04 février 2007
JEAN 4. 1-26...O JESUS...EAU DE VIE, J'AI SOIF...DONNE MOI LA GRACE DE TE RENCONTRER...O MON SEIGNEUR !
Qu’a dit Jésus en dernier à ses disciples, avant de les quitter ? C’est important, les dernières paroles. Jésus il a dit, allez, faites de toutes les nations des chrétiens, non, faites de toutes les nations des réformés. Non, il a dit faites des catholiques, non plus, ou mennonites, ou pentecôtistes ou que sais-je ? Non. Il a dit, faites de toutes les nations des disciples. Etre chrétien, c’est bien, réformé c’est aussi bien, on peut être chrétien de nom, réformé, mais pas encore disciple.
Comment les disciples sont devenus disciples ? Ils ont fait des études de théologie, une école biblique ? Non, ils ont rencontré Jésus, ou Jésus les a rencontré, point 1, et point 2, ils ont décidé de suivre Jésus, de marcher avec lui. Donc la question est toute simple pour moi, si je ne suis pas sûr d’être un disciple, je peux me poser la question, ai-je rencontré Jésus-Christ, ou m’a-t-il rencontré, c’est la même chose, quand je serre la main à quelqu’un, l’autre me sert aussi la main, on ne peut pas dire qui sert la main à l’autre, on peut juste dire qui a commencé. Et la 2e question : Ai-je décidé de le suivre, c’est-à-dire de marcher avec lui, d’écouter ses paroles, et de le laisser changer dans ma vie ce qui ne lui plaît pas, pas ce qui ne me plaît pas. Tout simple, rencontrer, dans une rencontre, on se parle, je parle à Jésus, et lui me parle, et quand je suis convaincu que c’est la meilleure chose à faire, je le suis, pour apprendre de lui, lui obéir.
Avant de vouloir faire des disciples, d’obéir à l’ordre missionnaire de Jésus, je dois être au clair sur ce point. Suis-je un disciple, c’est-à-dire est-ce qu’il n’y a rien de plus important dans ma vie que de servir Jésus et de lui obéir en tous points. C’est cela un disciple, quelqu’un qui suit un maître, Rabbi disaient les gens en hébreu ou araméen, en grec Kyrios, ce qui signifie Seigneur. Un Seigneur est quelqu’un qui règne, si je dis Seigneur à Jésus-Christ, je veux dire qu’il règne dans ma vie. Je lui demande donc ce qui est important pour lui. Qu’est-ce que tu veux ? Qu’est-ce qui est plus important pour toi ? D’aller à la réunion de prière ou de regarder la télévision ? De Si Jésus vous répond, je préfère que tu regardes la télé, alors vous regardez la télé. Mais s’il vous dit, allez plutôt à la rencontre de prière, alors si je disciple, c’est clair. Bien sûr, on ne peut pas aller tout partout, mais si je suis disciple, je dois poser la question à Jésus. Si je ne suis pas disciple, je me pose d’autres questions, ai-je assez fait pour Dieu ? Est-ce que cela suffit, ou pas. Si je suis disciple, je ne pose pas cette question, mais la question, est-ce que je fait ce que le Seigneur me demande ? Vous comprenez, la différence entre disciple et religieux ?
Un disciple est quelqu’un qui a rencontré Jésus, et que le suit. Alors si Jésus nous dit d’aller, de faire des disciples, cela signifie que je dois faire en sorte que les gens rencontrent Jésus.
La première chose que l’on voit, c’est que ce n’est pas une rencontre fortuite, elle en a tout l’air, mais Dieu connaît toutes choses. Il n’y pas de hasard pour lui. Le verset 4 le dit, il fallait qu’il passât par la Samarie. Il fallait, bien sûr, géographiquement, c’était le chemin le plus court, et Jésus l’a pris, sans doute aussi pour cette raison. Mais Dieu avait conduit les choses. Même quand nous prenons des choix qui n’ont à priori pas de lien direct avec Dieu, Dieu est quand même là, et dirige les choses, parfois tout simplement par nos choix de bon sens. Il fallait qu’il passât par là. La 2. chose que l’on constate, c’est que Jésus était fatigué, et avait soif. Et pourtant, il a rencontré cette femme, qui par la suite a tout laissé, elle était venue pour puiser de l’eau, et à la fin de la rencontre, elle oubliera même sa cruche, pour aller parler aux gens du village. Autrement dit, je n ‘ai pas besoin d’être en super forme pour témoigner. Jésus était fatigué physiquement, psychiquement aussi, tous ses discours, toujours être disponible pour la foule, mais il était spirituellement en relation avec son père. Il s’est montré vrai, vulnérable dans son corps, fatigué, assoiffé, il a demandé à boire. Que Dieu nous donne ce privilège d’être vrai dans nos rencontres, ne pas vouloir cacher nos faiblesses, nos fatigues, mettre un masque, non, être vrai, sincère, reconnaître nos limites et nos manques, cela touche bien plus les coeurs des gens qu’un chrétien qui a toujours l’air de n’avoir jamais de problèmes. Dans des moments difficiles, de souffrance parfois, d’épreuves, le témoignage de l’évangile passe et touche les coeur. Jésus est Fils de Dieu, c’est vrai, mais il est aussi Fils de l’homme, et à ce titre a un corps qui se fatigue, qui a besoin de nourriture et d’eau. Mais Jésus demande, de l’eau, il prend soin aussi de cela, si nous sommes chrétiens, cela ne signifie pas que nous devons nous coucher tous les jours à minuit ou que sais-je. Faire ce qui est juste, essentiel, et pas n’importe quoi. Le 3e élément dans cette rencontre, c’est le fait que Jésus fait le premier pas. Les Juifs et les Samaritains ne s’appréciaient pas tellement, à cause de raisons historiques, ils étaient en situation sinon de conflit, du moins de mauvaise entente. Et Jésus, lui, qui n’a rien fait de mal dans ce conflit, qui n’en est pas la cause, il fait le premier pas, un pas de réconciliation, un pas d’amour vers cette femme samaritaine. Lui, qui était sans péchés, s’implique dans un conflit, fait le premier pas pour le désamorcer. Nous sommes parfois aussi impliqués dans des situations de tension, d’incompréhension ou autre chose, en couple par exemple, en famille, dans un groupe ou ailleurs. Et là, ce n’est pas évident de faire le premier pas vers l’autre, nous pensons, j’ai tort à 10%, et l’autre à 90%, alors c’est à l’autre de faire le premier pas. Jésus, lui, n’a pas 1% de tort dans cette situation, mais il n’est pas trop fier pour faire le premier pas, demander à boire à une femme, et en plus une samaritaine. Il ne se pose pas cette question, qui a tort, pourquoi, dans quelles proportions, ce qui l’intéresse, c’est de faire une rencontre, des pas de rencontre, de réconciliation. Alors il agit, et oublie toute sa fierté qu’il aurait pu avoir. Un pas d’amour en direction de l’autre. En disant cela, Jésus ne veut pas simplement commander, donner un ordre, ne pas se retrousser les manches, non, il veut montrer qu'il respecte la femme samaritaine, oui, il lui donne l'occasion de lui rendre un service, elle qui était seule, méprisée, elle peut rendre un service à Jésus. Jésus reconnaît donc sa personne, ce qu'elle fait aussi, elle puise de l'eau, et puis Jésus n'avait pas d'outre pour puiser de l'eau. Autrement dit, Jésus veut lui signifier qu'elle compte à ses yeux, tu as de la valeur, oui, tu peux me rendre service, faire quelque chose pour moi, j’ai besoin de toi, j'ai soif, je n'ai pas d'outre, pas de récipient, je suis content que tu es là et que tu peux m'aider. La femme samaritaine peut rendre un service à Jésus. Jésus commence un travail dans le coeur de la femme samaritaine, il veut la rétablir dans la fonction que Dieu a prévue pour chaque être humain, un être humain qui compte. qui a de la valeur, que Dieu aime, et pas un être humain qu'il faut juger, condamner, punir. Non, Jésus n'est pas venu pour cela. Il est venu pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres, guérir ceux qui ont le coeur brisé, proclamer aux captifs la délivrance. Donne-moi à boire. Une demande de la vie quotidienne, anodine en apparence, mais dans la situation de la femme samaritaine, les circonstances, le ton que Jésus devait utiliser, cette demande est le début du travail d'amour de Jésus qui va aller jusqu'au fond de son coeur. J'ai dit que cette demande représentait un échange humain, où chaque personne reconnaît l'autre, l'estime. Oui, un échange, Jésus n'a pas d'eau, le puits est profond, il n'a pas de récipient pour puiser. Il demande de l'eau à la femme samaritaine, une eau qu'elle peut puiser, donner. Jésus a soif, besoin d'eau. Il en reçoit. La femme samaritaine elle a soif, d'amour, de compréhension, de reconnaissance, d'eau spirituelle qui coule jusque dans la vie éternelle. Pour cette eau là, c'est juste le contraire, la femme samaritaine ne l'a pas, et ne peut la puiser. Jésus, lui, peut la lui donner. En faisant cela, Jésus jette un pont, entre la femme et elle, un pont dont l’amour est la base. La femme est occupée par une chose matérielle, puiser l’eau, et Jésus emploie ce pont la, demande de l’eau, et parle de l’eau. Il se préoccupe de I’occupation de la femme, il ne commence pas tout de suite par une longue théorie de l’histoire du salut. Il en parlera du salut, il n’évitera pas le sujet, mais il cherche d’abord à rencontrer cette femme dans ses problèmes, problèmes d’eau, de reconnaissance, de mise à l’écart. Il jette un pont, et il dialogue avec elle. Il ne fait pas que parler, il écoute aussi. Une rencontre, une vraie rencontre n’est jamais un monologue, toujours un dialogue. Jésus laisse la femme répondre et parler, exprimer, ses incompréhensions, ses questions. Et puis surtout il ne la juge pas, ne la condamne pas elle qui a eu cinq maris, et qui vit en concubinage, elle qui vient puiser à midi, pour éviter le regard méprisant des autres, il ne commence pas par dire, il faudrait mettre ta vie en ordre, mais il dit une parole de vie : Si tu connaissais le don de Dieu et celui qui te dis, donne-moi à boire. Il parle de Dieu, mais en évoquant le don de Dieu, pas la loi de Dieu ou le jugement de Dieu. Ils existent, mais ce n’est pas le début, si tu connaissais le don de Dieu. C’est à dire la grâce, le pardon, la vie éternelle. Ce que Dieu donne. Une eau qui jaillit jusque dans la vie éternelle. La femme ne comprend pas encore tout l’aspect spirituel, elle en est encore à l’aspect matériel, une eau qui coule toujours, c’est de l’eau courante, pratique, la femme samaritaine pense que Jésus travaille aux services industriels et va installer l’eau courante, elle dit, donne-moi de cette eau, afin que je ne vienne plus puiser ici. Elle comprend que Jésus a quelque chose a lui offrir, mais elle ne demande qu’une aide dans sa vie courante, une aide matérielle. Comme lorsque je demande à Jésus de me faire réussir mes examens, de me donner de l’argent ou quelque chose. Ce n’est pas interdit, mais s’il manque la vie éternelle, à quoi tout cela aurait servi ? Alors Jésus va cette un peu plus loin, touche directement un point sensible de cette femme, un point où elle a sans doute aussi souffert, appelle ton mari. Et quand la femme répond, je n’ai point de mari, Jésus répond : Tu as eu raison de dire: Je n'ai point de mari. Car tu as eu cinq maris, et celui que tu as maintenant n'est pas ton mari. En cela tu as dit vrai. Une parole de connaissance, qui touche un aspect sensible, dite pour continuer le travail d’amour et de guérison. C’est d’ailleurs le but et le sens des dons spirituels, apporter une aide dans le travail de guérison, de salut, de construction du royaume de Dieu. Et le dialogue continue, la femme se rend compte que Jésus est prophète, qu’il reconnaît des choses cachées, elle dit même à Jésus, je sais que le Messie doit venir, et c’est là que Jésus dit, je le suis, moi qui te parles. A la fin de ce dialogue, de cette rencontre, au moment favorable, alors qu’elle est prête à comprendre cette parole. Si Jésus avait dit d’emblée je suis le Messie, sans jeter de ponts, sans faire le premier pas, sans lui montrer qu’il l’estime et la respecte, sans montrer qu’il n’est pas venu pour la juger, je crois que cette femme n’aurait pas compris cette parole de la même façon, enfoncée dans sa vie difficile et ses problèmes. Jésus la rencontre où elle est, et l’échange a lieu. La femme est tellement bouleversée qu’elle en oublie sa cruche, et court à au village, elle qui était pourtant venue uniquement pour puiser de l’eau. Et cette rencontre a eu de l’effet, un effet multiplicateur, puisque elle raconte cela au village, et que les gens disent ensuite à la femme : nous savons qu'il est vraiment le Sauveur du monde.
Un puits, une femme, un homme, Jésus. Une rencontre, et le salut devient réalité pour la femme et d’autres gens. Que Dieu nous donne la grâce, de le rencontrer d’abord, si nous ne l’avons jamais fait, et ensuite de rencontrer les gens avec ce même amour du Christ. Les gens ont besoin de l’amour, et Jésus en a plein à donner. Il nous aidera et nous accompagnera dans cette tâche, puisque il nous a demandé d’aller, et de faire des disciples.
Un peu plus loin, on comprend encore mieux la dimension, la grandeur de notre seigneur...d'abord il apparait comme un homme et puis comme prophète et à la fin comme le Sauveur du monde... Jean 4. 42
Mon Dieu, mon Roi, je te suis infidèle et je te demande pardon car j'ai peché seulement devant toi, cache ta façe sainte devant mes pechés et efface toutes mes fautes...O mon Dieu, ton Esprit Saint ne me l'enleve pas...
Dieu nous aime, il veut nous donner l'eau gratuite, nous faire naître d'eau et d'esprit.
Amen .
RDC en bref: le MLC réagit après les violences dans le Bas-Congo, pas des pantalons pour les femmes deputés, calme au Bas-Congo
Les violences de ces derniers jours dans la province du Bas-Congo ont fait 87 morts, selon le Ministre de l'Intérieur, le général Denis Kalume.
Les violences avaient été déclenchées par le mouvement politico religieux Bundu Dia Kongo afin de protester contre l'élection des gouverneurs dans la province du Bas-Congo.
Dans le Bas-Congo comme à Kinshasa, les députés provinciaux qui avaient la responsabilité d'élire les gouverneurs étaient majoritairement issus de l'Union pour la Nation de Jean-Pierre Bemba.
Pourtant, la majorité de leurs voix est allée à un candidat de l'AMP du Président Kabila dans la capitale, et dans la province du Bas-Congo à un candidat indépendant, réputé proche de l'AMP.
Les émeutiers criaient à la corruption des députés par le camp présidentiel. Pour sa part, le MLC de Jean-Pierre Bemba a déposé un recours devant le tribunal de grande instance, a indiqué la porte-parole de sa coalition, Eve Bazahiba.
Le MLC demande l'annulation de l'élection des gouverneurs à Kinshasa ainsi que la tenue d'un second tour dans la province du Bas-Congo.
Le 10 février, les scrutins doivent également se tenir dans les deux Kasaai. Les élections des gouverneurs y ont été reportés après qu'un parti de la mouvance présidentielle aient accuse les candidats du MLC d'avoir la double nationalité.
* Un calme relatif est revenu dans l´ouest du pays après de violents affrontements
* l´Assemblée nationale interdit aux femmes députés de porter un pantalon
ATTENTION KINSHASA DANGER !!! Le MLC conteste l’élection d’André Kimbuta !
Kinshasa hantée par le spectre de la guerre urbaine : Après le Bas-Congo, c’est Kinsha
sa qui risque d’entrer en effervescence la semaine prochaine avec l’ouverture du procès en annulation du scrutin des Gouverneur et Vice-gouverneur de la ville de Kinshasa, ce lundi 5 février 2007, à la Cour d’Appel de la Gombe. Candidat battu du MLC, Adam Bombole accuse la CEI de Malumalu d’avoir fait voter des gens qui avaient perdu la qualité d’électeur.
Comment récupérer la ville-province de Kinshasa ? C’est la question qui préoccupe en ce moment les cadres du MLC. Personne chez le Chairman ne s’explique la cuisante défaite encaissée par Adam Bombole face à un André Kimbuta de l’AMP qui ne faisait pas le poids sur le papier. L’étape de rechercher qui a trahi est apparemment passée. Convaincu qu’il y a eu plusieurs irrégularités en amont, le MLC a introduit à la Cour d’Appel de la Gombe une requête en annulation du scrutin du 27 janvier dernier à Kinshasa.
Adam Bombole et son vice Fidèle Babala affirment dans leur requête que l’électorat était entaché de fraude dans sa composition de sorte qu’elle rend nul le scrutin. On cite nommément un certain Ngobila Mayo, dont le mandat avait été invalidé par la Cour d’Appel, qui a participé à l’élection des gouverneur et vice-gouverneur de la ville Kinshasa. Ironie de l’histoire, Ngobila est accusé de détenir une double nationalité : belge et congolaise. Ce qui constitue une violation flagrante de la Loi électorale. Une autre députée provinciale de l’AMP posséderait la nationalité canadienne. Des chefs coutumiers mal cooptés auraient aussi pris part au vote. L’audience devant la Cour d’appel est fixée le lundi 5 février.
Ci-après la requête du MLC sollicitant l’annulation du scrutin du 27 janvier Conférence de presse de l’Union pour la Nation Concerne : Requête en annulation du scrutin des Gouverneur et Vice-Gouverneur de la Ville de Kinshas
a
Mesdames, Messieurs de la presse,
Préliminaires
Avant d’entrer dans le vif du sujet, permettez-moi de revenir en préliminaire, sur le discours historique prononcé le 6 décembre 2006 par Son Excellence, Joseph Kabila, Président de la République Démocratique du Congo lors de sa prestation de serment constitutionnel devant la Cour Suprême de Justice, au Palais de la Nation, à Kinshasa, en présence de nombreuses délégations venues du monde entier.
A l’occasion de cette cérémonie solennelle, le Président de la République avait, dans son discours d’investiture, placé son mandat de cinq ans sous le signe de la reconstruction du pays et de la refondation de l’Etat. A en croire le Président de la République, Chef de l’Etat, il est le Président de tous les Congolais sans exception, comme il l’avait déclaré lui-même dans une autre adresse au peuple congolais ; Président des 58% qui selon la CEI ont voté pour lui et les 42 % qui selon la CEI ont voté pour lui et des 42 % qui selon la CEI n’ont pas voté pour lui.
« Mon rôle, disait-il, dans la nouvelle configuration institutionnelle est de susciter un véritable électrochoc pour une révolution profonde des mentalités. Veiller au maintien de l’unité et de la cohésion nationales retrouvées sera l’épicentre de mon action politique. Garant de la Nation et de la Constitution, conformément à l’article 69, je veillerai au fonctionnement régulier des pouvoirs publics et des institutions de l’Etat et cela, en sauvegardant l’équilibre entre les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire ».
Le Président de la République, Chef de l’Etat, déclarait également à cette occasion, je cite : « Devant nous, s’ouvre une nouvelle page. Demain sera ce que nous aurons fait aujourd’hui. Le Congo de demain, je le vois porter les espérances d’une Afrique renaissante, à l’aube de ce siècle aux grands défis ». « En effet, l’enjeu du développement, auquel nous faisons désormais face, dépasse de loin les conflits partisans et les intérêts politiciens personnels. Car, je reste convaincu qu’en démocratie, il y a de la place pour tout le monde ». « C’est pourquoi, les institutions qui seront mises en place, tiendront compte de nos coutumes et de notre culture qui ont comme socle la solidarité, afin de garantir la paix sociale et politique ».
« Les certitudes partagées que je viens d’évoquer ci- haut sont, sans doute, une voie essentielle pour sortir notre pays du cycle des crises multiformes ». « Mais, nous pouvons atteindre cette ambition qu’à la condition qu’un changement plus profond et substantiel intervienne dans notre perception de l’action publique ».
« Pour cela, avec l’accord de tous, j’annonce, aujourd’hui, la fin de la récréation, afin que le Peuple puisse se consacrer entièrement au travail et ce, dans la paix et la tranquillité ». « Pour les objectifs de paix et de la consolidation de la Nation, je consacrerai toute mon énergie à lutter contre l’intolérance et l’exclusion qui ne font pas partie de nos mœurs et coutumes mais qui sont souvent les germes des conflits ».
« Il en est de même de la lutte contre l’impunité et l’immoralité politiques qui sont malheureusement enracinées dans le sol politique congolais ». »Le Congo ne peut pas se relever si nous n’observons pas certaines règles qui sont devenues universelles du fait de la mondialisation. Aussi, mon mandat aura-t-il également, comme socle, la trilogie bonne gouvernance - démocratie - respect des droits de l’homme, qui sont les piliers principaux de la gestion moderne de l’Etat et de la coopération entre les Nations ». « Le Chef de l’Etat disait encore :
Il y a un fléau qui est à la base du ralentissement total de notre développement. Je veux parler de la corruption. La lutte contre la corruption sera également un des segments prioritaires de mon mandat. Car, la corruption qui est un profit illégal et individuel, porte atteinte à la crédibilité du Gouvernement et à la légitimité de la démocratie. Elle est aussi une autre forme de criminalité que je combattrai avec la dernière énergie ».
« Ce travail gigantesque que les institutions de l’Etat doivent accomplir pour assainir les mœurs et changer les méthodes de travail, doit être appuyé par tous les Congolais de quelque bord qu’ils soient ». C’est pourquoi, je réaffirme, ici, le statut constitutionnel de l’opposition politique, qui doit jouer son rôle de contrepoids institutionnel, et j’ai foi en l’attitude responsable qu’elle affichera ».
« On ne peut pas parler de la sécurité sans évoquer la justice. L’appareil judiciaire congolais doit effectivement être réhabilité dans son rôle de dire le droit en toute indépendance ». « La justice doit lutter contre la puissance d’argent, des tribus, des familles, d’amitié qui paralyse et asservit le magistrat et l’éloigne de son devoir. Elle doit garantir la sécurité juridique et judiciaire à tous les Congolais et les étrangers qui ont choisi notre pays comme leur seconde partie ».
Requête en annulation du scrutin des Gouverneur et Vice Gouverneur de la Ville -Province de KInshasa Sur cette toile de fond, tirée de l’important et historique discours d’investiture du Président de la République, Chef de l’Etat, nous pouvons mieux saisir le sens de la requête du MLC, en annulation du scrutin des Gouverneur et Vice- Gouverneur de la Ville de Kinshasa. En effet, le Mouvement de Libération du Congo, membre de l’Union pour la Nation, a introduit en date du 30 janvier 2007 une requête en annulation de l’élection des Gouverneur et Vice- Gouverneur par l’Assemblée provinciale de la Ville- Province de Kinshasa, conformément à la Loi N° 06/006/ du 09 mars portant organisation des élections présidentielle, législatives, provinciales, urbaines, municipales et locales en République démocratique du Congo qui, dans son exposé de motifs tranche que « la volonté du peuple s’exprime par des élections régulières » et à son article 73 dispose que « peuvent contester dans un délai de trois jours après l’annonce des résultats provisoires par la Commission électorale indépendante :
- le candidat indépendant ou son mandataire :
- la parti politique ou le regroupement politique ou leur mandataire ayant prsenté sa liste dans la circonscription électorale » :
1. Voici les faits :
La Circonscription Electorale de la Ville de Kinshasa pour l’élection des Gouverneur et Vice- Gouverneur avait comme électorat 48 députés provinciaux. En foi du procès-verbal du 27 janvier 2007, tous les 48 électeurs députés provinciaux étaient présents. Cependant, en dépit du quorum largement atteint, cet électorat était entaché de fraude dans sa composition de sorte qu’elle rend nul ce scrutin.
2. En Droit : 1. Violation de l’article 7 paragraphe 2 de la Loi n°06/006 du 09 mars 2006 portant organisation des élections présidentielle, législatives, provinciales, urbaines, municipales et locales en République Démocratique du Congo : La présente disposition de la loi porte que les personnes privées par décision judiciaire définitive de leurs droits civils et politiques ne peuvent participer au vote :
Et pourtant, in specie, suivant l’arrêt RCEjDP.003jDP.018 rendu par la Cour d’Appel de MATETE en matière de contentieux électoral le 26 janvier 2007 et signifié le 27 janvier 2007 à Monsieur NGOBILA MAYO, membre du Corps électoral au Palais du Peuple, dans la commune de Lingwala et ce, avant les opérations de vote, celui-ci avait perdu sa qualité d’électeur et il en était conscient ;
Il ne devait donc plus faire partie du corps électoral si ce n’est par malice doublée de fraude de sorte que ses agissements ont porté atteinte à la moralité de l’élection elle-même et justifient sans doute son annulation ; La participation de Monsieur NGOBILA MAYO à l’élection des Gouverneur et Vice –Gouverneur de la Ville de Kinshasa le 27 janvier 2007 rend nulle cette élection.
2. Violation de l’article 5, paragraphe 1 de la Loi n° 06/006 du 09 mars 2006 portant organisation des élections présidentielle, législatives, provinciales, urbaines, municipales et locales en République Démocratique du Congo :
Alors que le présent article interdit aux non congolais d’être électeurs, la CEI, pouvoir organisateur des élections, a curieusement inséré sur la liste électorale des Gouverneur et Vice -Gouverneur de la Ville de Kinshasa un sujet belge en la personne de Monsieur NGOBILA MAYO :
Cette insertion insolite démontre à suffisance le dessein arrêté de ce dernier d’entacher de fraude le scrutin ainsi organisé sorte que la sanction de cette fraude par la Cour ne sera que l’annulation dudit scrutin ;
2. Violation une fois de plus de l’article 7 paragraphe 2 de la Loi n° 06/006 du 09 mars 2006 portant organisation des élections présidentielle, législatives, provinciales, urbaines, municipales et locales en République Démocratique du Congo : Les Faits
En date du 16 décembre 2006, le Ministre de l’Intérieur, Sécurité et Décentralisation avait envoyé un message officiel à tous les Gouverneurs de Province en ce qui concerne la désignation et la cooptation des Chefs coutumiers. Dans ce message, il demandait aux destinataires de ne pas prendre en compte les Chefs coutumiers dont les groupements sont en conflit. Le 20 décembre 2006, le Secrétaire Général, comme le ministre, avait abondé dans le même sens en envoyant un note d’instructions à tous les Gouverneurs de Province en y joignant la liste officielle des groupements de la Ville- Province de Kinshasa dont les Chefs coutumiers pouvaient être désignés et cooptés à la députation provinciale.
Curieusement, à la séance de désignation, la CEI rejeta la liste officielle et les instructions du Ministre publiées depuis cinq jours et s’en tiendra à une liste fictive apportée séance tenante par un conseiller du ministre, Mr. Masudi. Mr MULONGA MUANA NKOY qui fut l’unique candidat de la commune de la Nsele fut chassé de la salle. Toutes les manœuvres frauduleuses teintées d’une tricherie avaient pour but de désigner et coopter certains chefs coutumiers qui n’avaient ni droit, ni qualité.
C’est le cas de NGANDOLI dont le groupement n’existe pas et n’est même pas repris sur la liste officielle du ministre de l’Intérieur. Le quota des Chefs coutumiers cooptable est de quatre chefs dont deux pour Maluku, un pour Nsele et un pour Mont Ngafula. Suite à ces manœuvres frauduleuses, la commune de Nsele se retrouve sans siège contrairement à ce qui était prévu par la loi électorale et dans le guide du candidat chef coutumier ; et Mont Ngafula se retrouve avec deux sièges on ne sait par quel mécanisme et en vertu de quel texte de loi.
Conformément aux prescrits de l’article 157, de la loi électorale, M. MULONGA MUANA NKOY a adressé un recours dans les délais requis et en outre, il est bel et bien Chef coutumier de son état, étant désigné selon la coutume par les 3/5 de ses pairs. Le Ministre de l’Intérieur qui est le ministre de tutelle a publié dans les délais, soit cinq jours avant la désignation des Chefs coutumiers cooptables. La loi électorale dans son guide aux candidats chefs coutumiers (page 5) détermine le quota de chaque commune.
La commune de Nsele a droit à un siège dont l’unique candidat est le requérant. La commune de Mont-Ngafula a elle aussi droit à un siège qu’occupe Monsieur Kinzonzi actuellement, aucun texte de loi ne lui donne droit à deux sièges comme elle le détient.
Monsieur Ngadoli, l’occupant de ce second siège n’a ni droit ni qualité ; ce siège a frauduleusement été ravi à la commune de la Nsele et attribué à ce dernier. 4. Un autre cas d’usurpation ayant entaché la tenue des ces élections est la cooptation et le vote de Monsieur NZAMA en qualité de chef coutumier. En effet, ce dernier n’est plus Chef coutumier, au regard de la loi, depuis 2003, les preuves seront apportées à l’audience prévue ce lundi 5 février 2007. 5. Il nous revient également que une certaine dame, député provincial qui a participé au vote est d’origine Angolaise et de nationalité canadienne comme cela a été demandé par l’AMP pour le cas des candidats Gouverneurs des Kasaï Occidental et Oriental, nous pensons qu’on ne peut pas appliquer deux poids et deux mesures dans la gestion des affaires de la République.
Conclusion :
En définitive, nous exigeons que justice soit faite et que droit soit réellement dit, car, ces élections constituent dans les faits un détournement éhonté de souveraineté, consacrant l’ouverture du sixième chantier du camp au pouvoir, le chantier de la corruption et de l’immoralité politique. La République c’est tout sauf ça, et l’irresponsabilité, contrairement aux affirmations de certains de nos partenaires internationaux serait précisément de cautionner la République des anti-valeurs.
Avec Dieu, Nous vaincrons
Pour les Candidats Gouverneurs et Vice Gouverneur Adam BOMBOLE et Fidèle BABALA
Directeur de campagne Germain KAMBINGA KATOMBA
RDC: premiers pas dans le sang pour la troisième République
De sanglants affrontements dans l'ouest de la République démocratique du Congo ont marqué les premiers pas de la troisième République de ce vaste pays d'Afrique centrale, où l'opposition dénonce déjà les signes de l'installation d'un régime de fer.
Les affrontements qui ont opposé cette semaine forces de l'ordre et partisans du mouvement politico-religieux Bundu dia Kongo (BDK) ont fait une centaine de morts, essentiellement des civils, dans la province du Bas-Congo (ouest), selon des sources hospitalières et diplomatiques.
Ces violences "laissent un goût amer, après des élections (en 2006) célébrées par le monde entier comme les premiers scrutins libres depuis plus de 40 ans", lance un responsable de la Mission de l'ONU en RDC (Monuc), pour qui le président Joseph Kabila "a donné le ton du nouveau régime".
Si les manifestants se sont parfois montrés violents, s'attaquant au sièges locaux d'institutions, les habitants des villes affectées témoignent surtout de la brutalité de la répression orchestrée par l'armée, venue renforcer une police débordée.
A Boma, à 50 km de la capitale provinciale Matadi, un habitant a décrit à l'AFP "des gens (...) armés de bâtons en bois et de balais, résister face à des militaires".
La Monuc s'est déclarée "extrêmement préoccupée" par ces violences et a demandé "aux forces de l'ordre de respecter (...) le principe de proportionnalité". Non officiellement, plusieurs de ses responsables ont dénoncé un "massacre".
"L'armée a été lâchée dans la rue. C'est très dangereux parce qu'on n'a absolument pas réglé le problème politique qui est la base de ces violences", estime un diplomate occidental.
Ces violences ont débuté mercredi soir à Matadi au cours d'une perquisition par la police d'un bâtiment hébergeant des membres de BDK, avant de se propager jeudi à d'autres villes du Bas-Congo.
Le ministère de l'Intérieur affirme avoir voulu tuer dans l'oeuf un plan visant à paralyser la province, qui abrite le premier port du pays et où la récente élection du gouverneur est contestée.
Le BDK, qui s'est allié au Mouvement de libération du Congo (MLC, opposition), a dénoncé cette élection, remportée par un candidat proche de la coalition kabiliste, dans une province où l'opposition est majoritaire.
De son côté, le MLC a déposé des recours contre les résultats à Matadi, mais aussi à Kinshasa, où il a aussi été défait bien qu'étant favori.
"Ce qui s'est passé au Bas-Congo peut arriver à Kinshasa", a prévenu samedi Fidèle Babala, cadre du MLC.
"En confisquant le pouvoir, on créé les conditions d'une nouvelle rébellion dans un pays qui vient de sortir de la guerre (1998-2003), au lieu de s'atteler au développement. Nous n'accepterons pas de voir s'installer une dictature sans rien faire, surtout après ce qui s'est passé au Bas-Congo", a-t-il affirmé.
Jean-Pierre Bemba, chef du MLC et adversaire malheureux de M. Kabila à la présidentielle, a appelé à une journée de "deuil national" lundi, à la mémoire des victimes du Bas-Congo.
"L'opposition commence à tester sa capacité de mobilisation populaire. Si le pouvoir continue à tout verrouiller, on se prépare des journées chaudes", a estimé un autre diplomate.
Pour un officier occidental, "le pays est un vrai chaudron. Le Bas-Congo a vécu en deux jours une tuerie d'une ampleur inégalée en trois ans de transition, et l'est reste très instable".
Si la contestation politique prenait un tour violent à Kinshasa, la "marge de manoeuvre de Kabila serait très étroite", estime-t-il, redoutant de voir l'armée déployée en masse dans les rues d'une capitale traditionnellement hostile au camp présidentiel.
Où est passé le gouvernement ?
Le ministre belge de la Coopération devait séjourner une semaine en République démocratique du Congo. Devant l’absence d’un «gouvernement», il n’est resté que 48 heures. La province du Bas-Congo a, pour sa part, été en ébullition pendant 48 heures, enregistrant de nombreuses victimes. Situation analogue en Ituri et à Minembwe. Aucune réunion du gouvernement. Pas de déclaration officielle. C’est comme si les troubles à l’ordre public étaient chose normale. C’est inquiétant.
Graves sont les derniers événements tragiques qui viennent de se dérouler dans la province du Bas-Congo. Quelle que soit la version des uns et des autres, il y a eu mort d’hommes avec risque d’influer négativement sur le processus politique en République démocratique du Congo.
Mais bien avant le drame du Bas-Congo, des combats ont éclaté en Ituri, particulièrement à Fataki. Mais également à Minembwe, dans la province du Sud-Kivu. Dans tous ces cas, l’ordre public a été perturbé, défiant par là même l’autorité de l’Etat.
Ce sont des événements d’une extrême gravité qui appelaient la réaction du gouvernement. Réaction que la population peut apprécier à sa juste valeur. Certes, le ministre de l’Intérieur s’est rendu aussitôt au Bas-Congo, comme il avait fait auparavant à Bolobo, dans la province du Bandundu, et à Sake, près de Goma. Une délégation mixte d’officiers FARDC-Monuc s’est rendue à Minembwe en vue de se rendre compte de la situation exacte dans ce coin.
C’est bien beau. Mais la gravité de la situation exige plus. Une réunion du cabinet de crise aurait été une excellente initiative. Elle aurait constitué un acte hautement responsable devant l’opinion nationale et internationale. En effet, ladite réunion devait être sanctionnée par une déclaration officielle sur la chronologie des faits, les dispositions prises en vue de rassurer le peuple congolais sur la volonté politique ainsi que la détermination du gouvernement de ne tolérer aucun acte affectant l’ordre public et la sécurité intérieure de l’Etat.
UN IMMOBILISME PREJUDICIABLE
Pour ne prendre que le cas de la province du Bas-Congo, le ministre de l’Intérieur s’est rendu sur place. Il a usé de son autorité, de sa diplomatie pour ramener le calme, quoique la situation reste tendue.
Mais à qui a-t-il fait son rapport en dehors du président de la République ? La gestion classique des affaires de l’Etat voudrait que cette situation soit présentée au Conseil des ministres. A la connaissance de la population, rien n’a été fait dans ce sens dans la mesure où le gouvernement, même assumant les affaires courantes, ne se réunit plus. Ses membres ont la tête dans les nuages.
Par ailleurs, les derniers soubresauts au pays exigent la réponse immédiate des responsables de la Défense et de la Sécurité. Le vice-président de la République assumant les affaires courantes de cette commission a plus parlé en tant que ressortissant de Minembwe et président national du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD).
On n’a enregistré aucune réaction du ministre de la Défense. Par contre, c’est l’Etat-major général des FARDC qui donne l’impression d’avoir pris les choses en mains. Une telle approche de la gestion des affaires de l’Etat comporte beaucoup de risques dans l’interprétation des faits et des ordres à donner. Elle conduit souvent à la confusion et à la neutralisation respective des autorités.
Plus grave, les ministres sont tombés dans un certain immobilisme au regard de la dernière lettre du directeur de cabinet du chef de l’Etat les instruisant d’assumer les affaires «courantes» sans engager l’Etat. C’est l’une des raisons pour laquelle le ministre belge de la Coopération a écourté son voyage dans la mesure où il n’avait pas en face des interlocuteurs plénipotentiaires.
La situation est vraiment préjudiciable, car entre le gouvernement assumant les affaires courantes et un gouvernement toujours attendu, il y a un vide. Tout semble s’être arrêté. Or, des situations aussi graves que celles qui prévalent au pays ne méritent pas un traitement à la dérobée. En catimini. Les décisions doivent être portées à la connaissance du public. Cela lui permettrait de juger le sens de responsabilité du gouvernement. Ou de savoir qu’il existe un gouvernement qui se préoccupe de la sécurité collective.
PREMIER MINISTRE SANS MINISTRES
L’immobilisme dénoncé plus haut s’aggrave dès lors que le Premier ministre nommé n’a pas encore formé son gouvernement. Il n’a ministre ni vice-ministre. Les ministres expédiant les affaires courantes ne répondent pas de lui. Seul, il ne peut convoquer aucun cabinet de crise. Donc, il ne peut prendre aucune décision. Pour preuve, il s’est réservé de recevoir les personnalités étrangères en séjour à Kinshasa. Et pourtant, la situation est grave et engage l’Etat dans le sens large du terme.
Une fois de plus, il est temps, dans le camp de la majorité présidentielle, de contribuer à la formation du gouvernement de la 3ème République. Il est urgent de rendre publique l’équipe de l’Exécutif. Non pas seulement parce que la sécurité intérieure du pays semble menacée, mais aussi parce qu’au plan des rapports avec les partenaires externes, la RDC ne peut prolonger indéfiniment «la récréation» pour régler les ambitions démesurées des alliés au sein de l’AMP.
Le sort de la République démocratique du Congo se joue en ce moment. Toute mauvaise analyse de la situation présente, avec des yeux intéressés, poserait un jalon défectueux sur la route de la 3ème République.
Aussi Le Potentiel invite-t-il le Sénat, qui sera mis en place ce samedi 3 février, et l’Assemblée nationale, déjà à pied d’œuvre, à se saisir, toutes affaires cessantes, de ces drames, aggravés par l’absence du gouvernement et l’immobilisme subséquent.
La guerre des visas entre l’ambassade à Bruxelles et le consulat général à Anvers
Depuis quelques jours, tout voyageur, en partance pour Kinshasa, porteur d’un visa délivré par le consulat général de la RD Congo à Anvers, se voit refuser l’embarquement par les compagnies aériennes au départ de Bruxelles. C’est la conséquence d’une directive de la DGM transmise directement à ces transporteurs aériens, suite à une demande de l’ambassadeur à Bruxelles.
Entre l’ambassadeur de la RD Congo à Bruxelles, le PPRD Jean-Pierre Mutamba Tshampanga, et le consul général de la RD Congo à Anvers, le MLC Jean-Jacques Mbungani Mbanda, c’est tout simplement la « guerre ». On savait que les deux hommes se détestaient chaleureusement. On savait également que l’ex-représentant du MLC pour le Benelux était accusé par les kabilistes de persifler la personne de Joseph Kabila via le « Net ». L’animosité personnelle prend désormais une tournure d’affaire d’Etat. Au centre de la crise : le contrôle de la délivrance de visas. Inutile de dire que la « vente » des passeports et autres documents de voyage est devenue – non seulement la principale activité mais surtout - l’unique source fiable de recette des missions diplomatiques congolaises. Notons que celles-ci n’auraient pas reçu les fonds de fonctionnement, transférés mensuellement par l’administration centrale, depuis bientôt cinq mois. La chancellerie est ainsi devenue la fonction la plus convoitée dans chaque Poste. Les chefs de mission n’y affectent d’ailleurs que leurs « hommes de confiance ». Histoire de garder un œil vigilant sur l’argent. Vendredi 2 février, des voyageurs en partance pour Kinshasa n’ont pas été embarqués sur le vol SN Brussels. La même scène a eu lieu la veille. Pourquoi ? « Nous avons été instruits par les autorités congolaises que le visa délivré par le consulat général à Anvers n’est plus valable », indique-t-on à SN Brussels.
Dysfonctionnement
Selon des sources, le Consulat général à Anvers a été envahi ces jours par des visiteurs qui n’avaient qu’une seule exigence : le remboursement de frais de visa. Une situation ubuesque de nature à porter gravement atteinte à la crédibilité des actes officiels délivrés par ce poste diplomatique. Qui est à l’origine de ce dysfonctionnement ? Selon des sources, l’ambassadeur Mutamba a regagné Bruxelles jeudi en provenance de Kinshasa. Lors de son séjour kinois, le diplomate avait approché le directeur général adjoint de la DGM (Direction générale de migration), le PPRD François Beya. « Le consulat général à Anvers délivre des visas à des personnes indésirables », aurait dit Mutamba à son interlocuteur. Le sang de Beya, un protégé du PPRD Didier Kazadi Nyembwe, n’a fait qu’un tour. En lieu et place de faire rapport à sa hiérarchie au niveau gouvernemental - afin de demander des explications au consul général incriminé, l’homme s’est cru en droit d’instruire directement les compagnies aériennes représentées à Kinshasa de ne plus embarquer des voyageurs munis d’un visa délivré à Anvers. Et pourtant. Aux termes de l’alinéa « d » de l’article 5 de la Convention de Vienne sur les relations consulaires, un consulat a notamment pour mission de « délivrer des passeports et des documents de voyage aux ressortissants de l’Etat d’envoi, ainsi que des visas et documents appropriés aux personnes qui désirent se rendre dans l’Etat d’envoi ».
Refoulement
Selon des témoins, certains passagers arrivés à Kin par un vol d’Air France auraient été refoulés à leur arrivée à N’djili. Notons que la DGM est un organisme placé sous la tutelle du ministère de l’Intérieur. En fait, ce service public relève du cabinet présidentiel. On comprend dès lors que personne n’ose anéantir l’ukase du Dga Beya. Au terme de l’article 93 de la Constitution, ce haut fonctionnaire a usurpé les compétences du ministre des Affaires étrangères qui est l’unique « responsable de son département ». Au cabinet du ministre de l’Intérieur, on se contente de qualifier l’acte posé par Beya de « comportement très léger ». Le même embarras est perceptible au ministère des Affaires étrangères. Il apparaît que le « patron » de la diplomatie congolaise, le MLC Raymond Ramazani Baya, n’entend manifestement pas faire des vagues. L’homme est conscient de marcher sur des œufs. La rédaction de Congoindependant.com a tenté sans succès, jeudi soir, d’entrer en contact téléphonique avec François Beya. Aux dernières nouvelles, celui-ci séjournerait à Bruxelles. Il se refuse, dit-on, à toute déclaration à la presse. Est-ce une reconnaissance implicite qu’il a été induit en erreur ? Si oui, par qui ? « Les personnes ayant sollicité un visa au consulat général à Anvers sont de bonne foi, commente un juriste. C’est la République démocratique du Congo qui délivre le visa à travers ses représentations diplomatiques. Les voyageurs n’ont pas à se préoccuper de savoir si le consulat général à Anvers est compétent ou pas. On devait laisser les voyageurs faire usage de leur visa. En revanche, l’autorité compétente devait publier un communiqué pour fixer le public sur la conduite à adopter.» Pour notre expert, « en agissant en voyous, les auteurs de cet ukase portent un nouveau coup à l’image déjà ternie de la RD Congo ».
Antagonisme politique
Selon des sources congolaises à Bruxelles, outre l’antagonisme politique, le conflit entre Mutamba et Mbungani porterait essentiellement sur le contrôle des recettes provenant de la vente des passeports et visas. Le premier reprocherait au second de délivrer le visa aux personnes vivant en dehors de sa juridiction. « Déçus par le mauvais accueil qui leur est réservé à l’ambassade de la RD Congo à Bruxelles, les voyageurs ont pris l’habitude d’aller solliciter leur visa à Anvers », dit un membre de l’ambassade congolaise qui dénonce au passage le « manque de tact » dont feraient preuve des « individus » que l’ambassadeur Mutamba a placé à l’Accueil. « Savez-vous que ces individus se permettent parfois de refouler des diplomates sous prétexte d’arrivée tardive au service ? », ajoute-t-il. Revenons à Anvers pour relever que depuis quelques mois, on assiste à une sorte de « guérilla » entre le ministre Ramazani et son vice-ministre, le PPRD Mbwinga Bila. Celui-ci se débat comme un diable dans un bénitier pour obtenir le départ de l’actuel consul général à Anvers et son remplacement par une diplomate. Selon des sources, sur instruction de Mbwinga, cette diplomate a déjà fait bloquer les comptes du consulat. Une situation qui a réussi l’exploit de sortir le ministre Ramazani de son impassibilité. Dans un message n° 130/02/NGRS/ 5962/ 2007 du 25 janvier 2007, Baya confirme « en termes sans équivoques » que Jean-Jacques Mbungani « est reconnu comme seul consul général de la RD Congo à Anvers » et invite « le personnel diplomatique et engagés locaux à respecter la hiérarchie établie ». Ramazani signale par ailleurs d’avoir informé le gouvernement belge par note verbale n°130/02/MM/5870/2007…
Gouvernement : A. Mbusa, O. Kamitatu et J. Endundo réclament trop à l’Amp !
Une nouvelle plate-forme parlementaire vient de voir le jour dans le paysage politique congolais. Il s’agit du «
Centre Démocrate pour le Renouveau », CDR en sigle, qui a été porté sur les tréteaux politiques sous l’impulsion des députés nationaux Antipas Mbusa Nyamuisi , Olivier Kamitatu tous deux des Forces du Renouveau, et José Endundo du Pdc. La sortie de la nouvelle force politique s’est effectuée à l’occasion d’une cérémonie organisée au siège de l’Arc avec un tapage médiatique approprié.
Le CDR qui regroupe pas moins de 70 membres, se veut une coalition de députés élus partageant une même vision. Concrètement, elle rassemble des députés nationaux qui ont en commun, selon la proclamation de la plate-forme, un programme d’action basé sur le respect des droits de l’homme et les libertés fondamentales, l’instauration d’un Etat de droit, la bonne gouvernance, le libéralisme économique à visage humain etc.
A première vue rien n’est à redire sur les ambitions légitimes affichées par les principaux animateurs du CDR qui sont tous signataires du pacte d’alliance de la famille politique présidentielle, l’Amp (Alliance de la majorité présidentielle). Olivier est même le Secrétaire permanent de l’Amp, l’un des garants du respect de l’orthodoxie de ses structures. M. Olivier Kamitatu, l’un des géniteurs de la nouvelle plate-forme parlementaire, a tenu à préciser que la création du CDR ne remet pas en cause leur participation à l’Alliance de la Majorité présidentielle pour laquelle ils se sont battus.
La précis
ion donnée par M. O. Kamitatu ne rassure pas quant au suspect dessein poursuivi par les principaux animateurs du CDR. Celui-ci ne suscite pas moins d’interrogation au regard des faits qui entourent sa mise en orbite. Point n’est besoin de rappeler, comme il est constaté, que le CDR vient d’être lancé au moment où un malaise manifeste s’observe dans les rangs des sociétaires de l’AMP, pendant que tous les regards de ses membres sont fixés sur la participation au futur gouvernement vivement attendu du Premier ministre déjà nommé Antoine Gizenga.
Il n’est un secret pour personne, en effet, qu’au sein de la majorité présidentielle, les intérêts politiques juxtaposés aux ambitions individuelles opposent les uns aux autres. La cohésion que l’on avait observée pendant les enjeux électoraux n’était en fait qu’un vernis que la boulimie du pouvoir qui anime les uns et les autres a vite fait d’effacer au cours du partage du « gâteau » à l’ordre du jour.
Dans ces circonstances, la création du CDR risque d’être vite assimilée à l’expression d’une sorte de mécontentement qui ne voulait pas dire son nom. Ou encore à une manœuvre de repositionnement politique à laquelle sont habitués les acteurs politiques congolais.
Certes, la politique est dynamique, et l’une de règle de la démocratie est la liberté, notamment de choisir et, bien sûr, d’association et de réunion. Est-ce pour autant que ceux qui animent une structure commune peuvent-ils se permettre de créer autant de plates-formes qu’ils trouvent opportunes pour leur meilleur repositionnement dans un contexte politique qu’ils croient leur échapper subitement ?
Passer d’un « establishment » politique à un autre au gré des vagues, pour ne pas dire au gré des ses intérêts, est-ce la conduite propre à favoriser l’aboutissement des objectifs convenus de commun accord ? Il peut s’avérer dans ce genre d’initiatives marginales un comportement un tantinet de vagabondage politique qui a souvent fait le lit des crises politiques congolaises.
Le moment où le tandem Kabila-Gizenga s’échinent à décrypter l’écheveau de la délicate besogne de gestion méticuleuse des ambitions de tous les partenaires de la coalition Amp-Palu-Udemo est-il bien choisi pour susciter un groupe de plus à prendre en compte dans les cartes déjà compliquées du puzzle devant lequel se trouve le Premier ministre pour en dégager l’équipe que tout le monde s’impatiente maintenant d’attendre ?
Des observateurs perspicaces seraient tentés de voir dans l’initiative du CDR une preuve de manque de conviction et d’idéal politique dans le chef de ses maîtres d’orchestre. De quoi s’en remettre à feu M’Zee L.D Kabila, s’il pouvait revenir à la vie pour avoir, sans nul doute, du mal à reconnaître certains acteurs politiques, qui aujourd’hui voltigent dans sa mouvance, après l’avoir combattu avec le verbe et les armes.
Pour bon nombre d’analystes politiques, les raisons évoquées pour justifier la création du CDR sont loin de convaincre. Les initiateurs de cette nouvelle plate-forme auront du mal à prouver que les prténdues valeurs qu’ils ont en commun et qui sont à la base du lancement de cette coalition parlementaire, tels que la bonne gouvernance, les droits de l’homme, l’Etat de droit, sont les cadets des soucis des autres sociétaires de l’AMP.
A supposer même qu’il en soit ainsi, pourquoi ne pas se limiter à créer un « courant d’idées » au sein de l’AMP en lieu et place d’une nouvelle plate-forme ?
Le fait, par ailleurs, que le Rcd/Km-l Antipas Mbusa et le Pdc José Endundo traînent les pas pour envoy
er la liste de leurs membres au sein du gouvernement Gizenga, retardant apparemment à dessein la publication de ce gouvernement que la population voudrait vite voir à l’œuvre, donne un autre éclairage sur les véritables mobiles qui les ont incités à créer le CDR. Ils en demandent un peu trop à l’Amp, au risque de donner l’impression de la désavouer ou de la trahir. Personne n’est dupe du jeu d’intérêts qui sous-tend la démarche.
O intérêt politique personnel, quand tu nous tiens !
Kabila critiqué dans les milieux diplomatiques occidentaux
Certai
ns diplomates reprochent au numéro un Congolais l’accueil « peu chaleureux » réservé au secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-Moon. D’autres ne comprennent pas les raisons de l’absence du « raïs » au dernier sommet de l’Union Afrique.
Assiste-t-on au début de la fin de l’idylle entre le « président élu » Joseph Kabila et certains acteurs de la communauté internationale ? Une chose paraît sûre : une certaine « mauvaise humeur » est perceptible dans les milieux diplomatiques à Kinshasa. Ici, des voix commencent à s’élever pour dénoncer certaines « incohérences» imputables à Joseph Kabila ainsi qu’à certains membres de son entourage. Au commencement était la visite du secrétaire général de l’ONU, du 26 au 28 janvier, en RD Congo. Les diplomates en poste dans la capitale congolaise ont été « surpris » d’apprendre le voyage inattendu de « Joseph » à Kisangani. Et ce, à la veille de l’arrivée de Ban Ki-Moon. « C’est une attitude désinvolte qui frise l’ingratitude au regard de tout ce que les Nations Unies ont fait et continuent à faire pour ce pays », a confié, sous l’anonymat, un diplomate occidental joint au téléphone. Selon ce fonctionnaire, le numéro un onusien méritait de recevoir « un accueil digne d’un chef d’Etat ». Selon une source, la Mission de l’ONU au Congo et, à travers elle, l’ensemble du corps diplomatique n’aurait apprécié que modérément le dîner offert à Ban, samedi 27, par le ministre « démissionnaire » des Affaires étrangères, Raymond Ramazani Baya, un opposant appartenant au parti MLC de Jean-Pierre Bemba Gombo. Pire, selon des témoins, Kabila a réservé à Ban Ki-Moon un accueil « très peu chaleureux », dimanche 28 janvier, à Kisangani. « L’entretien en tête à tête n’aurait duré qu’une bonne vingtaine de minutes », apprend-on. Dans certains cercles diplomatiques, on n’hésite plus à pourfendre « une absence criante d’expertise diplomatique » au sein de l’entourage présidentiel. On cite ainsi l’accumulation par la RD Congo d’arriérés de contributions auprès de certaines organisations internationales. C’est le cas notamment de l’UA (Union Africaine) où la délégation congolaise n’aurait plus droit à la parole. Est-ce pour cette raison que Kabila a « séché » le tout dernier sommet de l’organisation continentale ? « On a du mal à comprendre, commente un diplomate européen, l’incohérence des dirigeants congolais. Voilà des gens qui affichent un grand train de vie mais oublient d’assumer leurs responsabilités en assurant la présence active de leur pays dans tous les cénacles internationaux.» En tous cas, des diplomates occidentaux autant que ceux des Nations Unies disent suivre avec « préoccupation » les excès et abus commis par des agents appartenant à la direction générale des services spéciaux de la police, dépendant directement de Joseph Kabila. Il en est de même de la volonté à peine dissimulée du camp présidentiel de « museler » l’opposition. Dans son rapport mensuel sur l’état des Droits de l’Homme en RD Congo daté du 11 décembre 2006, la division de Droits de l’Homme de la MONUC avait déjà tiré la sonnette d’alarme : « (…) des éléments des Forces armées de la RDC et de la police continuent de commettre des violations des droits de l’homme, y compris des meurtres et des viols ; de nombreuses arrestations arbitraires à caractère politique sont rapportées à travers la RDC (…).». On peut gager que la répression sanglante, assimilable à un massacre, des adeptes du mouvement « Bundu dia Kongo », ne pourrait que faire redoubler ces critiques. Selon certaines sources, la MONUC détiendrait des preuves sur les atrocités commises délibérément par des militaires appartenant à la garde présidentielle au Bas-Congo. Certains soldats auraient tiré des lances-roquettes sur des habitations privées. Bilan : 90 morts. Des policiers et des militaires ont également été tués.
En sollicitant son entrée dans Quartier Latin, Gesac veut attiser un conflit entre Koffi et Wazekwa
Pour l’heure, Gesac est suspendu pour une durée indéterminée de toutes ses activités du groupe. La vérité, est que l’animateur Gesac ne fait plus partie de Cultur’A Pays vie. L’auteur de “Faux mutu moko boye” n’a plus confiance à Tshipoy.
« On m’a chassé du boulot, je suis devenu chômeur sans emploi. Je serais content si vous m’embauchiez pour continuer ma carrière de musicien à vos cotés ». Tel est le contenu envoyé au téléphone de Mopao Mokonzi Koffi Olomide par l’animateur Gesac Tshipoyi de Cultur’A pays vie pour solliciter son adhésion dans Quartier Latin International. La réalité, apprend-on d’une source proche de Cultur’A est que l’animateur n’a pas été radié du groupe mais il a été suspendu pour un motif lié à l’indiscipline et négligence dans le travail. Raison pour laquelle, il n’était pas retenu sur la liste des musiciens de Cultur’A qui ont pris part au voyage du groupe à Lubumbashi où Wazekwa a agrémenté l’installation d’une société de télécommunication. Gesac avait mal digéré cette mesure d’où le sens de sa démarche en direction de Koffi, il nous revient que Grand Mopao après avoir pris connaissance du message l’a transféré immédiatement à son collègue S’grave Félix Wazekwa, tel quel, sans aucune modification. Certaines sources proches de l’orchestre rapportent que S’grave était complètement déçu lorsqu’il a appris la nouvelle chez Koffi.
Bien qu’on dit une faute avouée est à moitié pardonnée, l’auteur de Faux mutu moko boye n’a plus confiance à Tshipoy TGV. Pour lui, l’animateur l’a poignardé par le dos. Pour l’heure, Gesac est suspendu pour une durée indéterminée de toutes activités du groupe jusqu’à nouvel ordre. La vérité, osons-nous croire, est que l’animateur ne fait plus partie de Cutur’A Pays. D’ailleurs, au moment où nous couchons cet article, une source sûre nous apprend que S’grave Wazekwa et ses poulains sont en route pour Angola où ils sont attendus pour une grande production le week-end.
Tshipoy bloqué par les accords de Maïsha Park
Au bar Chez Bibi à Kintambo magasin qui désormais est considéré comme le temple dominical ; une ambiance pas comme les autres a régné avec Mopao Mokonzi qui a surpris tout le monde venu contempler la gloire de Tcha-Tcho.
La surprise c’était la présence de Gesac qui a démontré sa force de faire bouger les mélomanes à travers ses cris d’animation. Cette visite a été mal interprétée d’autant plus que le patron de l’orchestre Quartier Latin est à la recherche des animateurs pour combler le trou laissé par son ex-animateur Thierry Henry qui a claqué la porte lors de son tout dernier périple européen.
La défection de Gesac au profit de Quartier Latin suscite des commentaires à Kinshasa Certaines personnes pensent que la démarche risque de fragiliser l’unité et l’amour entre Koffi qui est le Vice-président de l’Amc et Wazekwa, lui aussi membre et porte-parole de cette corporation issue de Maïsha Park.
Heureusement qu’on en est pas encore là. Le conseil des mélomanes est que les deux artistes demeurent soudés. Que celui qui a reçu l’offre ait le courage de la rejeter. A l’heure actuelle, il est primordial de privilégier les bons rapports entre les musiciens congolais pour le développement intégral de notre musique.







