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LOSAKO

le porte-voix de tous ceux qui cherchent vainement dans quel forum de ce monde ils peuvent se faire entendre. Oui, je veux donc parler au nom de tous les « laissés pour compte » parce que « je suis homme et rien de ce qui est humain ne m’est étranger ».

11 février 2007

Kabila-Kagame : Qui se moque des Congolais ?

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Lors de l’élection présidentielle en RD Congo, Paul Kagame  avait préféré Joseph Kabila à Jean-Pierre Bemba. L’homme fort de Kigali le dit dans une interview à l’hebdomadaire parisien Jeune Afrique. Une déclaration troublante quand on sait que le leader du MLC avait, en cas de victoire, promis de renvoyer, au Rwanda, les ex-Far  et autres Interahamwe.

Dans une interview accordée à l’hebdomadaire parisien « Jeune Afrique », édition n°2404, datée du 4 au 10 février 2007, le président rwandais Paul Kagame évoque longuement ses difficiles relations avec la France de Jacques Chirac. Depuis que le juge anti-terroriste français Jean-Louis Bruguière a lancé des mandats d’arrêts internationaux contre certains membres du premier cercle du régime rwandais – c’est le cas notamment des généraux James Kabarebe et Kayumba Nyamwasa, Kagame multiplie des déclarations à la presse accusant le microcosme politique parisien de chercher à l’évincer du pouvoir. Il se dit prêt à relever le défi. En deux questions, l’homme fort de Kigali a survolé l’état des rapports entre son pays et la RD Congo. Question : Entre Joseph Kabila et Jean-Pierre Bemba, même si aucun d’entre eux n’est vraiment votre tasse de thé, il est clair que votre choix était en faveur du premier. Vous êtes donc satisfait du résultat de l’élection présidentielle…Réponse de Kagame : « Je n’ai pas voté, comme vous l’imaginez. Cela dit, j’ai été heureux du résultat, c’est vrai. » Question : Il reste encore environ douze mille opposants rwandais en armes dans l’est de la RD Congo. Constituent-ils toujours une menace pour votre régime ? « Oui et non, répond Kagame. Non, parce qu’ils ne sont plus en mesure de nous déstabiliser. Oui, parce que leurs intentions demeurent hostiles. Mais il y a désormais, entre le Rwanda et le Congo, une dynamique nouvelle afin de résoudre ce problème. Je suis optimiste. Enfin. »

No man’s land

Ces déclarations du leader rwandais jettent un certain trouble dans les esprits. D’abord parce que Kagame avoue donc que la sécurité de son pays se trouve désormais hors de portée de ses opposants armés hutus qui squattent des localités des provinces du Kivu depuis plus d’une décennie. Certaines de ces entités échappent depuis ce laps de temps à l’imperium des autorités de Kinshasa transformant les territoires « occupés » en véritable no man’s land. Ces opposants à Kagame pillent, violent et tuent des paisibles citoyens et citoyennes dans cette partie orientale du Congo. Au nom de l’amitié entre « Joseph » et « Paul »,  ces desperados rwandais sont donc bien là où ils se trouvent.  Kabila et Kagame auraient-ils passé un « deal » au détriment des intérêts de la RD Congo en général et des habitants des deux  provinces du Kivu en particulier ? Jusqu’à quand les rebelles hutus rwandais vont-ils demeurer au Congo pour permettre au Rwanda de préserver sa sécurité interne et externe ? Pourquoi le Congo-Kinshasa doit-il continuer à payer au prix du sang de ses filles et fils  les conséquences d’un conflit éminemment rwando-rwandais ? Les propos du numéro un rwandais étonnent ensuite du fait que lors de la campagne électorale de la présidentielle, Joseph Kabila n’avait pas soufflé un mot sur le sort de ces combattants. Son adversaire,  Jean-Pierre Bemba Gombo, avait, lui, pris publiquement l’engagement de renvoyer ceux-ci dans leur mère patrie. « De gré ou de force », déclarait-il. Depuis sa prise de pouvoir à Kigali en juillet 1994 et la fuite de centaines de milliers de Hutus vers l’ex-Zaïre, Paul Kagame a toujours redouté un retour massif et « incontrôlé » de ses compatriotes de l’autre ethnie.

AFDL

Fin septembre 1996, l’armée patriotique rwandaise a pilonné à l’arme lourde les camps des réfugiés hutus installés dans les provinces du Kivu. Certains réfugiés regagnèrent le Rwanda. D’autres ont préféré parcourir à pieds pas moins de 5.000 kilomètres, de Bukavu et Goma à Kinshasa, en transitant par la Province orientale et l’Equateur. C’est la naissance de l’AFDL (Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo) qui a porté Laurent-Désiré Kabila au pouvoir. Le mouvement fut créé à Kigali. Cette « rébellion » n’était en fait qu’un alibi pour dissimuler l’agression du territoire zaïrois. Accusés d’avoir « génocidé » des Tutsis, les fugitifs tentaient de s’échapper, à travers les forêts zaïroises, aux soldats de l’armée patriotique rwandaise qui étaient à leurs trousses. Les opérations militaires étaient conduites par James Kabarebe, alors colonel de l’APR. Son bras droit et aide de camp, n’était autre  que Joseph Kabila. Le 17 mai 1997, les troupes de l’AFDL  prennent le contrôle de Kinshasa.  Fin juillet 1998, c’est la rupture entre Kabila père et ses anciens parrains rwandais et ougandais. Selon le même modus operandi, une nouvelle « rébellion » voit le jour… à Kigali. Son nom : Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD). Quelques personnalités congolaises sont appelées à la rescousse pour crédibiliser l’essence congolaise du mouvement insurrectionnel. En 1996-1997, LD Kabila jouait la marionnette. En 1998-2003, le rôle a été dévolu successivement à Arthur Z’Ahidi Ngoma, Wamba dia Wamba, Lunda Bululu, Alexis Thambwe Muamba, Mbusa Nyamwisi etc.  Ceux-ci finirent par claquer la porte en découvrant la supercherie. Avec l’aide ougandaise, Bemba lance le MLC en novembre de la même année. Depuis fin 1996, le Congo-Zaïre  a connu deux guerres, conçues à Kigali et exécutées par l’armée rwandaise. Décidé « à ramener la guerre au Rwanda », LD Kabila va pactiser avec le « diable » en incorporant des éléments des ex-Far et autres Interahamwe dans le dispositif de défense de l’armée congolaise. En juillet 1999, les belligérants signent l’accord de cessez-le-feu de Lusaka, en Zambie. Kinshasa était à bout de souffle.

Chef d’Etat controversé

Le 16 janvier 2001, à la surprise générale, LD Kabila est « assassiné » dans son palais. L’affaire reste un mystère à ce jour. Le 26 janvier, le général-major Joseph Kabila est investi chef de l’Etat. Qui est-il ? Quel est son parcours personnel ? Qui a pris la gravissime décision de confier le destin d’un pays de la dimension du Congo-Kinshasa entre des mains aussi inexpertes ? Des questions qui restent sans réponses. Reste que, pour toutes ces raisons, le successeur de « Mzee » est devenu le chef d’Etat congolais le plus controversé tant sur sa filiation que  ses origines. L’homme est accusé de taire son passé de soldat de l’APR. Le 17 décembre 2002, les belligérants signent l’accord de paix de Sun City, en Afrique du Sud, à l’issue du Dialogue inter Congolais. Après l’installation du gouvernement de transition en juin 2003, le régime de Kigali multiplie des gestes de « bonne volonté » tout en menaçant d’intervenir en RD Congo. De son côté, le nouveau chef d’Etat congolais clame sa volonté de prendre ses distances vis-à-vis des rebelles hutus. Pendant ce temps, Kigali annonce le rapatriement de ses troupes qui occupaient l’Est du Congo. Une chose paraît sûre : les provinces du Kivu sont loin de retrouver la stabilité malgré ce départ annoncé. En 2004, les dirigeants rwandais désignent leur ambassadeur à Kinshasa. Les Affaires étrangères congolaises crient au scandale au motif que la nomination n’a pas respecté les usages diplomatiques. Et pourtant. Dans son édition n°2241-2242, du mois de décembre 2003, l’hebdomadaire Jeune Afrique créé l’événement en révélant dans sa rubrique « Confidentiel »  que « Kabila et Kagame se parlent régulièrement au téléphone ». Officiellement, les deux pays sont toujours en état de belligérance. Interrogé sur la volonté du Rwanda de normaliser les relations avec son grand voisin, Joseph Kabila confie ces mots à ce magazine : « Je ne crois pas que la population apprécierait une réconciliation précipitée. Nous procédons par étapes. Pour l’instant, nous en sommes  aux contacts entre ministres des Affaires étrangères. » (Voir J.A n°2248).

Infiltré

Pendant ce temps, Augustin Katumba Mwanke, l’homme fort du clan Kabila, effectue plusieurs missions secrètes dans la capitale rwandaise. Ces navettes n’ont pas empêché le général  Laurent Nkunda a fomenté plusieurs mutineries au Sud et au Nord Kivu. En janvier dernier, les autorités rwandaises ont « facilité » des négociations entre une délégation venue de Kinshasa et des hommes de cet officier dissident. La RD Congo devient ainsi l’obligée de l’Etat rwandais. Dans une interview accordée à Jeune Afrique n°2249, Paul Kagame dit ce qui suit dans le style qui est le sien : « Qu’il y ait des massacres dans l’Est du Congo est une évidence mais nous en rendre responsables et exonérer par là même les bandes criminels qui ravagent ce no man’s land où l’Etat est inexistant- Interahamwe, ex-Far, milices tribales etc – relève de la malhonnêteté.» Qui se moque des Congolais ? Comment ne pas accorder un certain crédit à certains analystes militaires congolais qui vitupèrent les incohérences de la politique rwandaise de Joseph Kabila ? Ces analystes suspectent, plus à raison qu’à tort, le « président élu » de la RD Congo d’être un « infiltré » dont la  mission consisterait à liquider ce qui reste du système économique, sécuritaire et de défense de la RD Congo…

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Le silence de J. Kabila inquiète...

untitledUne centaine de morts au Bas-Congo. Cafouillage militaire à Minembwe avec mort d’hommes dans les rangs des FARDC et de la population civile. Défi à l’autorité de l’Etat en Ituri avec la poursuite des combats contre les milices de Peter Karim, à la suite de son obstination de ne pas brasser ses éléments. Entre-temps, la question de la « double nationalité » est en train de mettre le feu à la case. Silence radio du côté de la présidence de la République, institution habilitée à rassurer la population au regard du serment constitutionnel. Inquiétant.

Le 27 juillet 2006, au cours d’un point de presse à la veille de la clôture de la campagne électorale dans le cadre de l’élection présidentielle, le président Joseph Kabila, alors candidat, répondait quasiment en ces termes à une question d’actualité de la presse sur cette anecdote de « porteur d’œufs » : « Je ne suis plus le porteur des œufs. Je suis le chef de l’Etat de la République démocratique du Congo et me comporterai en tant que tel au regard de mes obligations constitutionnelles ». Déclaration prophétique dans la mesure où au terme du deuxième tour de l’élection présidentielle, Joseph Kabila a été élu démocratiquement président de la République. Et le 6 décembre 2006, il prêtait le serment constitutionnel suivant pour son entrée en fonction : « Moi, Joseph Kabila Kabange, élu Président de la République démocratique du Congo, je jure solennellement devant Dieu et la nation d’observer et de défendre la Constitution et les lois de la République ; de maintenir son indépendance et l’ intégrité de son territoire ; de sauvegarder l’unité nationale, de ne me laisser guider que par l’ intérêt général et le respect des droits de la personne humaine ; de consacrer toutes mes forces à la promotion du bien commun et de la paix ; de remplir loyalement et en fidèle serviteur du peuple les hautes fonctions qui me sont confiées ».

Au 60ème jour de sa prestation de serment, le président de la République a été placé, par quatre fois, devant ses obligations constitutionnelles : les combats en Ituri et au Nord-Kivu, les accrochages meurtriers au Sud-Kivu, à Minembwe, les morts dans la province du Bas-Congo et enfin la question de la double nationalité. Des événements, tout aussi graves, préoccupants que passionnels susceptibles de mettre en péril le processus politique en République démocratique du Congo. Ils appellent par conséquent à des réactions adéquates au sommet de l’Etat. Question de rassurer le peuple congolais ainsi que la communauté internationale. Certes, des ministres et des généraux se sont rendus sur place et ont pu ramener le calme. Mais pas de solution durable tant il est vrai que le débat n’est pas encore clos.

PERIL EN LA DEMEURE

L’heure est grave. La IIIème République est en train d’amorcer un mauvais départ, laissant entrevoir qu’il y a péril en la demeure. En effet, les faits que l’on vient d’évoquer ci - haut touchent directement à la Constitution et aux lois de la République. Ils menacent indiscutablement l’intégrité territoriale et l’unité nationale. En plus, ces faits portent visiblement atteinte au respect des droits de la personne humaine. De façon claire et précise, le Président de la République est interpellé pour autant que ces faits visent au plus haut et directement les « hautes fonctions qui lui sont confiées ».

Compte tenu des circonstances de temps et de lieu dans lesquelles ces graves événements sont survenus, la réaction du chef de l’Etat devrait être spontanée et sans équivoque. Tout simplement parce que le Gouvernement de transition assumait les affaires courantes et que le Gouvernement de la troisième république ( dit de Gizenga) n’était ni composé ni investi à l’Assemblée nationale. Le peuple attendait donc, au lendemain de ces incidents, une déclaration du président de la République afin de justifier son serment constitutionnel. Et dans le cas d’espèce, il devrait anticiper sur toute spéculation sur l’interprétation des décisions à prendre.

Le constat est que l’Etat a brillé par une sorte d’immobilisme, voire d’insouciance face à des morts, des violations des droits de la personne humaine et l’atteinte aux lois de la République. Et surtout, la stabilité des institutions s’en est ressentie. Tel ce cas grave de la double nationalité qui est en train de déchirer la classe politique à telle enseigne qu’à deux reprises, les plénières à l’Assemblée nationale ont été reportées sine die. Preuve de la tension qui gagne et préoccupe tous les milieux. La réaction du secrétaire général de l’Onu exigeant l’institution d’une enquête pour établir la part des responsabilités dans la situation au Bas - Congo est une illustration parfaite de l’inquiétude également de la Communauté internationale devant ce silence au sommet de l’Etat. Loin de nous la prétention de donner des leçons à des responsables d’un Etat souverain qui a ses méthodes de travail. Mais il est plus dans l’intérêt général de la Nation de rassurer un peuple à la recherche de ses repères perdus depuis des décennies. Et cette assurance ne peut venir, en ces instants précis, que du président de la République élu, en sa qualité de garant de la Nation.

BRAIN TRUST POLITIQUE INEXISTANT ?

Selon les observateurs avertis de la politique congolaise, l’immobilisme actuel risque de porter un coup dur à la Nation. En des circonstances pareilles, relèvent-ils, « un brain trust politique » devrait réagir pour éviter l’inaction alors que la communauté tant nationale qu’internationale attend les premiers signaux forts de la volonté de nouveaux dirigeants de gouverner autrement.

Le « vide » ainsi observé a favorisé des tirs croisés entre l’Opposition et l’autorité assumant les affaires courantes au sujet du «deuil national » décrété par le président national du MLC aux lendemains des incidents meurtriers de la province du Bas-Congo. Il n’est plus question de savoir qui a tort et qui a raison. Mais de s’interroger sérieusement sur le pourquoi de ces « tirs croisés ».

La réponse réside certainement dans cette absence de « brain trust politique » qui aurait dû analyser la situation et proposer des initiatives à même d’amener l’autorité à réagir de façon adéquate, proportionnée et convaincante.

Par ailleurs, le pays s’est engagé dans l’orbite de la bonne gouvernance. Ce premier test interpelle le président de la République. Il est invité à briser le silence au regard des hautes fonctions qui lui ont été confiées. Serment constitutionnel oblige.

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LOSAKO TV: Ye te oooooh.... M !


LOSAKO 6 ******

Ba yaka na vie ya moto pour apporter un petit plus...bi bima bima te !

Clin d'oeil à toutes les jolies nana célibataire...

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Après Tshisekedi et Bemba ...Z’Ahidi et Ruberwa dans l’opposition malgré eux !

untitledpuntitledContrairement à Tshisekedi qui n’a jamais reconnu le processus électoral et JP Bemba qui avait rejeté l’offre de Gizenga, Z’Ahidi et Ruberwa versent dans l’opposition quelque peu désillusionnés. Une opposition qui n’aboutira à rien dans la mesure où il n’y a ni structure, ni stratégie, ni encore moins un programme commun.

La composition du gouvernement Gizenga continue de dominer l’actualité à Kinshasa. La preuve est que les listes des ministres et vice-ministres se vendent encore comme des petits pains sur la place Victoire à 100 Fc la copie. Pendant ce temps, les membres du nouveau gouvernement font couler à flot le champagne. Les mécontents se comptent par dizaines. Au MLC de Jean-Pierre Bemba qui avait décliné l’offre de Gizenga affirmant qu’il ferait une opposition forte et républicaine, sont venus s’ajouter le RCD de Ruberwa et l’Opposition politique de Z’Ahidi Arthur Ngoma. Sans oublier la traditionnelle opposition du carriériste Etienne Tshisekedi et son UDPS. Parmi les non partants on cite la vingtaine de candidats présidents battus au premier tour. Commentaire d’un analyste, il faudra beaucoup d’imagination au couple Kabila –Gizenga pour mobiliser les masses autour de son programme de gouvernement.

Lequel programme se résume aux cinq chantiers du Président de la République que sont l’eau et électricité, l’éducation, l’emploi, la santé et les infrastructures.
Une opposition en ordre dispersé
S’ils sont nombreux les politiciens congolais qui déclarent vouloir faire de l’opposition, il faut reconnaître qu’ils ne sont pas en mesure de se constituer en alternative face au pouvoir. Pans de structure, pas de programme et surtout pas de stratégie claire. Ils vont passer tout leur temps à badiner. Il ne faut pas être pessimiste pour dire que tous les leaders politiques se revendiquant de l’opposition ne peuvent en aucune manière se mettre ensemble, sauf pour voler. Tous n’ont pas le même entendement du rôle de l’opposition. Tous sont imbus de leur propre personne.

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Double nationalité : les concertations politiques sauvées de l’imbroglio créé par la CEI

untitledLe dossier sur la double nationalité, autour duquel le Bureau de l’Assemblée nationale tente présentement d’arracher un arrangement politique de la part de l’Alliance de la majorité présidentielle (AMP) et l’Union pour la nation (UN), a failli connaître un dangereux couac en cette fin de semaine.

Le verdict rendu hier vendredi par la Cour suprême de justice (CSJ), déboutant la CEI « pour défaut de qualité » dans son appel interjeté contre une décision de justice réhabilitant deux candidats MLC à l’élection des gouverneurs du Kasaï Occidental et du Kasaï Oriental, va contribuer à apaiser les esprits au Palais du peuple.

Par leurs arrêts, les Cours d’appel de Kananga et de Mbuji-Mayi ont, il y a quelques jours, rejeté la lettre de la CEI sollicitant le retrait des candidatures de Dominique Kanku (député national élu et gouverneur sortant du Kasaï Oriental) et Alexis Kande (député national élu du Kasaï Occidental)

IMBROGLIO

Invité de Radio Okapi, Dieudonné Mirimo a justifié cet appel, en indiquant que « la CEI ne conteste pas une décision de la justice, mais elle est contre les arrêts des Cours d’appel de Kananga et Mbuji-Mayi qui cassent une lettre administrative de la CEI ».

Selon le rapporteur de la CEI cité par la radio onusienne, « une décision de justice et une lettre administrative adressée à un parti politique sont deux choses différentes. Et que les deux Cours d’appel cités n’ont pas à s’y mêler ».

Saisie officiellement par la CCU et le RCD au sujet la supposée double nationalité des deux personnalités, la CEI a rappelé avoir « écrit pour que les partis politiques concernés puissent nous éclairer au sujet de ce dossier ».

La Cour suprême de justice a donc pris une décision judiciaire, qui a le mérite de contribuer à l’apaisement dont a besoin le Bureau de l’Assemblée nationale dans sa démarche visant à amener l’Alliance de la majorité présidentielle et l’Union pour la nation à s’entendre sur deal à même de sauver le fragile processus démocratique en cours en République démocratique du Congo. n », selon la même source.

SURSIS

Au ministre près le Premier ministre, la RFI a fait remarquer que l’Assemblée nationale est secouée par une très grosse crise parce que l’opposition bembiste veut rendre publique une liste d’une soixantaine de noms d’élus et de ministres qui ont une double nationalité. Ce qui est interdit par la Constitution.

Invité à dire « comment faut-il régler cette question très sensible ? », Godefroid Mayobo a renvoyé la question aux parlementaires.

« Là, il est question d’un problème législatif. Il vaut mieux qu’on pose la question aux responsables de l’Assemblée nationale et du Sénat, éventuellement ».

Ainsi responsabilisés, les députés et les présidents des groupes parlementaires doivent également tirer profit du sursis que leur accorde le verdit de la CSJ pour faire en sorte que cette première législature de la 3ème République ne démarre point sur des bases branlantes.

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Gouvernement au travail: Comment relancer l'économie ?

untitledLe Premier ministre de la République démocratique du Congo, Antoine Gizenga, a reçu jeudi à Kinshasa les membres de son gouvernement pour une "première séance de travail", qui a duré environ une heure. Les 60 ministres et vice-ministres de ce gouvernement, dont la composition a été annoncée lundi soir, ont pris part à cette "première rencontre" formelle, a indiqué à la presse le ministre détaché auprès du Premier ministre, Godefroid Mayobo, l'ancien porte-parole de M. Gizenga. "Il s'agit d'une première séance de travail entre le Premier ministre et les membres de son gouvernement, une prise de contact pour finaliser le programme du gouvernement qui doit être déposé incessamment au Parlement", a-t-il expliqué. Une prochaine réunion est prévue le 13 février à la primature. (AFP)
Comment relancer l'économie ?

Il reste beaucoup d'entraves à la relance des affaires. Un rapport pour mars-avril.Les milieux d'affaires belges ont aussi des demandes à faire à notre gouvernement.La chambre de commerce belgo-africaine(1) diffusera en mars-avril une troisième version réactualisée du document qu'elle avait rédigé en 2001 et qui indiquait toutes les entraves au développement des affaires au Congo-Kinshasa et émettait des recommandations pour les faire disparaître. Invité mardi à s'exprimer devant les commissions sénatoriales des Affaires étrangères et de la Chambre, le président de la chambre de commerce, Bernard de Gerlache, a indiqué que certaines des recommandations formulées dans ce document avaient, depuis lors, été mises en oeuvre, d'autres non, "loin de là".
Trois clés
Selon M. de Gerlache, les milieux d'affaires ont identifié "trois clés" pour la reprise des affaires au Congo.
D'abord assurer la sécurité des personnes et des contrats, "ce qui passe par le paiement des fonctionnaires" afin qu'ils soient moins tentés de prélever leur part.
Ensuite, disposer d'infrastructures "valables" (fleuve, ports, aéroports, chemin de fer et routes). "Dès que cela s'améliore quelque part, l'effet est immédiatement visible. Et cela crée un goulot d'étranglement plus loin", comme au port de Matadi ou, au Katanga, pour évacuer les produits miniers dont l'extraction a repris.
Troisième clé : "Il faut que les entreprises publiques s'adaptent". Aujourd'hui, dit M. de Gerlache, les actifs de celles-ci "n'ont plus aucune valeur" et il ne faut donc pas les privatiser, cela nuirait aux intérêts de l'Etat. Il faut cependant en privatiser la gestion, afin de leur redonner de la valeur, plaide l'homme d'affaires, ce qui "permettra de penser, dans 5 ou 10 ans, à les privatiser si les Congolais le décident."
Taxer la concurrence
L'Etat doit aussi avoir l'éducation et la santé dans ses priorités, car les entreprises ne peuvent fonctionner que si elles ont un personnel formé et en bonne santé, poursuit-il. "La reconstruction politique est en route, mais si l'économie ne suit pas, elle n'aura servi à rien", souligne M. de Gerlache . Les milieux d'affaires plaident donc aussi pour un effort accru de l'Etat congolais en vue de faire payer des taxes aux entreprises "pakistanaises, libanaises, kazakhes..." qui se sont volontairement placées dans "l'informel" afin d'éluder l'impôt, ce qui en fait reposer tout le poids sur les entreprises légales.
Parmi celle-ci, les belges sont de moins en moins nombreuses, plusieurs - Umicore, Tractebel - ayant quitté la zone.
M. de Gerlache a néanmoins souligné que "les relations interpersonnelles" constituaient "un avantage important" pour permettre aux entreprises belges de faire des affaires au Congo.
Or, celles-ci pâtissent de la politique de visas du gouvernement belge. Et l'homme d'affaire de plaider pour un accès plus facile à la Belgique pour les hommes d'affaires et pour les étudiants. Au sujet de ceux-ci, il a expliqué que la Belgique ne reconnaît ainsi plus la dernière année du secondaire effectuée au Congo; les étudiants désireux de s'inscrire à l'université dans notre pays doivent donc d'abord y effectuer une dernière année du secondaire . "Or notre ambassade à Kinshasa délivre des visas pour des études universitaires, pas pour des études secondaires !", ce qui les pousse à gagner d'autres pays.

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Le gouvernement du Congo-Kinshasa. L’illusion du renouveau

untitledIl y a plusieurs façons d’apprécier un gouvernement nouvellement formé. Il est possible de l’examiner à partir de la Constitution pour dire s’il obéit ou pas aux règles édictées en la matière. Le profil des membres dressé avant la constitution dudit gouvernement peut servir de critère. Chez nous, il était souhaité que les membres du gouvernement répondent aux critères de compétence, de respectabilité, d’honorabilité et d’intégrité morale. Ne pas être cité dans les rapports de pillage des richesses du Congo depuis le début de la guerre d’agression rwando-burundo-ougandaise et le respect de la représentation nationale étaient parmi les exigences citoyennes.

I. Une appréciation classique

Eu égard à ces critères, un gouvernement majoritairement composé des « néophytes », ne peut être pragmatiquement jugé qu’en fonction des conséquences qu’il induira dans la vie de la communauté nationale. Même si l’un des critères – ne pas être cité dans les rapports de pillage des richesses du pays - n’a pas été respecté. Le ministre de l’intérieur reconduit fait partie du « réseau d’élite » ayant opéré dans la zone tenue par le gouvernement. Le rapport de l’ONG néerlandaise NIZA contient une lettre attestant que l’actuel ministre de la défense participe de ce « réseau ».

Donc, il y a là un critère qui n’a pas été respecté. Il en va de même de celui de la représentativité nationale.Les balubas ont été simplement marginalisés par une AMP où ils ne sont pas de « menus fretins ». Mais dans un pays où un certain « Front National » s’habitue à penser que face à un serpent et un muluba, mieux vaut tuer le muluba et laisser filer le serpent, le spectacle auquel nous venons d’assister, bien que triste, renvoie les balubas à la prise en charge d’eux-mêmes par eux-mêmes. Espérons que les députés balubas interpelleront Antoine Gizenga sur cette question afin qu’il comprenne qu’ils ne peuvent pas indéfiniment servir de citoyens de seconde zone…Soit !

Cette appréciation classique du gouvernement ne va pas au fond des choses. Elle facilite la dénonciation et la victimisation des franges importantes de nos populations. Elle incapacite pour les luttes de résistance à entretenir de manière permanente afin de rendre contre-productifs les réseaux d’élite ayant la peau dure chez nous.

C’est facile et simple de remarquer par exemple que les balubas du Kasaï sont absents de ce gouvernement. C’est peut-être plus difficile de dire comment les kasaïens, conseillers des gouvernants actuels, font pour qu’ils ne prennent pas part à l’actuel gouvernement ou se contentent d’être des « porteurs des mallettes des raïs ».

Il se pourrait que certains d’entre eux, ayant opté pour le jeu de l’ombre, acceptent de ne pas apparaître au grand jour. En effet, les réseaux d’élite constituent des chaînes dont tous les maillons ne sont pas toujours visibles.

II. Gouvernement et « réseaux d’élite »

En plus de l’appréciation classique du gouvernement du Congo-Kinshasa, il y a moyen de procéder autrement, en posant des questions pouvant conduire aux débats qui permettent de mieux apprendre de ce qui se passe chez nous.

Prenons quelques exemples. Tout au long du processus électoral, il y a eu des rapports de la Cour des Comptes et de la Commission d’éthique et de lutte contre la corruption. Ces rapports ont désigné l’espace présidentiel comme étant l’institution la plus corrompue de la transition. Comment se fait-il que les membres de cette institution puissent se retrouver dans « les nouvelles » institutions sans que la justice ait été rendue sur ces accusations gravissimes ?

La Commission Justice, Vérité et Réconciliation finira-t-elle par fonctionner un jour au Congo ? Comment ces deux autres compatriotes cités dans les rapports sur le pillage des richesses du Congo se retrouvent quand même au gouvernement au milieu de plusieurs « néophytes » ?

Au sujet du ministre de l’intérieur, il y a lieu de mentionner quelques inquiétudes. Il a autorisé, il y a quelques jours, une répression disproportionnée d’une manifestation organisée par les adeptes du mouvement politico-religieux du Bas-Congo (Bundu dia Kongo). Sa reconduction à son poste est-elle une récompense reçue au bout de « ce crime » ou une façon de narguer tout un peuple pour le bâillonner ? Soit ! Mais comment pouvons-nous accepter cette nomination avant que toute la lumière soit faite sur « ce crime » permettant ainsi au monde entier de croire que ce gouvernement est « tout neuf » alors qu’il a en son sein des compatriotes ayant déjà donner « leurs preuves » ? Pourquoi la sécurité est-elle réservée à la famille politique du chef de l’Etat déjà impliquée dans les négociations avec un seigneur de guerre (Nkunda) sous les auspices d’un pays qui nous a agressés, le Rwanda ?

Il y a comme un effacement de notre mémoire historique organisée par les réseaux d’élite opérant chez nous. Ils travaillent de façon à blanchir et l’argent des pillages d’hier et les crimes commis par certains de leurs membres. Ils ont infiltré les rouages de la justice, de l’exécutif, du législatif et du quatrième pouvoir dans le but d’incapaciter ces lieux de pouvoir et de prendre en otage le destin de tout un peuple.

Tenez. Des commissions ont été continuellement formées chez nous pour enquêter sur ceci ou cela. Les rapports de ces commissions ont servi de papiers hygiéniques. L’espace présidentiel traité de corrompu est resté impuni. Il a corrompu « les grands électeurs » pour que la famille politique du chef de l’Etat soit majoritaire dans toutes les institutions du pays. Il a la part du lion au gouvernement et à l’Assemblée nationale pour avoir choisi la corruption comme moyen de vérifier ces allégations de certains de nos voisins affirmant que « les congolais aiment l’argent, la bière et les femmes. » « Les grands électeurs » ont été achetés en espèces sonnantes et trébuchantes trahissant ainsi les critères d’honorabilité et de respectabilité. Donc, le socle sur lequel repose ce gouvernement et les autres nouvelles institutions de la troisième République est celui des antivaleurs, dont la corruption et l’achat des consciences. Ces antivaleurs participent de tout un système des réseaux d’élite dont certains membres de l’actuel gouvernement sont des acteurs majeurs.

Les autres membres se retrouvent au sénat, au gouvernorat, à l’Assemblée nationale, dans les entreprises publiques, parmi les hommes d’affaires congolais et/ou étrangers, à la Gécamines, à la Miba, dans certains pays du Sud et du Nord, etc. Ces réseaux fonctionnant à merveille ont permis à leurs acteurs majeurs de disposer des sommes inimaginables d’argent pour corrompre et acheter les consciences de plusieurs de nos compatriotes aux différentes étapes de la mascarade électorale dont ils semblaient être les seuls à en détenir les secrets.

Ils nous ont attirés sur le terrain des élections – mascarade électorale- pour donner une coloration ‘démocratique’ à leur travail de prédation.

III. Luttes et des interstices de résistance

Faire prise avec et sur de pareils réseaux requiert un travail permanent de la pensée et des analyses politiques menant à des luttes de résistance ayant pour unique horizon, sans illusion, un autre Congo. C’est déjà bien que notre lutte pour qu’un bon nombre de « brebis galeuses » soit écartée des institutions actuelles ait trouvé un petit écho dans les oreilles des acteurs majeurs de ces réseaux. C’est signe qu’ils ne se foutent pas complètement de nous ; malgré les apparences. Mais cela ne donne aucune garantie quant à l’orientation réelle des actions de ces réseaux dans les jours à venir. « Les néophytes » du gouvernement peuvent être entraînés à un certain moment à jouer le rôle des figurants. D’où l’importance de la vigilance citoyenne et des évaluations auxquelles nous nous livreront de manière constante, tous les cent jours (de la gestion de ce gouvernement).

N’empêche que nous apprenions de ce que nous venons de vivre que les élections peuvent servir d’instrument assez maîtrisé par le néolibéralisme et la mondialisation marchande pour hisser le marché sans restriction au rang d’une norme incontournable des rapports entre les humains. Les réseaux d’élite partagent cette vision des choses et du monde. La preuve nous a été donnée : « « les grands électeurs » ont été achetés aux élections des sénateurs et des gouverneurs. Certaines franges importantes de nos populations ont été achetées à la présidentielle et aux législatives. » Donc, le Grand Tireur de ficelles tapi dans l’ombre est le néolibéralisme ayant le néocolonialisme comme corollaire. Ses acteurs majeurs, « petites mains du capital », « gens de l’économie », consultant conseil en management, les médiasmensonges et les autres « petites mains médiatiques » friandes du « coupagisme » travaillent au quotidien à notre décervelage pour nous « convertir » en « réalistes », en hommes et femmes « achetables » et/ou « vendables » à moindre frais ; soucieux de devenir « riches » avant de mourir et /ou d’être, à la mort, les plus riches des cimetières. Ce décervelage conduit à la banalisation de la vie et au manque de respect de soi et des autres.

Il détruit les interdits structurants l’imaginaire du genre du quadrologue luba (ne pas voler, ne pas tuer, ne pas envoûter autrui, ne pas prendre ses biens ou sa femme c’est-à-dire le tshibi, tshiangudi, tshipatuki tshilowi, tshiangatshi mukaji wa bende). Le décervelage participe du « viol de l’imaginaire ».

S’il y a une révolution à faire, c’est d’abord et avant tout au niveau de la conception de nos représentations des choses et du monde. L’acharnement d’un Kä Mana ou d’une Aminata Traoré sur l’indispensable révolution mentale et de l’imaginaire ne se comprend mieux que dans ce contexte de la déification du marché (et de l’argent) rendant la vie et le respect de soi superflus.

Poursuivre nos luttes d’autodéterminations en les axant sur les valeurs d’humanisation de la vie pour une révolution mentale et de l’imaginaire permanente, telle nous paraît être l’une des grandes leçons à tirer du processus de décervelage qui tend à se perpétuer avec l’aide d’un gouvernement où les acteurs majeurs des réseaux d’élites prédateurs sont encore présents.

Il n’y a pas d’illusion à se faire. Notre salut ne nous viendra pas d’un gouvernement ayant confié la sécurité du pays et les affaires étrangères aux amis de nos agresseurs.

Dieu merci ! Plusieurs « ascètes du provisoire », beaucoup d’ « empêcheurs de penser en rond » et les autres « veilleurs-protecteurs » de la mémoire historique de nos populations n’ont pas été charmés par les chants des sirènes. Ils continuent sans coup férir leurs luttes de résistance de façon que « l’insurrection des consciences », chez nous, rende la vigilance citoyenne constante. Ils ont appris que mettre du vin nouveau dans quelques vieilles outres finira par les faire éclater. Ils ont « un sacré devoir » : « Recréer politiquement le Congo. C’est-à-dire, instituer et entretenir des lieux de co-production locale qui soient aussi des interstices de résistance permanente et protection mutuelle où la création politique intègre le doute, la remise en question et les débats autour des affirmations gratuites du genre « le Congo est maintenant une démocratie », « les Congolais(es) sont désormais nos partenaires bilatéraux », « ce gouvernement n’ a pas de brebis galeuses », « Bundu dia Kongo est une secte politico- mystique dangereuse », « ces élections ont prouvé la maturité politique du peuple congolais », etc.

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30. 000 $ pour débaucher Adjani dans Wenge MMM ...Koffi Olomide hausse le ton contre Werrason !

untitled«Je ne quitterai jamais mon patron Werra pour quelqu’un d’autre qui va me sucer comme un citron et va m’abandonner plus tard ou alors qui sera ingrat vis-à-vis de moi demain». Cette déclaration émane du chanteur Adjani du groupe Wenge Musica Maison Mère qui renonce à toute démarche de Mopao Mokonzi Koffi Olomide qui sollicite son intégration dans le groupe Quartier Latin International.

Adjedje, comme aiment l’appeler les fans de Kinshasa, était catégorique. Il l’a affirmé lors de son passage, le week-end dernier, dans les différentes émissions de la chronique musicale. N’ayant pas voulu mâcher les mots, le chanteur a dévoilé tout le secret. Selon lui, Mopao lui a proposé 30.000$ américains pour qu’il abandonne l’ambassadeur de la paix Werrason et renfoncer son groupe en carence des chanteurs. Quel genre de corruption ! Il affirme avoir reçu plusieurs fois les coups de téléphone de Koffi lui proposant d’entrer dans Q. Latin.

«Il m’a promis le bonheur. Mais, pourquoi ne l’a-t-il pas fait pour mon collègue Babia Ndonga qui évolue à ses cotés depuis des années et qui continue à souffrir», a-t-il fait savoir en rejetant l’offre de Mopao ». Et de conclure sur ce chapitre que : « Je ne peux pas trahir le Roi de la forêt ». Par ailleurs, Adjani alias Chou- chou de «Schegué» qui a refusé catégoriquement de prendre l’argent qu’il qualifié d’argent sale rappelle qu’en ce moment, Koffi a déjà dans son groupe l’animateur Kene- Kene, la danseuse Kadogo ainsi que l’ex-porte-parole Charly Balaka, tous transfuges de Wenge MMM. Aujourd’hui, il cherche encore à aligner le chanteur Adjani dans l’attaque chant de Quartier Latin au lieu de convaincre ses musiciens qui lui ont claqué la porte en Europe.

C’est de cette manière que Mopao Mokonzi cherche à créer un bras de fer avec l’ambassadeur de la paix alors que ce dernier ne s’intéresse outre mesure de ce qu’il fait. Cependant, en l’absence du Roi de la forêt qui est en séjour européen, le bureau de Wenge MMM sous la coordination de son directeur de marketing et commercial, Monib Production, n’est pas indifférent face à la situation. Il tient à amener le patron de Quartier Latin à cesser cette pratique. On se pose la question de savoir ce que mijote Mopao à propos de Werra. C’est une affaire qui mérite toute l’attention.

Werra en spectacle chaud ce week-end à Savigny !
Par ailleurs, Werrason et tout son groupe au grand complet poursuivent leur tournée européenne. Ce week-end, l’artiste le plus populaire du Congo va livrer un concert inédit en France dans la salle le Temple du Millénaire à Savigny en plein Paris. Le 17 février prochain, le groupe sera en production à la salle Saint-Joseph à Strasbourg toujours en France. Après ces prestations, le groupe cher à Lacoste va se rendre en Côte d’Ivoire pour quelques concerts à Abidjan.

En attendant son retour à Kinshasa, les musiciens de Maison Mère qui n’ont pas effectué le voyage avec Noël Ngiama, ont repris les séances de répétition à siége de l’orchestre «Ambassade la paix», ex-Zamba playa. Là-bas, le bureau recrute les chanteurs et instrumentistes.

Posté par losako à 15:19 - MUSIQUE - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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