LOSAKO

Le porte-voix de tous ceux qui cherchent vainement dans quel forum de ce monde, ils peuvent se faire entendre.. Oui, je veux donc parler au nom de tous les « laissés pour compte » parce que « je suis homme et rien de ce qui est humain ne m’est étranger ».

05 décembre 2006

Bemba, l’exemple par l’action...avait-il le choix ?

bemba_militaireDes hommes d’Etat de la carrure et du calibre de Bemba, l’Afrique en a tant besoin. C’est cette espèce rare qui fait défaut au continent africain. En un mot, le mal de l’Afrique se trouve dans l’incapacité de certains de ses acteurs politiques à être « sel ».
Heureusement que la providence révèle quelques rares spécimens pour en faire des modèles. Certes, on peut lui trouver des défauts, comme sa grande gueule, ses méthodes fortes, mais on ne pourra jamais lui reprocher d’avoir brûlé son pays. Bemba est un patriote.

Pendant qu’observateurs, analystes et autres chroniqueurs politiques prédisaient le sang, le feu, la barbarie après l’élection historique du 29 octobre 2006 en RD Congo, Bemba plus que Kabila, a montré le chemin de la concorde et de la paix pour son peuple en acceptant humblement sa défaite.

La voie républicaine dans laquelle il s’inscrit est un engagement volontariste qui augure des lendemains de stabilité, de paix et de démocratie. Et pourtant, la tentation était grande et facile de céder aux sirènes du bras de fer avec les dangers que représente une telle entreprise périlleuse. Fort de ses 42% des voix, Bemba pouvait jouer au mauvais perdant, au trublion et exiger le partage du pouvoir.

En Afrique, ce ne sont pas les exemples qui manquent pour stigmatiser les mauvais perdants. Les candidats malheureux qui ont mis le feu à leur pays après des élections perdues sont légion. Ce sont ces politiques qui font la honte de l’Afrique, la ridiculisent et donnent à nos démocraties, des couleurs d’exotisme. Cet exemple de Bemba va faire réfléchir ces rigolos politiques qui ne peuvent dépasser la barre de 1% lors des consultations électorales et qui sont près à dénigrer et à appeler à la désobéissance civile. Le fair-play n’a pas été vidé de son contenu. Ainsi, Bemba ouvre la voie à une nouvelle génération de politiques africains (jeunes, intellectuels, populaires) qui veut et peut redorer le blason du continent noir.

Kabila a certes gagné par la voie des urnes, mais Bemba n’a pas perdu. Il a bénéficié d’une côte de crédibilité et de sympathie à travers le monde, qui oblige Kabila à revoir toute sa stratégie politique. Il est condamné à faire mieux que son challenger. Tous les deux ont su se mettre à la hauteur du défi, celui d’engager leur pays sur le difficile chemin de la démocratie.

Bemba a joué sa partition. Il n’a pas cherché à savoir ce que son pays peut faire pour lui, il a plutôt fait ce qui se doit pour son pays. A Kabila de se distinguer comme un rassembleur.

Face à une telle embellie politique dans une Afrique à la croisée des chemins, nous ne pouvons que souhaiter le meilleur pour la RD Congo et prier pour que Bemba n’assassine pas son propre « modèle » par des revirements et que Kabila ne se laisse pas griser par sa victoire électorale.

La RD Congo et l’Afrique ont besoin de ces nouveaux leaders qui mettent en avant leur patrie. Que Bemba, Kabila et la RD Congo s’illustrent dorénavant comme une expérience démocratique réussie avec des actes qui confèrent à la République ses lettres de noblesse !

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