26 février 2007
Joseph Kabila plus fort que Mobutu ?
Peut-on prendre les politiciens congolais au sérieux ? La réponse est, bien évidement, non, si l'on en juge par le spectacle affligeant qu'ils donnent d'eux-mêmes depuis le discours prononcé par le maréchal Mobutu en 1990, censé instaurer la démocratie en RDcongo. Il a fallu 15 années pour une élection ''libre'' aie lieu par volonté de la communauté intrenationale. Il aura fallu un ''dialogue'' entre la rebellion, le gouvernement de Joseph Kabila et l'opposition non armée.
VOILÀ maintenant un jeune homme surgit du néant, prend le pouvoir par la ''volonté'' de ses tontons autrement dit ses oncles,amis de longue date de son père. Croyant que le ''petit'' n'ayant aucunne expérience politique, ils pouvait le manipuler facilement mais ils ont vite dechanté car Joseph Kabila est devenu en un temps record un stratège politique bien qu'agé à l'époque de 29 ans seulement.
On ne lui donnait pas beaucoup de temps à la tête de l'État. Trop jeune pour les uns, quasiment inconnu pour les autres. Mais il entendait non seulement s'y maintenir mais aussi s'y faire confirmer par les urnes. Chose qu'il réalisera avec habilité digne du maréchal Mobutu. Il a tout compris en seulement une dizaine d'annés la mentalité des congolais et surtout des kinois en particulier.
Il a compris que les hommes politiques en RDCongo qui s'autoproclament champions de la défense des intêrets nationaux, mais qui en réalité ne pensent qu'à eux, même pas à l'avenir de la population. Voilà pourquoi il pratique aussi le débauchage avec talent. En tout, il copie Mobutu sauf les bains de foule qu'il déteste.
Le débauchage pour affaiblir ses adversaires politiques, la corruption lors des élections sénatoriales, et des gouverneurs des régions qui fait de la RDcongo, l'un des pays les plus corrompus du monde, la paralysie de l'adminstration, les bavures des services de sécurité, l'incompétence de son entourage, Joseph Kabila entend tout changer en proclamant lors de son invesititure, la "fin de la recréation'' mais pour qui ? Se demande encore Sosthène Matalatala, un médecin congolais de Kinshasa.
La répression sanglante au Bas-Congo est une tragédie que Kabila pouvait bien se passer. La secte politico-mystérieux Bundu dia Kongo a subi des lourdes pertes mais peut-on envoyer l'armée pour mater une simple manifestation ? Les généraux ''zélés'' croient le servir mais en réalité l'image de homme de paix de Joseph Kabila est terni auprès de la majorité des congolais.
L'effondrement du régime de Mobutu fut que la conséquence d'une lente et irréversible dégradation qui est loin de se résumer à la guerre menée par Laurent-Désiré Kabila avec les armées Rwandaises et Ougandaises mais le ver était dans le fruit depuis longtemps. La base de tout, le mal absolu, c'était l'impunité. Joseph Kabila étant vite devenu un animal politique, devrait prendre des mesures necéssaires pour ceux détienent une parcelle de pouvoir ne puissent pas faire n'importe quoi sans être inquiétés. Son entourage occulte et souvent déforme la réalité, masque les délits, protège les coupables. Cependant, on ne peut s'empêcher de rester prudent et vigilant, même si les congolais ont une urgence de la paix.Cela ne se fera pas malheureusement à n'importe quel prix.
DEBAT: Et si Joseph Nzanga Mobutu était notre Joseph à nous ?
L'homme aux songes...c’est ainsi que ses frères l’appellent, c’est aussi le destin de sa vie qui se déroule aux frontières, entre les terres de Canaan et le ciel réfléchi par les eaux du Nil. Il cultive les rives du rêve, sans jamais dériver du réel, mais il le fait fructifier au contraire et en bénéficie.
Il est question du fleuve, du Nil, et Joseph lit ce qui s’y réflète du ciel et de l’avertissement de Dieu. Les sept vaches maigres qui en sortent et dévorent les sept vaches grasses précédentes, ce sont autant d’années de famine qui vont s’abattre sur le pays après sept années de prospérité. Les sept épis de même, les deux rêves n’en font qu’un. Il faut donc prévoir, aménager l’avenir.(41,25-32) Joseph, ne se contente pas de lire les rêves, il les intègre dans un agir. Les rêves ne sont pas favorables, mais ils peuvent être transformés en faveur de celui qui les a faits et Joseph propose des solutions concrètes. (41,33-36)
Le pharaon fait de lui son vizir, ( ministre de l'agriculture )l’homme le plus puissant de son Royaume et il lui confie tous ses biens. Joseph s’emploie à construire des greniers et des réservoirs dans l’Egypte entière en prévision des longues années de famine. (41,41-45)
Dieu a mis en moi ce pardon & j'ai pu pardonner. Le pardon libère la personne qui t'a fait du mal & libère la bénédiction en toi
Je ne pensais pas dire un jour au Seigneur :
"Je veux te suivre aveuglément !"
C'est dans le désert brûlant que Jésus a frayé un chemin dans mon coeur pour que je puisse l'entendre,
Et me livrer à Lui complètement.
M'abandonner comme un enfant.
Le suivre aveuglément, sans regarder à droite ni à gauche, mais marcher droit devant là où Jésus m'attend.
Ezechiel nous parle de cette vision merveilleuse
DE LA GLOIRE DE DIEU.
Il a vu une grosse nuée et une gerbe de feu,
Qui répandait tout autour une clarté.
Au centre apparaissaient quatre animaux,
qui avaient des mains humaines et des ailes.
Leurs ailes étaient jointes l'une à l'autre,
ils ne se détournaient pas en avançant, mais chacun avançait droit devant soi.
Ils marchaient dans le sens où allait le vent qui représente l'Esprit de Dieu et ils ne se détournaient pas en avançant.
Ezechiel a entendu le bruit de leurs ailes, pareil au bruit des grosses eaux, c'était la voix du Tout-Puissant.
Il vit encore comme un éclat étincelant ayant l'aspect de feu et qui rayonnait tout autour.
Tel l'aspect de l'arc dans la nue, un jour de pluie,
c'était l'aspect de la clarté qui l'entourait,
C'était une apparition de la gloire de l'Eternel.
A cette vue, Ezechiel tomba la face contre terre,
et Il entendit la voix divine.
Gloire à Dieu
Gouvernement : 100 jours pour convaincre
Le premier acte est passé. Le programme du gouvernement Gizenga a été adopté par l’Assemblée nationale, consacrant ainsi son investiture. Maintenant, c’est le deuxième acte. Sur le terrain. La première évaluation interviendra dans 100 jours. La fin en quelque sorte de la période de grâce. Mais 100 jours plus pour convaincre.
Par 295 voix pour, 94 contre et 8 abstentions, le programme du gouvernement Gizenga a été approuvé par l’Assemblée nationale. Ce soutien consacre en même temps l’investiture du premier gouvernement de la IIIème République. Ainsi, pour la quatrième fois consécutive, cette cérémonie d’investiture du gouvernement émaillée par l’acte d’investiture de l’Assemblé nationale remise au Premier ministre Antoine Gizenga par le président de cette institution, Vital Kamerhe, cette cérémonie disions-nous met fin officiellement à la période de transition. Evénement qui intervient évidemment après la prise de fonction du président élu, Joseph Kabila, la mise en place de l’Assemblée nationale et du Sénat.
Auparavant, le Premier ministre a répondu aux 19 préoccupations des représentants de la nation. Il a résumé ses réponses en trois chapitres : politique, le programme du gouvernement et les points spécifiques.
PROGRAMME AMBITIEUX, ESPRIT D’OUVERTURE
Dans le chapitre politique, il s’est empressé de relater l’épilogue « Ilunga Kasongo », jusque-là ministre - fantôme en charge du Commerce extérieur. Aussi, a-t-il promis, dans la transparence, de fixer les députés sur les tenants et les aboutissants de cette affaire dans un proche avenir. De la taille du gouvernement, il a expliqué qu’elle découle de la coalition majoritaire et sa taille éléphantesque ne peut être synonyme de « budgétivore ». Car, pour le Premier ministre, la prédation est une question de culture et non de taille. Allusion faite aux régimes précédents et à la gestion de la formule 1+ 4. Il a affirmé que son gouvernement est représentatif pour autant que toutes les provinces s’y retrouvent et la surreprésentation ne signifie nullement que les ministères deviennent des « propriétés » des provinces. En ce qui concerne l’ incompatibilité soulevée en rapport avec l’ article 97 de la Constitution, le Premier ministre a demandé à tous ses collaborateurs qui se sentent visés de se mettre en règle. Quant à lui, c’est chose faite depuis le mois de janvier 2007 qu’il n’est plus secrétaire général de Palu, de par sa nomination en qualité de Premier ministre.
Parlant de son programme, il a souligné qu’il s’appuie sur la vision des 5 chantiers du chef de l’Etat pour bâtir un pays uni, fort et prospère. Et que ce programme tourne autour de 5 grands axes : la refondation de la République, la consolidation de la paix, le redressement économique, la réhabilitation de la famille et la lutte contre la pauvreté, et enfin le renforcement de la cohésion et l’unité nationale.
Il a pris en compte les observations soulevées par les députés sur le plan d’action. Mais il s’est empressé de les rassurer en précisant que lors du dépôt du Budget 2007, il fournira un plan d’action détaillé doté d’un chronogramme, à court, moyen et long termes, avec des éléments précis sur le cadrage macroéconomique. Cependant, dans un premier temps, il se doit d’établir un inventaire de son héritage, sur le passif et l’actif, pour éviter tout discours démagogique. Toutefois, son plan de bataille est la bonne gouvernance et chaque ministère devra disposer d’une feuille de route à respecter scrupuleusement.
En ce qui concerne les sources de financement de ce programme, il est revenu sur le dépôt de la loi budgétaire en soulignant que ses efforts devraient consister à améliorer la mobilisation des ressources internes. Aussi, une série d’actions sont prévues : le paiement des impôts directs, même par le personnel politique ; la maîtrise de l’effectif de l’armée, de la Police ; l’assainissement des entreprises publiques ; la réévaluation des contrats signés dans le domaine des hydrocarbures, miniers, télécommunications et forestier ; les tracasseries administratives avec la multitude des taxes ; des mesures incitatives à prendre dans le domaine de l’ agriculture, PME, Industrie ; amélioration des services sociaux, santé et habitat… Aussi, le régime économique, social du marché, vise à garantir la liberté d’entreprise tout en s’appuyant sur la justice distributive, a-t-il dit. Quant au Document pour les stratégies de croissance et de réduction de pauvreté, DSCRP, il reconnaît la qualité de ce document qui est une propriété nationale. Par conséquent, il n’y a pas de honte pour son gouvernement de s’en inspirer pour élaborer son programme.
Evoquant les points spécifiques, il a annoncé la mise sur pied d’un cadre de concertation qui connaîtra la participation des syndicats en vue d’examiner les modalités d’applications du Barème des fonctionnaires et des enseignants. Il en est de même du barème du personnel politique. Entre-temps, des audits seront diligentés dans tous les secteurs pendant que la lutte contre la corruption sera intensifiée afin que la sanction tombe. Il a insisté sur le fait que tous les contrats léonins seront réévalués.
A titre de conclusion, il s’est prononcé pour une complicité positive entre l’Assemblée nationale et le gouvernement, mais dans le respect de compétences respectives. Dans la recherche de l’excellence, il a annoncé qu’il sollicitera la démission de tout membre du gouvernement qui brillera par l’incompétence et s’engage pour un dialogue permanent avec l’Assemblée nationale. Il s’est déclaré proche de l’opposition et restera à son écoute. Au demeurant, pour la réussite de l’action du gouvernement, il a sollicité son soutien.
Bonne prestation de la part du Premier ministre marquée par cet esprit de perméabilité en prenant en compte les observations pertinentes faites lors du débat sur le programme du gouvernement. Mais aussi d’ouverture en tendant la main à l’opposition. Car, face à un héritage empoisonné, un programme ambitieux fait des travaux d’Hercule, le Premier ministre vient de s’inscrire dans une logique de complémentarité.
FACE AU PEUPLE POUR CONVAINCRE
L’acte I étant accompli avec cette investiture, c’est maintenant l’acte II : face au peuple. Devant cette dure réalité, le gouvernement Gizenga dispose de 100 jours pour convaincre un peuple exigeant et, face à sa misère infrahumaine, incrédule. C’est dire que le gouvernement Gizenga ne dispose pratiquement pas de « période de grâce », car il devra séduire dès ses premiers gestes sur le terrain.
Certes, il hérite d’une situation catastrophique. Tout le monde le sait pour autant que c’est devenu un secret de polichinelle. Mais en acceptant cette lourde tâche, Gizenga devrait être conscient qu’elle ne sera pas une partie de plaisir. Lui et son équipe devront relever les défis de la refondation de la République, de la renaissance d’un Etat classique. Son grand défi consiste à remettre la population au travail pour augmenter la production nationale ; que cette population assure elle-même sa sécurité alimentaire, accède à l’eau potable, aux soins de santé, dispose d’un logement décent et réduise les frontières de l’ignorance. Gizenga est contraint à donner des signaux forts de cette espérance.
Signaux forts également à l’endroit des partenaires extérieurs qui, pendant ces 100 jours, auront à juger de la capacité du gouvernement à gérer un Etat moderne, à faire face aux exigences d’un environnement international capricieux contrôlé par des grandes puissances souvent dubitatives face aux pays sortant d’une situation politique et économique complexe. Tel est le cas de la République démocratique du Congo.
Le RCD relève beaucoup de faiblesses
Les réactions continuent après la lecture, jeudi 22 février, du Programme du Gouvernement Gizenga devant les députés. Après le MLC qui l’a rejeté, séance tenante, est venu le tour du RCD de Ruberwa Manywa. Pour ce faire, une conférence de presse a été organisée hier vendredi 23 février 2007 au siège du parti. Le Secrétaire général du parti, M. Kabasubabu Katulondi, et M. Hubert Efole (SG adjoint) ont été les deux principaux animateurs. Se succédant, ils ont donné les grands axes de la critique du Gouvernement.
Premier axe, la structure du gouvernement. Le RCD déplore sa taille éléphantesque. Soixante ministres parmi lesquels six ministres d’Etat. Pour le parti de Ruberwa, la taille du gouvernement ne répond pas aux impératifs de la gestion de la République. C’est comme si, constate Hubert Efole, les choses ont été faites pour gratifier les fanatiques. Qui plus est, les ministres d’Etat n’occupent pas des départements beaucoup plus importants. Le ministre du Plan, au regard de ses prérogatives, apparaît comme un vice-premier ministre qui ne dit pas son nom. Progressant dans sa critique, Hubert Efole affirme que les ministères des Finances, du Budget, de l’Economie et du Plan sont de loin beaucoup plus importants que les ministères de l’Agriculture, de l’Enseignement Supérieur et Universitaire, etc.
Pour étayer, l’orateur a mis en exergue le Comité de pilotage du Gouvernement qui sera présidé par le Premier ministre. On retrouve dans ce Comité : les ministères du Plan, du Budget, des Finances et de l’Intérieur. Parmi les ministères d’Etat, seul celui de l’Intérieur participera au Comité de pilotage du Gouvernement. A propos de la représentativité nationale. Le RCD fait remarquer que parmi les six ministres d’Etat, quatre sont du Kivu dont deux d’une même tribu au Maniema, un de la Province Orientale et un autre de l’Equateur. En outre, plusieurs communautés du pays ont été marginalisées. On a cité, en exemple, les Luba du Kasaï.
Faisant la critique du programme, le RCD relève le document est de 60 pages. Plus de la moitié est consacrée à l’état des lieux. En revanche, le gouvernement est resté vague sur ses actions. Pas de données chiffrées, quantifiées. Les moyens à utiliser ne sont pas présentés. Pas non plus de démarche à suivre pour atteindre les objectifs fixés. A Hubert Efole de s’étonner que le programme Gizenga exige 14 milliards de dollars dont environ 51% devraient provenir de l’extérieur après des discussions avec les partenaires au développement. Et si les discussions échouaient ?
Le lourd héritage de la « libération » du 17 mai 1997
Depuis la guerre 1996-1997 et celle de 1998-2003 menée sur le territoire zaïro-congolais, par les armées régulières du Rwanda et de l’Ouganda, sous le label de l’AFDL (Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo), la culture de la violence s’est répandue au Congo-Kinshasa. Le viol et le meurtre sont ainsi devenus des crimes ordinaires de la vie quotidienne. Là où le bât blesse c’est que l’armée et la police sont devenues plus que jamais les vecteurs de l’insécurité des personnes et des biens.
« Au lieu d’envoyer les soldats de la garde présidentielle défendre les frontières du Congo avec le Rwanda où les hommes de Laurent Nkunda font la loi, au lieu d’envoyer les policiers dirigés par le fameux colonel Raüs déloger les policiers angolais qui occupent le territoire de Kahemba, Joseph Kabila ne montre ses biceps qu’en face de ses concitoyens désarmés.» C’est la réaction à chaud recueillie auprès d’un activiste des droits l’homme joint au téléphone à Kinshasa. L’homme réagissait sur la détérioration de l’état général des droits et libertés en RD Congo. La division des Droits de l’Homme de la Mission des Nations Unies au Congo (Monuc) a sorti, en date du 20 février, son rapport mensuel sur les droits de l’homme en RD Congo. La situation décrite au mois de janvier 2007 est loin d’être différente de celle qui prévalait en décembre 2006. C’est un signe qui ne trompe pas : le pays poursuit sa descente aux enfers en matière de violence gratuite exercée sur les hommes mais surtout les femmes et les jeunes filles mineures. Le Congo de demain sera sans aucun doute habité par une population traumatisée par des décennies d’humiliations. Le rapport de la Monuc donne la nausée au regard de la banalisation du meurtre et du viol. Il met à nu l’évanescence de l’Etat et le danger que représente désormais les éléments de la police et de l’armée pour les populations qu’ils sont censés protéger. Aucune province de la RD Congo n’est épargnée. L’opinion congolaise a encore frais en mémoire les massacres de 134 membres du mouvement politico-religieux Bundu Dia Kongo (BDK) imputés aux agents de la police et de l’armée. Deux questions restent à ce jour sans réponse : Qui a ordonné le déploiement des militaires dans une opération de maintien de l’ordre au Bas-Congo ? Qui a donné l’ordre de tirer notamment à l’arme lourde sur une population non armée ? Plusieurs commissions d’enquête ont été dépêchées dans cette région. Aucune conclusion n’a été divulguée près de deux mois après les faits. On le sait, le ministre de l’Intérieur, Denis Kalume Numbi, se débat comme un beau diable pour faire triompher la thèse fallacieuse selon laquelle les forces de l’ordre étaient en « situation de légitime défense ». Dans le premier point de son rapport, la Monuc rappelle que « les affrontements ont eu lieu après l’appel du BDK à observer une journée « ville morte » le 1er février en contestation des résultats des élections au gouvernorat de la province du Bas-Congo ».
L’évanescence de l’Etat
Dans son point « 45 », la division des Droits de l’Homme de la Monuc revient sur la détention de l’avocate Marie-Thérèse Nlandu Mpolo Néné. On peut lire que, lors de l’audience du 24 janvier, les avocats de la défense ont demandé la mise en liberté provisoire de leur cliente. Ils ont par ailleurs exigé le rejet des procès-verbaux établis par la police au motif que ceux-ci « ne donnent aucune indication sur le type ou l’origine des grenades qui auraient été trouvées dans le véhicule de Me Nlandu ». Plus grave, disent les avocats, ces procès-verbaux « ont été établis après l’arrestation de l’accusée en violation des codes de procédure pénale militaire et ordinaire ». Le rapport note que le tribunal militaire a refusé de faire droit à la demande de la mise en liberté provisoire de l’avocate. Ce que le rapport de la Monuc ne dit pas c’est que dans les milieux diplomatiques à Kinshasa, la juriste, embastillée depuis deux mois, est de plus en plus considérée comme la « prisonnière personnelle » de Joseph Kabila. « Sa libération dépend du chef de l’Etat », confie un diplomate européen en poste à Kinshasa. « Kabila est manifestement embarrassé. Il s’agit pour lui de ne pas perdre la face », ajoute-t-il. Question : pourquoi ce silence de la communauté internationale à ce sujet ? La télévision publique belge francophone (RTBF) a surpris ses téléspectateurs congolais, dimanche 25 février, en consacrant près de cinq minutes à l’affaire Nlandu dans le journal télévisé de 19h30. Une première. Dali Mbala, fille de la détenue a qualifié la détention de sa mère de « complot ». « C’est une avocate qui dérange », a-t-elle ajouté en dénonçant les conditions carcérales. Un avis que ne partage naturellement pas l’ambassadeur de la RD Congo à Bruxelles. Commentaire du journaliste : « Les droits de l’homme sont loin de bien se porter au Congo ». Un fait sans précédent pour un média qui semblait jusqu’ici éluder toute information de nature à nuire à l’image de Joseph Kabila. Assiste-t-on à une simple péripétie ou à un véritable changement de politique ? Seul l’avenir le dira. En dehors de Bundu Dia Kongo et l’affaire Nlandu, le rapport de la Monuc déclame plusieurs cas de viols imputés à des policiers ainsi qu’à des militaires des Forces armées de la RD Congo. A titre illustratif, dans la nuit du 11 au 12 janvier, cinq femmes « auraient été » violées dans la ville de Bunia. On appréciera le conditionnel auquel recourent abondamment les rédacteurs du rapport de la Monuc. Des viols et des meurtres ont été commis dans plusieurs localités des provinces du Kivu, dans le Nord Katanga et l’Ituri notamment sur des filles mineures. Qui arrêtera cette situation chaotique qui découle manifestement du lourd héritage légué par la guerre dite de « libération » de 1996-1997 ? « En exportant le conflit rwando-rwandais sur le sol congolais, les Rwandais ont exporté également leur culture de la violence en RD Congo. L’absence d’Etat a élevé le Congo au rang d’enfer sur terre», assène un politologue.
Sénégal: Wade vainqueur de la présidentielle, affirme son camp
Le président sortant sénégalais Abdoulaye Wade, élu en 2000 après une alternance politique historique, a remporté dès le premier tour la présidentielle de dimanche, avec 57% des voix, a affirmé son camp qui demandé aux autres candidats d'"accepter le verdict des urnes".
"C'est du bluff qui ne repose sur aucune réalité", a immédiatement affirmé le directeur de campagne du candidat socialiste Ousmane Tanor Dieng, dont le parti a dirigé le Sénégal de 1960, date de l'indépendance de la France, à 2000.
"Si le président Wade utilise la radio pour se proclamer vainqueur, on ne le laissera pas faire. Mais tant que la Cour d'appel ne proclame pas les résultats, on ne bouge pas", a ajouté Khalifa Sall devant la presse.
Aucun chiffre officiel n'a encore été publié à l'issue du premier tour de ce scrutin qui faisait figure de test dans ce pays d'Afrique de l'Ouest de 11,7 millions d'habitants, souvent présenté comme une "vitrine" de la démocratie en Afrique.
"On a gagné largement au 1er tour. Ce sont les premières tendances, lourdes et immuables", a déclaré de son côté Cheikh Diallo, responsable des relations publiques du candidat Wade, élu au second tour en 2000 lors d'une alternance historique ayant mis un terme à 40 ans de pouvoir socialiste.
Un peu plus tôt, le directeur de campagne du président sortant, Macky Sall, également Premier ministre, avait déclaré: "Abdoulaye Wade dépasse largement les 50% requis pour être élu au premier tour. Les tendances donnent un taux de votants de 57%". S'exprimant depuis le quartier-général du parti présidentiel, il a expliqué s'appuyer "sur les tendances à minuit (locales et GMT) sur la base des informations" des représentants du parti dans les bureaux de vote.
"Cette tendance va aller crescendo", a-t-il assuré, tout en soulignant que de tels chiffres devaient être confirmés par la justice, seule habilitée à proclamer des résultats officiels. Les tendances annoncées par le camp du président sortant montrent "que la relation affective entre Abdoulaye Wade et le peuple sénégalais reste plus que forte", a poursuivi M. Sall qui a invité "les autres candidats à accepter le verdict des urnes".
"Nous avons, d'après les tendances récoltées à minuit (...) obtenu un taux de participation de l'ordre de 70%", a-t-il insisté. "C'est un taux de participation record que notre pays n'a jamais connu". "Le pays est calme. C'est assez important et révélateur", a conclu le directeur de campagne.
Pendant toute la campagne, le président Wade, élu en 2000 au second tour, avait martelé qu'il serait élu au premier tour. "Il n'y aura pas de deuxième tour, je gagnerai", avait-il répété à la presse dimanche après avoir voté, accompagné de son épouse française, Viviane, et de son ministre de l'Intérieur Ousmane Ngom.
Le président de la Commission électorale nationale autonome (CENA), Mamadou Moustapha Touré, a pointé des "dysfonctionnements" le jour du vote mais, selon lui, ils "n'ont pas jusqu'ici eu d'effets majeurs sur le déroulement du scrutin". Il a notamment cité le retard dans le début des opérations de vote, la distribution des cartes d'électeur et l'absence de bulletins de vote dans certains centres.
Heureux gagnant d’une cagnotte au Pmu, Djuna Djanana prépare son retour à Kinshasa
Son ancienne femme Dalida, qui avait déserté le toit marital pour des raisons financières négocie en vue de “récupérer” le père de ses enfants au point d’obliger Djanana à devenir polygame sans le vouloir. Incroyable mais vrai. L’ancien musicien de Viva la Musica, Langa Langa Stars, et le groupe Choc Stars, Djuna Djanana vient de gagner un jackpot aux jeux du hasard des courses des chevaux, le Pari Mutuel Urbain, P.M.U., à Paris en France.
C’est un événement qui fait beaucoup de bruits dans la communauté congolaise de France. La somme remportée est une bagatelle de 280.000 (deux cent quatre-vingt mille) euros.
Lors du deuil organisé en mémoire de Célé Le Roi, l’autre ancien de Viva la Musica, Djanana a ravi la vedette aux autres musiciens présents aux funérailles.
Au fur et à mesure que la nouvelle se répand à Paris, les sorties de Djanana dans les nganda de St Denis et Château Rouge font du boucan. Il fait le bon samaritain. Des amis et connaissances, surtout les femmes, chacun cherche à soutirer un peu d’argent au nouveau riche. Son ancienne femme, Dalida, qui avait déserté le toit marital pour des raisons financières, négocie en vue de « récupérer » le père de ses enfants au point d’obliger Djanana à devenir polygame sans le vouloir.
Suite à la forte demande, Djanana distribue chaque jour, 1.000 euros aux Congolais qui courent derrière lui comme des chiens fidèles.
Pour le deuil de son collègue Célé le Roy, Djanana a versé le montant de la cotisation le plus élevé soit 1.000 euros et a offert à Boketsu 1er 150 euros. Chacune des femmes les plus connues à Paris présente au deuil a reçu 100 euros.
L’Europe étant le cimetière des musiciens, Djanana avait abandonné la musique et s’est fait engagé comme « Vigile » dans une société de gardiennage appartenant au Congolais Jean-Pierre Bolafa qui emploie plus de 500 personnes, africains et français. Cette société de gardiennage assure la sécurité des rails de la société française de chemin de fer, SNCF. Pour éviter de dépenser follement son argent, Djanana a fait finalement recours aux conseils de son patron Jean-Pierre Bolafa qui l’aide à avoir la maîtrise de sa fortune.
Selon le programme du nouveau riche, Djanana profite de cette chance pour refaire son nom en musique. Une paire d’instruments de musique, un studio d’enregistrement à installer à Kinshasa et souhaite acheter une grande maison au quartier Bon Marché, commune de Barumbu.
Le chanteur descend avec force à Kinshasa en mars 2007. Dans la vie, le hasard n’existe pas, dit-on.
Wenge Bcbg: “Kipe ya yo”, enfin le jour-J
C’est donc une véritable vague qui devrait déferler sur le marché du disque, à Kinshasa et à l’intérieur du pays, un marché jusqu’ici contrôlé par l’inévitable et incontournable Fally Ipupa.
Après plus d’un report et une attente interminable imposée aux mélomanes, l’album « Kipe ya yo » du groupe Wenge Bcbg sort enfin sur le marché la matinée de ce vendredi 23 février. Depuis quelques jours, les commandes affluent sur la table du patron de la maison Ndiaye, qui a produit ce qui est, à l’heure actuelle, l’album le plus attendu de la musique congolaise.
C’est donc une véritable vague qui devrait ce vendredi déferler sur le marché du disque, à Kinshasa et à l’intérieur du pays, un marché jusqu’ici colonisé par l’inévitable et incontournable Fally Ipupa alias Dicap La Merveille.
L’album « Kipe ya yo », rappelons-le, comporte 10 titres, dont un seul, « Route de Matadi », de JB Mpiana. Le reste des chansons est, notamment des chanteurs Bogus Bompema, JDL, Shaï Ngenge, Tutu Caluggi et du drumer Seguin Mignon, pour ne citer que ceux-là.
Pour fêter la sortie de l’opus, JB Mpiana et tous les Anges Adorables seront ce vendredi dans la soirée à la discothèque L’Atmosphère, au Grand Hôtel Kinshasa. Le 9 mars, Wenge Bcbg jouera à l’Alliance FrancoCongolaise, à Lemba. Avant un grand concert, le 10 février au Salon Congo du Grand Hôtel pour marquer la présentation officielle de « Kipe ya yo ».



