01 février 2007
Losako in Congo... très bientôt !
Qu'est ce qu'on va faire maintenant ? Est-ce que le gouvernement est capable d'agir ?
Cela dépendra de la situation, mais nous ne faisons aucune confusion entre démocratie et élections. Donc ce qu'il faut maintenant au Congo c'est plutôt l'approfondissement de la démocratie. C'est créer les conditions politiques, psychologiques et morales pour que les Congolais puissent enfin vivre une nouvelle phase de leur histoire. Les élections étaient un acte dans ce processus. C'est pour cela que je dis que oui, c'est très important d'avoir organisé des élections mais il faut, avant tout, que la démocratie s'approfondisse dans notre pays et j'appelle l'approfondissement de la démocratie la capacité que les partis politiques ont d'intervenir en toute liberté et en toute indépendance dans la vie politique nationale.
C'est ça l'essentiel; quel est le rôle de la société civile? Quel est le rôle de la presse indépendante? Ces trois ou quatre questions qui feront qu'à la fin on va dire qu'il y a eu un processus équitable et transparent surtout qui permettra de juger la justesse de l'acte électoral.
Mon message est clair. Maintenant que les élections sont passées, il faut reconstruire le pays sur une base d'équité, il faut reconstruire l'infrastructure, surtout les routes, les ponts, écoles, hopitaux etc... Il faut une redistribution juste des ressources du pays. Il faut une redistribution de fonds sur une base de justice pour que tout le pays puisse bénéficier du budget du pays. Nous vivons dans un pays où plus de 80% de la population vit dans la pauvreté. Donc il faut travailler très sérieusement pour le développement de ce qu'on appelle le pays profond. Donc il faut aller jusqu'à ce qu'ils appelaient dans le passé colonial " les terres de la fin du monde " où il y a aussi des Congolais qui doivent bénéficier des ressources que le pays possède. Il faut proposer aux Congolais un projet de société qui est plus englobant et qui prend en considération pas seulement Kinshasa, mais aussi l'intérieur du pays.
* Aidons ensemble le président Kabila et le gouvernement a reconstruire notre pays... TOUS ENSEMBLE POUR UN CONGO UNI ET FORT !
Le gouvernement Gizenga annoncé imminent avec plus de certitude cette fois-ci
Passé les étapes déterminantes des élections sénatoriales et des gouverneurs des provinces, le visa est désormais donné au Premier ministre Gizenga pour annoncer sans plus d’atermoiements son équipe gouvernementale.
Les congolais pourraient étancher ce week-end leur soif de connaître le gouvernement Gizenga. C’est ce qu’a annoncé à la Référence Plus une source proche de la Primature qui souligne qu’il ne reste qu’une question d’heures pour qu’Antoine Gizenga brise le silence et le suspens. Mais la victoire, elle, a plusieurs parents et que déjà la semaine dernière, le porte-parole du Premier ministre, M. G. Mayobo, a rassuré l’opinion que toutes les six étapes du processus de formation du gouvernement étaient déjà tranchées et cela dans une parfaite entente entre Joseph Kabila et Antoine Gizenga.
Il restait selon lui, d’harmoniser la composition de l’équipe avec les exigences constitutionnelles et les critères de l’équilibre géographique ou provinciale, la parité, la compétence, la crédibilité etc. Il nous revient des sources concordantes que l’élection des sénateurs, gouverneurs et vice-gouverneurs indique-t-on, vient de donner le visa à la publication du gouverneur en ce qu’elle a permis à la coalition AMP–PALU–UDEMO de satisfaire au moins 16 ambitions dans six province et près de quatre-vingt sénateurs sur 108 que compte la chambre haute du parlement.
Ce qui simplifie en partie la tâche au formateur du gouvernement qui en aurait déjà totalisé une vingtaine de moutures suite à la pléthore de prétendants. La défaite étant orpheline, Bemba, leader du MLC, n’éprouve pas assez de difficultés pour sanctionner ceux qu’ils qualifient de traîtres et chambarder son état – major. Mais la victoire, elle, a plusieurs parents et donne du pain sur la planche à ses parrains de l’AMP appelé à contenter tous ses acteurs et alliés. Avec ses 58 postes dont 38 ministres et 20 vice-ministres, le gouvernement Gizenga, ne pourra pas, aussi embaucher tous ses prétendants. D’autres ambitions seront, sans doute satisfaites aux niveaux de la diplomatie, du portefeuille et local.
II convient quand même de noter qu’après avoir gagné sa 4ème majorité à la territoriale, Joseph Kabila peut enfin régner et dormir sur ses lauriers. A moins que les Kasaiens le trahissent, le chef l’Etat a su jouer sa carte pour obtenir le contrôle de la quasi-totalité des provinces du pays. Au cas contraire, la majorité à l’assemblée nationale, au Sénat, aux assemblées provinciales ne lui aurait servi à rien s’il perdait le contrôle de l’administration des provinces.
Cependant pour désillusionner ceux qui estiment que certains gouverneurs élus par les grands électeurs ne seront pas à même de mobiliser leurs administrés qui les ont sanctionnés aux législatives, il faudra que le plus jeune président d’Afrique en collaboration avec son premier ministre arrive à imprimer une nouvelle façon de gérer la, chose publique afin de susciter la confiance populaire. Tenue à satisfaire les nombreuses ambitions de ses pairs; la coalition présidentielle court le risque de se noyer dans les excès de pouvoirs que, seuls l’adhésion et la participation populaires à l’action politique pourrait contrôler et tempérer à l absence de l’opposition dans le gouvernement et certains postes stratégiques.
LOSAKO TV: Mutombo and Bush...LIBANGA YA LIKOLO !
LOSAKO.COM est fier de toi man !
Les Belges à l’assaut de la RDC
Le compte à rebours a commencé pour la publication de la liste des membres du gouvernement. Il n’y a plus d’excuses avec le dernier développement de la situation politique. Et bien plus, les exigences diplomatiques obligent désormais Kabila et Gizenga à mettre un terme à ce suspense qui n’a que trop duré. C’est-à-dire, faire sauter le dernier verrou. Mais en attendant, les choses se précipitent en République démocratique du Congo. Précisément avec ce « come back des Belges ».
La publication de la liste du gouvernement ne serait plus qu’une question d’heures. Le retour du président de la République depuis quarante-huit heures à Kinshasa, après avoir séjourné à Bukavu et Kisangani, devrait permettre au chef de l’Etat et au Premier ministre de mettre la dernière main sur la liste des membres du gouvernement.
A en croire des informations en notre possession, la journée d’hier mercredi aurait été consacrée à ce travail d’harmonisation. Mieux, le chef de l’Etat et le Premier ministre devraient absolument faire sauter le dernier verrou. « Les choses doivent maintenant aller très vite », avons-nous appris des sources concordantes. Les mêmes sources qui s’exprimaient sur un ton optimiste soulignent qu’au niveau de la Primature, tout serait fin prêt. « L’on n’attendait plus que le retour du président de la République dans la capitale. C’est chose faite et tout doit aller très vite », laisse-t-on entendre dans les couloirs de la Primature.
Optimisme qui n’est pas du tout partagé par plusieurs personnes. L’on parle même « d’un brouillard » qui envelopperait toutes ces consultations.
DEVOIR D’ETAT
Le temps mis pour la constitution et la publication de ce gouvernement a suscité de nombreux commentaires. Des plus optimistes aux plus pessimistes. Mais pourquoi pas aux plus alarmistes devant ce déficit de communication. Tout tourne toujours autour de ces listes, de ces ambitions de ces leaders et formations politiques qui ne veulent pas lâcher du lest. Ainsi, les dernières rumeurs faisaient état de la réticence du groupe PPRD « d’imposer sa liste » quelles que soient les humeurs du Premier ministre. Comme s’ils voulaient pousser Gizenga à la démission. Pour autant que le face-à-face Kabila-Gizenga de mercredi dernier devrait déboucher sur une note positive en faisant sauter le dernier verrou, l’on est persuadé que ces deux personnalités seraient parvenues à un compromis en faisant preuve de hautes responsabilités politiques..
Mais la publication du gouvernement est devenue inévitablement une urgence. Voire un devoir d’Etat devant toute cette bousculade au portillon du sommet de l’Etat. L’on observe, par conséquent, un ballet diplomatique auprès des animateurs élus des institutions de la 3ème République. Notamment à l’Assemblée nationale, à la Primature et bien sûr à la Présidence de la République. L’on assiste ainsi à une « pression diplomatique » pour permettre la relance effective de la coopération structurelle. Mais devant l’absence d’un gouvernement issu des élections, il est difficile de passer aux choses sérieuses.
Dans le même ordre d’idées, d’éminentes personnalités du monde ont annoncé leur arrivée en République démocratique du Congo. En l’occurrence la visite fixée au 15 mars du souverain belge, Sa Majesté le Roi Albert de la Belgique. Une visite qui marquera d’une nouvelle empreinte les relations entre la République démocratique du Congo et la Belgique. Un signal fort que le Congo-Kinshasa est en train de remonter la pente pour se placer au premier rang de la scène africaine et internationale. Et comme pour joindre l’utile à l’agréable, la « Belgique politique » est en train de prendre l’assaut la République démocratique du Congo. Il y a eu Armand de Decker, ministre belge de la Coopération au développement. Est attendue ce samedi 3 février, Anne Marie Lisin, Présidente du Sénat. Entre les deux arrivées, un groupe de parlementaires belges francophones séjourne à Kinshasa. Bien sûr, le 16 mars, c’est l’arrivée du Roi de Belges.
Or, de telles visites ne peuvent pas être gérées par un « gouvernement de transition ». C’est irresponsable. Le devoir d’Etat oblige la mise en place dans les délais des plus courts un gouvernement issu des élections.
INSTALLATION DU SENAT
Si nous revenons sur le plan national, il y a la première session extraordinaire du Sénat. Session annoncée pour ce 3 février 2007. Elle sera consacrée à la validation des mandats des sénateurs, à l’élaboration du Règlement intérieur pour le fonctionnement normal de cette institution.
Et pourtant, il est attendu dans les meilleurs délais, au regard de ce qui précède, que le gouvernement soit investi par le Parlement. C’est-à-dire, l’Assemblée nationale et le Sénat. Raison pour laquelle l’Assemblée nationale a été convoquée en session extraordinaire. Et ce dans la perspective que le programme d’actions du gouvernement soit porté à la connaissance de ces deux institutions nationales afin qu’elles puissent assumer leur rôle de contrôleur de l’Exécutif et des « Sages ».
Autant d’impératifs qui constituent des devoirs d’Etat, obligeant le président de la République et le Premier ministre à parer désormais au plus pressé et au plus utile : la mise en place d’un gouvernement issu des élections.
DEBAT: T.P.I Après T.Lubanga...Bemba le cannibale ???
Cinq ans après sa création en juillet 2002, la Cour pénale internationale (CPI) ouvrira cette année son premier procès. Les juges de la CPI ont confirmé, lundi 29 janvier, les accusations du procureur, Luis Moreno Ocampo, à l'encontre d'un ex-chef de milice de la République démocratique du Congo (RDC), Thomas Lubanga.
L'ancien dirigeant de l'Union des patriotes congolais (UPC) devra répondre de crimes de guerre pour avoir enrôlé, entre septembre 2002 et le 13 août 2003 - date à laquelle il a été arrêté et incarcéré à la prison de Kinshasa -, des enfants de moins de 15 ans au sein du Front patriotique de libération du Congo (FPLC), la branche armée de l'UPC, et de les avoir transformés, dans des camps d'entraînement militaire, en soldats à la solde de chefs de guerre.
L’UN conteste la victoire du ticket Mbatshi-Nkusu
L’UN a exprimé son rejet du résultat rendu public par la CEI/Bas-Congo à l’issue du scrutin qui a opposé samedi le duo Mbatshi Batshia – Déo Nkusu (AMP) au ticket Fuka Unzola – Ne Muanda Nsemi (UN).
Dans une déclaration à la presse faite quelques heures après la publication des résultats, Me Zakayi, conseiller juridique du cartel pro-Bemba « Union pour la Nation » (UN), a fait valoir que conformément à la loi électorale en vigueur en RD Congo, l’élection au premier degré des gouverneurs et vice-gouverneurs de province est remportée « à la majorité absolue, soit la moitié des électeurs plus un ». « Or, a-t-il argumenté, la moitié de 29 étant 14,5 il s’ensuit que la majorité absolue doit être 14,5 + 1, soit 15,5 arrondi à 16 et non 15 tout court ». Pour lui, un deuxième tour de scrutin s’avère indispensable pour départager les deux camps. « L’UN se proposait d’introduire un recours auprès de la Cour suprême de Justice au cas où les résultats de la CEI/Bas-Congo étaient confirmés par Kinshasa », a conclu Me Zakayi. Six couples des candidats gouverneurs étaient en lice, dont les deux principaux à savoir Simon Mbatshi Mbatsa – Déo Nkusu Kunzi et Fuka Unzola – Ne Muanda Nsemi, ont cristallisé le scrutin autour de leurs listes respectives, à raison de 15 voix au premier et 14 au second. L’Assemblée provinciale du Bas-Congo qui devrait compter 30 membres, à raison de 27 députés provinciaux élus et 3 chefs coutumiers cooptés, a vu son nombre réduit à 29 à la suite de l’invalidation par la Cour Suprême de justice du mandat du député Pascal Kusungana Bukaka, chef coutumier du territoire de Kimvula, coopté pour le compte du district de la Lukaya. Avec 16 députés portant le label « UN » sur les 29 qui forment l’Assemblée provinciale du Bas-Congo, le ticket Fuka Unzola – Ne Muanda Nsemi était donné théoriquement gagnant dès le premier tour du scrutin. Selon les observateurs de la scène politique du Bas-Congo, la défaite de l’UN à l’élection au gouvernorat de province est consécutive à la défection annoncée de deux de ses membres qui ont quitté officiellement cette plate-forme au lendemain de l’élection des sénateurs remportée au Bas-Congo par l’AMP (Alliance pour la Majorité Présidentielle). Il s’agit du député Augustin Kisombe Kiaku Muisi, vice-président de l’Assemblée provinciale du Bas-Congo, qui a démissionné du poste de coordonnateur de l’UN pour le Bas-Congo, et de Papy Mambo député élu de la circonscription de Kasangulu. Réagissant aux réserves formulées par l’UN, Me Hervé Diakiese, coordonnateur de la CEI/Bas Congo, a estimé « qu’il n’existait pas de demie voix en matière électorale ». Ajoutant que, pour la CEI/Bas-Congo, la victoire de l’AMP ne fait l’ombre d’aucun doute, « sous réserve toutefois de l’avis de la haute hiérarchie de la CEI » à Kinshasa. Le gouverneur sortant, le PPRD Jacques Mbadu Nsitu, a exprimé sa satisfaction à l’annonce de la victoire du duo Mbasthi Batshia – Déo Nkusu. Il a rappelé au passage sa « promesse » faite il y a deux mois devant la presse, « qu’il ne procéderait à la remise et reprise à la tête du gouvernorat du Bas-Congo qu’avec un représentant de l’AMP, par fidélité au Chef de l’Etat qui lui avait donné mandat à la tête de l’exécutif provincial ». Mbandu de conclure : « C’est, aujourd’hui, chose virtuellement faite ». Habile, Mbatshi s’est refusé à toute déclaration « prématurée » à la presse, préférant être jugé « sur base d’actes concrets sur le terrain, et non sur de simples déclarations ».
Masunzu tue à Minembwe !
*Sous la conduite du général de brigade Masunzu, la guerre a repris de plus bel à Minembwe, Kamombo (Fizi), Bijombo (Uvira)… Il y aurait déjà plus d’une dizaine de tués parmi les officiers, de nombreux blessés et la population a trouvé refuge dans la brousse exposée aux pluies diluviennes aux pieds des collines. Mais pourquoi Masunzu n’a jamais regagné, depuis deux ans, Kananga, son poste d’affectation comme Commandant région second ? Quels rapports entretiendrait-il avec l’autre Général qui, lui, est Commandant de la Région Militaire à Bukavu ?
Il y a, dans ce qui se passe au Kivu, de quoi tourner en bourriques même les plus expérimentés des analystes politiques, peut-être aussi les observateurs militaires.
Depuis le vendredi 26 janvier dernier, on parle d’une situation de guerre que dirigerait le général de brigade FARDC Masunzu contre les hommes du major Makanika Michel au sud Kivu. Selon plusieurs sources concordantes, Mazunzu a commencé par lancer ses troupes à l’assaut de Bijombo, une localité située dans le territoire d’Uvira où étaient basés le major Makanika qui a toujours refusé d’obéir à ses ordres. Dans la nuit de dimanche à lundi 29 janvier, le général Masunzu a simultanément attaqué le village de Kamombo dans le territoire de Fizi et Minembwe. Minembwe qui avait fait coulé beaucoup de salive lors de l’examen et adoption d’un article de la loi électorale sur le découpage territorial. Le RCD s’était vainement battu pour son érection en territoire pour constituer une circonscription électorale.
Déjà, une dizaine de morts, de nombreux blessés
Les combats d’une forte intensité qui se déroulent encore sous silence dans la partie orientale de la province du Sud Kivu ont déjà fait une dizaine de morts, plusieurs blessés graves et légers, de milliers des déplacés. La population qui a trouvé refuge dans la brousse aux pieds des montagnes est exposée aux intempéries de tout genre, notamment les pluies diluviennes.
Et ironie du sort, c’est à Minembwe et dans ses environs qu’habitent les parents de la plupart des dirigeants du RCD. Moïse Nyarugabo, ministre sortant de l’Economie qui a eu la chance de se faire élire Sénateur à Kinshasa, a sa mère à Minembwe. Ruberwa a ses proches à Bidega, à quelques Km de Minembwe. Avait-on vraiment besoin d’une nouvelle guerre ?
Une alliance Masunzu- Interhamwe ?
Dans certains milieux, on n’hésite pas à accuser Masunzu de recourir aux miliciens Hutu Interhamwe quand il le faut pour venir à bout de ses ennemis. Selon un observateur militaire qui a requis l’anonymat, Masunzu s’était directement adressé à un groupe desdits miliciens venus de Lulenge (Fizi). A Kamombo, Masunzu aurait recruté des militaires autrefois capturés par les Interhamwe qui attendaient leur intégration dans les rangs des FARDC.
Masunzu, un autre Nkunda ?
Le général Masunzu était affecté à Kananga au Kasaï Occidental comme Commandant second de cette région militaire. Des sources confirment que le général n’avait fait que deux semaines dans son lieu d’affectation. Au motif qu’il voulait récupérer les membres de sa famille, l’homme s’était rendu au Sud Kivu d’où il n’est plus reparti. Là, il commande toute une brigade.
Dans l’opinion, on s’interroge pourquoi le général Masunzu n’a jamais été obligé de se rendre là où le devoir l’appelait ? Jouerait-il le rôle de Nkunda ? Au profit de qui ? Que viserait Masunzu en prenant l’initiative de lancer des hostilités à un moment où la priorité devrait être la normalisation du pays et la réconciliation nationale ?
Beaucoup de questions qui méritent une réflexion profonde.
A Mbuji Mayi, on marche pacifiquement
Les militaristes du Sud Kivu se battent pour des motivations obscures. Pendant ce temps, au Kasaï Oriental, les gens sont dans les rues pour protester contre une invalidation jugée cavalière de Dominique Kanku, candidat gouverneur de province.
Sept manifestants ont été arrêtés, selon des sources policières pour raisons d’enquête. La ville de Mbuji Mayi était paralysée toute la matinée d’hier mardi 30 janvier. Les activités n’ont pu reprendre que dans les après-midi. Tout cela laisse présager un avenir pas du tout radieux pour la RDC.
Pour mieux apprivoiser son compagnon et son restaurant : Une femme mélange de la matière fécale à la nourriture..(?)
L’histoire est drôle, elle fait bouger Mettewie, dans la commune de Molenbeek. S’il y a une logique qui affirme que tout ce qui a été crée est bon, elle ajoute aussitôt que tout ce qui est bon n’est pas utile. Pour la nourriture c’est pareil ; il n’est pas bon pour l’homme de manger ses excréments. Pourtant, certaines femmes voient les choses autrement. La Bible affirme que celui qui trouve une femme trouve le bonheur, mais malheureusement toutes ne sont pas des portes -bonheur pour leurs conjoints. A l’appui de cette thèse, des conduites peu recommandables des femmes, surtout quand elles sont aveuglées par l’amour des biens matériels de leurs maris ou amants et embrigadées par des charlatans qui leur proposent des merveilles.
Maîtresse de la maison, c’est la femme qui s’occupe des soins domestiques des enfants en passant par le mari et tous ceux qui vivent sous son toit. Les travaux ménagers relèvent de son ressort.
Aussi, il y a-t-il des femmes qui perdent la tête, allant jusqu’à vouloir contrôler aussi leurs maris, sinon les dominer complètement en les envoûtant.
C’est le cas d’une femme à Molenbeek qui est allée tenter sa chance chez un féticheur. Un habitant du quartier, témoin de l’événement, raconte.
" Je m’étonne de constater que les femmes mélangent de la matière fécale aux plats qu’elles préparent à leurs clients pour les dominer ", s’est-il exclamé. L’histoire étonne plus d’un auditeur en effet. Une femme prise pour une bonne parvient à gagner la confiance de son patron et à le séduire. L’homme commence une vie de problèmes avec sa femme légitime qu’il finit par jeter hors de la maison pour rester avec cette bonne, sous le prétexte qu’elle puisse s’occuper des enfants. Très vite les choses tournent à l’amour intime du patron et de sa bonne. Cette dernière finit par tomber enceinte de son patron.
Dès ce moment les commérages commencent et la rumeur s’amplifie, au point que la chose est connue rapidement.
L’homme décide de garder sa bonne, mais cette fois en tant que sa concubine quasi officielle. Pour gagner le cœur de cet homme et être sûre qu’elle ne sera pas mise à la porte un jour après l’accouchement, la femme décide de fréquenter les marabouts. A en croire le témoignage recueilli dans le quartier, elle a amené du caca au féticheur et avec cela, celui-ci a préparé un mélange immonde, composé de nourriture et de ces excréments ; cela pour dominer son mari. Mais le secret a été connu. " Quand ce monsieur est arrivé chez lui, sa nouvelle femme lui a présenté de la nourriture, qui par malchance, sentait le caca. Il a demandé à la femme de goûter sa nourriture et cette dernière a refusé.
L’homme l’a coincée et la femme a fini par avouer son crime devant les voisins arrivés entre temps. Mais curieusement, après s’être fâché un moment, l’homme décide de garder avec lui sa partenaire malgré cette abomination.
Pour les gens de son quartier, il ne fait aucun doute que le monsieur est déjà effectivement envoûté, et que son coup d’éclat n’était qu’un feu de paille qui s’est éteint de lui-même. Il doit donc être exorcisé par un pasta, sinon tant pis pour lui !
MOKOLO BA LIYA NGANDO BA SEPELA MAIS... MONOKO SOLO PO BALEYI NYEYI !
Ainsi va la vie...
Quand Malumalu perd le nord...
Un gâchis impossible s’est produit à Kananga et à Mbuji-Mayi où la CEI, se référant à une correspondance d’un parti politique, s’est précipité dans la prise d’une décision capitale pour la suite du processus électoral, en déchoyant des compatriotes de leur nationalité.
Pas plus tard que le week-end, se confiant à un confrère de la place, l’abbé président de la CEI, acculé, est revenu sur le dossier, en se rétractant à demi, pour finir par admettre que la CEI n’a pas invalidé qui que ce soit dans ces deux provinces. Et pourtant les faits sont là. Ailleurs dans les neuf autres provinces du pays, les grands électeurs ont voté les différents gouverneurs et vice gouverneurs, sans que personne ne sente l’abandon des comportements condamnés lors des sénatoriales tant décriées avec les corruptions en cascade.
Ci-dessous le communiqué de la CEI et la liste des autorités provinciales élues hier :
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
COMMISSION ELECTORALE INDEPENDANTE
C. E. I.
Le Bureau,
DECISION N°008 CEI/BUR/07 DU 28 JAN 2007 PORTANT ANNONCE DES RESULTATS PROVISOIRES DE L’ELECTION DES GOUVERNEURS ET VICE-GOUVERNEURS DE PROVINCES DU 27 JANVIER 2007 EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
Vu la Constitution de la République Démocratique du Congo du 18 février 2006 ;
Vu la Loi N°04/009 du 05 juin 2004 portant organisation, attributions et fonctionnement de la Commission Electorale Indépendante ;
Vu le Règlement Intérieur de la Commission Electorale Indépendante ;
Vu la Loi 04/028 du 24 décembre 2004 portant identification et enrôlement des électeurs en République Démocratique du Congo ;
Vu la Loi N°06/006 du 09 mars 2006 portant organisation des élections présidentielle, législatives, provinciales, urbaines, municipales et locales
Vu la Décision N°008/CEIBUR/05 du 09 juin 2005 relative aux mesures d’application de la Loi N° 04/028 du 24 décembre 2004 portant identification et enrôlement des électeurs en République Démocratique du Congo ;
Vu la Décision N°003/CEI/BUR/06 du 09 mars 2006 portant mesures d’application de la Loi n°06/006 du 9 mars 2006 portant organisation des élections présidentielle, législatives, provinciales, urbaines, municipales et locales ;
Vu la Décision N°051/CEI/BUR/06 du 23 décembre 2006 portant publication de la liste provisoire des candidats à l’élection des gouverneurs et vice -gouverneurs ;
Vu la Décision N°007/CEI/BUR/07 du 26 janvier 2007 portant report de l’élection des gouverneurs et vice gouverneurs dans les provinces du Kasaï Oriental et du Kasaï Occidental ;
Vu le calendrier électoral en République Démocratique du Congo, tel que modifié et complété à ce jour ;
Vu les procès-verbaux et les fiches de compilation des résultats de l’élection des gouverneurs et vice gouverneurs des Centres Locaux de Compilation des Résultats et les documents y annexés ;
Vu le rapport du Centre National de Centralisation des Résultats ;
Vu le procès-verbal de délibération de la Commission Electorale Indépendante en date du 28 janvier 2007 portant sur les résultats de l’élection des gouverneurs et vice gouverneurs de provinces ;
Considérant que dans les procès verbaux de compilation des résultats, il n’y a pas de réclamation ni de contestation portant sur les erreurs matérielles ;
L’Assemblée Plénière de la Commission Electorale Indépendante entendue à sa réunion du 28 janvier 2007.
Après en avoir délibéré :
CONSTATE :
SUR LES RESULTATS DU SCRUTIN
Que les résultats provisoires de l’élection des gouverneurs et vice gouverneurs de provinces du 27 janvier 2007 se présentent comme indiqués dans le tableau joint en annexe à la présente.
Que, conformément à l’article 170 de la Loi n°06/006 du 9 mars 2006 suscitée, les gouverneurs et vice gouverneurs de province sont élus sur une même liste au suffrage universel indirect et au scrutin majoritaire à deux tours. Si la majorité absolue n’est pas atteinte au premier tour, il est procédé dans les trois jours à un second tour de scrutin. En cas d’égalité de voix, la liste dont le candidat gouverneur est le plus âgé l’emporte.
Qu’à la suite du scrutin du 27 janvier 2007, tous les candidats élus ont obtenu la majorité absolue.
QU’AINSI ONT OBTENU LA MAJORITE ABSOLUE DES VOIX ET SONT ELUS AU 1er TOUR DU SCRUTIN 27 JANVIER 2007, GOUVERNEURS ET VICE GOUVERNEURS DE PROVINCES :
Dit que les présents résultats sont provisoires.
Dit que les résultats provisoires seront, d’une part, publiés et transmis aux Cours d’Appel territorialement compétentes, et d’autre part, au Président de la République pour l’Ordonnance d’Investiture, respectivement en conformité avec les dispositions des articles 71 alinéa 6 et 158 de la Loi n° 06/006 du 9 mars 2006 portant organisation des élections présidentielle, législatives, provinciales, urbaines, municipales et locales.









