LOSAKO

Le porte-voix de tous ceux qui cherchent vainement dans quel forum de ce monde, ils peuvent se faire entendre.. Oui, je veux donc parler au nom de tous les « laissés pour compte » parce que « je suis homme et rien de ce qui est humain ne m’est étranger ».

26 décembre 2006

L’obtention d’un visa belge ne constitue pas une garantie d’entrée dans le territoire du royaume de Belgique

Zaventem

Des voyageurs congolais en provenance de Kinshasa et d’ailleurs se disent victimes d’un traitement humiliant de la part des policiers fédéraux chargés de l’immigration à l’aéroport de Zaventhem.

Depuis plusieurs mois, les voyageurs congolais en provenance du Congo-Kinshasa et parfois d’ailleurs se plaignent de  « contrôles discriminatoires et vexatoires » dont ils font l’objet à l’arrivée à l’aéroport de Zaventhem. « Le seul « crime » est d’être titulaire d’un passeport portant le label RD Congo », clament des voyageurs. Dès l’entrée à l’aérogare, les Congolais, disent-ils en chœur, doivent se mettre en file. A part. L’attente peut durer entre une à deux heures au grand dam des personnes âgées astreintes à rester en station debout. Commence alors une sorte de « second filtrage » effectué par des policiers fédéraux chargés de l’immigration. Ces voyageurs se disent ulcérés – après le « parcours du combattant » accompli à l’ambassade belge à Kinshasa – de devoir subir une sorte d’interrogatoire à Bruxelles-National alors que, à leur entendement, toutes les conditions exigées ont été réunies lors de la demande du fameux visa. A savoir : passeport en cours de validité, attestation d’assurance maladie, prise en charge et paiement d’un montant de 35 €. Cette somme est non remboursable en cas de rejet du dossier.  Jusqu’ici, ces passagers préféraient subir en silence. Certains d’entre eux ont décidé d’élever la voix pour interpeller les autorités congolaises. « Trop, c’est trop !». L’homme qui parle se dit le porte-parole d’un groupe de passagers. Il a contacté la rédaction de Congoindependant.com lundi 25 décembre. D’emblée, notre interlocuteur assène : « Le ministre belge de l’Intérieur de qui relève la police fédérale doit nous dire si la détention d’un visa délivré en bonne et due forme par une mission diplomatique belge constitue encore  une garantie d’entrée sur le territoire du royaume de Belgique ». L’expérience vécue par ce Congolais et ses amis se résume comme suit. Le vol SN 359 de la compagnie aérienne SN Brussels, en provenance de Kinshasa, atterri à l’aéroport de Zaventhem aux alentours de 6h40. Et ce, après huit heures d’un voyage épuisant pour des passagers qui devaient se présenter à l’aéroport de Ndjili la veille à 20 heures. Dès que les pneus de l’Air Bus ont effleuré la piste d’atterrissage de Zaventhem, certains passagers n’hésitèrent pas à pousser un retentissant « ouf » de soulagement. L’appréhension se lisait dans le regard de voyageurs de nationalité congolaise. Pour cause : l’arrivée à Bruxelles est généralement, pour eux, une sorte de seconde  « course aux obstacles ». « Visa en règle ou pas », enchaîne avec colère, une femme d’affaires jointe au téléphone à Bruxelles. « Lorsque mon tour est arrivé, explique le porte-parole des voyageurs, j’ai présenté mon passeport au policier ». Après une vérification minutieuse du document, le policier engage une sorte d’interview : « Quelle est la raison de votre visite en Belgique ? » ; « Avez-vous réservé une chambre d’hôtel ?» ; « Que venez-vous visiter en Belgique ?» ; « Avez-vous une prise en charge ? ». Après ces interrogations, le policier se fait remettre le titre de voyage avant de d’inviter le voyageur à le suivre. Direction : Bureau de police. Pour quoi faire ? Ici, le voyageur subit une « confrontation » des empreintes digitales. Si le test se déroulait sans encombres, il pourrait quitter l’aéroport. « Pas si vite !», ironise un autre voyageur ayant vécu la même mésaventure. Faudrait-il encore prouver que des parents ou amis sont venus vous accueillir. C’est mon cas. Un policier m’a accompagné à la sortie de passagers pour vérifier ce fait. » Selon des sources diplomatiques proches des pays ACP (Afrique Caraïbes et Pacifique) à Bruxelles, les voyageurs en provenance de la RD Congo ne sont pas les seules victimes de ce « traitement humiliant ». Plusieurs ressortissants des pays d’Afrique noire, des Caraïbes et du Pacifique formulent les mêmes plaintes. A l’initiative du secrétaire général des pays ACP, une réunion de travail a été organisée avec le service du Protocole du ministère belge des Affaires étrangères. La réponse belge a été tranchante : « L’obtention d’un visa belge ne constitue pas une garantie d’entrée dans le territoire du royaume de Belgique ». Le voyageur en provenance de Kinshasa de réagir : « Les Belges munis de visa délivré par une mission diplomatique congolaise sont accueillis à Kinshasa avec respect pendant que les Congolais se trouvant dans la même situation subissent des tracasseries policières à Bruxelles. Qu’attendent les autorités congolaises pour appliquer la réciprocité ? »   

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