. La lutte antiérosive ne peut manquer au programme du n°1 de la province. Les pluies diluviennes qui s’abattent souvent au mois d’avril et de mai ne manqueront, peut-être, pas de jeter dans la rue des familles sinistrées. Là aussi, le nouveau patron de l’Hôtel de ville devra faire face aux constructions anarchiques. Son prédécesseur n’a-t-il pas osé avec son plan de démolition ? Malheureusement, c’est en si bon chemin qu’il s’est arrêté. D’aucuns pensent, qu’avec le principe sacro-saint de la continuité des affaires de l’Etat, Kimbuta saura parachever l’œuvre entamée par l’Amiral Liwanga.
L’album ‘‘Kipe ya yo’’ détrône ‘‘Droit Chemin’’ !
En tête de hit parade de la musique congolaise pendant plus ou moins dix mois, «Droit Chemin», album du chanteur Fally Ipupa, ex-chef d’orchestre Quartier Latin International, vient de céder sa place à «Kipe ya yo», nouvel opus des Anges adorables de Wenge BCBG.
Cette information a été confirmée par les disquaires et les responsables des établissements de ventes de supports musicaux (K7 et CD) de la capitale. Dans un libellé, ces grossistes montrent un chiffre de 158.000 cassettes audio de «Kipe ya yo» vendues à l’espace de deux semaines dans l’ensemble de la République Démocratique du Congo.
Sortie sur le marché, le 23 février dernier, sous la pluie comme signe de bénédiction, cette œuvre connaît un franc succès suite au travail excellent abattu par les Anti-terroristes qui étaient déterminés à défendre l’art à travers la chanson. D’une bonne facture du point de vue artistique, «Kipe ya yo» n’attend qu’une simple dose de promotion pour propulser les chansons comme : «Identité d’amour» de Chai Ngenge et «Mal cœur» de Rio de Janeiro.
Par ailleurs, il sort des établissements N’diaye, grand distributeur de supports en RDC que dans le fief natal de JB Mpiana c’est-à-dire dans les deux Kasaï, l’album est consommé comme des petits pains par ses fanatiques. On affirme même que le premier lot de cassettes est épuisé. A l’heure qu’il est, on attend un autre lot pour mettre à la disposition de public qui réclame à cor et cri. Mais, des sources concordantes nous renseignent qu’en Europe précisément en France, l’album de JB Mpiana est piraté par une personne dont on garde encore le nom pour de raison d’enquête.
Qu’à cela ne tienne, ce nouveau fleuron artistique de BCBG est classé à la première position après celui de Fally qui apprend-on se prépare pour affronter le public parisien le 07 avril prochain en la salle d’Olympia de Paris. Au bat de classement, on retrouve le majestueux Werrason qui occupe la quatrième place avec son maxi- single «Sous-sol» derrière «Sens interdit» de son fils chéri Ferré Gola. C’est suite au manque d’une promotion équitable dans les médias que l’auteur de la chanson «100 kilos» a perdu la seconde place qu’il occupait lors de sa sortie sur le marché disque.
Concernant le programme du week-end, Mbuta Kiss, secrétaire- général du groupe a annoncé que le rendez-vous dominical est toujours maintenu au bistrot La main d’Or au centre ville de Kinshasa. Entre temps, Salvatora de la patria et ses compères sont toujours au maquis dans un lieu secret pour préparer leur concert de présentation officielle de «Kipe ya yo» qui aura lieu dans quelques semaines au GHK.
Questions directes à Jean-Jacques Bemba
De nation
alité belge, père de trois enfants, Jean-Jacques Bemba Bere, 40 ans, est cité dans une affaire d’escroquerie. La presse belge du jeudi 8 mars fait état du prononcé de son arrestation décidée par la juge du tribunal correctionnel de Bruxelles. Encore en liberté, « Jean-Jacques » donne sa version des faits. L’entretien a été réalisé dans la matinée du vendredi 9 mars dans une taverne bruxelloise.
Comment expliquer que vous soyez encore libre de vos mouvements alors que la juge du tribunal correctionnel de Bruxelles a prononcé, mercredi 7 mars, votre arrestation ?
Vous savez autant que moi que la Belgique est un Etat de droit. Il y a toute une procédure entre le prononcé du jugement et son exécution par le procureur du Roi. Vous avez sans doute appris que je n’étais pas présent à l’audience du tribunal correctionnel. C’est ainsi que j’ai été condamné par défaut. Mon avocate, Me Virginie Baranyaka, a, d’ores et déjà, fait opposition à cette décision. J’attends donc que la justice statue sur ma demande. Je fais confiance à la justice belge. Je ne doute pas que celle-ci ne va pas me condamner sans m’avoir entendu.
Avez-vous déjà reçu la signification du jugement ?
Pas encore. Mon avocate, non plus.
En toute vérité, que vous reproche-t-on ?
Il m’est reproché d’avoir tenté d’escroquer la somme de 50.000 euros à un citoyen belge du nom de Duprez. Voici les faits. J’ai été contacté par M. André Olela, un de mes connaissances, qui m’a dit qu’il possédait une mallette contenant des billets de dollars « encrés ». Il était à la recherche d’un « partenaire » pouvant financer l’achat d’un produit spécial pour « nettoyer » ces coupures. Je l’ai introduit chez M. Duprez pour ce faire. Je tiens à dire que cette affaire n’a aucun rapport avec le dossier judiciaire portant sur la tentative d’escroquerie imputée à André Olela, Telo Mobutu Zemanga et consorts au détriment d’un notaire belge. Ce qui est vrai c’est qu’il s’agit, dans les deux cas, du même modus operandi.
A combien s’élevait la somme contenue dans la fameuse mallette ?
Je n’en sais rien. D’ailleurs, je n’ai jamais cherché à le savoir. Mon rôle s’est limité à mettre André Olela en contact avec Duprez. Seulement voilà, bien qu’il n’ait pas l’argent demandé, Duprez s’est refusé à restituer la mallette à son propriétaire préférant porter plainte pour « tentative d’escroquerie ».
Qui avait « encré » ces billets de dollars et d’où provenaient-ils?
Je n’en ai pas la moindre idée. J’insiste sur le fait que je me suis limité à accompagner Olela chez Duprez. Je suis devenu malgré moi un complice pour avoir accompagné le premier chez le second. Ce n’est qu’après que j’ai compris que les dollars encrés devaient servir d’appât.
Qu’entendez-vous par « appât » ?
Cela veut dire que les dollars encrés n’étaient pas des vrais billets. C’est ce que j’ai pu apprendre plus tard. Ces « dollars » servaient de leurre. Dès que la personne contactée remettait l’argent destiné à l’achat du prétendu produit de « nettoyage », l’autre partie s’évanouissait dans la nature. C’est malheureux à dire mais c’est ainsi que ça devait se passer. Nous avons été trompés. Je tiens à dire que je n’ai pas soutiré un seul euro à M. Duprez.
Vous avouez donc d’avoir été le complice passif d’une tentative d’escroquerie ?
Je mentirai si je disais le contraire. La preuve est que l’affaire est désormais du ressort de la justice. Je regrette d’insister que je n’ai pas pris un seul euro à Duprez. Il en est de même de M. Olela. Mon rôle a été passif.
Je vais vous poser une question un peu vache. Vous avez l’air d’un homme plutôt équilibré. Comment êtes-vous tombé dans une affaire aussi scabreuse qui frise la naïveté ?
On peut être équilibré et naïf. Je regrette d’avoir mêlé le nom de ma famille dans cette affaire.
Pourquoi, selon vous, les médias belges font-ils le lien entre votre cas et celui de Telo Mobutu Zemanga et André Olela?
C’est la question que je me pose. Est-ce parce que M. Olela est impliqué dans les deux dossiers ? En tous cas, je n’ai rien avoir avec cet autre dossier judiciaire.
Je ne devais dès lors pas me retrouver sur le même banc d’accusés que ces « gens là » dont le dossier a été jugé à la 44ème chambre du tribunal correctionnel de Bruxelles. Alors que mon cas avec Olela devait être examiné au niveau de la 61ème chambre de cette même juridiction. Je suis étonné par cet amalgame. Je laisse néanmoins la justice du royaume faire son travail.
Que comptez-vous maintenant ?
Comme je l’ai dit précédemment, mon avocate a amorcé les démarches nécessaires. Elle a fait opposition. Par ailleurs, elle sera reçue au début de la semaine prochaine par le procureur du Roi de Bruxelles. J’espère que ce haut magistrat pourra apprécier ma bonne foi.
Citant la juge, la presse belge insiste sur le fait que vous n’étiez pas présent au tribunal lors de l’audience du mercredi 7 mars.
Je n’ai pas été absent parce que j’avais l’intention de me dérober. Bien au contraire. La raison est simple : je n’ai jamais reçu l’ « invitation » à venir comparaître devant la 44ème chambre du tribunal correctionnel de Bruxelles. Mon avocate, non plus ! Je n’ai jamais refusé de répondre à une convocation. Suite aux nombreux reports d’audience, mon avocate avait l’habitude de me représenter aux audiences chaque fois je devais m’absenter de la Belgique. Je dirige en effet une petite entreprise commerciale.
La presse bruxelloise du mercredi 7 mars n’a pas manqué d’insister sur votre lien de parenté avec Jean-Pierre Bemba Gombo. Avez-vous le sentiment qu’on tente de politiser une affaire strictement judiciaire qui ne concerne que « Jean-Jacques »?
Absolument. Ce genre d’affaire judiciaire a lieu quasiment chaque jour dans les tribunaux correctionnels dans ce pays. Je vis à Bruxelles. J’en sais pas mal de choses sur des gens impliqués dans des affaires d’escroquerie. Certains sont condamnés et sont en prison depuis six mois. Et pourtant personne n’en parle.
Sauf que ces « condamnés » ne portent pas le patronyme de Bemba…
Il est vrai que le nom « Bemba » est devenu un patronyme lourd à porter. Je dois le porter. C’est mon nom de famille. Je n’ai pas le choix.
Ne faudrait-il pas être précautionneux lorsqu’on porte un tel patronyme?
Je vous le concède. J’ai cependant tendance à croire que la vie serait moins engageante à force de se sentir prisonnier du nom que l’on porte. Il reste qu’à l’avenir, je ferai preuve de plus de prudence. Je me rends compte qu’il n’y a pas que de gens qui me veulent du bien. Et ce, en dépit du fait que je n’ai rien avoir avec les activités politiques de mon grand-frère Jean-Pierre Bemba. Depuis la création du MLC, j’ai toujours vécu en Belgique. Je n’ai jamais rejoint le mouvement à l’époque de la rébellion. Et encore moins durant le gouvernement de transition. J’ai suivi le processus électoral à partir de la Belgique qui est devenue, depuis une dizaine d’années, ma patrie d’adoption. Je me pose dès lors une question : quel est l’objectif poursuivi dans le « lynchage médiatique » lancé à mon encontre ? D’aucuns rêveraient-ils de trouver les noms Bemba et Mobutu sur le même banc des accusés ?



