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LOSAKO

le porte-voix de tous ceux qui cherchent vainement dans quel forum de ce monde ils peuvent se faire entendre. Oui, je veux donc parler au nom de tous les « laissés pour compte » parce que « je suis homme et rien de ce qui est humain ne m’est étranger ».

29 janvier 2007

Election des gouverneurs des provinces en RD Congo

L’élection des gouverneurs et vice-gouverneurs confirme la position hégémonique du cart3_diambwanael « Alliance de la majorité présidentielle » sur l’échiquier politique congolais autant que la scoumoune qui semble poursuivre Jean-Pierre Bemba Gombo avec le vote-surprise de l’AMP André Kimbuta à la tête du très convoité gouvernorat de Kinshasa.  Le camp kabiliste devient  ainsi la famille politique dominante à  l'Assemblée nationale, le Sénat  et  huit des onze assemblées provinciales du pays en attendant le vote dans les deux Kasaï où l’on prédit une victoire des kabilistes.   

« Comment peut-on être majoritaire à l’Assemblée provinciale de Kinshasa et être incapable de faire élire, au second degré, le premier magistrat de cette ville ?» « La défaite du candidat de l’Union pour la Nation au poste de gouverneur de la capitale sonne-t-il l’hallali  du leadership de Jean-Pierre Bemba Gombo à la tête de la nouvelle opposition ? ». Voici deux  questions qui revenaient sans cesse durant le week-end. La Commission électorale (CEI) a organisé samedi 27 janvier, l’élections des chefs des exécutifs provinciaux et de leurs adjoints. Arithmétiquement parlant, le camp kabiliste  qui contrôlait 7 assemblées provinciales, sur onze, devait se contenter de 7 gouverneurs et vices-gouverneurs. Au dernier coup de sifflet, l’AMP a raflé 8 postes de gouverneurs et vice-gouverneurs.   L’Union pour la Nation qui soutient JP Bemba Gombo s’est contenté d’un seul gouvernorat. A savoir, celui de la province de l’Equateur. Pire, l’UN a été battu de justesse au Bas-Congo où il détenait pourtant, comme à Kinshasa, la majorité des sièges à l'assemblée provinciale. Tout ceci n’est que péripétie face au séisme électoral provoqué par la victoire de l’AMP André Kimbuta  (26 voix) qui a réussi la performance de battre, par quatre voix d’écart,  le candidat de l’UN Adam Bombole (22). Celui-ci passait pour le grand favori dans la capitale. Notons que les gouverneurs et vice-gouverneurs ont été élus dès le premier tour par les députés provinciaux.  La nouvelle configuration de la Territoriale congolaise se présente comme suit : Kinshasa : André Kimbuta ; Bandundu : Richard Ndambu ; Province orientale : Médard Autsai ; Sud-Kivu : Célestin Cibalonza ;  Maniema : Didier Manara ;  Katanga : Moïse Katumbi Chapwe. A signaler que deux indépendants ralliés à l'AMP l'emportent au Nord-Kivu et au Bas-Congo. Il s’agit respectivement de Julien Paluku et de Simon Mbatshi Mbatsha. L’UN José Makila, ancien ministre des Travaux publics a été élu à la tête de l’Equateur. En terme footbalistique, c’est un  score fleuve : Kabila 8 : Bemba 1. Questions : qui sont les députés provinciaux qui ont « trahi » en votant contre leur camp» ? Pourquoi ?  Le staff dirigeant de l’UN, JP Bemba en-tête, a-t-il péché par un excès de confiance ? La géopolitique a-t-elle joué un rôle déterminant ? Bemba a-t-il été mal inspiré de positionner un originaire de l’Equateur autre que lui-même au gouvernorat de Kinshasa ? Dès samedi, des doigts accusateurs ont été pointés vers les députés  appartenant au parti ABAKO. Le MLC Yves Kisombe – qui aurait démissionné de tous ses postes, a lancé les premières salves : « Nous sommes surpris. Nous nous attendions à la victoire du ticket Bombole-Babala ». Pour « Yves », la raison de cette déconvenue est à rechercher auprès des députés provinciaux « qui n’ont pas voté en faveur du candidat de leur camp ». D’aucuns parlent de « trahison ». Un avis que balaie d’un revers de la main le gouverneur kinois élu. Selon lui, sa victoire résulte simplement d’une « bonne campagne » menée par l’AMP. Comme pour enfoncer le clou, certains analystes reprochent aux dirigeants de l’UN d’avoir péché par un excès de confiance. « Bemba et ses alliés croyaient que l’élection des gouverneurs était gagnée d’avance du fait de la majorité obtenue sur papier », assène un politologue. « Pendant que les membres de l’UN dormaient sur leurs lauriers,  l’AMP, elle, faisait du lobbying avec des espèces sonnantes et trébuchantes auprès des grands électeurs», ajoute un sympathisant de l’UN manifestement en colère.  Selon certaines sources, le camp kabiliste aurait mobilisé plusieurs centaines de milliers de dollars pour «convaincre » les députés provinciaux censés faire la différence  lors du vote à Kin. D’aucuns parlent de la modique somme de 2 millions $ US. Certains observateurs estiment que « JPB » a eu tort de ne s’être pas présenté en personne au gouvernorat de la capitale. « A défaut de Bemba lui-même, les ex-Léopoldvillois ont préféré élire un ressortissant de l’ex-province de Léopoldville  à un équatorien », dit-on. L’UN saura-t-elle sauver la face lors du scrutin qui aura lieu dans les deux provinces du Kasaï ? Rien n’est moins sûr, indique-t-on. Le vote dans ces deux entités a été reporté au 10 février. Motif : la CEI entend réexaminer le dossier de deux candidats de l'opposition, suspectés de détenir une double nationalité. Certains observateurs estiment que la CEI a pris la redoutable responsabilité  d’ouvrir la boîte de pandore. Dans la mesure où, plusieurs personnalités politiques actuellement aux affaires sont issues de la diaspora et seraient titulaires de nationalité étrangère. Un diplomate congolais en poste dans un pays européen a eu ces mots :  « La CEI doit choisir : soit disqualifier toutes les mandataires politiques  portant une nationalité étrangère soit  absoudre tout le monde et demander aux législateurs de clarifier définitivement  le problème de la double nationalité. »

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BEMBA perd la ville de kinshasa...

liwanga

Le PPRD André Kimbuta, battu aux législatives de juillet dernier, a été élu gouverneur de la ville-province de Kinshasa samedi 27 janvier par l’Assemblée urbaine de la Capitale, créant la surprise alors qu’on attendait le triomphe du député national Adam Bombole, soutenu par l’ « Union pour la Nation » (UN), coalition pro-Bemba majoritaire. Il s’agit, sans nul doute, d’un revers pour le chef de la coalition de l’opposition qui misait sur la Capitale avec l’élection attendue d’un de ses proches. La surprise est d’autant grande que la plate-forme « Union pour la nation » avait la majorité dans l’Assemblée provinciale de Kinshasa. Dans un passé récent, Kinshasa avait voté à 70 % pour Jean-Pierre Bemba au second tour des présidentielles et plébiscité les candidats du cartel « Union pour la Nation » aux élections législatives, provinciales et sénatoriales. Le contrôle de l’exécutif urbain de Kinshasa par un membre du PPRD est une surprise. Selon un diplomate occidental en poste dans la Capitale, « les résultats de Kinshasa n’augurent rien de bon ». Et d’ajouter : « Logiquement, le MLC aurait dû l’emporter. Kimbuta, qui a été battu aux législatives, aura du mal à s’imposer dans une ville hostile au camp présidentiel ». Avec cette élection contre-nature, tout semble indiquer qu’il y aura  beaucoup de frustrations dans le camp de Bemba depuis sa défaite aux présidentielles. Les alliés qui composent le cartel « UN » contestent de plus en plus ouvertement les choix du « Chairman ». C’est le cas de la fronde de Charles Bofasa Djema, membre de l’ « UN » à Mbandaka qui soutenait Gabriel Bolenge Boponde au détriment du candidat de la coalition dans la course au gouvernorat de la province de l’Equateur, José Makila Sumanda. Le MLC n’échappe pas à ces remous. La démission de Yves Kisombe du secrétariat national du MLC serait une illustration. Cependant pour le président de la Commission électorale, l’abbé Apollinaire Malumalu, les élections se sont déroulées « sans incident ». Mais elles ont été reportées au 10 février prochain dans les deux Kasaï, à la suite de la mise en cause de la nationalité des deux candidats, Dominique Kanku (Kasaï oriental) et Alex Kande (Kasaï occidental). Sauf au Bas-Congo avec Mbatshi  Mbatsha (Indépendant, rallié à l’AMP) et l’Equateur avec le MLC José Makila, tous deux élus gouverneurs, la coalition pro-Kabila rafle, au total, huit postes de chefs des exécutifs provinciaux sur neuf mis en compétition. Il s’agit de Richard Ndanu (PPRD) au Bandundu, Moïse Katumbi Tshapwe (PPRD) au Katanga, de Julien Paluku Kahonga (RCD/KML de Mbusa Nyamwisi) au Nord-Kivu, de Célestin Cibalonza (PPRD) au Sud-Kivu, de Didier Manara (PPRD) au Maniema, de Médard Autsai (PPRD) à la Province Orientale. Un seul tour, au lieu de deux comme le prévoit la loi, a suffi aux 690 députés provinciaux pour élire ces gouverneurs. Ceux-ci ont un mandat de cinq, renouvelable une fois. Après les législatives et les sénatoriales, la mise en place des exécutifs provinciaux confirment la domination du camp de Kabila. L’opposition institutionnelle semble réduite de plus en plus dans un mouchoir. Cette situation parait dangereuse pour une démocratie qui va fonctionner sans opposition réelle. Percevant certainement le danger qui se profile à l’horizon, le nouveau secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, en séjour à Kinshasa, a plaidé, à juste titre, pour l’émergence d’une « véritable opposition politique ». Sera-t-il entendu ? Rien n’est moins sûr.

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Celeo dément la rumeur de sa défection de Wenge Musica Maison Mère

celeo_wmmm_gAlors que l’actualité musicale de Wenge Mmm du Phénomène Werrason, reste dominée par la tournée que ce dernier et son groupe sont entrain d’entreprendre dans l’espace Schengen, à travers la ville de Kinshasa, une rumeur qui avait tendance à faire tâche d’huile indique que le «talentueux» chanteur-animateur Celeo Scram de l’orchestre précité aurait quitté le Roi de la forêt. Pour preuve, le concerné aurait vendu tous ses biens au Congo et cherche à aller s’installer définitivement en France. Par ailleurs selon d’autres rumeurs sur le compte de ce musicien, c’est  le manque de courtoisie dont lui Celeo ferait preuve avec Héritier et J 3 depuis un certain temps vis –à-vis de Werrason leur patron.

Joint au téléphone par ses nombreux fans disséminés à travers le monde, notamment au Maroc, au Canada, en Chine,  aux Etats- Unis d’Amérique, en Egypte et partout ailleurs, pour donner sa version des faits, celui que d’aucuns appellent affectueusement «le Père des jumeaux français» n’a pas réfléchi par deux fois pour se confier à Digitalcongo.net, qui également avait repris jeudi sur son site, un article allant dans ce sens, publié par un quotidien kinois d’informations générales.

En effet, selon ce poulain de Ngiama Makanda Werrason, une telle rumeur dénote tout simplement de la jalousie de la part de ses détracteurs. Il a expliqué qu’il n’a nullement l’intention pour le moment de se séparer de son patron Werrason dit «Ya Nkoy» qu’il respecte beaucoup eu égard à ce qu’il est pour lui. S’agissant de tous les biens matériels dont il dispose à Kinshasa, l’auteur des «Nazo lia yo trois points» et de «Werra a lava na mai ya lupemba»  dit que rien n’ a bougé. Il reconnaît néanmoins que la maison qu’il occupait au quartier Salongo dans la commune de Lemba était devenue trop exiguë. D’où, il a jugé bon de déplacer ses biens. Mais rien n’a été vendu, comme le prétendent certaines mauvaises langues.

Ce musicien se pose d’ailleurs la question de savoir si c’est le fait d’avoir installé sa famille en France qui peut lui coûter toute cette antipathie, alors qu’il a toujours cherché à être en bon terme avec tout le monde. Toutefois, Celeo laisse entendre qu’il a déjà identifié les promoteurs d’une cabale qui se trame contre sa personne mais qu’il a prématurément déjouée.

Mais en cas de récidive, promet -il, il sera contraint de citer nommément ces «zoïles». Parlant du programme des concerts que Wenge Musica Maison Mère va livrer en Europe, Celeo signale d’abord qu’en date du 3 février, ils se produiront à Berlin en Allemagne, le 10 février 2007 à Savigny-le-temple dans la salle le Millénaire, située à 20 minutes de Paris (en France). Un grand spectacle également s’y déroulera, avant que le groupe se rende à Strasbourg dans le même pays pour un autre spectacle.

Somme toute, à en croire notre correspondant Celeo, le groupe Wenge Musica Maison Mère se porte à merveille. A l’heure qu’il est, nous a laissé entendre Celeo, le Roi de la forêt a fait une descente en Belgique où le public  attend impatiemment le groupe et où également il est sollicité dans le cadre d’une série de productions.

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25 janvier 2007

LOSAKO TV: New Papa Wemba... Nkunzi lélé !


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2 Kisombe, Bofassa, Egwake, Bolenge, Dyndo, Mokia…Tsunami à l’UN ?

L’heure de reniement, de la décomposition et de la recomposition des alliances politiques vient de sonner en RDC. Les plateformes électorales ont entamé avec succès le processus d’éclatement. D’abord l’Union pour la Nation (UN) de Jean-Pierre Bemba. L’UN connaît des départs successifs. Après les départs spectaculaires des Kisombe père et fils, le lundi 22 janvier finissant, voici que  Gaston Dydon Zabondo et Gabriel Mokia claquent la porte accusant JP Bemba de ne pas respecter les accords signés avec ses partenaires. Ils ne sont pas les seuls à quitter. L’ex-ministre de Mobutu, M. Charles Bofassa  Djema qui avait dirigé la campagne de Bemba au 2ème tour de la présidentielle, conduit un groupe de contestataires. Parmi lesquels Gabriel Boponde Bolenge et Egwake Omer, deux députés MLC qui briguent en indépendants le gouvernorat de la province d’Equateur en concurrence avec José Makila Sumanda et Jean-Claude Baende désignés officiellement par les partis. La liste des partants s’allonge avec la plupart des candidats présidents sèchement sanctionnés avec des 0,0% des voix par le peuple au premier tour de l’élection présidentielle du 30 juillet 2006. On cite Kamanda wa Kamanda, Justine Kasa Vubu, Alafuele Mbuyi Kalala, Joseph Olenghankoy qui mène en solo un combat perdu d’avance pour la conquête de l’Hôtel de Ville de Kinshasa, etc.

Les origines de la crise

Les dissensions au sein de l’UN étaient apparues à la veille de la proclamation des résultats provisoires du 2ème tour de  l’élection présidentielle. Il y avait d’un côté, les durs des durs qui voulaient voir Bemba contester par la violence les résultats des élections, et de l’autre, les modérés qui s’étaient prononcés pour l’acceptation du verdict. Au finish, ce sont les modérés qui avaient pris le dessus, car, JP Bemba, les larmes aux yeux et la mort dans l’âme, avait pris l’engagement de prendre la direction d’une forte opposition républicaine dont les programmes et le format restaient à définir. La décision de Bemba, mêmes ses adversaires les plus redoutés l’attestent, n’avait pas du tout plu aux extrémistes prédateurs désireux de voir le pays plonger à nouveau dans le chaos. Bemba, lui, n’avait rien à perdre. Quand bien même il avait perdu la présidence de la République, Bemba devait se consoler avec le bon score aux élections législatives et provinciales qui lui donnait la possibilité de diriger quatre ou cinq provinces du pays. Le souhait des hommes épris de paix était d’accélérer l’épurement de l’UN.

L’offre de Gizenga divise l’UN

On se rappellera qu’aussitôt désigné Informateur, Antoine Gizenga, dans le cadre de sa mission qui consistait à identifier la majorité pro Kabila en vue de la formation d’un gouvernement post-électoral, avait ouvert les portes de sa résidence de Limeté à l’UN. Ironie du sort, c’est Bofassa Djema qui était à la tête d’une forte direction de cette plateforme. Naturellement, l’offre de Gizenga fut rejetée sans ménagement. Se confiant à La Prospérité, l’ex-directeur de campagne de Bemba en Equateur a regretté que la décision de rester en dehors du gouvernement ne fût pas discutée au cours d’une réunion. Il a affirmé que Bemba l’avait prise seul. Son rêve de participer à l’institution exécutive nationale brisée, Bofassa, comme la plupart des membres de l’UN, espérait se retrouver à la tête d’une province. Il ne pardonne pas à Bemba d’avoir aligner uniquement des candidats MLC. La rupture consommée, on attend les résultats des élections des gouverneurs de samedi 27 janvier pour savoir combien les partants pesaient dans l’UN.

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RDC : La vraie recréation a commencé

La corruption à grande échelle et à ciel ouvert des députés provinciaux par des candidats sénateurs, leurs partis et plates-formes politiques est au centre des débats. L'opinion congolaise est choquée de constater qu'en accordant leurs suffrages aux plus offrants, 632 députés provinciaux ont déçu les attentes de plus de 60 millions de Congolais.

Quel avenir pour le pays avec un Sénat dont la majorité des membres élus ont gagné les suffrages indirects en usant des moyens malhonnêtes ? Pour d'aucuns, le Sénat en gestation a inauguré la vraie récréation, à l'opposé de la mise en garde du Chef de l'Etat, telle qu'exprimée dans son discours d'investiture, le mercredi 06 décembre 2006. Parlant en effet de la fin de la récréation, le Président de la République entendait mettre un terme au culte des antivaleurs telles que la corruption, l'impunité, le détournement des deniers et biens publics, le trafic d'influence, la mauvaise gouvernance, l'opacité dans la gestion des finances publiques, l'incivisme, l'intolérance politique, ethnique et religieuse, etc.

Malheureusement, la « chambre haute » du Parlement semble s'inscrire dans la voie de la compromission. Dès lors, les observateurs se demandent si les sénateurs corrupteurs pourraient exercer correctement leur mission de contrôle de l'exécutif. Au regard du feuilleton de corruption dont ils viennent de gratifier des millions de Congolais, il y a fort à parier que la vraie récréation a commencé avec des personnalités dont on peut craindre qu'elles se fassent les complices des pilleurs de la 3me République et des violateurs des droits humains. De nombreux compatriotes désespèrent déjà d'une législature sortie des entrailles de la corruption et sur laquelle personne ne peut compter pour l'émergence de la bonne gouvernance au sommet de l'Etat.

Des candidats rejetés par le peuple

Les sénatoriales représentent un authentique paradoxe électoral. Des candidats ayant échoué à la présidentielle, aux législatives nationales et provinciales ou incapables d'affronter des millions d'électeurs ont réussi à entrer au Sénat grâce à la volonté de cinq électeurs seulement, tous bénéficiaires d'avantages illicites en nature et en espèces.

A plusieurs égards, une poignée d'électeurs (632) a marché contre la volonté de 25 millions d'électeurs signalés par les fichiers de la Commission Electorale Indépendante. Ce n'est rien moins qu'une escroquerie.

Electorat sans scrupules

En effet, des cas avérés de corruption de ce petit électorat sans foi ni morale ont été enregistrés aussi bien à Kinshasa, Matadi, Bandundu, Mbandaka, Kananga, Mbuji-Mayi, Lubumbashi, Kindu, Kisangani, Bukavu qu'à Goma. Argent, motos, vaches, groupes électrogènes, chèvres, boissons ont circulé à tel point que certains dons ont provoqué des scandales publics. Telle cette enveloppe d'un million de Francs congolais déposée par un candidat de l'Alliance de la Majorité Présidentielle (AMP) sur la table du Bureau provisoire de l'Assemblée provinciale du Bas-Congo au titre de libéralités, à la veille du scrutin sénatorial. Gênés de se faire corrompre publiquement, les députés provinciaux ont retourné les fonds à l'expéditeur.Mais, quelque temps après, ils n'ont pas hésité à bouffer en-dessous de la table.

Par ailleurs, un député provincial de l'Union pour la Nation, accusé d'avoir fait le jeu de l'Alliance de la Majorité Présidentielle, a démissionné de ses fonctions de coordonnateur adjoint provincial de cette plate-forme électorale.

A Kindu, un candidat malheureux aux sénatoriales a lancé des hommes en armes aux trousses de tous les députés provinciaux ayant accepté ses offres en argent et en motocyclettes sans penser à lui renvoyer l'ascenseur au niveau des urnes. A Kananga, une aspirante sénatrice non élue a lancé un avis de recherche contre un membre de son état-major de campagne qui a disparu de la circulation, car incapable de lui expliquer ce que des députés provinciaux ont fait des motos et des « enveloppes » qu'elle leur avait fait parvenir. Un candidat sénateur crédité de zéro voix à Kananga continue de harceler les députés provinciaux qui avaient mangé la viande de chèvre chez lui et pris chacun 300 dollars A Kinshasa et à l'Equateur, des disparités de taux entre les enveloppes libérées par des candidats sénateurs et celles réellement perçues par les députés provinciaux électeurs ont causé des dégâts irréparables au niveau des résultats des urnes. A Goma et à Bukavu, d'anciens caciques du MPR/Parti-Etat ont sorti leurs griffes pour faire triompher leurs poulains moyennant espèces sonnantes et trébuchantes.

Contrôles parlementaires de complaisance ?

Là où il fallait plusieurs milliers de voix à un candidat président de la République, député national ou député provincial pour décrocher un mandat public, cinq voix ou moins suffisaient pour se faire élire sénateur. Finalement, l'électeur d'un sénateur est apparu comme l'exercice le moins éprouvant (deux jours seulement de campagne) et le moins onéreux (une voix à mille ou deux mille dollars américains). Avec cinq mille dollars US pour certains ou dix mille dollars US pour d'autres, l'affaire était en poche.

Dans quelques semaines, le Sénat, au même titre que l'Assemblée Nationale, serait en droit d'exercer sa mission de contrôle de l'action du gouvernement. Mutatis mutandis, les assemblées provinciales devraient faire le même travail face aux exécutifs provinciaux. Aux yeux de certains, ce qui vient de se passer aux sénatoriales pourrait être la configuration des histoires de pots de vin dans lesquelles risquent de briller nos sénateurs tout au long de leur mandat.

Beaucoup de Congolais doutent que ceux qui ont acquis leur mandat par la corruption et ceux qui ont accepté de se faire corrompre puissent résister aux sollicitations potentielles des ministres, gouverneurs ou PDG d'entreprises. Les mours étant ce qu'elles sont, on ne les voit pas dénoncer un mal qui passe désormais pour une valeur positive dans la culture de la 3me République.

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visionnez la video démontrant l'implication totale de Kagame dans l'assassinat de Juvenal Habyarimana


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Les 11 probables gouverneurs qui pourront être connus le 27 janvier 2007

91284Les 11 probables gouverneurs qui pourront être connus le 27 janvier 2007

La Commission électorale indépendante est sur le point de rendre le tablier, pour être remplacée par la Commission électorale nationale indépendante, Ceni en sigle. Mais avant cela, la Cei entend organiser la dernière série des scrutins qui lui reviennent. Il s’agit de l’élection des gouverneurs et vice-gouverneurs. Prévue en deux tours, comme la présidentielle, l’élection des gouverneurs et des vice-gouverneurs de province livrera ses secrets samedi 27 janvier 2007. Dans les provinces où le premier tour ne dégagera pas une liste gagnante, l’opération se répétera le mardi 30 janvier uniquement avec les deux listes ayant obtenu le plus de suffrages. C’est le scrutin de ballottage.
Le dernier calendrier rendu public par la Cei prévoit du 31 janvier au 2 février 2007 la période du recours relatif à cette élection. Tandis que l’examen du contentieux de ce scrutin au niveau des Cours d’appel de chaque ressort va du 2 au 8 février. Ces derniers proclameront les résultats définitifs des gouverneurs et vice-gouverneurs élus le 9 février 2007.

Les favoris de l’élection des gouverneurs

1° Kinshasa3_diambwana : André Kimbuta Yango au coude à coude avec Adam Bombole
La ville-province de Kinshasa présente neuf listes pour l’élection du chef de son exécutif provincial. Avec la majorité des députés provinciaux affichée par le Mouvement de libération du Congo cher à Jean-Pierre Bemba Gombo, candidat malheureux au second tour de la présidentielle du 29 octobre 2006, beaucoup d’analystes ont cru d’emblée que le «ticket» formé d’Adam Bombole Intole (candidat gouverneur) et Fidèle Babala Wandu (vice-gouverneur) passerait automatiquement. Mais, au vu des résultats provisoires des sénatoriales à Kinshasa où le même Mlc n’a pas dépassé la moitié d’élus de la Chambre haute du Parlement, des voix s’élèvent pour dire que la bataille pour le gouvernorat reste encore hardie.
C’est dans ce sens que des optimistes parmi les membres de l’Alliance de la majorité présidentielle estiment que le poste reste encore possible pour leur famille politique. Les candidats André Kimbuta Yango (titulaire) et Clément Bafiba Zomba (vice-gouverneur) passent pour les favoris de cette empoignade. Les autres candidats titulaires sont : Eugène Lubaki lua Ngolo Mantempa, Martin Fayulu Madidi, Liévin Lumande Mada, Gaston Mongbondo Ndjumba Mbele, Joseph Olengankoy Mukundji, Pascal Tabu Ley, alias Rochereau et Ngoma Binda.

2° Bas-Congo : Simon Mbatshi Batshia
Cette province aligne 8 listes. Simon Mbatshi Batshia qu’accompagne le vice-gouverneur Deogratias Nkusu Kunzi-Bikawa, des indépendants proches de l’Amp, partent avec beaucoup de faveurs des électeurs que sont les députés provinciaux. Qui viennent de démontrer leur degré de mobilisation lors de l’élection des sénateurs. La liste du Mlc avec Léonard Fuka Unzola (très populaire à Matadi mais Matadi n’est nullement le Bas-Congo) comme candidat gouverneur a peu de chance de l’emporter avec un vice-gouverneur qui est loin de créer l’unanimité autour de son nom.
Ne Mwanda Nseni Badiengila ; car, c’est de lui qu’il s’agit, est le «Nlongi» ou enseignant du mouvement confessionnel «Bundu dia Kongo» que d’aucuns accusent, à travers toute la province, d’être contre les Eglises d’origine étrangère. Or, presque tous les députés provinciaux sont soit catholiques, soit protestants, soit kimbanguistes ou alors des Eglises de réveil. Tous chrétiens. C’est un morceau très dur à avaler.
Les autres «gouvernables», ce sont Eugène Diomi Ndongala, Thomas Katshombo Phungi, Pamphile M’Badu wa M’Badu, Eric Koyongo Bansolola, Jacques Mbelolo Bituemi bi Nkebi et Augustin Kisombe Kiaku Mwisi.

3° Bandundu : Richard Ndambu Wolang
La province d’origine du Premier ministre désigné, le patriarche Antoine Gizenga Fundji, n’aura pas assez de peine pour investir le ticket de l’Amp comme cela fut le cas pour l’élection du bureau définitif de l’Assemblée provinciale. La famille présidentielle dispose, en effet, d’une majorité confortable pour amener à la tête de la province Richard Ndambu Wolang et le vice-gouverneur Vicky Mboso Muteba-Dialunda.
Les autres candidats gouverneurs sont Laurent Bongo Masenga, Cléophas Kamitatu Massamba, Guy Luyela Waby, Joseph N’singa Udjuu, Edouard Wenziwa Kuyula et Christophe Mboso N’kodia Pwanga.

4° Equateur : ballottage entre Jacques Sengbewi Zamu et Gabriel Bolenge Boponde
Le Mouvement de libération du Congo risque d’éclater suite à l’élection du gouverneur. Deux listes de partisans de ce parti politique se disputent le fauteuil gouvernoral. Il s’agit de celle de José Makila Sumanda et son vice Jean-Claude Baende Etafe Eliko qui s’affichent du ticket Mlc et l’autre de Gabriel Bolenge Boponde et le vice-gouverneur Omer Egwake Yangembe. Occupés à se neutraliser, Jacques Sengbewi Zamu de l’Amp a tout le loisir de négocier positivement son ascension et son couronnement. Les trois autres listes de l’Equateur portent la signature de Marien Sukuma Ngawikwama, Ronsard Boende Iyetsi et Louis Mbonga Magala Engwanda.

5° Kasaï-Occidental : Trésor Kapuku Ngoy
En partant des résultats de l’élection des sénateurs, on peut affirmer sans peur d’être contredit que l’Amp a plus de chance de faire passer sa liste au gouvernorat. Celle-ci comprend Trésor Kapuku Ngoy comme titulaire et Hubert Mbingho M’vula en qualité de vice-gouverneur. Les William Kazumba Mayombo (indépendant), Camille Ntombolo Mutwala (indépendant) et Alexandre Kande Muyompa (Un) vont s’aligner sur le point de départ.

6° Kasaï Oriental : Alphonse Ngoyi Kasanji

C’est la province qui aligne le plus de candidats. On compte dix listes avec sept comme indépendants. Alphonse Ngoyi Kasanji a de fortes chances de l’emporter. Il a pour colistier Bruno Kazadi Bukasa. Les autres candidats gouverneurs sont Dominique Kanku Kabengele, Christophe Kolomonyi Ndjibu, Benjamin Mutangilayi Lwago, Brigitte Hatanyingelo Oyumba, Auguy Ilunga Civuila, Heribert Kabwe Salwa, Kalala Budimbwa, Jean Kalala Mukongo et Timothée Katanga Mukumadi ya Mutumba.

7° Orientale : Médard Autsai Asenga

La province la plus étendue de la Rdc a sept candidats gouverneurs. Autsai Asenga Médard et le vice-gouverneur Joseph Bangakya Angaze présentent la liste qui séduira le mieux les députés provinciaux.
D’autres listes ont pour candidats Pierre Hubert Moliso, Nicolas Georges Badingaka, François Alauvua, Floribert Asiane, Jean-Michel Bondekwe et Antoine Ukelo.

8° Nord-Kivu : Jean-Chrysostome Vahamwiti

Huit listes sont présentées pour le fauteuil du gouvernorat de Goma. Celle de l’Alliance de la majorité présidentielle a pour titulaire Jean-Chrysostome Vahamwiti Mukesyayira et pour vice-gouverneur Dieudonné Nkuba Akili-Mali. Les autres concurrents ont pour identité Célestin Kambale Malonga, Pierre-Georges Fataki Luhindi, Valerien N’Zchanzchn Kenda Kenda, Julien Paluku Kahongya, Eugène Serufuli Ngayabaseka, Anne-Marie Uboyo Bumba et Victor Ngezaya Kambale.

9° Sud-Kivu : Célestin Cibalonza Byaterana

Le Sud-Kivu est la province qui a présenté le moins de listes. Il y en a à peine trois. De ce petit lot, Célestin Cibalonza Byaterana et son colistier Léon Mumate Nyamatomwa sont assurés d’occuper le gouvernorat. Emmanuel Lubala Mugisho et Deogratias Buhamba Hamba sont deux autres candidats gouverneurs de province.

10° Maniema : Didier Manara Linga

L’alliance de la majorité présidentielle va également voir, au Maniema, la victoire de ceux qui ont choisi la famille de Joseph Kabila Kabange. Le ticket Didier Manara Linga, Pierre Masudi Mendes a plus de chances de passer devant ceux que représentent cinq indépendants (Kipros Abeli, Joseph Kilomo, Koloso Sumaïli, Léonard N’sanda et Guy Dieudonné Omari Lea Sisi) et Dieudonné Mbukani Katebwa.

11° Katanga : Moïse Katumbi Chapwe
Sept candidats gouverneurs de province sont alignés au Katanga. Celui qui a démontré sa force de mobilisation et qui a plané sur ses concurrents aux législatives et aux élections provinciales, Moïse sur ses concurrents aux législatives et aux élections provinciales, Moïse Katumbi Chapwe, dispose de sérieux atouts pour arracher le poste de gouverneur. Il a pour vice-gouverneur Guilbert-Paul Yav Tshibal. Les autres candidats gouverneurs sont : Jean-Claude Muyambo, Vano-Kalembe, Raymond Lwamba, Barthélemy Mumba, Nazem Mazembe et Théodore Ngoy.

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La RDC cherche désespérément un gouvernement

88990Tractations envenimées, appétits insatiables et divisions internes au sein du camp du président Joseph Kabila: près d'un mois après la désignation du Premier ministre, la République démocratique du Congo attend toujours la formation de son gouvernement.

"C'est devenu une blague: tous les deux jours, on annonce que c'est imminent", soupire un diplomate qui espère voir la nouvelle équipe nommée "avant la fin du mois".

Depuis l'investiture début décembre du président Kabila, désigné à la tête de l'Etat en 2001 et élu en octobre 2006, le gouvernement sortant a pour consigne de n'expédier que les affaires courantes et vit depuis le début de l'année à crédit, faute de loi budgétaire.

Désigné le 30 décembre 2006 à la primature, le chef du Parti lumumbiste unifié (Palu) Antoine Gizenga s'est lancé dans un marathon de consultations pour former un gouvernement de "large coalition", chargé de lancer les grands chantiers de reconstruction d'un pays ravagé par la guerre (1996-97, 1998-2003) et miné par la corruption.

Cette équipe, que les bailleurs internationaux souhaitaient restreinte et technique, s'annonce pléthorique, avec quelque 60 ministres et vice-ministres, essentiellement issus de la coalition de l'Alliance de la majorité présidentielle (AMP) de M. Kabila et de ses alliés du Palu et de l'Union des démocrates mobutistes (Udemo) de Nzanga Mobutu, fils de l'ex-dictateur zaïrois.

Le Premier ministre avait prévenu, mi-janvier, que les "tractations" et "concessions" exigeaient "un peu de temps", pour tenir compte des alliances politiques, des poids électoraux des partis et de l'équilibre régional et ethnique dans la répartition des postes.

Depuis, M. Gizenga a transmis au président une première liste, comportant la répartition des postes par partis, quelques ajustements restant à faire pour le choix des titulaires, selon des sources proches de la présidence.

Mais "les discussions continuent, parce que certains estiment qu'ils n'ont pas obtenu les postes correspondant à leur rang, ou parce que certains partis pensent que leur bon score aux sénatoriales (du 19 janvier) devrait entraîner une révision de la liste", explique un cadre de l'AMP. "La présidence va sans doute attendre d'avoir les résultats des élections des gouverneurs (27, 30 janvier) pour parachever la liste, en accord avec la primature".

Antoine Gizenga, un fidèle du héros de l'indépendance Patrice Lumumba, "ne veut pas céder sur les principes", selon son entourage. Il maintient son veto à l'entrée au gouvernement de personnalités, dont des proches de la présidence, citées dans des rapports parlementaires sur des contrats miniers opaques ou dans ceux de l'ONU sur le pillage des ressources naturelles.

"Quelles que soient les raisons, cette attente est injustifiable pour le peuple congolais", estime Yves Kisombe, député du Mouvement de libération du Congo (MLC, opposition) de Jean-Pierre Bemba, adversaire malheureux de M. Kabila à la présidentielle.

A mesure que le temps passe, la presse s'inquiète de plus en plus ouvertement des "risques d'implosion" au sein de l'AMP dans le gouvernement Gizenga I, dont le seul atout réside dans la légitimité d'être issu des premiers scrutins libres en 41 ans dans le pays.

"Le gouvernement va devoir très vite lancer des réformes, frapper fort contre la corruption, s'il veut convaincre les bailleurs d'investir encore dans ce pays", estime un diplomate. La communauté internationale finance depuis trois ans plus de 56% du budget de l'Etat d'un pays encore classé en 2006 au 6e rang des pays les plus corrompus de la planète.

Posté par losako à 11:50 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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