LOSAKO

Le porte-voix de tous ceux qui cherchent vainement dans quel forum de ce monde, ils peuvent se faire entendre.. Oui, je veux donc parler au nom de tous les « laissés pour compte » parce que « je suis homme et rien de ce qui est humain ne m’est étranger ».

29 janvier 2007

Election des gouverneurs des provinces en RD Congo

L’élection des gouverneurs et vice-gouverneurs confirme la position hégémonique du cart3_diambwanael « Alliance de la majorité présidentielle » sur l’échiquier politique congolais autant que la scoumoune qui semble poursuivre Jean-Pierre Bemba Gombo avec le vote-surprise de l’AMP André Kimbuta à la tête du très convoité gouvernorat de Kinshasa.  Le camp kabiliste devient  ainsi la famille politique dominante à  l'Assemblée nationale, le Sénat  et  huit des onze assemblées provinciales du pays en attendant le vote dans les deux Kasaï où l’on prédit une victoire des kabilistes.   

« Comment peut-on être majoritaire à l’Assemblée provinciale de Kinshasa et être incapable de faire élire, au second degré, le premier magistrat de cette ville ?» « La défaite du candidat de l’Union pour la Nation au poste de gouverneur de la capitale sonne-t-il l’hallali  du leadership de Jean-Pierre Bemba Gombo à la tête de la nouvelle opposition ? ». Voici deux  questions qui revenaient sans cesse durant le week-end. La Commission électorale (CEI) a organisé samedi 27 janvier, l’élections des chefs des exécutifs provinciaux et de leurs adjoints. Arithmétiquement parlant, le camp kabiliste  qui contrôlait 7 assemblées provinciales, sur onze, devait se contenter de 7 gouverneurs et vices-gouverneurs. Au dernier coup de sifflet, l’AMP a raflé 8 postes de gouverneurs et vice-gouverneurs.   L’Union pour la Nation qui soutient JP Bemba Gombo s’est contenté d’un seul gouvernorat. A savoir, celui de la province de l’Equateur. Pire, l’UN a été battu de justesse au Bas-Congo où il détenait pourtant, comme à Kinshasa, la majorité des sièges à l'assemblée provinciale. Tout ceci n’est que péripétie face au séisme électoral provoqué par la victoire de l’AMP André Kimbuta  (26 voix) qui a réussi la performance de battre, par quatre voix d’écart,  le candidat de l’UN Adam Bombole (22). Celui-ci passait pour le grand favori dans la capitale. Notons que les gouverneurs et vice-gouverneurs ont été élus dès le premier tour par les députés provinciaux.  La nouvelle configuration de la Territoriale congolaise se présente comme suit : Kinshasa : André Kimbuta ; Bandundu : Richard Ndambu ; Province orientale : Médard Autsai ; Sud-Kivu : Célestin Cibalonza ;  Maniema : Didier Manara ;  Katanga : Moïse Katumbi Chapwe. A signaler que deux indépendants ralliés à l'AMP l'emportent au Nord-Kivu et au Bas-Congo. Il s’agit respectivement de Julien Paluku et de Simon Mbatshi Mbatsha. L’UN José Makila, ancien ministre des Travaux publics a été élu à la tête de l’Equateur. En terme footbalistique, c’est un  score fleuve : Kabila 8 : Bemba 1. Questions : qui sont les députés provinciaux qui ont « trahi » en votant contre leur camp» ? Pourquoi ?  Le staff dirigeant de l’UN, JP Bemba en-tête, a-t-il péché par un excès de confiance ? La géopolitique a-t-elle joué un rôle déterminant ? Bemba a-t-il été mal inspiré de positionner un originaire de l’Equateur autre que lui-même au gouvernorat de Kinshasa ? Dès samedi, des doigts accusateurs ont été pointés vers les députés  appartenant au parti ABAKO. Le MLC Yves Kisombe – qui aurait démissionné de tous ses postes, a lancé les premières salves : « Nous sommes surpris. Nous nous attendions à la victoire du ticket Bombole-Babala ». Pour « Yves », la raison de cette déconvenue est à rechercher auprès des députés provinciaux « qui n’ont pas voté en faveur du candidat de leur camp ». D’aucuns parlent de « trahison ». Un avis que balaie d’un revers de la main le gouverneur kinois élu. Selon lui, sa victoire résulte simplement d’une « bonne campagne » menée par l’AMP. Comme pour enfoncer le clou, certains analystes reprochent aux dirigeants de l’UN d’avoir péché par un excès de confiance. « Bemba et ses alliés croyaient que l’élection des gouverneurs était gagnée d’avance du fait de la majorité obtenue sur papier », assène un politologue. « Pendant que les membres de l’UN dormaient sur leurs lauriers,  l’AMP, elle, faisait du lobbying avec des espèces sonnantes et trébuchantes auprès des grands électeurs», ajoute un sympathisant de l’UN manifestement en colère.  Selon certaines sources, le camp kabiliste aurait mobilisé plusieurs centaines de milliers de dollars pour «convaincre » les députés provinciaux censés faire la différence  lors du vote à Kin. D’aucuns parlent de la modique somme de 2 millions $ US. Certains observateurs estiment que « JPB » a eu tort de ne s’être pas présenté en personne au gouvernorat de la capitale. « A défaut de Bemba lui-même, les ex-Léopoldvillois ont préféré élire un ressortissant de l’ex-province de Léopoldville  à un équatorien », dit-on. L’UN saura-t-elle sauver la face lors du scrutin qui aura lieu dans les deux provinces du Kasaï ? Rien n’est moins sûr, indique-t-on. Le vote dans ces deux entités a été reporté au 10 février. Motif : la CEI entend réexaminer le dossier de deux candidats de l'opposition, suspectés de détenir une double nationalité. Certains observateurs estiment que la CEI a pris la redoutable responsabilité  d’ouvrir la boîte de pandore. Dans la mesure où, plusieurs personnalités politiques actuellement aux affaires sont issues de la diaspora et seraient titulaires de nationalité étrangère. Un diplomate congolais en poste dans un pays européen a eu ces mots :  « La CEI doit choisir : soit disqualifier toutes les mandataires politiques  portant une nationalité étrangère soit  absoudre tout le monde et demander aux législateurs de clarifier définitivement  le problème de la double nationalité. »

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