LOSAKO

Le porte-voix de tous ceux qui cherchent vainement dans quel forum de ce monde, ils peuvent se faire entendre.. Oui, je veux donc parler au nom de tous les « laissés pour compte » parce que « je suis homme et rien de ce qui est humain ne m’est étranger ».

25 novembre 2006

Joseph Kabila est le problème

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Le 17 mai 1997, Laurent Kabila est porté au pouvoir par l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo-Zaïre (AFDL), une organisation créée fin octobre 1996 à Kigali. Décidé à pourchasser les Hutus réfugiés dans les provinces du Kivu, le général Paul Kagame trouva ainsi un subterfuge ingénieux pour faire passer l’agression du territoire zaïrois comme la naissance d’une rébellion interne. Une rébellion initiée par les membres de l’unique tribu qui n’a jamais existé au Congo-Zaïre : les « Banyamulenge ». Cette supercherie a bénéficié de la connivence des médias internationaux. L’emblématique CNN en tête. Et sans aucun doute de l’appui logistique de l’Amérique de Bill Clinton. La communication des « chefs rebelles », encadrés par des officines spécialisées, fit merveille. L’AFDL annonça trois objectifs :  « libérer » les Zaïrois de la dictature de Mobutu, parachever le processus démocratique amorcé par la Conférence nationale souveraine, et instaurer l’Etat de droit. Après la « libération », les Zaïrois, rebaptisés Congolais, n’ont pas tardé à réaliser que leur pays était occupé par des armées étrangères. Un officier rwandais, le colonel James Kabarebe, fut nommé à la tête de l’armée congolaise. Son aide de camp et bras droit n’est autre, à l’époque, qu’un certain « commandant » Joseph Kabila. La diplomatie congolaise est confiée à un illustre inconnu du nom de Bizima Karaha. L’homme ordonne la destruction des archives du ministère des Affaires étrangères. Les services de renseignements sont dirigés par un certain « Moses », venu de l’Ouganda. Les archives des « services » autant que ceux du ministre de la Défense et de la Primature prendront le chemin de Kigali. Durant la seconde moitié de l’année 1997, des aéronefs non-identifiés feront des rotations incessantes. Que transportent-ils ? Des butins de guerre. Les supplétifs congolais, eux, regardent. Sans réagir. L’AFDL suspend le processus démocratique et interdit les activités des partis politiques. Les défenseurs des droits humains  sont pourchassés. Des leaders d’opinion subirent le même sort. Moins de deux semaines après l’arrivée de LD Kabila au pouvoir, il n’était plus rare d’entendre des propos du genre : « Mobutu est certes parti mais la dictature demeure ». Les Kinois réagissaient à l’aggravation de l’insécurité pour les personnes et les biens. LD Kabila, l’homme politique, n’a pas tenu les promesses de Kabila, le chef rebelle. Il attribua la responsabilité de ces dysfonctionnements à ses alliés rwandais et ougandais. La rupture intervient fin juillet 1998. Le 2 août 1998, une nouvelle « rébellion congolaise vit le jour…à Kigali. Son nom : Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD). Objectif  de nouveaux rebelles : « Rectifier la révolution du 17 mai 1997 ». Fin 1998, Jean-Pierre Bemba lança sa rébellion avec l’aide de l’Ouganda. L’accord de cessez-le-feu signé fin juillet 1999 à Lusaka avait pris acte de l’échec du système politique proposé par le « Mzee ». Cet accord énonça l’avènement d’un ordre politique nouveau à travers des élections démocratiques, libres et transparentes. Ces élections ont eu lieu. S’agissant particulièrement de l’élection présidentielle, elle n’a été ni démocratique, ni libre ni transparente. Ose-t-on chercher la cause profonde de cet état de chose ? Les Congolais ressemblent à un peuple tétanisé. Envoûtés. Friands de la facilité, les Congolais aiment éluder le fait que leur pays a connu deux guerres sanglantes entre 1996-1997 et 1998-2002 sans que les filles et fils de cet espace territorial aient pris une part active dans la phase de conception autant que d’exécution. Depuis cinq ans, la RD Congo est dirigée par un homme sorti du néant. Un homme mystérieux qui cache des pans entiers de son passé de soldat de l’Armée patriotique rwandaise. Le passé de l’homme qui dirige le Congo est un des secrets d’Etat les mieux gardés. En vérité, Joseph Kabila constitue le principal obstacle à l’avènement d’un nouvel ordre politique fondé sur des valeurs démocratiques en RD Congo. Cet homme est un imposteur. Il est en mission. Sa mission consiste à achever le « travail » commencé lors de la guerre de 1996-1997 et poursuivi en 1998-2002. A savoir : piller le pays, détruire son tissu économique et démanteler son système sécuritaire et de défense. Quand les Congolais s’éveilleront…   

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